【Matériel High-Tech】L'impact clé des roues en carbone aérodynamiques (Aerodynamic Wheels) sur les performances du VTT (MTB) : la règle d'or de l'analyse biomécanique des effets aérodynamiques et de la stabilité face au vent latéral
Roues carbone aérodynamiques pour VTT : vraie amélioration ou fausse idée ? D’abord, les gains aéro, le prix du vent latéral et les conditions de terrain
Les vététistes ont généralement deux réactions extrêmes face aux « roues aérodynamiques ». La première est un rejet catégorique, estimant que la vitesse en VTT n’est pas assez élevée, le terrain trop mauvais, les pneus trop larges, et que parler d’aérodynamisme est hors sujet. La seconde consiste à transposer intégralement la logique des roues à profil haut de route, pensant que dès lors que c’est du carbone, plus profond, et que ça ressemble plus à de l’« aero », c’est forcément plus rapide.
Ces deux points de vue manquent de précision. L’aérodynamisme en VTT n’est pas inexistant, mais sa fenêtre de gain est plus étroite qu’en cyclisme sur route, ses conditions sont plus exigeantes, et il est facilement annihilé par les pneus, la pression, la stabilité de pilotage et la technicité du parcours. Le problème n’est donc pas de savoir si « le VTT a de l’aero », mais plutôt :
- Sur quels types de parcours, des roues carbone à faible traînée se traduisent-elles réellement en vitesse ?
- Les gains aérodynamiques des roues peuvent-ils être annulés par une moins bonne stabilité au vent latéral et un moindre soutien du pneu ?
- Pour le XCO, le XCM, le marathon, les sections rapides en forêt et la descente, quelle priorité les roues doivent-elles viser ?
La conclusion principale de cet article est annoncée d’emblée : pour le VTT, la valeur d’une roue aérodynamique n’est généralement pas « plus c’est profond, plus c’est rapide », mais plutôt « réduire légèrement la résistance du système sur les sections rapides, sans compromettre le fonctionnement du pneu ni la stabilité de pilotage ». Si vous considérez la roue comme un simple composant aérodynamique, plutôt que comme un système global incluant « jante, largeur de pneu, sculpture, pression, stabilité au vent latéral et retour de pilotage », vous ferez presque certainement le mauvais choix.
I. Le VTT n’est pas dépourvu d’aérodynamisme, mais l’aérodynamisme ne devient intéressant que dans une certaine plage de vitesse
Les preuves directes existent depuis longtemps. L’étude de Bertucci et al. sur le VTT en laboratoire indique que la surface frontale effective (CdA) d’un vététiste est d’environ 0,357 ± 0,023 m², et que la résistance de l’air peut représenter 8 % à 35 % de la résistance totale en VTT, la proportion variant en fonction de la résistance au roulement. Ce chiffre est très important car il réfute directement l’affirmation selon laquelle « le VTT n’a pas besoin de parler d’aérodynamisme ».
Mais la même étude rappelle aussi : l’aérodynamisme en VTT n’existe jamais isolément ; il entre en compétition avec la résistance au roulement pour la domination. Sur la terre, les graviers, les racines et les surfaces meubles, la résistance au roulement, le besoin d’adhérence et les pertes de suspension augmentent considérablement ; sur les pistes forestières roulantes, les pistes de sable stabilisé, les sections rapides sur sol dur ou en peloton, la part de l’aérodynamisme augmente rapidement.
Voyons cela avec des chiffres
En utilisant CdA = 0,357 m², densité de l’air ρ = 1,2 kg/m³ pour une estimation de scénario, en ignorant le vent contraire et les montées, et en ne considérant que le plat sans vent, la puissance de résistance de l’air est d’environ :
P_aero = 0,5 × ρ × CdA × v³
| Vitesse | Puissance estimée de résistance de l’air | Économie théorique en watts si le CdA total du vélo est réduit de 2 % |
|---|---|---|
| 20 km/h | 36,7 W | 0,7 W |
| 25 km/h | 71,7 W | 1,4 W |
| 30 km/h | 124,0 W | 2,5 W |
| 35 km/h | 196,8 W | 3,9 W |
| 40 km/h | 293,8 W | 5,9 W |
Ce tableau comporte trois points essentiels :
- À 20–25 km/h, sur les montées techniques et les terrains lents, l’aérodynamisme n’est pas totalement inutile, mais il n’est généralement pas la priorité numéro un dans le choix des roues.
- Au-delà de 30 km/h, sur les sections rapides ouvertes, l’aérodynamisme commence à devenir une variable de performance perceptible.
- Autour de 40 km/h, dans les longues descentes, les pistes forestières avec vent arrière ou les sprints rapides en groupe, l’aérodynamisme entre suffisamment dans la zone où « cela vaut le coup d’investir ».
Par conséquent, si votre type de course est un XCO technique typique, avec une vitesse moyenne faible, un rythme haché et des relances fréquentes en sortie de virage, la priorité des roues ne sera probablement pas l’aérodynamisme pur, mais la réactivité à l’accélération, la tolérance à la pression des pneus et le pilotage. À l’inverse, si vous roulez en XCM longue distance, en marathon tout-terrain, sur des parcours XC graveleux ou avec de longues sections rapides en forêt, l’aérodynamisme des roues peut effectivement commencer à influencer le classement.
II. Le gain aérodynamique d’une roue de VTT n’est généralement pas perdu à cause de la « faible vitesse », mais à cause du « pneu et du sol »
La plus grande différence logique d’équipement entre le VTT et le vélo de route réside dans le fait que la roue de VTT ne travaille pas seule. Elle doit fonctionner avec des pneus plus larges, des crampons plus gros, des pressions plus basses et des déformations de terrain plus complexes.
Une étude VTT de 2013 indique que la résistance au roulement d’un pneu lisse est inférieure d’environ 21 ± 15 % à celle d’un pneu à crampons, et que la surface du terrain ainsi que la pression influencent significativement la résistance. L’étude de Maier et al. de 2019 va plus loin : en augmentant la largeur interne de 25 mm à 30 mm, si la rigidité du carcasse est maintenue, la résistance au roulement ne diminue que d’environ 1,4 % ; si seule la pression est maintenue, la résistance au roulement peut même légèrement augmenter. L’estimation finale de la différence de vitesse en conditions tout-terrain est généralement de seulement 0,0 % à 0,7 % plus rapide, ou 0,1 % à 0,6 % plus lent, ce qui est pratiquement négligeable. La recommandation directe des chercheurs est donc : le choix de la largeur de jante doit privilégier le pilotage, plutôt que d’espérer qu’une petite différence de résistance au roulement se traduise par une vitesse réelle en course.
Cela a une signification très directe pour les « roues aérodynamiques de VTT » :
- Si vous sacrifiez la plage de pression des pneus et le soutien en virage pour un profil plus profond, le bonus aérodynamique risque fort d’être annihilé par la perte de pilotage.
- Si la forme de la jante est très aéro, mais qu’elle est associée à un pneu de 2,35 pouces avec des crampons prononcés, la section frontale réelle n’est probablement pas le « profil à faible traînée » que vous imaginez.
- Si le parcours vous oblige à rouler souvent debout, à freiner, à pomper et à corriger la trajectoire, le gain aérodynamique des roues sera dilué par le bruit des mouvements de pilotage.
En d’autres termes, le problème aérodynamique d’une roue de VTT n’est pas fondamentalement une question de section de jante, mais bien une décision conjointe entre la jante, le pneu, la pression et le terrain.
III. Ce qui détermine réellement la performance aérodynamique d’une roue, ce n’est souvent pas la jante elle-même, mais le profil « jante + pneu » qui doit encore ressembler à une aile
Si les études sur les roues de route montrent souvent une « diminution de la traînée à certains angles de dérapage », ce n’est pas parce que la jante est magique, mais parce que la section jante-pneu se comporte temporairement, dans le vent latéral, comme une aile soumise à un angle d’attaque.
L’étude de l’équipe de Delft en 2023 sur des roues de route à profil de 62 mm indique que la section jante-pneu, dans le vent latéral, se comporte comme une aile soumise à un angle d’attaque ; à mesure que l’angle de dérapage augmente, la traînée de la roue peut d’abord diminuer, c’est ce qu’on appelle souvent l’effet de sail effect. Mais le point clé n’est pas seulement la profondeur de la jante, c’est que l’angle de décrochage dépend fortement de la structure de la surface du pneu. Cette étude indique directement que les caractéristiques de la bande de roulement influencent fortement la transition de la couche limite et le moment de la séparation.
Cela a une implication très importante pour le VTT, et c’est l’une des lectures techniques les plus importantes de cet article :
Il n’existe actuellement presque aucune étude directe en soufflerie sur le VTT prouvant que des pneus tout-terrain larges, à crampons hauts et à basse pression peuvent former, avec un profil profond, une aile à faible traînée aussi stable que des pneus de route de 28 à 30 mm.
Cela signifie que :
- Un profil profond de route peut maintenir un écoulement attaché correct à des angles de dérapage de 10 à 15°.
- Mais un pneu VTT de 2,2 à 2,4 pouces, avec des épaules carrées et des crampons, risque fort de provoquer une séparation de l’écoulement plus précoce.
- Une fois la séparation précoce, vous n’obtenez pas un « meilleur effet de voile », mais une force latérale plus instable et un retour de pilotage plus imprévisible.
C’est aussi pourquoi transposer directement le concept de roue aérodynamique de route au VTT est généralement une erreur. Pour le VTT, c’est souvent le pneu, plus que la jante, qui décide si l’écoulement d’air va s’effondrer.
IV. La stabilité au vent latéral n’est pas un adjectif abstrait, mais un couple de correction qui se traduit concrètement dans le guidon
L’autre face de l’aérodynamisme des roues est la stabilité au vent latéral. De nombreux cyclistes décrivent cela comme « une sensation de flottement », mais mécaniquement, c’est plus concret : le vent latéral génère une force latérale et un moment, que le cycliste doit contrer par des corrections de direction et une inclinaison du corps.
Une étude de modélisation de 2018 sur la dynamique latérale d’un vélo face au vent traversier indique qu’un vélo est intrinsèquement instable à basse vitesse et seulement marginalement stable à haute vitesse, ce qui le rend très sensible aux perturbations latérales. Les auteurs, en simulant avec des données aérodynamiques expérimentales et un modèle de contrôle du cycliste, ont constaté que le vent traversier réduit la stabilité du vélo et constitue clairement un problème de sécurité. Dans l’un des scénarios, avec une vitesse d’avancement de 4,25 m/s, un vent latéral de 10 m/s et une direction du vent de 30°, le cycliste devait finalement appliquer un couple de direction continu d’environ 0,9 Nm pour maintenir le contrôle, ce qui n’est pas une simple correction, mais une charge de travail perceptible.
Pourquoi la roue avant est plus critique que la roue arrière
Il faut d’abord retenir une règle d’or :
Pour une même force de vent latéral, son action sur la roue avant affecte généralement plus la sensation de stabilité subjective que sur la roue arrière.
La raison n’est pas que la roue avant est plus grande, mais que :
- La roue avant est reliée à l’axe de direction.
- Dès que la force latérale crée un moment sur l’axe de direction, le cycliste le ressent directement dans le guidon.
- La roue arrière affecte principalement le lacet et le déplacement latéral de l’ensemble du vélo, tandis que la roue avant modifie plus directement la charge sur vos inputs de direction.
Donc pour un VTT, si vous voulez vraiment essayer des roues en carbone à plus faible traînée, la roue avant devrait généralement être plus conservatrice que la roue arrière. Ce n’est pas une superstition, mais le résultat de la différence de position du système de contrôle.
Cinquièmement, le VTT rencontre plus souvent des angles de lacet élevés que le vélo de route, mais cela ne signifie pas qu’il est plus adapté aux roues aérodynamiques ultra-profondes
L’angle de lacet (yaw angle) peut être compris avec une formule simplifiée :
β ≈ arctan(v_cross / v_forward)
Si le vent latéral est fixé à 10 km/h, alors l’angle de lacet pour différentes vitesses d’avancement est approximativement :
| Vitesse d’avancement | Angle de lacet |
|---|---|
| 20 km/h | 26,6° |
| 25 km/h | 21,8° |
| 30 km/h | 18,4° |
| 35 km/h | 15,9° |
| 40 km/h | 14,0° |
Qu’est-ce que cela signifie ?
- Le VTT roule souvent à des vitesses d’avancement plus faibles que le vélo de route, il rencontre donc plus facilement des angles de lacet plus importants sous le même vent latéral.
- Mais un angle de lacet plus grand n’égale pas un gain aérodynamique plus grand. Parce que la pression dynamique absolue et la vitesse relative du vent ne sont pas nécessairement assez élevées, et les pneus larges avec crampons peuvent décrocher plus tôt.
- Ce qui permet vraiment de ressentir le plus « à la fois une différence aérodynamique et une différence de vent latéral » sur les roues, ce ne sont pas les montées techniques lentes, mais les sections rapides et ouvertes à 30–45 km/h.
Par conséquent, le risque de vent latéral en VTT est généralement le plus évident dans les situations suivantes :
- Terrains exposés sur les crêtes
- Barrages, côtes, digues, chemins agricoles, sentiers forestiers sablonneux
- Descentes rapides sur gravier ou longues pistes forestières droites
- Lorsque le cycliste est fatigué et que la stabilité du haut du corps diminue
Il faut être très pragmatique ici : si une paire de roues en carbone plus profondes vous oblige à corriger votre trajectoire deux fois de plus quand il y a du vent, ou vous fait lever le pied plus tôt et ne pas oser pencher le vélo, alors sa réduction de traînée théorique n’est plus de la vitesse gratuite, mais une nouvelle charge technique.
Sixièmement, les scénarios où les roues en carbone à faible traînée ont réellement de la valeur en VTT
En combinant la recherche et la logique mécanique, voici les situations où les roues aérodynamiques VTT méritent le plus d’être envisagées.
1. XCM / Marathon tout-terrain
C’est le scénario le plus susceptible de réellement bénéficier des avantages aérodynamiques des roues. Les raisons sont :
- Durée de course longue
- Proportion élevée de sentiers, de gravier rapide et de larges pistes coupe-feu
- Temps de croisière long
- La plage de vitesse autour de 30 km/h est fréquente
Dans ce cas, si vous utilisez des pneus de 2,2–2,35 pouces à crampons bas, un parcours orienté terrain dur, et une position de pédalage stable, les roues en carbone à faible traînée ont plus de chances de cumuler les gains en un écart de temps réel.
2. Downcountry / circuits XC rapides
Si le circuit est plutôt sec, rapide, avec peu d’accélérations successives et beaucoup de longues lignes droites, les roues aérodynamiques commencent à valoir la peine d’être discutées. Mais la condition préalable reste : ne pas sacrifier l’adhérence et la confiance de pilotage de la roue avant pour l’aérodynamisme.
3. Usages VTT proches du gravel
Certaines personnes utilisent un hardtail ou un VTT XC léger pour rouler sur des terrains mixtes, des routes en gravier et de longues pistes forestières. Ce type d’usage est en fait plus adapté aux roues à faible traînée que le tout-terrain technique pur. Parce qu’à ce moment-là, le VTT se rapproche plus d’un « vélo rapide à pneus larges, guidon large et géométrie conservatrice » que d’une plateforme technique avec des changements de ligne fréquents.
4. Scénarios où cela n’en vaut pas vraiment la peine
Dans les situations suivantes, l’aérodynamisme des roues ne devrait généralement pas être une priorité :
- XCO axé sur les montées techniques et la sortie de force à basse vitesse
- Enduro axé sur le pilotage en descente par sections et la résistance aux chocs
- Courses sur boue humide et glissante
- Circuits nécessitant une grande capacité de pneu, une basse pression et une priorité à l’accroche des crampons
Dans ces situations, les pneus, la pression, les réglages de suspension, le contrôle des freins et la technique du cycliste sont presque tous plus importants que l’aérodynamisme des roues.
Septièmement, la vraie règle d’or : assurez-vous d’abord que « les pneus fonctionnent correctement », puis recherchez la faible traînée de la jante
Si je résume cet article en une séquence de décisions d’équipement, je la classerais ainsi :
Règle d’or 1 : ne dégradez pas le soutien des pneus pour avoir des jantes plus profondes
La recherche de Maier est claire : la largeur de la roue n’apporte qu’une très faible amélioration directe de la vitesse en tout-terrain. La géométrie de la roue doit donc d’abord servir le pilotage et la fenêtre de pression des pneus. Pour le VTT, si une jante plus profonde s’accompagne d’un moins bon soutien de la forme du pneu, d’une largeur interne plus étroite ou d’une plus grande sélectivité des pneus, ce n’est généralement pas un bon échange.
Règle d’or 2 : roue avant conservatrice, roue arrière un peu plus agressive
Parce que la roue avant affecte plus directement le couple de direction, si vous cherchez vraiment une faible traînée en VTT, je recommande de considérer en priorité :
- Roue avant : moins profonde, plus stable, plus tolérante
- Roue arrière : peut être un peu plus profonde, mais toujours avec l’adéquation de la forme du pneu et la durabilité comme prérequis
C’est une déduction d’ingénierie issue du contrôle du véhicule et de la répartition des moments aérodynamiques, pas un slogan marketing d’une marque.
Règle d’or 3 : plus que la profondeur de jante, le VTT devrait d’abord se soucier de la largeur du pneu, des crampons et de la pression
Les recherches de Jux et al. montrent que la structure de la surface du pneu affecte considérablement l’angle de décrochage et le comportement de séparation de l’écoulement. Pour le VTT, cela signifie que le choix du pneu n’est pas seulement une question de résistance au roulement, mais aussi une question aérodynamique. Une bande de roulement large et agressive pourrait vous empêcher de profiter des bénéfices d’écoulement que les jantes profondes veulent offrir.
Règle d’or 4 : si la vitesse moyenne du circuit n’est pas élevée, le poids et le pilotage valent souvent plus que l’aérodynamisme
Dans un environnement tout-terrain réel à 20–25 km/h, même si le CdA de l’ensemble du vélo diminue de 2 %, l’économie de watts théorique n’est généralement que d’environ 1 W. Dans ce cas, si des roues plus légères, un meilleur soutien de la carcasse du pneu ou une plus grande confiance en sortie de virage vous permettent de reprendre le pédalage plus tôt, leur valeur pratique est souvent plus élevée que l’aérodynamisme théorique.
Huitièmement, si vous voulez vraiment acheter, comment choisir des roues carbone aérodynamiques pour VTT
1. Demandez d’abord le parcours, pas la hauteur de jante
| Situation d’utilisation | Priorités pour les roues |
|---|---|
| XCO technique | Rigidité, accélération, résistance aux chocs, tolérance de pression, pilotage |
| XCM / Marathon | Sur cette base, considérer ensuite le profil à faible traînée |
| Sentier rapide / terrain mixte | Valeur aérodynamique des roues la plus élevée |
| Enduro / DH | Soutien latéral, résistance aux chocs, stabilité de correction de ligne bien plus importants que l’aérodynamisme |
2. Ne transposez pas directement l’esthétique des jantes profondes de route au VTT
Pour le VTT, la profondeur de jante n’est pas une question de « plus c’est profond, mieux c’est ». Quand les pneus sont trop larges, les crampons trop gros, le circuit trop technique et le vent trop instable, un profil plus profond peut seulement augmenter les perturbations latérales et l’incertitude de pilotage.
3. Privilégiez les roues carbone avec une « bonne intégration système » plutôt que celles qui se prétendent les plus aérodynamiques
L’intégration système comprend ici :
- La largeur interne est-elle cohérente avec la largeur de pneu visée ?
- Votre pression de pneu habituelle est-elle dans la zone de travail stable de cette jante ?
- La rigidité du moyeu et la rigidité latérale de la roue sont-elles adaptées à votre poids et à votre style de pilotage ?
- Une configuration différenciée avant/arrière est-elle nécessaire ?
4. Pour les parcours venteux, préférez la linéarité et la prévisibilité à la traînée minimale théorique
Le plus important en performance aérodynamique n’est pas seulement la traînée minimale, mais la prévisibilité de la traînée, de la force latérale et de la réponse de direction. Si une roue est rapide en laboratoire à un certain angle de lacet mais devient nerveuse dès que le vent change, sa valeur pratique en VTT est en réalité très limitée.
Neuvièmement, la méthode de validation la plus pratique : ne regardez pas seulement les courbes des marques, faites vos propres tests A/B sur le terrain
Si vous envisagez sérieusement une paire de roues en carbone à faible traînée, l’approche la plus pragmatique n’est pas de regarder uniquement les visuels publicitaires, mais de faire vos propres tests reproductibles.
Processus de test suggéré
- Trouvez une section de route rapide et ouverte que vous rencontrez souvent en course, idéalement un sentier forestier ou une route en gravier de 2 à 5 minutes.
- Fixez la même paire de pneus, la même pression, les mêmes vêtements de cyclisme.
- Changez uniquement les roues, ne changez aucun autre paramètre.
- Utilisez un capteur de puissance pour faire plusieurs allers-retours à puissance fixe, par exemple 250 W, 300 W.
- Enregistrez respectivement :
- La vitesse moyenne
- La fréquence cardiaque moyenne
- La sensation de correction du guidon sous vent latéral
- La confiance pour reprendre le pédalage en sortie de virage
- La vitesse de roue libre en descente sans pédaler
Principes d’observation
- Si une nouvelle paire de roues n’est plus rapide que dans le vent arrière ou par temps sans vent, mais vous oblige à adopter une trajectoire prudente dans le vent latéral, ce n’est pas forcément un gain net.
- Si une nouvelle paire de roues est effectivement plus rapide en roulage sur sentier, mais que la vitesse moyenne dans les sections techniques diminue, cela signifie que vous avez acheté une « mise à niveau conditionnelle ».
- Si une nouvelle paire de roues vous permet de maintenir plus facilement une vitesse supérieure à 30 km/h à puissance égale, sans détérioration notable du contrôle, c’est alors un véritable gain aérodynamique exploitable.
Dix : Conclusion — Les roues en carbone à faible traînée pour VTT ne sont pas inefficaces, mais ce sont des mises à niveau très exigeantes en termes de parcours et de compatibilité du système
En intégrant les recherches existantes et la logique d’ingénierie, la conclusion est en réalité très claire :
- La résistance de l’air existe bel et bien en VTT et peut influencer la performance à haute vitesse.
- Mais les gains aérodynamiques des roues de VTT sont plus facilement annulés par les pneus, la pression des pneus, le terrain et la stabilité de pilotage que sur un vélo de route.
- La jante ne travaille pas seule ; les pneus larges et la structure de la bande de roulement déterminent probablement plus tôt que la jante elle-même si l’écoulement décroche.
- La stabilité dans le vent latéral est un véritable problème biomécanique et de contrôle, pas une illusion subjective.
- Pour la plupart des vététistes, la meilleure roue n’est pas la plus profonde, mais celle qui réduit légèrement la traînée à haute vitesse sans compromettre la confiance dans la roue avant ni le contrôle global du vélo.
Ainsi, si vous roulez en XC longue distance, en marathon tout-terrain, sur des sentiers rapides et des terrains mixtes, des roues en carbone à faible traînée peuvent réellement valoir l’investissement ; mais si votre terrain de prédilection est le XCO technique à basse vitesse, les racines humides ou l’enduro intense, la prochaine mise à niveau la plus efficace n’est souvent pas une jante plus aérodynamique, mais des pneus plus adaptés, une fenêtre de pression plus stable et un retour d’information de la roue avant plus contrôlable.
La véritable règle d’or n’est pas de « rechercher la traînée minimale », mais plutôt :
Ne récupérez la vitesse gratuite qui vous revient de droit sur les sections à haute vitesse qu’à condition de ne pas sacrifier la qualité de travail des pneus ni la contrôlabilité dans le vent latéral.
Références de recherche et lectures complémentaires
- Bertucci WM, Rogier S, Reiser RF II. Evaluation of aerodynamic and rolling resistances in mountain-bike field conditions. Journal of Sports Sciences, 2013.
- Maier T, Müller B, Allemann R, Steiner T, Wehrlin JP. Influence of wheel rim width on rolling resistance and off-road speed in cross-country mountain biking. Journal of Sports Sciences, 2019.
- Jux C, Sciacchitano A, Scarano F. Tire dependence for the aerodynamics of yawed bicycle wheels. Journal of Wind Engineering and Industrial Aerodynamics, 2023.
- Malizia F, Blocken B. CFD simulations of an isolated cycling spoked wheel: The impact of wheel/ground contact modeling in crosswind conditions. European Journal of Mechanics / B Fluids, 2020.
- Schwab AL, Dialynas G, Happee R. Some Effects of Crosswind on the Lateral Dynamics of a Bicycle. Proceedings, 2018.
- Sunter RJ, Sayers AT. Aerodynamic drag of mountain bike tyres. Sports Engineering, 2001.
- Barry N, Burton DM, Crouch T, Sheridan J, Luescher R. Effect of crosswinds and wheel selection on the aerodynamic behavior of a cyclist. Procedia Engineering, 2012.
Lectures thématiques associées
- 【Matériel technique】L’impact clé des roues en carbone à faible traînée (Aerodynamic Wheels) sur la performance en semi-marathon : analyse biomécanique des effets aérodynamiques et de la stabilité au vent latéral — le cours indispensable du débutant à l’élite
- Efficacité aérodynamique des roues de vélo : analyse de la stabilité des roues à profil profond sous vent latéral
- 【Analyse de l’équipement】L’essentiel pour le VTT avancé : indicateurs de sélection des systèmes tubeless (Tubeless Systems), réduction de la résistance au roulement et évaluation quantitative de la configuration dynamique de la pression des pneus (Partie 1) — Fondements théoriques
- L’aérodynamique du vélo : la science de l’optimisation de la traînée, du casque à la position de pédalage
鉅齒紋輪組!? ControlTech MEG-T50 EVO 碳纖維幅條輪組/ 功率對比實驗 / 公路車 / CT Yeh
2 年前
再一組! 全碳幅條 碟煞/無內胎輪組 開箱! 到底好騎嗎? UNAAS X40 | 公路車 | CT Yeh
4 年前
Unaas X50 全碳纖幅條輪 數據實測對比PK | Lun Hyper 的高階版 | 板輪爬坡也可以很厲害? ! 武嶺2小時大師一起親測! CP值超高 | 公路車 | CT Yeh
4 年前
Vision Metron RS 37碳幅條輪組 (非SL)官網沒有的 低調開箱 / 這重量太銷魂了 / 公路車 / CT Yeh
6 個月前
Nepest NOVA 碳條輪組:輕量、空力、舒適一次滿足!/ 公路車 / CT Yeh
7 個月前
單車 梅山36灣 坡度介紹 路段介紹 空拍 (相關遊記影片,請參考說明或我的頻道喔,歡迎訂閱)
6 年前
多到選擇障礙... 換個單車把帶想一個小時 / BTP / 編織&軟木特有材質超吸睛! / 公路車 / CT Yeh
1 年前
公路車 BB培林大升級! / 備戰海鷗繞圈賽 Canyon Aerod & TIME 一起改 / MIT大廠 CEMA對鎖式陶瓷培林BB & 導輪 / 公路車 / CT Yeh
2 年前