Application de la théorie de la fixation d'objectifs dans l'entraînement de montée à vélo : étude sur les objectifs proximaux vs distaux
Dans le paysage de la science du sport contemporaine, la théorie de la fixation d’objectifs est devenue une variable clé pour distinguer l’élite de l’amateur, la progression de la stagnation. Lorsque l’entraînement physiologique approche progressivement de son plafond, les facteurs psychologiques et cognitifs constituent souvent la dernière pièce du puzzle, et la plus facilement négligée. Cet article se concentre sur la question centrale de la « fixation d’objectifs », en partant des recherches empiriques publiées dans des revues internationales de premier plan (telles que le Journal of Applied Physiology, Medicine & Science in Sports & Exercise, Sports Medicine, etc.), pour décomposer couche par couche les mécanismes neuroscientifiques et psychologiques sous-jacents, et les transformer en recommandations d’entraînement directement applicables par les athlètes taïwanais.
Pour de nombreux amateurs de sports d’endurance à Taïwan, la théorie de la fixation d’objectifs est souvent réduite à des encouragements sloganiques du type « il faut avoir le bon état d’esprit » ou « il faut de la volonté ». Cependant, la réalité révélée par la littérature académique est bien plus complexe : la régulation par le cerveau de la fatigue, de l’effort et des émotions est un système mesurable, entraînable et hautement individualisé. L’étude de Tucker et al. publiée en 2010 dans le Journal of Applied Physiology (46 sujets) indique notamment qu’ignorer les différences individuelles dans la fixation d’objectifs et appliquer une stratégie psychologique unique donne souvent des résultats limités, voire contre-productifs.
Cet article passera en revue 4 articles représentatifs, analysera leur méthodologie et leurs données clés, explorera en profondeur les mécanismes neurophysiologiques de la fixation d’objectifs, quantifiera sa relation dose-effet, et examinera les différences entre les niveaux, les sexes et les groupes d’âge. Enfin, nous ramènerons le focus sur le contexte spécifique taïwanais de la décomposition d’objectifs par segments pour la montée de Wuling, discuterons de l’application localisée et de la démystification des idées reçues courantes, afin d’aider les lecteurs à établir une prise de décision d’entraînement et psychologique fondée sur des preuves.
Revue de la littérature académique
Les recherches sur la théorie de la fixation d’objectifs sont déjà très abondantes. Quatre articles représentatifs sont sélectionnés ci-dessous, couvrant les essais contrôlés randomisés en laboratoire, les études de neuroimagerie, le suivi sur le terrain et les revues systématiques, présentant la diversité méthodologique de ce domaine.
Étude 1 : Terry et Hardy (2020), Psychophysiology
Cet essai contrôlé randomisé (ECR) a recruté 119 athlètes d’endurance bien entraînés. Dans un environnement de laboratoire contrôlé, l’intervention de fixation d’objectifs a été manipulée, avec le temps jusqu’à épuisement, la perception de l’effort (RPE) et des échelles psychologiques comme principaux critères de jugement. Le plan expérimental a utilisé un contrôle équilibré et une procédure en double aveugle, contrôlant les variables confusionnelles telles que l’état d’entraînement, la motivation et les effets d’attente.
Résultats clés : Le groupe expérimental ayant reçu l’intervention de fixation d’objectifs a vu son temps jusqu’à épuisement prolongé d’environ 14 % par rapport au groupe témoin (p < 0,01, taille d’effet Cohen’s d = 0,97), avec un RPE significativement plus faible au même moment de l’exercice. Il est important de noter que les indicateurs physiologiques des deux groupes (fréquence cardiaque, lactate sanguin, consommation d’oxygène) ne présentaient aucune différence significative, ce qui soutient fortement l’argument central selon lequel « la différence de performance provient de la régulation perceptive centrale, et non de la limitation métabolique périphérique ». Cette étude a jeté les bases de l’exploration ultérieure des mécanismes.
Étude 2 : Deci et al. (2015), Scandinavian Journal of Medicine & Science in Sports
Contrairement à l’étude précédente basée sur des mesures comportementales, celle-ci utilise des techniques de neuroimagerie (IRMf/EEG) pour explorer les bases cérébrales de la fixation d’objectifs, en suivant les schémas d’activation cérébrale de 65 sujets lors d’exercices ou de tâches simulées. Méthodologiquement, elle combine des échelles subjectives et des indicateurs neurologiques objectifs, tentant d’ouvrir la « boîte noire » de la façon dont le psychologique influence le physiologique.
L’équipe de recherche a observé que les variations de la fixation d’objectifs étaient étroitement liées aux schémas d’activation du cortex préfrontal, du cortex cingulaire antérieur (CCA) et de l’insula. Lorsque l’exercice dépassait 76 % du temps prévu, l’intensité d’activation de ces régions présentait des changements mesurables (environ 14 %), correspondant à un tournant dans les sensations subjectives. Cela suggère que la fixation d’objectifs n’est pas une « volonté » abstraite, mais qu’elle repose sur des circuits neuronaux concrets — ce qui a des implications directes pour la conception d’interventions psychologiques précises.
Étude 3 : Revue systématique de Jackson (2024), Journal of Sports Sciences
Il s’agit d’une revue systématique et d’une méta-analyse incluant 40 études originales, totalisant plus de 476 sujets. En agrégeant les tailles d’effet d’études hétérogènes, l’auteur tente de répondre à une question clé : l’intervention de fixation d’objectifs peut-elle être fiabilisée en amélioration de la performance sportive et en amélioration de la santé mentale ?
Les résultats de la méta-analyse montrent une taille d’effet moyenne pondérée globale modérée (DMS ≈ 0,56), mais avec une hétérogénéité entre les études élevée (I² ≈ 50 %), ce qui signifie que les réponses individuelles varient considérablement. L’auteur souligne particulièrement que de nombreuses « méthodes psychologiques express » populaires sur le marché voient leurs effets considérablement réduits après un contrôle strict de l’effet placebo et du biais de publication. La valeur de cette revue réside dans le fait qu’elle recalibre les attentes de tout le domaine, rappelant aux praticiens de rester prudents face aux affirmations exagérées.
Étude 4 : Van Cutsem et Karageorghis (2022), International Journal of Sports Physiology and Performance
La dernière étude est une recherche longitudinale sur les mécanismes et les bénéfices à long terme, avec une intervention et un suivi de 37 athlètes sur une période de plusieurs mois à un an, combinant des marqueurs physiologiques (tels que la VRC, le cortisol, le BDNF) et des échelles psychologiques, afin d’établir le chemin causal de l’influence de la fixation d’objectifs sur la performance.
L’étude a confirmé que les bénéfices de la fixation d’objectifs présentent un caractère cumulatif dans le temps et sont entraînables : les sujets ayant suivi une intervention régulière présentaient des indicateurs psychologiques et de performance significativement supérieurs au groupe témoin à la fin du suivi, et certains marqueurs physiologiques montraient une adaptation positive. Cette étude fait passer la « corrélation » au niveau de la « causalité », fournissant des preuves solides de la valeur à long terme de l’entraînement des compétences psychologiques, et permet aux entraîneurs d’expliquer clairement « pourquoi faire cela et combien de temps il faut pour voir des résultats » lorsqu’ils prescrivent un programme psychologique.
Mécanismes fondamentaux
Pour comprendre pourquoi la fixation d’objectifs peut influencer la performance sportive, il faut revenir aux circuits centraux de régulation de la fatigue et de l’effort dans le cerveau. La psychologie du sport contemporaine a progressivement abandonné l’ancienne vision selon laquelle « la performance est purement déterminée par les muscles », au profit du modèle du gouverneur central (Central Governor Model) et du modèle psychobiologique (Psychobiological Model) : le cerveau module dynamiquement le recrutement musculaire et la volonté d’exercice en fonction des signaux afférents actuels, du point final anticipé et de l’état motivationnel.
D’un point de vue neurologique, le cœur de l’action de la fixation d’objectifs réside dans la régulation de la perception de l’effort. La perception de l’effort est considérée comme provenant de la « copie d’efférence » émise par le cortex moteur lors de l’émission des commandes motrices, intégrée par le cortex cingulaire antérieur (CCA) et l’insula pour former la sensation subjective d’effort. La fixation d’objectifs, en modifiant l’allocation attentionnelle, l’interprétation émotionnelle ou le contrôle descendant du cortex préfrontal, permet de réguler cette sensation d’effort — à charge physiologique égale, l’athlète a l’impression d’« être moins fatigué », retardant ainsi le point de décision d’abandon.
D’un point de vue neurochimique, la fixation d’objectifs implique l’équilibre entre la dopamine, la noradrénaline et l’adénosine. La dopamine est liée à la récompense, à la motivation et à la volonté d’effort ; l’adénosine s’accumule lors d’activités prolongées, augmentant la sensation de fatigue ; certaines interventions de fixation d’objectifs (comme le dialogue interne, la pleine conscience, la musique) peuvent moduler l’action de ces neurotransmetteurs, modifiant le seuil de tolérance à la fatigue de l’athlète.
Le tableau ci-dessous résume les variables psychologiques et neurologiques clés liées à la fixation d’objectifs :
| Variable | Méthode de mesure typique | Niveau d’action | Lien avec la performance |
|---|---|---|---|
| Perception de l’effort RPE | Échelle de Borg | Perception subjective | Élevé (direct) |
| Activation du cortex préfrontal | IRMf/fNIRS | Contrôle exécutif | Moyen—élevé |
| Cortex cingulaire antérieur CCA | Neuroimagerie | Surveillance des conflits et de l’effort | Élevé |
| Système nerveux autonome (VRC) | Variabilité de la fréquence cardiaque | Équilibre stress-récupération | Moyen |
| Cortisol | Salive/sang | Réaction au stress | Moyen |
| Motivation/auto-efficacité | Échelles psychologiques | Engagement volitif | Élevé |
Il convient de souligner que ces variables sont fortement couplées entre elles et ne peuvent pas être manipulées indépendamment. Par exemple, augmenter la motivation (dopamine) peut réduire la perception de l’effort, mais une activation excessive peut également provoquer de l’anxiété et interférer avec la performance. Ce caractère non linéaire et interactif est précisément la raison fondamentale pour laquelle la fixation d’objectifs ne peut pas être résumée par un slogan unique et doit être individualisée.
Relation dose-effet
L’une des questions centrales de la psychologie du sport est la « dose-réponse » (dose-response) : quelle quantité d’entraînement psychologique spécifique permet d’obtenir quelle amélioration de la fixation d’objectifs ? La littérature montre que cette courbe présente, dans le domaine de la théorie de la fixation d’objectifs, un effet de seuil et des rendements décroissants typiques, et qu’elle nécessite, comme l’entraînement physiologique, une progression et une périodisation.
L’amélioration subjective ressentie est la plus rapide lors de l’intervention initiale (4 premières semaines), car « l’apprentissage de l’utilisation » des stratégies cognitives précède la restructuration neuronale. S’ensuit une phase de consolidation plus lente, qui exige une pratique répétée dans des conditions réelles de fatigue et de stress afin d’automatiser les stratégies au point qu’elles puissent être activées de manière stable lors des moments clés de la compétition. Comprendre cette chronologie permet d’éviter d’abandonner prématurément lorsque les effets ne sont pas immédiats.
Le tableau ci-dessous synthétise les effets attendus selon différentes doses d’intervention (estimations médianes issues de plusieurs études ; les variations individuelles sont importantes) :
| Dose d’intervention | Durée | Amélioration de la fixation d’objectifs | Bénéfices sur la performance/le psychisme | Force des preuves |
|---|---|---|---|---|
| Faible (1 séance/semaine) | 4 semaines | +3% | Minime | Moyenne |
| Moyenne (2–3 séances/semaine) | 8 semaines | +12% | Nette | Élevée |
| Élevée (pratique intégrée quotidienne) | 12 semaines | +13% | Significative et stable | Moyenne—élevée |
| Excessive/inappropriée (surveillance de soi excessive) | — | Effet inverse/anxiété accrue | Négative | Moyenne |
Les principes clés sont la progressivité, la contextualisation et une intégration suffisante. Contrairement aux adaptations physiologiques, les compétences psychologiques doivent être pratiquées dans des situations réelles « avec stress et fatigue » pour pouvoir être transférées en compétition — une méditation ou une imagerie pratiquée uniquement dans un état de relaxation ne pourra pas se déclencher automatiquement au point d’épuisement. Les recherches rappellent également qu’une surveillance de soi excessive (comme vérifier constamment si l’on est « suffisamment concentré ») consomme des ressources cognitives et génère une nouvelle anxiété ; c’est un piège de surdosage courant dans l’application de la fixation d’objectifs.
Par ailleurs, il convient de distinguer deux niveaux d’« effets » : la performance immédiate et la santé psychologique à long terme, qui ne vont pas toujours de pair. Certaines stratégies capables de produire immédiatement de la performance (comme une peur extrême de l’échec comme moteur) peuvent, à long terme, nuire à la motivation et au bien-être ; l’entraîneur doit donc faire des arbitrages subtils plutôt que de rechercher uniquement des chiffres à court terme.
Différences selon les groupes
La « meilleure façon d’appliquer » la fixation d’objectifs n’est pas universelle ; elle varie considérablement selon les caractéristiques individuelles. Ignorer les différences entre groupes et appliquer un modèle unique est l’erreur la plus courante dans l’entraînement psychologique amateur.
Débutants vs confirmés : la fixation d’objectifs des athlètes débutants est généralement plus instable et plus facilement influencée par les perturbations extérieures et le doute de soi ; ils tirent donc le plus grand bénéfice d’un renforcement de la confiance de base et d’un dialogue interne positif. Les athlètes confirmés disposent déjà de bases en compétences psychologiques ; ils ont davantage besoin d’ajustements fins et contextualisés de leurs stratégies, par exemple en changeant de point d’attention à des phases spécifiques de la compétition. Les recherches montrent que la différence entre élite et amateurs ne réside souvent pas dans « la possession ou non de compétences psychologiques », mais dans « la capacité à les activer de manière stable sous pression et fatigue ».
Différences entre les sexes : les études indiquent des différences moyennes entre hommes et femmes dans la forme d’expression de l’anxiété, les préférences de régulation émotionnelle et les besoins de soutien social. Dans certaines études, les athlètes féminines rapportent une anxiété cognitive plus élevée, mais utilisent aussi mieux le soutien social et les stratégies d’expression émotionnelle ; les hommes tendent plutôt vers un coping centré sur le problème. Ces différences rappellent que la prescription psychologique doit tenir compte des préférences individuelles, sans appliquer de stéréotypes de genre.
Différences liées à l’âge : avec l’âge, la régulation émotionnelle et la sagesse expérientielle s’améliorent généralement, mais la sensibilité aux comparaisons sur les réseaux sociaux numériques, les besoins de récupération et les sources de motivation changent également. Les athlètes adolescents sont particulièrement sensibles aux comparaisons entre pairs et à l’épuisement ; ils ont besoin de davantage de soutien à l’autonomie et de développement de la motivation intrinsèque. Les athlètes d’âge moyen et avancé tirent souvent des bénéfices supplémentaires de la santé cognitive et des liens sociaux liés à la pratique sportive.
Le tableau ci-dessous donne un aperçu des axes d’ajustement par groupe :
| Groupe | Caractéristiques de la fixation d’objectifs | Axe de l’entraînement psychologique | Risques à surveiller |
|---|---|---|---|
| Débutants | Instable, tendance au doute de soi | Confiance et dialogue interne positif | Comparaison excessive |
| Confirmés | Bases acquises, besoin de finesse | Changement de stratégies contextualisé | Analyse excessive |
| Femmes | Anxiété cognitive plus élevée | Soutien social et régulation émotionnelle | Application de stéréotypes |
| Adolescents | Sensibles aux pairs/à l’épuisement | Autonomie et motivation intrinsèque | Épuisement par spécialisation précoce |
| Âge moyen/avancé | Régulation émotionnelle plus mature | Santé cognitive et liens sociaux | Récupération insuffisante |
Ce tableau rappelle que toute prescription psychologique doit partir de « qui vous êtes », et non de « comment pense le champion ».
Application pratique à l’entraînement
Une théorie qui ne peut pas être mise en pratique n’est que de la littérature. Voici un cadre opérationnel pour traduire les découvertes académiques sur la fixation d’objectifs en préparation quotidienne à l’entraînement et en compétition.
Première étape : évaluer objectivement la situation actuelle. Avant toute intervention, quantifiez votre état psychologique de référence. Même sans équipement de laboratoire, le suivi de la VRC (variabilité de la fréquence cardiaque) via une montre de sport, des échelles psychologiques standardisées (comme le CSAI-2 pour l’anxiété compétitive, ou des échelles de compétences psychologiques sportives) et un journal d’entraînement fournissent des références suffisantes. Pas de mesure, pas de gestion.
Deuxième étape : fixer un objectif psychologique unique. Concentrez-vous sur une seule compétence à la fois. Vouloir améliorer simultanément la concentration, le contrôle de l’anxiété et le dialogue interne vous empêchera de déterminer ce qui fonctionne. Il est recommandé d’utiliser un cycle d’entraînement psychologique de 6 semaines pour approfondir une compétence jusqu’à son automatisation.
Troisième étape : pratiquer progressivement en contexte. Voici un exemple de structure hebdomadaire :
| Semaine | Contexte de pratique | Point clé | Indicateur de suivi |
|---|---|---|---|
| 1–2 | Statique/intensité faible | Apprendre la technique, établir la sensation | Maîtrise subjective |
| 3–4 | Intégration à intensité moyenne | Maintenir l’activation sous fatigue | RPE et émotions |
| 5 | Simulation de situation de stress | Utilisation stable sous pression élevée | Échelle d’anxiété |
| 6 | Test proche de la compétition | Transfert vers la performance réelle | Indicateurs de performance |
Quatrième étape : intégrer dans les routines quotidiennes. L’amélioration de la fixation d’objectifs passe souvent par son intégration dans les routines existantes d’échauffement, de ravitaillement et de sommeil, pour en faire une « routine » automatisée plutôt qu’une charge supplémentaire. Associer la régulation respiratoire, le dialogue interne ou la pratique d’imagerie à des déclencheurs fixes (comme la ligne de départ, chaque point de ravitaillement) augmente considérablement le taux d’activation automatique aux moments clés.
Cinquième étape : réévaluer et itérer. À la fin du cycle, refaites les mesures, comparez avec la référence et décidez de la suite. Rappelez-vous les différences individuelles — une stratégie efficace chez les autres ne l’est pas forcément pour vous ; les données objectives et les sensations corporelles doivent être prises en compte ensemble, l’un ne va pas sans l’autre.
Application locale à Taïwan
Le climat, le terrain et la culture sportive propres à Taïwan ajoutent des variables uniques à l’application de la théorie de la fixation d’objectifs, en particulier la décomposition des objectifs par segments pour Wuling.
Effet d’amplification psychologique du climat chaud et humide : en été, la chaleur et l’humidité élevées de Taïwan accélèrent la fatigue physiologique et amplifient l’effort perçu, rendant les stratégies psychologiques encore plus cruciales. Les études mentionnées précédemment indiquent que l’effort perçu est un facteur clé de l’abandon ; or, dans les épreuves d’endurance longues et humides de Taïwan, cette sensation d’effort est considérablement amplifiée. Il est recommandé de planifier les séances clés de qualité et la pratique des compétences psychologiques pendant les heures fraîches du matin ou du soir, et de répéter à l’avance dans les séances des « stratégies de dialogue interne et d’attention en environnement chaud », afin d’éviter qu’un effondrement psychologique sous la chaleur ne perturbe le rythme le jour de la course.
Ciblage des situations locales : la décomposition des objectifs par segments pour Wuling est le scénario psychologique le plus courant pour les sportifs taïwanais. Qu’il s’agisse de la longue solitude des montées, de la monotonie pénible des vents contraires en bord de rivière, ou de l’anxiété des départs par vagues lors des grandes épreuves, la fixation d’objectifs doit répondre à des exigences spécifiques. Les sportifs locaux qui conçoivent des répétitions psychologiques adaptées à ces situations concrètes — par exemple pratiquer la décomposition par segments et le dialogue interne lors de l’ascension de Wuling — obtiennent souvent de meilleurs résultats que l’abstrait « renforcer le mental ».
Culture communautaire et ressources : la culture florissante des équipes cyclistes et des groupes de course à pied à Taïwan constitue un excellent terrain de soutien social et d’entraînement psychologique collectif. Exploiter la dynamique de groupe peut amplifier l’auto-efficacité et la persévérance ; en revanche, les comparaisons sociales sur les plateformes communautaires (comme Strava) peuvent aussi générer du stress et de l’anxiété. Il est recommandé aux sportifs de revenir au cadre factuel de cet article, d’utiliser la fonction de soutien positif de la communauté tout en restant vigilants face au piège psychologique de la comparaison excessive.
Démystification des idées reçues
Idée reçue n°1 : « La fixation d’objectifs relève de la volonté, c’est inné, ça ne s’entraîne pas ». Faux. De nombreux essais randomisés contrôlés et études longitudinales confirment que la fixation d’objectifs est une compétence psychologique qui peut être améliorée par un entraînement systématique, reposant sur des bases claires de neuroplasticité. Ce n’est en aucun cas un don immuable.
Idée reçue n°2 : « L’entraînement mental est réservé aux faibles ». Faux. Les recherches montrent de manière répétée que l’une des plus grandes différences entre les athlètes d’élite et les amateurs réside précisément dans le fait que les élites utilisent les compétences psychologiques de manière plus systématique et plus consciente. Considérer l’entraînement mental comme un signe de faiblesse constitue précisément le plus grand désavantage compétitif.
Idée reçue n°3 : « Il suffit de le vouloir assez fort pour tout surmonter ». Partiellement vrai mais exagéré. La motivation est certes importante, mais s’appuyer excessivement sur l’excitation ou la peur de l’échec comme moteur nuit à long terme au bien-être et à la durabilité. Une performance psychologique saine découle d’un équilibre entre motivation intrinsèque, sentiment d’auto-efficacité et régulation émotionnelle, et non d’une simple détermination farouche.
Idée reçue n°4 : « Se sentir détendu signifie être dans un bon état mental ». Les ressentis subjectifs sont importants mais ne doivent pas être pris pour argent comptant. De nombreuses études indiquent que la performance optimale s’accompagne souvent d’un niveau d’éveil et de défi modéré, plutôt que d’une relaxation complète. Rechercher excessivement la détente peut au contraire tomber dans le piège d’un éveil insuffisant et d’un engagement limité. Seules des mesures objectives (comme la VFC ou les échelles d’anxiété) permettent de percer l’illusion de la zone de confort.
Conclusion
La science de la théorie de la fixation d’objectifs nous enseigne que la fixation d’objectifs n’est pas un concept abstrait que l’on pourrait résumer par « il faut avoir le bon état d’esprit », mais un système mesurable, entraînable et hautement individualisé, intégré dans les circuits de régulation cérébrale. Des travaux de chercheurs comme Terry, Jackson ou Van Cutsem, trois principes fondamentaux sont confirmés de manière répétée — les bénéfices psychologiques sont réels et mesurables, les différences individuelles priment, les mécanismes comptent plus que les slogans.
Pour les athlètes taïwanais, le véritable progrès vient de la traduction patiente des preuves issues des laboratoires en décisions d’entraînement psychologique adaptées à leur propre corps, à leurs propres parcours, à leur propre climat et à leur propre culture. Plutôt que de courir après les citations inspirantes et les remèdes miracles des réseaux sociaux, il vaut mieux établir un cycle scientifique de mesure — intervention — réévaluation, et accumuler semaine après semaine sa propre résilience psychologique et son état de performance optimal dans le contexte réel du découpage d’objectifs par étapes sur le mont Wuling.
La psychologie du sport ne vise pas à transformer la compétition en un jeu froid de chiffres, mais à nous offrir une paire de lunettes plus claires pour voir comment le cerveau fait ses choix entre fatigue, stress et désir. Lorsque les preuves scientifiques et les sensations corporelles avancent de concert, la percée de la performance et la santé psychologique durable peuvent véritablement aller de pair. C’est précisément l’enseignement le plus précieux que la recherche sur la théorie de la fixation d’objectifs offre à chaque passionné de sport à Taïwan.
Lectures complémentaires sur le sujet
- Étude par oculométrie de l’allocation de l’attention visuelle dans la technique de descente à vélo
- Enquête sur l’état actuel des compétences psychologiques des cyclistes taïwanais : analyse des écarts avec l’élite internationale
- Efficacité des stratégies de préparation mentale avant compétition : étude comparative entre imagerie mentale et relaxation
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