La périodisation nutritionnelle du coureur : méthodes pratiques pour un apport élevé en glucides les jours d'entraînement et faible les jours de repos
Périodisation de l’alimentation du coureur : méthodes pratiques pour un apport élevé en glucides les jours d’entraînement et faible les jours de repos
Lorsque l’on parle de périodisation de l’alimentation à l’entraînement, la première réaction de nombreux coureurs taïwanais est souvent : « C’est un détail qui ne concerne que les athlètes d’élite. » Mais en réalité, que vous soyez un débutant qui vient de terminer son premier 10 km autour du lac Lantan à Chiayi, ou un coureur expérimenté qui s’est déjà élancé à plusieurs reprises sur la ligne de départ du Marathon de Taipei, la périodisation alimentaire est la clé qui détermine si vous pouvez progresser durablement, éviter les blessures et véritablement prendre plaisir à courir. La culture de la course à pied à Taïwan a connu un essor remarquable au cours des dix dernières années, des berges urbaines aux sentiers de montagne, des dizaines de milliers de coureurs s’entraînent chaque week-end, mais rares sont ceux qui comprennent réellement la science qui sous-tend la périodisation de l’alimentation à l’entraînement. Beaucoup s’entraînent à l’instinct, s’accrochent par pure force de volonté, et le résultat est soit une progression lente, soit un corps couvert de blessures.
Cet article partira de l’environnement réel des coureurs taïwanais, en passant par les principes physiologiques, les méthodes d’entraînement, le choix de l’équipement, jusqu’aux conseils pratiques sur les parcours locaux et les compétitions, pour décortiquer intégralement chaque facette de la périodisation alimentaire du coureur. Nous citerons des données issues de la recherche en sciences du sport internationales, tout en intégrant la philosophie d’entraînement d’entraîneurs locaux taïwanais comme Chiang Chieh-Wen, et proposerons des solutions concrètes et réalisables adaptées au climat chaud et humide caractéristique de Taïwan, à ses particularités topographiques et à sa culture de la compétition.
Que votre objectif soit d’établir un record personnel (RP) au Trail du lac Cuifeng, ou simplement de courir de manière plus saine et plus durable, comprendre et mettre en œuvre la périodisation alimentaire sera l’investissement au rendement le plus élevé de votre carrière de coureur. Commençons cette exploration approfondie.
I. Concepts fondamentaux et principes scientifiques de la périodisation alimentaire
Pour véritablement maîtriser la périodisation de l’alimentation à l’entraînement, nous devons d’abord revenir aux principes fondamentaux de la physiologie et des sciences du sport. La périodisation alimentaire n’est pas une technique isolée ou une formule toute faite, mais une capacité globale fondée sur de multiples fondations : les systèmes énergétiques du corps humain, la coordination neuromusculaire, l’adaptation cardiovasculaire et les mécanismes de récupération. Prenons l’exemple des systèmes énergétiques : la course à pied sollicite simultanément le système des phosphagènes, le système glycolytique et le système aérobie, chacun jouant un rôle différent selon l’intensité et la durée. Lorsque nous effectuons un entraînement lié à la périodisation alimentaire, nous stimulons essentiellement ces systèmes de manière ciblée pour provoquer des adaptations et une surcompensation.
Un concept clé de la physiologie de l’exercice est la « surcharge progressive » (Progressive Overload). Le corps ne progresse que lorsqu’il est confronté à une contrainte légèrement supérieure à ses capacités actuelles, mais une contrainte excessive mène au surentraînement et aux blessures. C’est pourquoi la périodisation de l’alimentation à l’entraînement n’a jamais été une question de « plus c’est mieux », mais plutôt de « plus c’est précis, mieux c’est ». Les recherches montrent que la répartition du volume d’entraînement des athlètes d’endurance d’élite suit approximativement la règle 80/20 — environ 80 % du temps d’entraînement se situe dans la zone de faible intensité, et seulement environ 20 % dans les zones d’intensité moyenne à élevée. Derrière cette proportion se cachent une série de réactions adaptatives au niveau cellulaire : prolifération des mitochondries, augmentation de la densité capillaire, élévation du volume d’éjection systolique, etc.
Un autre concept fondamental souvent négligé est celui des « différences individuelles ». Chaque coureur possède un VO2max, un seuil lactique, une répartition des fibres musculaires et une vitesse de réponse à l’entraînement qui lui sont propres. Pour un même plan d’entraînement, certaines personnes voient des résultats en trois semaines, d’autres n’en ressentent les effets qu’après six semaines — c’est tout à fait normal. C’est pourquoi, lorsqu’on aborde la périodisation alimentaire, nous insistons sur les « principes » plutôt que sur les « formules » — comprendre les principes permet d’ajuster avec souplesse en fonction de sa propre situation. De nombreux coureurs stagnent sur le long terme précisément parce qu’ils copient aveuglément les plans d’entraînement des autres, en ignorant leurs propres capacités de récupération, leur stress quotidien et la différence de leur historique d’entraînement.
Le tableau ci-dessous récapitule plusieurs indicateurs physiologiques clés liés à la périodisation alimentaire et leur impact sur les performances de course, afin de donner au lecteur un cadre d’ensemble :
| Indicateur physiologique | Définition | Impact sur la performance | Marge d’amélioration |
|---|---|---|---|
| VO2max | Capacité maximale d’utilisation de l’oxygène par unité de temps | Détermine le plafond de la performance aérobie | Population générale +15~25 % |
| Seuil lactique (SL) | Intensité à laquelle l’acide lactique commence à s’accumuler | Détermine l’allure soutenable | +5~12 % |
| Économie de course (ÉC) | Consommation d’oxygène à allure fixe | Influence l’endurance sur longues distances | +3~8 % |
| Fréquence cardiaque maximale (FCmax) | Fréquence de battement cardiaque la plus élevée | Établit la référence des zones d’intensité | Quasi non entraînable |
| Coordination neuromusculaire | Efficacité du recrutement moteur | Influence la foulée et l’économie d’effort | +5~15 % |
Comme le montre le tableau, le VO2max et la coordination neuromusculaire sont les deux domaines offrant la plus grande marge d’amélioration, ce qui suggère que lors de la planification d’un entraînement lié à la périodisation alimentaire, nous devrions prioriser l’investissement de nos ressources sur ces deux leviers. Une fois ces principes compris, chaque décision d’entraînement devient plus fondée, au lieu de suivre aveuglément les slogans d’entraînement fragmentaires trouvés sur Internet. C’est précisément là que se situe la plus grande ligne de démarcation entre le coureur professionnel et le coureur amateur.
II. Détails techniques et comparaison des méthodes
Après avoir compris les principes, nous entrons dans le domaine plus opérationnel de la technique. Dans la mise en œuvre pratique de la périodisation alimentaire, chaque méthode présente ses avantages et ses inconvénients ; le choix dépend souvent de votre phase d’entraînement, de votre condition physique de base, du temps disponible et de vos objectifs de compétition. Le problème de nombreux coureurs taïwanais n’est pas un manque d’effort, mais l’utilisation de mauvaises méthodes — appliquer des plans d’entraînement à haute intensité conçus pour des athlètes d’élite à un corps qui vient tout juste de commencer, ou rester trop longtemps dans sa zone de confort sans stimulation suffisante.
Prenons l’exemple du contrôle de l’intensité : il existe actuellement trois méthodes principales — le contrôle par allure, le contrôle par fréquence cardiaque et le contrôle par sensation (RPE, indice d’effort perçu). Le contrôle par allure est précis mais ne tient pas compte de l’état du corps ni des conditions environnementales du jour ; le contrôle par fréquence cardiaque reflète la charge immédiate mais présente des problèmes de latence et de dérive ; le contrôle par sensation est le plus proche de l’état réel du corps mais nécessite une expérience accumulée sur le long terme. Un coureur mature utilise généralement les trois méthodes en combinaison, en les croisant pour se valider mutuellement. Pendant l’été chaud et humide de Taïwan, s’entraîner uniquement sur la base de l’allure est particulièrement dangereux, car la même allure sous une chaleur et une humidité élevées peut représenter une charge pour le corps supérieure d’une zone d’intensité entière : la fréquence cardiaque grimpe facilement, la température corporelle s’accumule rapidement, et si l’on ne réduit pas l’allure à temps, c’est soit la qualité de l’entraînement qui s’effondre, soit, dans les cas graves, un coup de chaleur nécessitant une hospitalisation.
Prenons également l’exemple de la technique de course : qu’il s’agisse de la cadence, de la longueur de foulée, de la posture du tronc ou du balancement des bras, chaque élément influence l’efficacité globale. Les recherches s’accordent généralement à dire qu’une cadence de 170 à 185 pas par minute permet de réduire efficacement le temps de contact au sol et l’amplitude verticale, diminuant ainsi l’effet de freinage et les charges d’impact. Mais cela ne signifie pas que tout le monde doive être forcé à 180 pas par minute ; une cadence trop artificiellement élevée peut perturber le rythme naturel. Les ajustements techniques doivent être des micro-ajustements progressifs, et non une refonte complète du jour au lendemain. De nombreux coureurs qui s’entraînent techniquement à Anping, Tainan, sont trop pressés d’obtenir des résultats et finissent par surcharger leurs mollets et leur tendon d’Achille.
Le tableau suivant compare les caractéristiques de plusieurs méthodes courantes pour vous aider à déterminer laquelle convient le mieux à votre stade actuel :
| Méthode / Stratégie | Public cible | Avantages | Limites et risques |
|---|---|---|---|
| Orientée allure | Avancé, phase de préparation compétition | Précise, quantifiable | Ignore l’état du jour et le climat |
| Orientée fréquence cardiaque | Débutant-intermédiaire, phase de base aérobie | Reflète la charge immédiate | Dérive de la FC, réaction retardée |
| Orientée sensation | Tout le monde, accumulation à long terme | Proche de la réalité du corps | Nécessite de l’expérience, risque de surestimation |
| Orientée puissance | Adeptes des données, traileurs | Non affectée par le terrain | Coût de l’équipement, courbe d’apprentissage |
| Validation croisée | Coureurs sérieux en préparation | Complémentaire, la plus robuste | Nécessite du temps d’intégration |
De cette comparaison, il ressort qu’aucune méthode unique n’est parfaite. L’approche intelligente consiste à établir une philosophie d’entraînement « centrée sur la sensation, assistée par les données ». Lorsque vous effectuez un entraînement de longue distance à Anping, Tainan, vous pouvez d’abord définir l’intensité par la sensation, puis utiliser les données de votre montre Saucony ou Asics pour valider a posteriori. Avec le temps, vous constaterez que votre lecture des signaux de votre corps devient de plus en plus précise — une capacité qu’aucun appareil coûteux ne peut vous offrir directement.
III. Applications avancées et intégration de la périodisation
Une fois que vous maîtrisez les principes et méthodes de base, l’étape suivante consiste à intégrer le cycle nutritionnel dans un cycle d’entraînement complet : c’est ce qu’on appelle la « périodisation » (Periodization). L’esprit de la périodisation réside dans le fait qu’il est impossible de maintenir son pic de forme toute l’année ; il faut passer par des variations planifiées d’intensité et de volume pour atteindre un état optimal lors des compétitions clés. Un cycle d’entraînement typique pour le marathon comprend une phase de base, une phase de progression, une phase de pointe et une phase d’affûtage (taper). Chaque phase a des objectifs d’entraînement et des points d’ancrage différents en ce qui concerne l’intégration du cycle nutritionnel.
Pendant la phase de base, l’accent est mis sur l’accumulation de la base aérobie et de la tolérance musculo-squelettique. Les sorties faciles à faible intensité et l’augmentation progressive du kilométrage sont les maîtres mots. Tout ajustement technique lié au cycle nutritionnel devrait être implanté durant cette phase à faible stress, car le corps a la capacité d’apprendre de nouveaux schémas moteurs. La phase de progression introduit ensuite des séances spécifiques comme les sorties au seuil et les intervalles, transformant progressivement la base aérobie en capacité spécifique nécessaire à la compétition. La phase de pointe est celle où l’intensité est la plus élevée et la plus proche de l’allure de course ; l’exécution de la périodisation du cycle nutritionnel doit alors être très précise, car une seule erreur peut entraîner une blessure ou une fatigue excessive. Enfin, la phase d’affûtage (Taper) permet au corps de récupérer pleinement tout en conservant les adaptations. De nombreux coureurs commettent l’erreur de « trop s’entraîner » ou « pas assez s’entraîner » durant cette phase.
Un autre aspect clé des applications avancées est le « suivi et l’ajustement ». Avoir un plan ne suffit pas ; vous devez continuellement recueillir les signaux de retour de votre corps — fréquence cardiaque au repos le matin, variabilité de la fréquence cardiaque (HRV), qualité du sommeil, niveau de courbatures, vitesse de récupération après l’entraînement — qui sont autant d’indicateurs pour décider s’il faut ajuster. Lorsque ces indicateurs montrent une tendance à la détérioration, s’obstiner à suivre le plan prévu est souvent contre-productif. Un coureur véritablement mature sait trouver l’équilibre entre « persévérance » et « lâcher-prise ». Cette capacité d’ajustement dynamique apporte bien plus de progrès à long terme et de santé que de s’accrocher à un beau plan d’entraînement.
De plus, les coureurs avancés utilisent également l’« entraînement croisé » pour combler les lacunes de la course à pied. La natation, le vélo et la randonnée en montagne permettent de maintenir le système cardiovasculaire sans ajouter d’impact supplémentaire lié à la course. La géographie de Taïwan, riche en montagnes et en rivières, offre justement des ressources abondantes pour l’entraînement croisé. Par exemple, lorsque la saison des pluies empêche de courir en montagne sur le sentier circulaire du lac Cuifeng, on peut se tourner vers la piscine pour maintenir l’aérobie, ou effectuer un entraînement de montée de type randonnée le long de la rivière Dongshan à Yilan. Ce sont des alternatives intelligentes. En intégrant le cycle nutritionnel dans un système dynamique, ajustable et respectueux du rythme du corps, vos progrès seront à la fois durables et sûrs. De nombreux coureurs taïwanais négligent la valeur de l’entraînement croisé et se contentent d’accumuler les kilomètres, pour finalement succomber aux blessures de surcharge. C’est bien dommage.
IV. Conseils pratiques pour Taïwan
Autant de théories et de méthodes que l’on puisse évoquer, tout doit finalement s’appliquer à l’environnement réel des coureurs taïwanais. Le climat, le terrain et la culture des compétitions à Taïwan ont créé un écosystème de course unique. Lorsqu’on applique les principes généraux du cycle nutritionnel au niveau local, des ajustements doivent être faits.
Tout d’abord, le climat. Les étés taïwanais sont chauds et humides, avec des températures dépassant facilement 32 °C et une humidité proche de 80 %. C’est une épreuve sévère pour tout entraînement lié à la périodisation du cycle nutritionnel. Il est recommandé de planifier les séances d’été tôt le matin entre 5 h et 7 h ou après le coucher du soleil, en évitant la chaleur de midi ; la fréquence de l’hydratation et de la supplémentation en électrolytes doit également être plus élevée que dans les régions tempérées. En hiver, le froid humide apporté par la mousson du nord-est constitue un autre défi. Les coureurs du nord doivent être particulièrement attentifs à se protéger du froid et à bien s’échauffer lorsqu’ils s’entraînent au lac Lantan à Chiayi ou le long de la rivière Dongshan à Yilan.
Ensuite, le choix des parcours. Le réseau de pistes cyclables le long des rivières à Taïwan est très développé. Le lac Lantan à Chiayi, Anping à Tainan et la piste cyclable de la rivière Xindian sont d’excellents choix pour les sorties longues sur terrain plat et sûr. Les coureurs qui souhaitent travailler le dénivelé peuvent se rendre sur le sentier circulaire du lac Cuifeng, dont les sentiers de montagne et les routes offrent une grande variété de pentes. Les trailers sont particulièrement gâtés : des collines de basse altitude aux sentiers de haute montagne au-delà de 3 000 mètres, le dénivelé vertical de Taïwan offre des terrains d’entraînement pour tous les types de relief. Il est recommandé aux coureurs d’établir deux à trois « parcours principaux » fixes en fonction de leurs objectifs d’entraînement, afin de faciliter les comparaisons objectives d’une semaine à l’autre.
Enfin, la planification des compétitions. Taïwan a un calendrier de courses dense tout au long de l’année. Le Marathon de Taipei, l’Ultra-marathon de Yangmingshan et le Marathon de Wanjinshi ont chacun leurs spécificités. Il est recommandé aux coureurs de choisir une à deux courses cibles de niveau A en fonction de leur plan de périodisation, et de considérer les autres comme des courses d’entraînement de niveau B ou C. Côté équipement, Nike et Maurten disposent de réseaux de distribution complets et de services d’essai à Taïwan. Il est conseillé d’essayer avant d’acheter, et de ne pas suivre aveuglément les recommandations des influenceurs. En prenant en compte ces facteurs locaux, le cycle nutritionnel pourra véritablement produire tous ses effets sur vous.
V. Questions fréquentes et idées reçues
Au cours de la promotion du cycle nutritionnel, nous avons constaté que de nombreux coureurs entretiennent des idées fausses qui sont souvent le plus grand obstacle au progrès. Voici les questions les plus courantes, démystifiées une par une.
Idée reçue n° 1 : Plus on s’entraîne, plus on progresse vite. C’est l’erreur la plus courante chez les débutants. Le progrès physique se produit pendant la phase de « récupération », pas pendant la phase d’« entraînement ». Le surentraînement ne fait qu’accumuler la fatigue, supprimer le système immunitaire et augmenter le risque de blessure. Le vrai progrès vient du cycle « stimulus approprié + récupération suffisante ».
Idée reçue n° 2 : Les courbatures signifient que l’entraînement est efficace. Les courbatures (DOMS) indiquent seulement que vous avez effectué une charge à laquelle vous n’êtes pas habitué, et ne sont pas synonymes de qualité d’entraînement. La plupart des séances des athlètes d’élite sont en réalité d’une intensité « assez facile pour pouvoir discuter ». C’est cette accumulation à faible stress qui est le fondement du progrès à long terme.
Idée reçue n° 3 : On peut acheter ses performances avec du matériel. Les chaussures à plaque carbone et les montres haut de gamme aident, certes, mais elles ne sont que des amplificateurs : elles amplifient vos capacités et votre discipline existantes. Sans une base d’entraînement solide, l’équipement le plus cher n’est que de la poudre aux yeux. Investir d’abord dans des connaissances d’entraînement correctes offre souvent un meilleur retour sur investissement.
Idée reçue n° 4 : On ne peut plus progresser quand on vieillit. Bien que le VO₂max diminue avec l’âge, l’économie de course et la stratégie d’allure peuvent continuer à s’optimiser. De nombreux coureurs établissent leurs records personnels après 40 ans. La clé réside dans un entraînement intelligent et une récupération adéquate, et non dans la recherche à tout prix du volume de ses jeunes années.
Idée reçue n° 5 : Avec assez de volonté, on peut tout surmonter. La volonté est une ressource précieuse mais épuisable. Miser sa réussite sur le « forcing » n’est pas durable. Mettre en place des systèmes, créer des habitudes et automatiser les comportements corrects est bien plus efficace que de lutter chaque jour contre la procrastination à coups de volonté. Comprendre cela, c’est déjà avoir gagné sur la majorité.
VI. Étapes pratiques et liste d’actions
Après avoir abordé autant de principes et de concepts, mettons maintenant le cycle nutritionnel en pratique avec des étapes concrètes et immédiatement exécutables. Voici une liste d’actions progressive. Il est recommandé de commencer par la première étape, de la réaliser réellement avant de passer à la suivante, et de ne jamais sauter d’étape pour aller plus vite.
- Auto-évaluation : Utilisez un test récent ou un résultat de course pour évaluer honnêtement votre niveau de base actuel. Sans point de départ précis, il est impossible de fixer des objectifs raisonnables.
- Définir des objectifs SMART : Les objectifs doivent être spécifiques, mesurables, atteignables, pertinents et limités dans le temps. Transformez les souhaits vagues en jalons clairs.
- Établir un plan de phase de base : Commencez par accumuler la base aérobie sur quatre à six semaines, avec une augmentation hebdomadaire du kilométrage ne dépassant pas 10 %. Intégrez les ajustements techniques liés à la périodisation du cycle nutritionnel durant cette phase.
- Introduire l’entraînement spécifique : Une fois la base solide, planifiez une à deux séances ciblées par semaine directement liées au cycle nutritionnel, le reste étant des sorties faciles.
- Mettre en place une routine de suivi : Notez chaque jour votre pouls matinal, votre sommeil, vos courbatures et vos sensations subjectives. Faites le point chaque semaine et décidez des ajustements.
- Planifier des courses de test : Toutes les quatre à six semaines, validez vos progrès avec une course de niveau B ou C, ou un test personnel, et ajustez le plan en fonction des résultats.
- Exécuter l’affûtage et la course cible : Entrez en phase d’affûtage 7 à 14 jours avant la course cible, en conservant les adaptations et en libérant la fatigue, pour donner le meilleur de vous-même lors d’une course de niveau A comme le Marathon de Taipei.
- Bilan et récupération après course : Accordez à votre corps une récupération suffisante après la course, puis faites un bilan honnête des points positifs et négatifs de ce cycle, et emportez cette expérience dans le cycle suivant.
Collez cette liste sur la première page de votre carnet d’entraînement et relisez-la au début de chaque cycle. Vous constaterez que votre entraînement devient méthodique et que vos progrès deviennent prévisibles.
Conclusion : transformer les connaissances en capital de course à long terme
Au terme de ce parcours, nous avons entièrement décortiqué les multiples facettes de la périodisation nutritionnelle du coureur — des principes physiologiques, des comparaisons de méthodes, de l’intégration de la périodisation, jusqu’aux conseils pratiques adaptés à Taïwan, aux idées reçues démystifiées et aux listes d’actions concrètes. La périodisation nutritionnelle n’est jamais un raccourci que l’on maîtrise du jour au lendemain, mais un projet de long terme qui exige patience, discipline et intelligence pour être mené à bien.
Les véritables coureurs d’élite ne sont pas nés avec un talent hors du commun ; ils savent accumuler durablement grâce à des méthodes scientifiques, écouter leur corps avec humilité, et tirer des enseignements de chaque échec et de chaque ajustement. Taïwan bénéficie d’un environnement de course exceptionnel — les berges de rivières plates, les montagnes majestueuses, un calendrier de courses dense, et une communauté de coureurs de plus en plus mature. Saisissez ces ressources et transformez les connaissances sur la périodisation nutritionnelle de l’entraînement acquises aujourd’hui en habitudes quotidiennes : votre carrière de coureur ne se résumera pas à enchaîner les records personnels, mais deviendra un voyage qui pourra durer des décennies, où vous courrez en meilleure santé et avec toujours plus de plaisir.
Alors, commencez dès votre prochaine séance d’entraînement. Enfilez vos chaussures de running, rendez-vous au lac Lantan de Chiayi ou sur tout autre parcours que vous aimez, et mettez en pratique les connaissances de cet article. Souvenez-vous : le meilleur moment pour commencer, c’est toujours maintenant. Rendez-vous sur la ligne de départ du Marathon de Taipei.
Lectures complémentaires
- Plan nutritionnel du coureur : stratégies nutritionnelles scientifiques de cyclisme des glucides et de supplémentation en protéines
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- Périodisation nutritionnelle pendant l’entraînement à la course sur route : différences entre les semaines à volume élevé et les semaines de récupération
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