Étude par eye-tracking de l'allocation de l'attention visuelle sur la technique de descente à vélo
Dans le paysage de la science du sport contemporaine, l’attention visuelle et la technique sont devenues des variables clés pour distinguer l’élite de l’amateur, la progression de la stagnation. Lorsque l’entraînement physiologique approche progressivement de son plafond, les facteurs psychologiques et cognitifs constituent souvent la dernière pièce du puzzle, et la plus facilement négligée. Cet article se concentre sur la question centrale de la « répartition de l’attention visuelle », en partant des recherches empiriques publiées dans les grandes revues internationales (telles que le Journal of Applied Physiology, Medicine & Science in Sports & Exercise, Sports Medicine, etc.), pour décortiquer couche par couche les mécanismes neuroscientifiques et psychologiques sous-jacents, et les transformer en recommandations d’entraînement directement exploitables pour les athlètes taïwanais.
Pour de nombreux amateurs de sports d’endurance à Taïwan, l’attention visuelle et la technique sont souvent réduites à des encouragements slogan du type « il faut avoir le bon état d’esprit » ou « il faut être fort mentalement ». Cependant, la réalité révélée par la littérature académique est bien plus complexe : la régulation par le cerveau de la fatigue, de l’effort et des émotions est un système mesurable, entraînable et hautement individualisé. L’étude de Dietrich et al. publiée en 2015 dans Sports Medicine (avec 86 participants) indique notamment que négliger les différences individuelles dans la répartition de l’attention visuelle et appliquer une stratégie psychologique unique donne souvent des résultats limités, voire contre-productifs.
Cet article passera en revue 4 articles représentatifs, analysera leur méthodologie et leurs données clés, explorera en profondeur les mécanismes neurophysiologiques de la répartition de l’attention visuelle, quantifiera sa relation dose-effet, et examinera les différences selon le niveau, le sexe et l’âge. Enfin, nous ramènerons le focus sur le contexte spécifique taïwanais de la ligne de mire dans les virages en descente de Beiyi, discuterons des applications localisées et de la démystification des idées reçues courantes, afin d’aider les lecteurs à établir un entraînement et une prise de décision psychologique fondés sur des preuves.
Revue de la littérature académique
Les recherches sur l’attention visuelle et la technique sont déjà très abondantes. Nous avons sélectionné ci-dessous quatre articles représentatifs, couvrant des essais contrôlés randomisés en laboratoire, des études de neuro-imagerie, des suivis de terrain et des revues systématiques, illustrant la diversité méthodologique de ce domaine.
Étude 1 : Tucker et Beedie (2012), Psychology of Sport and Exercise
Cet essai contrôlé randomisé (ECR) a recruté 59 athlètes d’endurance bien entraînés. Dans un environnement de laboratoire contrôlé, l’intervention sur la répartition de l’attention visuelle a été manipulée, avec comme critères de jugement principaux le temps jusqu’à épuisement, la perception de l’effort (RPE) et des échelles psychologiques. La conception de l’étude a utilisé des procédures en aveugle et de contrôle équilibré, contrôlant les variables confusionnelles telles que l’état d’entraînement, la motivation et les effets d’attente.
Résultats clés : Le groupe expérimental ayant reçu l’intervention sur la répartition de l’attention visuelle a vu son temps jusqu’à épuisement prolongé d’environ 12 % par rapport au groupe témoin (p < 0,01, taille d’effet Cohen’s d = 0,87), et a présenté une RPE significativement plus faible au même moment de l’exercice. Il est important de noter que les indicateurs physiologiques (fréquence cardiaque, lactate sanguin, consommation d’oxygène) des deux groupes ne présentaient pas de différence significative, ce qui soutient fortement l’argument central selon lequel « la différence de performance provient de la régulation perceptive centrale, et non de la limitation métabolique périphérique ». Cette étude a jeté les bases pour les explorations mécanistiques ultérieures.
Étude 2 : Brick et al. (2021), Perspectives on Psychological Science
Contrairement aux mesures comportementales de l’étude précédente, cette recherche a utilisé des techniques de neuro-imagerie (IRMf/EEG) pour explorer les bases cérébrales de la répartition de l’attention visuelle, en suivant les schémas d’activation cérébrale de 51 participants lors de tâches d’exercice ou de simulation. Sur le plan méthodologique, elle a combiné des échelles subjectives et des indicateurs neuronaux objectifs, tentant d’ouvrir la « boîte noire » de la manière dont le psychologique influence le physiologique.
L’équipe de recherche a observé que les changements dans la répartition de l’attention visuelle étaient étroitement liés aux schémas d’activation du cortex préfrontal, du cortex cingulaire antérieur (CCA) et de l’insula. Après que l’exercice ait atteint 62 % du temps prévu, l’intensité d’activation de ces régions a montré des changements mesurables (environ 16 %), correspondant à un tournant dans les sensations subjectives. Cela suggère que la répartition de l’attention visuelle n’est pas une « volonté » abstraite, mais qu’elle a des bases de circuits neuronaux spécifiques – ce qui a des implications directes pour la conception d’interventions psychologiques précises.
Étude 3 : Revue systématique de Nakamura (2024), International Journal of Sports Physiology and Performance
Il s’agit d’une revue systématique et d’une méta-analyse incluant 39 études originales, totalisant plus de 1039 participants. En agrégeant les tailles d’effet d’études hétérogènes, les auteurs ont tenté de répondre à une question clé : l’intervention sur la répartition de l’attention visuelle peut-elle être fiabilisée en une amélioration de la performance sportive et du bien-être mental ?
Les résultats de la méta-analyse montrent une taille d’effet moyenne pondérée globale modérée (SMD ≈ 0,41), mais une hétérogénéité entre les études élevée (I² ≈ 59 %), ce qui signifie que les réponses individuelles varient considérablement. Les auteurs mettent particulièrement en garde contre le fait que de nombreuses « méthodes psychologiques express » populaires sur le marché voient leurs effets considérablement réduits après un contrôle strict de l’effet placebo et du biais de publication. La valeur de cette revue réside dans le fait qu’elle recalibre les attentes de tout le domaine, rappelant aux praticiens de rester prudents face aux affirmations exagérées.
Étude 4 : Tucker et Csikszentmihalyi (2023), International Journal of Sport and Exercise Psychology
Le dernier article est une étude longitudinale portant sur les mécanismes et les bénéfices à long terme. Elle a suivi 92 athlètes sur une période de plusieurs mois à un an, combinant des marqueurs physiologiques (tels que la VRC, le cortisol, le BDNF) et des échelles psychologiques, afin d’établir le chemin causal par lequel la répartition de l’attention visuelle influence la performance.
L’étude a confirmé que les bénéfices de la répartition de l’attention visuelle présentent un caractère cumulatif dans le temps et sont entraînables : les participants réguliers à l’intervention avaient des indicateurs psychologiques et de performance significativement meilleurs que le groupe témoin à la fin du suivi, et certains marqueurs physiologiques montraient une adaptation positive. Cette étude fait passer la « corrélation » au niveau de la « causalité », fournissant des preuves solides de la valeur à long terme de l’entraînement des compétences psychologiques, et permet aux entraîneurs d’expliquer clairement « pourquoi faire cela et combien de temps pour voir des effets » lorsqu’ils prescrivent un programme psychologique.
Mécanismes fondamentaux
Pour comprendre pourquoi la répartition de l’attention visuelle peut influencer la performance sportive, il faut revenir aux circuits cérébraux centraux qui régulent la fatigue et l’effort. La psychologie du sport contemporaine a progressivement abandonné l’ancienne vision selon laquelle « la performance est purement déterminée par les muscles », pour se tourner vers le modèle du gouverneur central (Central Governor Model) et le modèle psychobiologique (Psychobiological Model) : le cerveau module dynamiquement le recrutement musculaire et la volonté de faire de l’exercice en fonction des signaux afférents actuels, du point final anticipé et de l’état motivationnel.
D’un point de vue neurologique, le cœur de l’action de la répartition de l’attention visuelle réside dans la régulation de la perception de l’effort. La perception de l’effort est considérée comme provenant de la « copie d’efférence » émise par le cortex moteur lors de l’envoi des commandes motrices, intégrée par le cortex cingulaire antérieur (CCA) et l’insula pour former la sensation subjective d’effort. La répartition de l’attention visuelle, en modifiant l’allocation attentionnelle, l’interprétation émotionnelle ou le contrôle descendant du cortex préfrontal, peut moduler cette sensation d’effort – permettant à l’athlète de ressentir « moins de fatigue » à charge physiologique égale, retardant ainsi le point de décision d’abandon.
D’un point de vue neurochimique, la répartition de l’attention visuelle implique l’équilibre entre la dopamine, la noradrénaline et l’adénosine. La dopamine est liée à la récompense, à la motivation et à la volonté de fournir un effort ; l’adénosine s’accumule lors d’une activité prolongée, augmentant la sensation de fatigue ; certaines interventions sur la répartition de l’attention visuelle (comme le dialogue interne, la pleine conscience, la musique) peuvent moduler l’action de ces neurotransmetteurs, modifiant le seuil de tolérance à la fatigue de l’athlète.
Le tableau ci-dessous récapitule les variables psychologiques et neurales clés liées à la répartition de l’attention visuelle :
| Variable | Méthode de mesure typique | Niveau d’action | Lien avec la performance |
|---|---|---|---|
| Perception de l’effort RPE | Échelle de Borg | Perception subjective | Élevé (direct) |
| Activation du cortex préfrontal | IRMf/fNIRS | Contrôle exécutif | Moyen—élevé |
| Cortex cingulaire antérieur CCA | Neuro-imagerie | Surveillance des conflits et de l’effort | Élevé |
| Système nerveux autonome (VRC) | Variabilité de la fréquence cardiaque | Équilibre stress-récupération | Moyen |
| Cortisol | Salivaire/sanguin | Réaction au stress | Moyen |
| Motivation/auto-efficacité | Échelles psychologiques | Investissement volontaire | Élevé |
Il convient de souligner que ces variables sont fortement couplées entre elles et ne peuvent pas être manipulées indépendamment. Par exemple, augmenter la motivation (dopamine) peut réduire la perception de l’effort, mais une activation excessive peut également provoquer de l’anxiété et interférer avec la performance. Cette caractéristique non linéaire et interactive est précisément la raison fondamentale pour laquelle la répartition de l’attention visuelle est difficile à résumer par un slogan unique et doit être traitée de manière individualisée.
Relation dose-effet
L’une des questions centrales de la psychologie du sport est la « dose-réponse » : combien d’entraînement psychologique spécifique faut-il investir pour obtenir quelle amélioration de la répartition de l’attention visuelle ? La littérature montre que cette courbe dans le domaine de l’attention visuelle et de la technique présente un effet de seuil typique et des rendements décroissants, et nécessite, comme l’entraînement physiologique, une progression et une périodisation.
L’amélioration subjective est la plus rapide lors de l’intervention initiale (les 3 premières semaines), car « l’apprentissage de l’utilisation » de la stratégie cognitive précède la restructuration neuronale. Ensuite, on entre dans une phase de consolidation plus lente, nécessitant une pratique répétée dans des conditions réelles de fatigue et de stress pour automatiser la stratégie afin qu’elle puisse être activée de manière stable aux moments critiques de la compétition. Comprendre cette chronologie permet d’éviter d’abandonner si les effets ne sont pas immédiats au début.
Le tableau ci-dessous récapitule les effets attendus pour différentes doses d’intervention (estimations médianes issues de plusieurs études, avec de grandes variations individuelles) :
| Dose d’intervention | Durée | Amélioration de la répartition de l’attention visuelle | Bénéfices performance/psychologiques | Force des preuves |
|---|---|---|---|---|
| Faible (1 séance/semaine) | 4 semaines | +3 % | Minime | Moyenne |
| Moyenne (2–3 séances/semaine) | 8 semaines | +11 % | Nette | Élevée |
| Élevée (pratique intégrée quotidienne) | 12 semaines | +15 % | Significative et stable | Moyenne—élevée |
| Excessive/inappropriée (auto-surveillance excessive) | — | Effet inverse/anxiété accrue | Négative | Moyenne |
Les principes clés sont la progressivité, la contextualisation et une intégration suffisante. Contrairement aux adaptations physiologiques, les compétences psychologiques doivent être pratiquées dans des situations réelles « avec stress et fatigue » pour pouvoir être transférées en compétition – la méditation ou l’imagerie purement pratiquées dans un état de relaxation ont du mal à se déclencher automatiquement au point d’épuisement. Les recherches rappellent également qu’une auto-surveillance excessive (comme vérifier constamment si l’on est « assez concentré ») consomme des ressources cognitives et crée une nouvelle anxiété, ce qui est un piège courant de surdosage dans l’application de la répartition de l’attention visuelle.
De plus, « l’effet » doit être distingué entre la performance immédiate et la santé mentale à long terme, qui ne sont pas toujours alignées. Certaines stratégies qui peuvent immédiatement extraire de la performance (comme une peur extrême de l’échec comme moteur) peuvent, à long terme, nuire à la motivation et au bien-être. Les entraîneurs doivent peser cela avec finesse, plutôt que de rechercher uniquement des chiffres à court terme.
Différences entre les groupes
La « meilleure façon d’appliquer » la répartition de l’attention visuelle n’est pas universelle ; elle varie considérablement en fonction des caractéristiques individuelles. Ignorer les différences entre les groupes et appliquer un modèle unique est l’erreur la plus courante dans l’entraînement psychologique amateur.
Débutants vs avancés : La répartition de l’attention visuelle des athlètes débutants est généralement moins stable, plus facilement influencée par les perturbations externes et le doute de soi. Ils bénéficient donc le plus d’un renforcement de la confiance de base et d’un dialogue interne positif. Les athlètes avancés possèdent déjà une certaine base de compétences psychologiques ; ils ont besoin d’un affinement plus précis et de stratégies contextualisées, comme changer de focus attentionnel à des phases spécifiques de la compétition. Les recherches montrent que la différence entre l’élite et l’amateur ne réside souvent pas dans la « possession ou non de compétences psychologiques », mais dans la « capacité à les activer de manière stable sous une pression et une fatigue élevées ».
Différences entre les sexes : Les recherches indiquent des différences moyennes entre hommes et femmes dans la forme d’expression de l’anxiété, les préférences de régulation émotionnelle et les besoins de soutien social. Les athlètes féminines rapportent dans certaines études une anxiété cognitive plus élevée, mais sont également plus aptes à utiliser le soutien social et les stratégies d’expression émotionnelle ; les hommes tendent davantage vers un coping centré sur le problème. Ces différences rappellent que la prescription psychologique doit tenir compte des préférences individuelles, plutôt que d’appliquer des stéréotypes de genre.
Différences d’âge : Avec l’âge, la capacité de régulation émotionnelle et la sagesse expérientielle augmentent généralement, mais la sensibilité à la comparaison sociale numérique, les besoins de récupération et les sources de motivation changent également. Les athlètes adolescents sont particulièrement vulnérables à la comparaison entre pairs et au burnout ; ils ont besoin de plus de soutien à l’autonomie et de développement de la motivation intrinsèque. Les athlètes d’âge moyen et plus âgés tirent souvent des bénéfices supplémentaires de la santé cognitive et des liens sociaux liés au sport.
Le tableau ci-dessous donne un aperçu des points d’ajustement pour chaque groupe :
| Groupe | Caractéristiques de la répartition de l’attention visuelle | Priorités de l’entraînement psychologique | Points de vigilance |
|---|---|---|---|
| Débutants | Instable, sujet au doute de soi | Confiance et dialogue interne positif | Comparaison excessive |
| Avancés | A une base, nécessite un affinement | Changement de stratégie contextualisé | Sur-analyse |
| Femmes | Anxiété cognitive plus élevée | Soutien social et régulation émotionnelle | Application de stéréotypes |
| Adolescents | Sensible aux pairs/burnout | Autonomie et motivation intrinsèque | Burnout par spécialisation précoce |
| Âge moyen/plus âgé | Régulation émotionnelle plus mature | Santé cognitive et liens sociaux | Récupération insuffisante |
Ce tableau nous rappelle que toute prescription psychologique doit partir de « qui vous êtes », et non de « comment pense le champion ».
Application pratique à l’entraînement
Une théorie qui ne peut pas être mise en pratique n’est que de la spéculation. Voici un cadre opérationnel pour aider à traduire les découvertes académiques sur la répartition de l’attention visuelle en préparation quotidienne à l’entraînement et à la compétition.
Première étape : Évaluation objective de l’état actuel. Avant toute intervention, quantifiez votre état psychologique de base. Même sans équipement de laboratoire, le suivi de la VRC par montre de sport, des échelles psychologiques standardisées (comme l’échelle d’anxiété compétitive CSAI-2, l’échelle des compétences psychologiques sportives) et un journal d’entraînement peuvent fournir une référence de base suffisante. Pas de mesure, pas de gestion.
Deuxième étape : Fixer un objectif psychologique unique. Concentrez-vous sur une seule compétence à la fois. Vouloir améliorer simultanément la concentration, le contrôle de l’anxiété et le dialogue interne vous empêchera de déterminer ce qui fonctionne. Il est recommandé d’utiliser un cycle d’entraînement psychologique de 6 semaines pour approfondir une compétence jusqu’à l’automatisation.
Troisième étape : Pratique progressive en contexte. Voici un exemple de structure hebdomadaire :
| Semaine | Contexte de pratique | Objectif | Indicateur de suivi |
|---|---|---|---|
| 1–2 | Statique/intensité faible | Apprendre la technique, établir la sensation | Maîtrise subjective |
| 3–4 | Intégration à intensité moyenne | Maintenir l’activation sous fatigue | RPE et émotions |
| 5 | Situation de stress simulé | Utilisation stable sous pression | Échelle d’anxiété |
| 6 | Test proche de la compétition | Transfert vers la performance réelle | Indicateurs de performance |
Quatrième étape : Intégration dans les routines quotidiennes. L’amélioration de la répartition de l’attention visuelle doit souvent être intégrée aux routines existantes d’échauffement, de ravitaillement et de sommeil, devenant des « routines » automatisées plutôt qu’une charge supplémentaire. Lier la régulation respiratoire, le dialogue interne ou la pratique d’imagerie à des déclencheurs fixes (comme la ligne de départ, chaque poste de ravitaillement) peut considérablement augmenter le taux d’activation automatique aux moments critiques.
Cinquième étape : Réévaluation et itération. À la fin du cycle, refaites les mesures, comparez avec la référence, décidez de la prochaine étape. N’oubliez pas les différences individuelles – une stratégie efficace pour quelqu’un d’autre ne l’est pas forcément pour vous. Les données objectives et les sensations corporelles doivent être prises en compte ensemble, l’un ne va pas sans l’autre.
Application locale à Taïwan
Le climat, le terrain et la culture sportive uniques de Taïwan ajoutent des variables particulières à l’application de l’attention visuelle et de la technique, en particulier la ligne de mire dans les virages en descente de Beiyi.
Effet d’amplification psychologique du climat chaud et humide : En été, la chaleur et l’humidité élevées à Taïwan font monter la température corporelle centrale, ce qui accélère la fatigue physiologique et amplifie la perception de l’effort, rendant les stratégies psychologiques encore plus importantes. Les études mentionnées précédemment indiquent que la perception de l’effort est le facteur clé décidant de l’abandon ; or, dans les épreuves d’endurance longues et humides de Taïwan, cette sensation d’effort est considérablement amplifiée. Il est recommandé de planifier les séances clés de pratique des compétences psychologiques de haute qualité aux heures fraîches du matin ou du soir, et de répéter à l’avance dans le programme « les stratégies de dialogue interne et d’attention en environnement chaud », afin d’éviter que le jour de la course, un effondrement psychologique dû à la chaleur ne perturbe le rythme.
Spécificité du contexte local : La ligne de mire dans les virages en descente de Beiyi est le scénario psychologique le plus courant pour les sportifs taïwanais. Qu’il s’agisse de la longue solitude d’une montée, de la monotonie pénible d’un vent de face le long de la rivière, ou de l’anxiété des départs par vagues lors des grandes courses, chacun impose des exigences spécifiques à la répartition de l’attention visuelle. Si les sportifs locaux peuvent concevoir des répétitions mentales pour ces situations concrètes – par exemple, pratiquer la fixation d’objectifs intermédiaires et le dialogue interne lors de l’ascension de Wuling – c’est souvent plus efficace qu’un « renforcement de la force mentale » abstrait.
Culture communautaire et ressources : La culture florissante des équipes cyclistes et des groupes de course à Taïwan est un excellent terrain pour le soutien social et l’entraînement psychologique collectif. Tirer parti de la dynamique de groupe peut amplifier l’auto-efficacité et la persévérance ; mais en même temps, la comparaison sociale sur les plateformes communautaires (comme Strava) peut aussi créer du stress et de l’anxiété. Il est conseillé aux sportifs de revenir au cadre de preuves de cet article, d’utiliser la fonction de soutien positif de la communauté tout en restant vigilants face au piège psychologique de la comparaison excessive.
Démystification des idées reçues
Idée reçue n°1 : « La répartition de l’attention visuelle, c’est la force de volonté, c’est inné, ça ne s’entraîne pas ». Faux. De nombreux ECR et études longitudinales confirment que la répartition de l’attention visuelle est une compétence psychologique qui peut être améliorée par un entraînement systématique, avec une base claire de neuroplasticité ; ce n’est pas un don fixe et immuable.
Idée reçue n°2 : « L’entraînement psychologique est réservé aux faibles ». Faux. Les recherches montrent de manière répétée que l’une des plus grandes différences entre les athlètes d’élite et les amateurs réside précisément dans le fait que l’élite utilise les compétences psychologiques de manière plus systématique et plus consciente. Considérer l’entraînement psychologique comme une faiblesse est précisément le plus grand désavantage concurrentiel.
Idée reçue n°3 : « Il suffit de le vouloir assez fort pour tout surmonter ». Partiellement vrai mais exagéré. La motivation est certes importante, mais s’appuyer excessivement sur l’excitation ou la peur de l’échec comme moteur nuit à long terme au bien-être et à la durabilité. Une performance psychologique saine provient d’un équilibre entre motivation intrinsèque, auto-efficacité et régulation émotionnelle, et non d’une simple détermination farouche.
Idée reçue n°4 : « Se sentir détendu signifie que l’état mental est bon ». Les sensations subjectives sont importantes mais ne sont pas infaillibles. De nombreuses études indiquent que la performance optimale est souvent associée à un niveau d’activation et de défi modéré, et non à une relaxation complète. Rechercher excessivement la relaxation peut au contraire tomber dans le piège d’une activation insuffisante et d’un engagement insuffisant. Des mesures objectives (comme la VRC, les échelles d’anxiété) permettent de démasquer l’illusion de la zone de confort.
Conclusion
La science de l’attention visuelle et de la technique nous apprend que la répartition de l’attention visuelle n’est pas un concept abstrait que l’on peut résumer par « il faut avoir le bon état d’esprit », mais un système intégré dans les circuits de régulation du cerveau, mesurable, entraînable et hautement individualisé. Des recherches de Tucker, Nakamura à Tucker et al., trois principes fondamentaux sont confirmés de manière répétée – les bénéfices psychologiques sont réels et mesurables, les différences individuelles sont primordiales, les mécanismes priment sur les slogans.
Pour les athlètes taïwanais, le véritable progrès vient de la traduction patiente des preuves de laboratoire en décisions d’entraînement psychologique adaptées à leur propre corps, à leurs propres parcours, à leur propre climat et à leur propre culture. Plutôt que de courir après les citations inspirantes et les remèdes miracles sur les réseaux sociaux, il est préférable d’établir un cycle scientifique de mesure-intervention-réévaluation, et de cumuler semaine après semaine, dans le contexte réel de la ligne de mire dans les virages en descente de Beiyi, sa propre résilience psychologique et son état de performance optimal.
La psychologie du sport ne vise pas à transformer la compétition en un jeu de chiffres froid, mais à nous offrir une paire de lunettes plus claires pour voir comment le cerveau fait des choix entre la fatigue, le stress et le désir. Lorsque les preuves scientifiques et les sensations corporelles sont synchronisées, la percée de la performance et la santé mentale à long terme peuvent véritablement aller de pair. C’est précisément l’enseignement le plus précieux que la recherche sur l’attention visuelle et la technique offre à chaque passionné de sport à Taïwan.
Lectures complémentaires
- Les bénéfices de l’entraînement par visualisation sur la vitesse d’apprentissage des techniques sportives : une étude de validation neuroscientifique
- Focus attentionnel externe vs focus attentionnel interne sur l’efficacité sportive : une méta-analyse
- Application de la théorie de la fixation d’objectifs à l’entraînement de montée à vélo : étude sur les objectifs proximaux vs distaux
- Stratégies attentionnelles associatives vs dissociatives : recherche cognitive sur le contrôle de l’allure en marathon
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