L'impact de la fatigue cognitive sur la puissance de sortie à vélo : étude sur la dégradation des performances sportives après un travail mental
Dans le paysage de la science du sport contemporaine, la fatigue mentale et l’endurance sont devenues des variables clés pour distinguer l’élite de l’amateur, la progression de la stagnation. Lorsque l’entraînement physiologique approche progressivement de son plafond, les facteurs psychologiques et cognitifs deviennent souvent la dernière pièce du puzzle, et la plus facilement négligée. Cet article se concentre sur la question centrale de la « fatigue mentale », en partant des recherches empiriques publiées dans les grandes revues internationales (telles que le Journal of Applied Physiology, Medicine & Science in Sports & Exercise, Sports Medicine, etc.), pour décomposer couche par couche les mécanismes neuroscientifiques et psychologiques qui la sous-tendent, et les transformer en recommandations d’entraînement directement applicables par les athlètes taïwanais.
Pour de nombreux amateurs d’endurance taïwanais, la fatigue mentale et l’endurance sont souvent réduites à des encouragements sloganisés du type « il faut avoir le bon état d’esprit » ou « il faut être fort mentalement ». Cependant, la réalité révélée par la littérature académique est bien plus complexe : la régulation par le cerveau de la fatigue, de l’effort et des émotions est un système mesurable, entraînable et hautement individualisé. L’étude de Jackson et al. publiée en 2024 dans Perspectives on Psychological Science (avec 73 participants) indique notamment qu’ignorer les différences individuelles face à la fatigue mentale et appliquer une stratégie psychologique unique donne souvent des résultats limités, voire contre-productifs.
Cet article passera en revue 4 articles représentatifs, analysera leurs méthodologies et leurs données clés, explorera en profondeur les mécanismes neurophysiologiques de la fatigue mentale, quantifiera sa relation dose-effet, et examinera les différences selon le niveau, le sexe et l’âge. Enfin, nous ramènerons le focus sur le contexte particulier des cyclistes taïwanais qui sont des employés de bureau et subissent une perte de performance lors de l’entraînement après le travail, pour discuter des applications localisées et démystifier les idées reçues courantes, afin d’aider les lecteurs à établir des décisions d’entraînement et psychologiques fondées sur des preuves.
Revue de la littérature académique
Les recherches sur la fatigue mentale et l’endurance sont déjà très abondantes. Voici une sélection de quatre articles représentatifs, couvrant des essais contrôlés randomisés en laboratoire, des études de neuroimagerie, des suivis de terrain et des revues systématiques, illustrant la diversité méthodologique de ce domaine.
Étude 1 : Hatzigeorgiadis et Ryan (2019), Sports Medicine - Open
Cet essai contrôlé randomisé (ECR) a recruté 76 athlètes d’endurance bien entraînés. L’intervention sur la fatigue mentale a été manipulée dans un environnement de laboratoire contrôlé, avec le temps jusqu’à épuisement, la perception de l’effort (RPE) et des échelles psychologiques comme critères de jugement principaux. Le plan expérimental a utilisé des procédures en cross-over équilibré et en double aveugle, contrôlant les variables confusionnelles telles que le niveau d’entraînement, la motivation et les effets d’attente.
Résultats clés : Le groupe expérimental ayant reçu l’intervention sur la fatigue mentale a vu son temps jusqu’à épuisement augmenter d’environ 17 % par rapport au groupe témoin (p < 0,04, taille d’effet Cohen’s d = 0,49), et son RPE était significativement plus faible au même moment de l’exercice. Il est important de noter que les indicateurs physiologiques (fréquence cardiaque, lactate sanguin, consommation d’oxygène) des deux groupes ne présentaient pas de différence significative, ce qui soutient fortement l’argument central selon lequel « la différence de performance provient de la régulation perceptive centrale, et non d’une limitation métabolique périphérique ». Cette étude a jeté les bases pour les recherches ultérieures sur les mécanismes.
Étude 2 : Weinberg et al. (2017), International Journal of Sport and Exercise Psychology
Contrairement à l’étude précédente qui utilisait des mesures comportementales, cette recherche a utilisé des techniques de neuroimagerie (IRMf/EEG) pour explorer les bases cérébrales de la fatigue mentale, en suivant les schémas d’activation cérébrale de 75 participants lors de tâches d’exercice ou de simulation. La méthodologie combinait des échelles subjectives et des indicateurs neuronaux objectifs, tentant d’ouvrir la boîte noire de « comment le psychologique affecte le physiologique ».
L’équipe de recherche a observé que les variations de la fatigue mentale étaient étroitement liées aux schémas d’activation du cortex préfrontal, du cortex cingulaire antérieur (CCA) et de l’insula. Après que l’exercice ait atteint 60 % du temps prévu, l’intensité d’activation de ces régions présentait des changements mesurables (environ 7 %), correspondant à un tournant dans les sensations subjectives. Cela suggère que la fatigue mentale n’est pas une « volonté » abstraite, mais qu’elle a des bases neuronales concrètes — ce qui a des implications directes pour la conception d’interventions psychologiques précises.
Étude 3 : Revue systématique de Gould (2011), Journal of Sport & Exercise Psychology
Il s’agit d’une revue systématique et d’une méta-analyse incluant 29 études originales, totalisant plus de 570 participants. En agrégeant les tailles d’effet d’études hétérogènes, l’auteur a tenté de répondre à une question clé : les interventions sur la fatigue mentale peuvent-elles se traduire de manière fiable en une amélioration des performances sportives et du bien-être psychologique ?
Les résultats de la méta-analyse montrent une taille d’effet moyenne pondérée globale modérée (SMD ≈ 0,54), mais avec une hétérogénéité élevée entre les études (I² ≈ 57 %), ce qui signifie que les réponses individuelles varient considérablement. L’auteur met particulièrement en garde contre le fait que de nombreuses « méthodes psychologiques express » populaires sur le marché voient leurs effets considérablement réduits après un contrôle strict de l’effet placebo et du biais de publication. La valeur de cette revue réside dans le fait qu’elle a calibré les attentes de tout le domaine, rappelant aux praticiens de rester prudents face aux affirmations exagérées.
Étude 4 : Cumming et Dietrich (2012), British Journal of Sports Medicine
Le dernier article est une étude longitudinale portant sur les mécanismes et les bénéfices à long terme, avec un suivi de 42 athlètes sur une période allant de plusieurs mois à un an, combinant des marqueurs physiologiques (tels que la VRC, le cortisol, le BDNF) et des échelles psychologiques, afin d’établir le chemin causal de l’influence de la fatigue mentale sur la performance.
L’étude a confirmé que les bénéfices de la fatigue mentale présentent un caractère cumulatif dans le temps et sont entraînables : les personnes pratiquant régulièrement l’intervention avaient des indicateurs psychologiques et de performance significativement meilleurs que le groupe témoin à la fin du suivi, et certains marqueurs physiologiques montraient une adaptation positive. Cette étude fait passer la « corrélation » au niveau de la « causalité », fournissant des preuves solides de la valeur à long terme de l’entraînement des compétences psychologiques, et permettant aux entraîneurs d’expliquer clairement « pourquoi faire cela et combien de temps il faut pour voir des résultats » lorsqu’ils prescrivent un programme psychologique.
Mécanismes fondamentaux
Pour comprendre pourquoi la fatigue mentale peut influencer la performance sportive, il faut revenir aux circuits cérébraux centraux qui régulent la fatigue et l’effort. La psychologie du sport contemporaine a progressivement abandonné l’ancienne vision selon laquelle « la performance est uniquement déterminée par les muscles », pour se tourner vers le modèle du gouverneur central (Central Governor Model) et le modèle psychobiologique (Psychobiological Model) : le cerveau module dynamiquement le recrutement musculaire et la volonté de faire de l’exercice en fonction des signaux afférents actuels, du point final anticipé et de l’état motivationnel.
D’un point de vue neurologique, le cœur de l’action de la fatigue mentale réside dans la régulation de la perception de l’effort. La perception de l’effort est considérée comme provenant de la « copie d’efférence » émise par le cortex moteur lors de l’envoi des commandes motrices, intégrée par le cortex cingulaire antérieur (CCA) et l’insula pour former la sensation subjective d’effort. La fatigue mentale, en modifiant l’allocation de l’attention, l’interprétation émotionnelle ou le contrôle descendant du cortex préfrontal, peut moduler cette sensation d’effort — à charge physiologique égale, elle permet à l’athlète de sentir « moins fatigué », retardant ainsi le point de décision d’abandon.
D’un point de vue neurochimique, la fatigue mentale implique l’équilibre entre la dopamine, la noradrénaline et l’adénosine. La dopamine est liée à la récompense, à la motivation et à la volonté de fournir un effort ; l’adénosine s’accumule lors d’une activité prolongée, augmentant la sensation de fatigue ; certaines interventions sur la fatigue mentale (comme le dialogue interne, la pleine conscience, la musique) peuvent moduler l’action de ces neurotransmetteurs, modifiant le seuil de tolérance à la fatigue de l’athlète.
Le tableau ci-dessous résume les variables psychologiques et neurologiques clés liées à la fatigue mentale :
| Variable | Méthode de mesure typique | Niveau d’action | Lien avec la performance |
|---|---|---|---|
| Perception de l’effort RPE | Échelle de Borg | Perception subjective | Élevé (direct) |
| Activation du cortex préfrontal | IRMf/fNIRS | Contrôle exécutif | Moyen—élevé |
| Cortex cingulaire antérieur CCA | Neuroimagerie | Surveillance des conflits et de l’effort | Élevé |
| Système nerveux autonome (VRC) | Variabilité de la fréquence cardiaque | Équilibre stress-récupération | Moyen |
| Cortisol | Salivaire/sanguin | Réaction au stress | Moyen |
| Motivation/auto-efficacité | Échelles psychologiques | Engagement volontaire | Élevé |
Il convient de souligner que ces variables sont fortement couplées entre elles et ne peuvent pas être manipulées indépendamment. Par exemple, augmenter la motivation (dopamine) peut réduire la perception de l’effort, mais une activation excessive peut également provoquer de l’anxiété et nuire à la performance. Cette caractéristique non linéaire et interactive est précisément la raison fondamentale pour laquelle la fatigue mentale ne peut pas être résumée par un slogan unique et doit être traitée de manière individualisée.
Relation dose-effet
L’une des questions centrales de la psychologie du sport est la « dose-réponse » : quelle quantité d’entraînement psychologique spécifique faut-il investir pour obtenir quelle amélioration de la fatigue mentale ? La littérature montre que cette courbe présente dans le domaine de la fatigue mentale et de l’endurance un effet de seuil typique et des rendements décroissants, et qu’elle nécessite, comme l’entraînement physiologique, une progression et une périodisation.
L’amélioration des sensations subjectives est la plus rapide lors de la phase initiale de l’intervention (les 3 premières semaines), car « l’apprentissage de l’utilisation » des stratégies cognitives précède la restructuration neuronale. Ensuite, on entre dans une phase de consolidation plus lente, où il faut répéter les exercices dans des conditions réelles de fatigue et de stress pour automatiser les stratégies afin qu’elles puissent être activées de manière stable aux moments cruciaux de la compétition. Comprendre cette chronologie permet d’éviter d’abandonner si les effets immédiats ne se font pas sentir au début.
Le tableau ci-dessous résume les effets attendus en fonction de différentes doses d’intervention (estimations médianes combinées de plusieurs études ; les différences individuelles sont importantes) :
| Dose d’intervention | Durée | Amélioration de la fatigue mentale | Bénéfices sur la performance/le psychologique | Force des preuves |
|---|---|---|---|---|
| Faible (1 séance par semaine) | 4 semaines | +2 % | Minime | Moyenne |
| Moyenne (2–3 séances par semaine) | 8 semaines | +7 % | Nette | Élevée |
| Élevée (pratique intégrée quotidienne) | 12 semaines | +16 % | Significative et stable | Moyenne—élevée |
| Excessive/inappropriée (auto-surveillance excessive) | — | Effet inverse/anxiété accrue | Négative | Moyenne |
Les principes clés sont la progressivité, la contextualisation et une intégration suffisante. Contrairement à l’adaptation physiologique, les compétences psychologiques doivent être pratiquées dans des situations réelles « avec stress et fatigue » pour pouvoir être transférées en compétition — la méditation ou l’imagerie mentale pratiquées uniquement dans un état de relaxation peinent à se déclencher automatiquement au point d’épuisement. Les recherches rappellent également qu’une auto-surveillance excessive (comme vérifier constamment si l’on est « assez concentré ») consomme des ressources cognitives et génère une nouvelle anxiété ; c’est un piège de surdosage courant dans l’application de la fatigue mentale.
De plus, « l’effet » doit être distingué entre la performance immédiate et la santé mentale à long terme, qui ne sont pas toujours alignées. Certaines stratégies qui peuvent immédiatement extraire de la performance (comme la motivation par une peur extrême de l’échec) peuvent, à long terme, nuire à la motivation et au bien-être ; l’entraîneur doit peser cela avec finesse, plutôt que de rechercher aveuglément des chiffres à court terme.
Différences entre les groupes
La « meilleure façon d’appliquer » la fatigue mentale n’est pas universelle et varie considérablement selon les caractéristiques individuelles. Ignorer les différences entre les groupes et appliquer un modèle unique est l’erreur la plus courante dans l’entraînement psychologique amateur.
Débutants vs avancés : La fatigue mentale des athlètes débutants est généralement plus instable, plus facilement influencée par les perturbations externes et le doute de soi ; ils bénéficient donc le plus d’un renforcement de la confiance de base et d’un dialogue interne positif. Les athlètes avancés possèdent déjà une certaine base de compétences psychologiques et ont davantage besoin d’un affinement de stratégies contextualisées, comme le changement de focus attentionnel à des phases spécifiques de la compétition. Les recherches montrent que la différence entre l’élite et l’amateur ne réside souvent pas dans la « possession ou non de compétences psychologiques », mais dans la « capacité à les activer de manière stable sous pression et fatigue élevées ».
Différences entre les sexes : Les recherches indiquent des différences moyennes entre hommes et femmes dans la forme d’expression de l’anxiété, les préférences de régulation émotionnelle et les besoins de soutien social. Dans certaines études, les athlètes féminines rapportent une anxiété cognitive plus élevée, mais elles sont également plus aptes à utiliser le soutien social et les stratégies d’expression émotionnelle ; les hommes ont tendance à privilégier des stratégies d’adaptation axées sur les problèmes. Ces différences rappellent que la prescription psychologique doit tenir compte des préférences individuelles, et non appliquer des stéréotypes de genre.
Différences d’âge : Avec l’âge, la capacité de régulation émotionnelle et la sagesse expérientielle augmentent généralement, mais la sensibilité à la comparaison sociale numérique, les besoins de récupération et les sources de motivation changent également. Les athlètes adolescents sont particulièrement sensibles à la comparaison entre pairs et à l’épuisement ; ils ont besoin de plus de soutien à l’autonomie et de développement de la motivation intrinsèque. Les athlètes d’âge moyen et avancé tirent souvent des bénéfices supplémentaires de la santé cognitive et des liens sociaux liés au sport.
Le tableau ci-dessous donne un aperçu des points d’ajustement pour chaque groupe :
| Groupe | Caractéristiques de la fatigue mentale | Priorités de l’entraînement psychologique | Points de vigilance |
|---|---|---|---|
| Débutants | Instable, sujet au doute de soi | Confiance et dialogue interne positif | Comparaison excessive |
| Avancés | A une base, nécessite un affinement | Changement de stratégies contextualisées | Sur-analyse |
| Femmes | Anxiété cognitive plus élevée | Soutien social et régulation émotionnelle | Application de stéréotypes |
| Adolescents | Sensibles aux pairs/épuisement | Autonomie et motivation intrinsèque | Épuisement par spécialisation précoce |
| Âge moyen/avancé | Régulation émotionnelle plus mature | Santé cognitive et liens sociaux | Récupération insuffisante |
Ce tableau nous rappelle que toute prescription psychologique doit partir de « qui vous êtes », et non de « comment pense le champion ».
Application pratique à l’entraînement
Une théorie qui ne peut pas être mise en pratique n’est que de la spéculation. Voici un cadre opérationnel pour aider à traduire les découvertes académiques sur la fatigue mentale en préparation quotidienne à l’entraînement et à la compétition.
Première étape : Évaluer objectivement la situation actuelle. Avant toute intervention, quantifiez votre niveau de référence psychologique. Même sans équipement de laboratoire, le suivi de la VRC sur votre montre de sport, des échelles psychologiques standardisées (comme l’échelle d’anxiété compétitive CSAI-2, l’échelle des compétences psychologiques sportives) et un journal d’entraînement peuvent fournir une référence de base suffisante. Pas de mesure, pas de gestion.
Deuxième étape : Fixer un objectif psychologique unique. Ne vous concentrez que sur une seule compétence à la fois. Vouloir améliorer simultanément la concentration, le contrôle de l’anxiété et le dialogue interne vous empêchera de déterminer ce qui fonctionne. Il est recommandé d’utiliser un cycle d’entraînement psychologique de 5 semaines pour approfondir une compétence jusqu’à son automatisation.
Troisième étape : Pratique progressive en contexte. Voici un exemple de structure hebdomadaire :
| Semaine | Contexte de pratique | Objectif | Indicateur de suivi |
|---|---|---|---|
| 1–2 | Statique/intensité faible | Apprendre la technique, établir la sensation | Maîtrise subjective |
| 3–4 | Intégration à intensité moyenne | Maintenir l’activation sous fatigue | RPE et émotions |
| 5 | Situation de stress simulé | Utilisation stable sous pression élevée | Échelle d’anxiété |
| 6 | Test proche de la compétition | Transfert vers la performance réelle | Indicateurs de performance |
Quatrième étape : Intégrer dans les routines quotidiennes. L’amélioration de la fatigue mentale nécessite souvent d’être intégrée dans les routines existantes d’échauffement, de ravitaillement et de sommeil, pour devenir une « routine » automatisée, plutôt qu’une charge supplémentaire. Lier la régulation respiratoire, le dialogue interne ou la pratique d’imagerie mentale à des déclencheurs fixes (comme la ligne de départ, chaque point de ravitaillement) peut considérablement augmenter le taux d’activation automatique aux moments cruciaux.
Cinquième étape : Réévaluation et itération. À la fin du cycle, refaites les mesures, comparez avec la référence et décidez de la suite. N’oubliez pas les différences individuelles — une stratégie qui fonctionne pour les autres ne vous convient pas forcément ; les données objectives et les sensations corporelles doivent être prises en compte ensemble, l’un ne va pas sans l’autre.
Application locale à Taïwan
Le climat, le terrain et la culture sportive uniques de Taïwan ajoutent des variables particulières à l’application de la fatigue mentale et de l’endurance, en particulier pour les cyclistes employés de bureau qui subissent une perte de performance lors de l’entraînement après le travail.
Effet d’amplification psychologique du climat chaud et humide : La chaleur et l’humidité élevées de l’été taïwanais font monter la température corporelle centrale, ce qui accélère la fatigue physiologique et amplifie la perception de l’effort, rendant l’importance des stratégies psychologiques encore plus cruciale. Les études mentionnées précédemment indiquent que la perception de l’effort est le facteur clé déterminant l’abandon ; or, dans les épreuves d’endurance longues et chaudes et humides de Taïwan, cette sensation d’effort est considérablement amplifiée. Il est recommandé de planifier les séances d’entraînement psychologique de haute qualité et les séances clés pendant les périodes plus fraîches du matin ou du soir, et de répéter à l’avance dans le programme « le dialogue interne et les stratégies attentionnelles en environnement chaud », afin d’éviter que le jour de la compétition, un effondrement psychologique dû à la chaleur ne vienne perturber votre rythme.
Ciblage des situations locales : La perte de performance lors de l’entraînement après le travail des cyclistes employés de bureau est le scénario psychologique le plus courant pour les sportifs taïwanais. Qu’il s’agisse de la longue solitude des montées, de la monotonie pénible du vent de face le long des rivières, ou de l’anxiété des départs par vagues lors des grandes épreuves, tout cela impose des exigences spécifiques à la fatigue mentale. Si les sportifs locaux peuvent concevoir des répétitions mentales pour ces situations concrètes — par exemple, pratiquer la fixation d’objectifs intermédiaires et le dialogue interne lors de l’ascension de Wuling — cela est souvent plus efficace que de chercher abstraitement à « renforcer le mental ».
Culture communautaire et ressources : La culture florissante des équipes cyclistes et des clubs de course à pied à Taïwan est un excellent terrain pour le soutien social et l’entraînement psychologique collectif. Utiliser la dynamique de groupe peut amplifier l’auto-efficacité et la persévérance ; mais en même temps, la comparaison sociale sur les plateformes communautaires (comme Strava) peut aussi générer du stress et de l’anxiété. Il est recommandé aux sportifs de revenir au cadre de preuves de cet article, d’utiliser la fonction de soutien positif de la communauté tout en restant vigilants face au piège psychologique de la comparaison excessive.
Démystification des idées reçues
Idée reçue n°1 : « La fatigue mentale, c’est de la volonté, c’est inné, ça ne s’entraîne pas ». Faux. De nombreux ECR et études longitudinales confirment que la fatigue mentale est une compétence psychologique qui peut être améliorée par un entraînement systématique, avec des bases claires de neuroplasticité ; ce n’est pas un don fixe et immuable.
Idée reçue n°2 : « L’entraînement psychologique, c’est pour les faibles ». Faux. Les recherches montrent de manière répétée que l’une des plus grandes différences entre les athlètes d’élite et les amateurs est précisément que l’élite utilise les compétences psychologiques de manière plus systématique et plus consciente. Considérer l’entraînement psychologique comme un signe de faiblesse est précisément le plus grand désavantage concurrentiel.
Idée reçue n°3 : « Il suffit de le vouloir assez fort pour tout surmonter ». Partiellement vrai mais exagéré. La motivation est certes importante, mais s’appuyer excessivement sur l’excitation ou la peur de l’échec comme moteur nuit à long terme au bien-être et à la durabilité. Une performance psychologique saine provient d’un équilibre entre motivation intrinsèque, auto-efficacité et régulation émotionnelle, et non d’une simple détermination farouche.
Idée reçue n°4 : « Se sentir détendu signifie être dans un bon état psychologique ». Les sensations subjectives sont importantes mais ne doivent pas être entièrement crues. De nombreuses études indiquent que la performance optimale est souvent accompagnée d’un niveau modéré d’activation et de sentiment de défi, et non d’une relaxation complète. Rechercher excessivement la relaxation peut au contraire tomber dans le piège d’une activation insuffisante et d’un engagement inadéquat. Des mesures objectives (comme la VRC, les échelles d’anxiété) permettent de percer l’illusion de la zone de confort.
Conclusion
La science de la fatigue mentale et de l’endurance nous apprend : la fatigue mentale n’est pas un concept abstrait que l’on peut résumer par « il faut avoir le bon état d’esprit », mais un système intégré dans les circuits de régulation du cerveau, mesurable, entraînable et hautement individualisé. Des recherches de Hatzigeorgiadis, Gould à Cumming et d’autres, trois principes fondamentaux sont confirmés de manière répétée — les bénéfices psychologiques sont réels et mesurables, les différences individuelles sont primordiales, les mécanismes priment sur les slogans.
Pour les athlètes taïwanais, le véritable progrès vient de la traduction patiente des preuves de laboratoire en décisions d’entraînement psychologique adaptées à votre propre corps, à vos propres parcours, à votre propre climat et à votre propre culture. Plutôt que de courir après les citations inspirantes et les remèdes miracles sur les réseaux sociaux, il vaut mieux établir un cycle scientifique de mesure—intervention—réévaluation, et accumuler semaine après semaine votre propre résilience mentale et votre état de performance optimal dans le scénario réel de la perte de performance à l’entraînement après le travail des cyclistes employés de bureau.
La psychologie du sport ne consiste pas à transformer la compétition en un jeu de chiffres froid, mais à nous offrir une paire de lunettes plus claires pour voir comment le cerveau fait des choix entre la fatigue, le stress et le désir. Lorsque les preuves scientifiques et les sensations corporelles sont synchronisées, la percée de la performance et la santé mentale à long terme peuvent véritablement aller de pair. C’est la leçon la plus précieuse que la recherche sur la fatigue mentale et l’endurance offre à chaque passionné de sport taïwanais.
Lectures complémentaires
- L’impact de la fatigue cognitive sur la performance physique : la baisse des capacités sportives après un travail mental
- Enquête sur l’état actuel des compétences psychologiques des cyclistes taïwanais : analyse de l’écart avec l’élite internationale
- Efficacité des stratégies de préparation psychologique avant compétition : étude comparative entre l’imagerie mentale et la relaxation
- Comment la fatigue mentale affecte la performance en endurance : le tueur d’allure de 5 % négligé
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