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【Analyse d'équipement】Vélo de montagne (MTB) indispensable pour les niveaux avancés : indicateurs de sélection des systèmes sans chambre à air (Tubeless Systems), réduction de la résistance au roulement et évaluation quantitative de la configuration dynam

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Le système tubeless pour VTT est souvent résumé en trois slogans : plus rapide, moins sujet aux crevaisons, et possibilité de rouler avec une pression plus basse. Ces trois affirmations ne sont pas fausses, mais si vous voulez vraiment l’utiliser pour l’équipement en XC, marathon tout-terrain, gravier rapide en sentier, ou même trail technique, connaître les slogans ne suffit pas. Parce que la vraie valeur du tubeless ne réside pas seulement dans le retrait d’une chambre à air, mais dans la modification de la façon dont la structure du pneu se déforme, la plage de pression utilisable, l’absorption des chocs, la conformité au terrain, le mode de crevaison et la composition de la résistance totale.

Pour le VTT, la pression des pneus n’est pas un simple bouton de vitesse, mais un paramètre global qui influence la résistance au roulement, l’adhérence, le soutien latéral, la protection de la jante, la fatigue musculaire et la tolérance à l’erreur de pilotage. C’est aussi pourquoi les cyclistes vraiment expérimentés ne demandent pas « quel psi est le plus rapide », mais plutôt : en fonction de mon poids, du volume du pneu, de la rigidité de la carcasse, de la rugosité de la surface et de la vitesse sur le parcours, où se situe la plage de pression qui minimise la résistance totale et le coût des erreurs ?

Ceci est un article de base théorique, qui explique d’abord en profondeur la logique physique et physiologique. Si un prochain article est envisagé, il sera alors approprié d’aborder des configurations plus fines selon les différents types de course, les différentes sculptures et les différences entre les roues avant et arrière.

I. Qu’est-ce que le système tubeless change réellement

Dans un système traditionnel avec chambre à air, le pneu, la chambre à air et la jante participent tous à la déformation ; le système tubeless permet à la carcasse du pneu de sceller directement avec la jante, en maintenant la pression grâce à la carcasse étanche, aux talons et au liquide préventif. En retirant la chambre à air, au moins quatre choses se produisent :

Changement Signification pour la conduite
Moins de friction entre la chambre à air et le pneu Réduction d’une partie des pertes d’énergie internes
Élimination des crevaisons par pincement typiques Permet d’utiliser des pressions plus basses
La carcasse peut épouser le terrain plus librement Favorable à l’adhérence et au contrôle des vibrations sur les surfaces rugueuses
Nouvelles exigences d’étanchéité et de verrouillage du talon La compatibilité de la jante et la stabilité du talon deviennent plus importantes

Par conséquent, le tubeless ne doit pas être compris comme « le même pneu, juste sans chambre à air », mais comme un changement du point de fonctionnement de tout le système de pneu. Vous pouvez le voir ainsi : le pneu peut désormais fonctionner à une pression plus basse, sans entrer immédiatement dans le mode de défaillance le plus courant des crevaisons par pincement avec chambre à air.

II. La résistance au roulement n’est pas unique : le VTT doit considérer la « résistance totale »

Beaucoup de gens, en parlant de résistance au roulement, ne pensent qu’au Crr sur le tambour d’acier en laboratoire. Cela est déjà insuffisant pour le vélo de route, et encore plus pour le VTT. Parce que le coût de progression sur un terrain tout-terrain comprend au moins trois parties :

Résistance totale ≈ Perte par hystérésis de la carcasse + Perte par vibrations/suspension du sol + Perte par micro-glissements/déformations du terrain

1. Perte par hystérésis de la carcasse

Le pneu se déforme de manière répétée à chaque tour, le caoutchouc et les fibres de la carcasse ne reprennent pas leur forme parfaitement, une partie de l’énergie est convertie en chaleur. C’est la partie la plus facile à mesurer lors des tests de résistance au roulement en laboratoire.

2. Pertes par vibrations ou suspension (impedance)

Sur un terrain rugueux, si la pression est trop élevée, le pneu ne peut pas absorber les petites vibrations, et le cadre et le cycliste sont forcés de vibrer verticalement. Cette énergie verticale n’est pas de la propulsion, mais elle doit quand même être fournie par vous. Pour le VTT, cette partie est souvent plus importante que la simple perte par hystérésis sur une surface lisse.

3. Conformité au terrain et pertes par micro-glissements

Lorsque la pression est trop élevée, le pneu ne peut pas épouser les graviers, les racines et les petites marches, la stabilité du contact au sol diminue, et des micro-glissements sont plus susceptibles de se produire lors du freinage et de la traction. Vous pensez « réduire la déformation », mais en réalité, vous pourriez créer plus d’énergie cinétique inefficace.

C’est pourquoi sur un terrain tout-terrain, la relation entre la résistance au roulement et la pression n’est souvent pas linéaire, mais ressemble davantage à une courbe en U : une pression trop élevée ralentit à cause des pertes par vibrations, une pression trop basse ralentit à cause d’une déformation excessive de la carcasse, du flottement des flancs et d’une diminution de la stabilité du pneu.

III. Pourquoi le tubeless est souvent plus rapide : ce n’est pas de la magie, c’est une plage de fonctionnement élargie

Une étude classique de 1993 a montré que, dans des conditions fixes et lisses, les différences physiologiques entre différentes pressions élevées étaient en réalité trop faibles pour être mesurées de manière significative. Cela nous rappelle : la pression elle-même n’est pas une garantie de vitesse. Le vrai problème est que lorsque la surface devient rugueuse, la pression optimale descend, et le système avec chambre à air, en raison du risque de pincement, ne vous permet souvent pas de descendre à cette plage.

En d’autres termes, l’avantage de vitesse du tubeless provient souvent de :

  1. Il permet une pression plus basse sans être d’abord limité par les crevaisons par pincement.
  2. Le pneu peut mieux épouser le terrain, réduisant les coûts de vibration et de glissement.
  3. Une partie de la friction interne entre la chambre à air et la carcasse est éliminée.

Ces trois éléments combinés permettent au point de fonctionnement optimal du VTT sur une surface réelle de se situer plus facilement dans une plage accessible au tubeless, mais risquée pour un système avec chambre à air.

IV. Le point clé sur les surfaces rugueuses : un grand volume de pneu + une pression moyenne/basse est souvent plus efficace qu’un petit pneu à haute pression

Macdermid et al. ont découvert dans des expériences en VTT que le volume du pneu et la pression influencent l’atténuation des chocs ; l’étude suggère que, dans le cadre de cette recherche, un volume de pneu plus important associé à une pression moyenne contribue à améliorer les performances et à réduire le risque de blessures par surutilisation. Une autre étude sur les caractéristiques des pneus tout-terrain a indiqué que sur une surface dure, le pneu idéal pour le roulement/montée est celui qui, tout en maintenant un volume de pneu relativement élevé, réduit le poids, la surface de contact des crampons et la profondeur des crampons.

Ces deux résultats combinés permettent d’obtenir un principe important :

Pour le VTT, la vitesse ne dépend pas seulement de la pression, mais aussi de la capacité de la carcasse à maintenir son soutien à une pression plus basse, tout en réduisant les pertes d’énergie inutiles dues aux crampons.

Cela explique aussi pourquoi les VTT modernes sont de plus en plus larges

Un volume de pneu plus important signifie :

  • À charge égale, une pression plus basse peut être utilisée pour un soutien similaire
  • La longueur de l’empreinte au sol et la conformité au terrain sont plus faciles à optimiser
  • Le passage sur les petits obstacles est plus fluide

Mais plus large ne signifie pas automatiquement plus rapide, car il faut aussi considérer :

  • La rigidité de la carcasse
  • La stabilité du talon
  • La résistance des crampons
  • La compatibilité de la largeur interne de la jante

V. Quelles variables contrôlent la pression des pneus

Théoriquement, il existe une relation approximative entre la surface de contact, la charge verticale et la pression interne :

Surface de contact A ≈ Charge verticale sur la roue W / Pression interne du pneu P

Cette formule est simplifiée, mais elle suffit à expliquer pourquoi un cycliste plus lourd ou la roue arrière nécessite généralement une pression plus élevée. Parce que la roue arrière supporte généralement plus de poids que la roue avant, si la pression avant et arrière est la même, la déformation de la roue arrière sera plus importante.

Les cinq principales variables de contrôle de la pression des pneus

Variable Tendance de la pression
Augmentation du poids total du système La pression doit être augmentée
Augmentation de la largeur/volume réel du pneu La pression peut être diminuée
Surface plus rugueuse, plus humide et glissante La pression optimale diminue généralement
Carcasse plus fine et plus souple Dépend du soutien et de la protection de la jante, ne peut pas nécessairement être réduite indéfiniment
Augmentation de la largeur interne de la jante Amélioration du soutien latéral, disponibilité de pressions plus basses accrue

Par conséquent, des conseils comme « mes amis roulent tous à 19 psi » ne sont généralement pas transposables. Parce que si le poids, la largeur du pneu, la largeur interne de la jante ou la rugosité du parcours changent, la pression optimale peut complètement changer de plage.

VI. Critères de sélection d’un système tubeless : d’abord la compatibilité, ensuite la performance

Peu importe la solidité de la théorie, si le système lui-même n’est pas stable, une pression basse n’a pas de sens. La sélection tubeless doit au moins passer ces étapes :

1. Le pneu et la jante sont-ils vraiment tubeless-ready

  • La forme du talon se verrouille-t-elle de manière stable sur la jante
  • Le fond de jante est-il adapté au ruban d’étanchéité et à la valve tubeless
  • Le flanc du pneu a-t-il une étanchéité et une rigidité de talon suffisantes

2. Correspondance entre la largeur interne de la jante et la largeur réelle du pneu

Si la largeur interne est trop étroite, la carcasse devient haute et étroite, le soutien latéral est mauvais à basse pression ; si la largeur interne est trop large, la forme du pneu peut être aplatie, modifiant la sensation de direction et la contrainte sur le talon. Ce n’est pas simplement « plus large est mieux », il faut que la section de la carcasse se situe dans une zone stable.

3. Structure de la carcasse et utilisation

Utilisation Préférence de carcasse
XC / Marathon Plus légère, faible résistance au roulement, mais avec une protection des flancs
Trail / All-Mountain Le soutien des flancs et la résistance aux coupures sont plus importants
Enduro / Bike Park Carcasse plus lourde acceptable, pour la stabilité et la protection

4. Utilisation de inserts (protège-jante)

L’insert n’est pas le sujet principal de cet article, mais théoriquement, il modifie la protection de la jante à basse pression, le soutien des flancs et la tolérance en cas de perte de pression, et donc aussi la plage de pression optimale. Avec un insert, il est souvent possible de pousser la pression utilisable un peu plus bas, mais cela ne signifie pas nécessairement plus rapide, car il ajoute également du poids et de l’amortissement au système.

VII. La vraie logique de l’optimisation de la pression des pneus VTT : trouver le coût total minimum, pas le chiffre le plus bas

En pratique, une pression trop basse entraîne généralement quatre coûts :

  1. Flancs qui se déforment, soutien insuffisant en courbe
  2. Pincements de jante ou instabilité du talon du pneu
  3. Rebond énergétique du pneu qui ralentit lors des appuis violents ou des réceptions
  4. Baisse de la précision de direction

Une pression trop élevée entraîne également quatre coûts :

  1. Perte d’adhérence
  2. Augmentation de la transmission des vibrations
  3. Travail d’amortissement musculaire accru
  4. Rebonds plus fréquents du pneu sur les cailloux/racines

Ce qu’il faut vraiment rechercher n’est donc pas la pression la plus basse, mais :

Pression optimale = point le plus bas de la somme de : perte par hystérésis de la carcasse + perte par vibration + risque d'erreur de pilotage + risque de crevaison

Cela explique aussi pourquoi un même pilote aura besoin de pressions différentes sur :

  • Un circuit XC sec et dur
  • Une single-track humide et racineuse
  • Une montée caillouteuse en longue piste forestière
  • Une descente sur dalles rocheuses avec freinages appuyés

plutôt qu’une seule pression pour toutes les situations.

VIII. Méthode de configuration de départ directement utilisable

Ce qui suit n’est pas une vérité absolue, mais un point de départ guidé par la théorie. Hypothèses : VTT 29er classique, tubeless, sans fond de jante ou avec fond de jante léger, niveau de pilotage intermédiaire ou supérieur.

Poids total du système (pilote + vélo + eau) Largeur réelle du pneu Pression de départ XC/terre dure Pression de départ Trail/cailloux-racines
65-72 kg 2.25-2.35 Avant 17-19 / Arrière 19-21 psi Avant 16-18 / Arrière 18-20 psi
73-82 kg 2.35-2.40 Avant 18-20 / Arrière 20-22 psi Avant 17-19 / Arrière 19-21 psi
83-92 kg 2.35-2.50 Avant 19-21 / Arrière 21-24 psi Avant 18-20 / Arrière 20-23 psi

Règles de réglage fin

  • Pour chaque augmentation d’environ 5 kg du poids total du système, ajouter 0.5-1.0 psi à l’avant et à l’arrière
  • Le pneu avant est généralement 1-2 psi plus bas que l’arrière
  • Conditions glissantes, nombreuses racines, gravier instable : baisser d’abord de 0.5-1.5 psi
  • Roulage rapide agressif, nombreuses réceptions, priorité à la protection de la jante : augmenter d’abord l’arrière de 0.5-1.0 psi

Ces chiffres n’ont pas pour but de vous donner la « bonne réponse », mais de vous aider à trouver rapidement un point de départ pour vos tests, puis d’approcher la zone optimale grâce au retour d’expérience sur les parcours réels.

IX. Conclusion : la vraie force du tubeless est d’ouvrir une fenêtre où vitesse, adhérence et tolérance cohabitent

Si le système tubeless est devenu la norme en VTT, ce n’est pas parce qu’il est absolument plus léger ou absolument plus rapide dans toutes les situations, mais parce qu’il permet au pilote d’accéder à une zone de basse pression difficilement utilisable en toute sécurité avec une chambre à air classique. Dans cette zone, le pneu épouse mieux le sol, les pertes par vibration diminuent, l’adhérence et le confort augmentent, et l’on n’est plus prématurément limité par le risque classique de pincement.

Mais cela ne signifie pas que « plus c’est bas, mieux c’est ». La logique de réglage réellement aboutie est la suivante :

  1. Mettre en place un système tubeless stable et compatible.
  2. Déterminer la pression de départ en fonction du poids, de la largeur de pneu, de la largeur interne de jante et des conditions de terrain.
  3. Trouver sur le parcours réel le point de fonctionnement où la résistance totale et le risque d’erreur de pilotage sont les plus bas.

Pour un pilote XC, cela se traduit par des montées plus fluides et des sorties de virage plus stables. Pour un pilote trail ou marathon, cela se traduit par une réduction des vibrations sur la durée, un guidon moins secoué et une meilleure qualité de prise de décision en fin de parcours. La vraie amélioration de performance ne vient jamais d’un seul chiffre de watts mesuré en laboratoire, mais du fait que, sur l’ensemble de la sortie, l’énergie n’est pas gaspillée par une mauvaise pression de pneu.

Résumé des références scientifiques

  • The effect of tyre pressure on the economy of cycling : dans des conditions stables et lisses, les différences physiologiques entre les plages de pression élevée ne sont pas nécessairement assez grandes pour être mesurées clairement, ce qui rappelle de ne pas assimiler directement haute pression et plus grande vitesse.
  • The influence of tyre characteristics on measures of rolling performance during cross-country mountain biking : en conditions tout-terrain sur terre dure, un plus grand volume de pneu, un poids plus faible et une bande de roulement moins chargée favorisent le roulement et la performance en montée.
  • Tyre Volume and Pressure Effects on Impact Attenuation during Mountain Bike Riding : un plus grand volume de pneu et une pression modérée améliorent l’atténuation des chocs et la performance de pilotage.
  • The effects of vibration on efficiency in off-road cyclists : les conditions vibratoires modifient l’efficacité en pilotage tout-terrain, ce qui montre que le pneu n’est pas seulement un élément roulant, mais qu’il gère aussi la charge vibratoire subie par le pilote et le vélo.

Conseil pratique : tous les réglages fins de pression doivent être effectués par pas de 0.5-1 psi, et comparés sur le même tronçon de test. Ne comparez pas des ressentis ponctuels dans des conditions de terrain, de température ou d’usure de pneu différentes.

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