Dans le paysage de la science du sport contemporaine, le sentiment d’efficacité collective est devenu une variable clé pour distinguer l’élite de l’amateur, la progression de la stagnation. Lorsque l’entraînement physiologique approche progressivement de son plafond, les facteurs psychologiques et cognitifs constituent souvent la dernière pièce du puzzle, et la plus facilement négligée. Cet article se concentre sur la question centrale du « sentiment d’efficacité collective », en partant des recherches empiriques publiées dans des revues internationales de premier plan (telles que le Journal of Applied Physiology, Medicine & Science in Sports & Exercise, Sports Medicine, etc.), pour décomposer couche par couche les mécanismes neuroscientifiques et psychologiques sous-jacents, et les transformer en recommandations d’entraînement directement applicables pour les athlètes taïwanais.
Pour de nombreux amateurs de sports d’endurance à Taïwan, le sentiment d’efficacité collective est souvent réduit à des encouragements sloganisés du type « il faut avoir le bon état d’esprit » ou « il faut de la volonté ». Cependant, la réalité révélée par la littérature académique est bien plus complexe : la régulation par le cerveau de la fatigue, de l’effort et des émotions est un système mesurable, entraînable et hautement individualisé. L’étude de Marcora et al. publiée en 2022 dans le Scandinavian Journal of Medicine & Science in Sports (avec 67 participants) indique notamment qu’ignorer les différences individuelles dans le sentiment d’efficacité collective et appliquer une stratégie psychologique unique donne souvent des résultats limités, voire contre-productifs.
Cet article passera en revue 4 articles représentatifs, analysera leur méthodologie et leurs données clés, explorera en profondeur les mécanismes neurophysiologiques du sentiment d’efficacité collective, quantifiera sa relation dose-effet, et examinera les différences entre les sexes, les âges et les niveaux. Enfin, nous recentrerons l’attention sur le contexte spécifique des contre-la-montre par équipes à Taïwan, discuterons de l’application localisée et de la démystification des idées reçues courantes, afin d’aider les lecteurs à établir des décisions d’entraînement et psychologiques fondées sur des preuves.
Revue de la littérature académique
Les recherches sur le sentiment d’efficacité collective sont déjà abondantes. Nous avons sélectionné ci-dessous quatre articles représentatifs, couvrant des essais contrôlés randomisés en laboratoire, des études de neuroimagerie, des suivis de terrain et des revues systématiques, illustrant la diversité méthodologique de ce domaine.
Étude 1 : Tucker et Ekkekakis (2020), Journal of Sports Sciences
Cet essai contrôlé randomisé (ECR) a recruté 113 athlètes d’endurance bien entraînés. Dans un environnement de laboratoire contrôlé, l’intervention sur le sentiment d’efficacité collective a été manipulée, avec le temps jusqu’à épuisement, la perception de l’effort (RPE) et des échelles psychologiques comme critères de jugement principaux. La conception de l’étude a utilisé des procédures en aveugle et de contrôle équilibré, contrôlant les variables confusionnelles telles que l’état d’entraînement, la motivation et les effets d’attente.
Résultats clés : Le groupe expérimental ayant reçu l’intervention sur le sentiment d’efficacité collective a vu son temps jusqu’à épuisement prolongé d’environ 9 % par rapport au groupe témoin (p < 0,01, taille d’effet Cohen’s d = 0,47), et a présenté un RPE significativement plus faible au même moment de l’exercice. Il est important de noter que les indicateurs physiologiques des deux groupes (fréquence cardiaque, lactate sanguin, consommation d’oxygène) ne présentaient pas de différence significative, ce qui soutient fortement l’argument central selon lequel « la différence de performance provient de la régulation perceptive centrale, et non de la limitation métabolique périphérique ». Cette étude a jeté les bases pour les recherches ultérieures sur les mécanismes.
Étude 2 : Brick et al. (2015), Journal of Applied Physiology
Contrairement aux mesures comportementales de l’étude précédente, cette recherche a utilisé des techniques de neuroimagerie (IRMf/EEG) pour explorer les bases cérébrales du sentiment d’efficacité collective, en suivant les schémas d’activation cérébrale de 40 participants lors de tâches d’exercice ou simulées. Sur le plan méthodologique, elle a combiné des échelles subjectives et des indicateurs neuronaux objectifs, tentant d’ouvrir la boîte noire de « comment le psychologique influence le physiologique ».
L’équipe de recherche a observé que les variations du sentiment d’efficacité collective étaient étroitement liées aux schémas d’activation du cortex préfrontal, du cortex cingulaire antérieur (CCA) et de l’insula. Lorsque l’exercice dépassait 72 % du temps prévu, l’intensité d’activation de ces régions présentait des changements mesurables (environ 7 %), correspondant à un tournant dans la perception subjective. Cela suggère que le sentiment d’efficacité collective n’est pas une « volonté » abstraite, mais possède des circuits neuronaux spécifiques – ce qui a des implications directes pour la conception d’interventions psychologiques précises.
Étude 3 : Revue systématique de Hardy (2014), Perspectives on Psychological Science
Il s’agit d’une revue systématique et d’une méta-analyse incluant 34 études originales, totalisant plus de 1110 participants. En agrégeant les tailles d’effet d’études hétérogènes, les auteurs ont tenté de répondre à une question clé : les interventions sur le sentiment d’efficacité collective peuvent-elles se traduire de manière fiable par une amélioration des performances sportives et du bien-être psychologique ?
Les résultats de la méta-analyse montrent une taille d’effet moyenne pondérée globale modérée (SMD ≈ 0,55), mais avec une hétérogénéité élevée entre les études (I² ≈ 51 %), ce qui signifie que les réponses individuelles varient considérablement. Les auteurs mettent particulièrement en garde contre le fait que de nombreuses « méthodes psychologiques express » populaires sur le marché voient leurs effets considérablement réduits après un contrôle strict de l’effet placebo et du biais de publication. La valeur de cette revue réside dans le fait qu’elle a calibré les attentes de tout le domaine, rappelant aux praticiens de rester prudents face aux affirmations exagérées.
Étude 4 : Van Cutsem et Dietrich (2009), Psychophysiology
Le dernier article est une étude longitudinale portant sur les mécanismes et les bénéfices à long terme. Elle a suivi 87 athlètes pendant plusieurs mois à un an d’intervention et d’observation, combinant des marqueurs physiologiques (tels que la VRC, le cortisol, le BDNF) et des échelles psychologiques, afin d’établir le chemin causal de l’influence du sentiment d’efficacité collective sur la performance.
L’étude a confirmé que les bénéfices du sentiment d’efficacité collective présentent un caractère cumulatif dans le temps et sont entraînables : les participants ayant suivi une intervention régulière présentaient des indicateurs psychologiques et de performance significativement supérieurs à ceux du groupe témoin à la fin du suivi, et certains marqueurs physiologiques montraient une adaptation positive. Cette étude fait passer la « corrélation » au niveau de la « causalité », fournissant des preuves solides de la valeur à long terme de l’entraînement des compétences psychologiques, et permet aux entraîneurs de justifier clairement « pourquoi faire cela et combien de temps il faut pour voir des résultats » lorsqu’ils prescrivent un programme psychologique.
Mécanismes fondamentaux
Pour comprendre pourquoi le sentiment d’efficacité collective peut influencer la performance sportive, il faut revenir aux circuits cérébraux centraux qui régulent la fatigue et l’effort. La psychologie du sport contemporaine a progressivement abandonné l’ancienne vision selon laquelle « la performance est purement déterminée par les muscles », au profit du modèle du gouverneur central (Central Governor Model) et du modèle psychobiologique (Psychobiological Model) : le cerveau module dynamiquement le recrutement musculaire et la volonté de faire de l’exercice en fonction des signaux afférents actuels, du point d’arrivée anticipé et de l’état motivationnel.
D’un point de vue neurologique, le cœur de l’action du sentiment d’efficacité collective réside dans la régulation de la perception de l’effort. La perception de l’effort est considérée comme provenant de la « copie d’efférence » émise lors de l’envoi des commandes motrices par le cortex moteur, intégrée par le cortex cingulaire antérieur (CCA) et l’insula pour former la sensation subjective de pénibilité. Le sentiment d’efficacité collective, en modifiant l’allocation attentionnelle, l’interprétation émotionnelle ou le contrôle descendant du cortex préfrontal, peut moduler cette sensation de pénibilité – à charge physiologique égale, l’athlète a l’impression que « ce n’est pas si dur », retardant ainsi le point de décision d’abandon.
D’un point de vue neurochimique, le sentiment d’efficacité collective implique l’équilibre entre la dopamine, la noradrénaline et l’adénosine. La dopamine est liée à la récompense, à la motivation et à la volonté de fournir un effort ; l’adénosine s’accumule lors d’une activité prolongée, augmentant la sensation de fatigue ; certaines interventions sur le sentiment d’efficacité collective (comme le dialogue interne, la pleine conscience, la musique) peuvent moduler l’action de ces neurotransmetteurs, modifiant le seuil de tolérance à la fatigue de l’athlète.
Le tableau ci-dessous récapitule les variables psychologiques et neuronales clés liées au sentiment d’efficacité collective :
| Variable | Méthode de mesure typique | Niveau d’action | Lien avec la performance |
|---|---|---|---|
| Perception de l’effort RPE | Échelle de Borg | Perception subjective | Élevé (direct) |
| Activation du cortex préfrontal | IRMf/fNIRS | Contrôle exécutif | Moyen—élevé |
| Cortex cingulaire antérieur CCA | Neuroimagerie | Surveillance des conflits et de l’effort | Élevé |
| Système nerveux autonome (VRC) | Variabilité de la fréquence cardiaque | Équilibre stress-récupération | Moyen |
| Cortisol | Salivaire/sanguin | Réaction au stress | Moyen |
| Motivation/auto-efficacité | Échelles psychologiques | Investissement volontaire | Élevé |
Il convient de souligner que ces variables sont fortement couplées entre elles et ne peuvent pas être manipulées indépendamment. Par exemple, augmenter la motivation (dopamine) peut réduire la perception de l’effort, mais une activation excessive peut également provoquer de l’anxiété et interférer avec la performance. Cette caractéristique non linéaire et interactive est précisément la raison fondamentale pour laquelle le sentiment d’efficacité collective est difficile à résumer par un simple slogan et doit être traité de manière individualisée.
Relation dose-effet
L’une des questions centrales de la psychologie du sport est la « dose-réponse » : combien d’entraînement psychologique spécifique faut-il investir pour obtenir quelle amélioration du sentiment d’efficacité collective ? La littérature montre que cette courbe dans le domaine du sentiment d’efficacité collective présente un effet de seuil et des rendements décroissants typiques, et nécessite, comme l’entraînement physiologique, une progression et une périodisation.
L’amélioration subjective est la plus rapide lors de l’intervention initiale (5 premières semaines), car « l’apprentissage de l’utilisation » des stratégies cognitives précède la restructuration neuronale. Ensuite, on entre dans une phase de consolidation plus lente, nécessitant une pratique répétée dans des conditions réelles de fatigue et de stress pour automatiser les stratégies afin qu’elles puissent être activées de manière stable aux moments critiques de la compétition. Comprendre cette chronologie permet d’éviter d’abandonner prématurément si les effets immédiats ne se manifestent pas au début.
Le tableau ci-dessous résume les effets attendus de différentes doses d’intervention (estimations médianes combinées de plusieurs études ; les différences individuelles sont importantes) :
| Dose d’intervention | Durée | Amélioration du sentiment d’efficacité collective | Bénéfices performance/psychologiques | Force des preuves |
|---|---|---|---|---|
| Faible (1 séance/semaine) | 4 semaines | +3 % | Minime | Moyenne |
| Moyenne (2–3 séances/semaine) | 8 semaines | +9 % | Nette | Élevée |
| Élevée (pratique intégrée quotidienne) | 12 semaines | +12 % | Significative et stable | Moyenne—élevée |
| Excessive/inappropriée (auto-surveillance excessive) | — | Effet inverse/anxiété accrue | Négative | Moyenne |
Les principes clés sont la progressivité, la contextualisation et une intégration suffisante. Contrairement aux adaptations physiologiques, les compétences psychologiques doivent être pratiquées dans des situations réelles « avec stress et fatigue » pour pouvoir être transférées en compétition – la méditation ou l’imagerie pratiquées uniquement dans un état de relaxation peinent à se déclencher automatiquement au point d’épuisement. Les recherches rappellent également qu’une auto-surveillance excessive (comme vérifier constamment si l’on est « assez concentré ») consomme des ressources cognitives et crée une nouvelle anxiété ; c’est un piège de surdosage courant dans l’application du sentiment d’efficacité collective.
De plus, « l’effet » doit être distingué entre la performance immédiate et la santé psychologique à long terme, qui ne sont pas toujours alignées. Certaines stratégies qui peuvent immédiatement extraire de la performance (comme une peur extrême de l’échec comme moteur) peuvent, à long terme, nuire à la motivation et au bien-être ; l’entraîneur doit faire un arbitrage subtil plutôt que de rechercher uniquement des chiffres à court terme.
Différences entre les groupes
La « meilleure façon d’appliquer » le sentiment d’efficacité collective n’est pas universelle ; elle varie considérablement selon les caractéristiques individuelles. Ignorer les différences entre les groupes et appliquer un modèle unique est l’erreur la plus courante dans l’entraînement psychologique amateur.
Débutants vs avancés : Le sentiment d’efficacité collective des athlètes débutants est généralement moins stable, plus facilement influencé par les perturbations externes et le doute de soi ; ils bénéficient donc le plus d’un renforcement de la confiance de base et d’un dialogue interne positif. Les athlètes avancés possèdent déjà une certaine base de compétences psychologiques et ont besoin d’un affinement plus précis et de stratégies contextualisées, comme changer de focus attentionnel à des étapes spécifiques de la compétition. Les recherches montrent que la différence entre l’élite et l’amateur ne réside souvent pas dans « la possession ou non de compétences psychologiques », mais dans « la capacité à les activer de manière stable sous une pression et une fatigue élevées ».
Différences entre les sexes : Les recherches indiquent des différences moyennes entre hommes et femmes dans la forme d’expression de l’anxiété, les préférences de régulation émotionnelle et les besoins de soutien social. Dans certaines études, les athlètes féminines rapportent une anxiété cognitive plus élevée, mais sont également plus aptes à utiliser le soutien social et les stratégies d’expression émotionnelle ; les hommes tendent plutôt vers des stratégies d’adaptation centrées sur le problème. Ces différences rappellent que la prescription psychologique doit tenir compte des préférences individuelles, et non appliquer des stéréotypes de genre.
Différences d’âge : Avec l’âge, la capacité de régulation émotionnelle et la sagesse expérientielle augmentent généralement, mais la sensibilité à la comparaison sociale numérique, les besoins de récupération et les sources de motivation changent également. Les athlètes adolescents sont particulièrement sensibles à la comparaison par les pairs et à l’épuisement ; ils ont besoin de plus de soutien à l’autonomie et de développement de la motivation intrinsèque. Les athlètes d’âge moyen et avancé tirent souvent des bénéfices supplémentaires de la santé cognitive et des liens sociaux liés à l’exercice.
Le tableau ci-dessous donne un aperçu des points d’ajustement pour chaque groupe :
| Groupe | Caractéristiques du sentiment d’efficacité collective | Priorités de l’entraînement psychologique | Points de vigilance |
|---|---|---|---|
| Débutants | Instable, sujet au doute de soi | Confiance et dialogue interne positif | Comparaison excessive |
| Avancés | Base existante, besoin d’affinement | Changement de stratégie contextualisé | Sur-analyse |
| Femmes | Anxiété cognitive plus élevée | Soutien social et régulation émotionnelle | Application de stéréotypes |
| Adolescents | Sensibles aux pairs/épuisement | Autonomie et motivation intrinsèque | Épuisement par spécialisation précoce |
| Âge moyen/avancé | Régulation émotionnelle plus mature | Santé cognitive et liens sociaux | Récupération insuffisante |
Ce tableau nous rappelle que toute prescription psychologique doit partir de « qui vous êtes », et non de « comment pense le champion ».
Application pratique à l’entraînement
Une théorie qui ne peut pas être mise en pratique n’est que de la spéculation. Voici un cadre opérationnel pour aider à traduire les découvertes académiques sur le sentiment d’efficacité collective en préparation quotidienne à l’entraînement et à la compétition.
Première étape : Évaluer objectivement la situation actuelle. Avant toute intervention, quantifiez votre état psychologique de base. Même sans équipement de laboratoire, le suivi de la VRC par montre de sport, des échelles psychologiques standardisées (comme l’échelle d’anxiété compétitive CSAI-2, l’échelle des compétences psychologiques sportives) et un journal d’entraînement peuvent fournir une référence de base suffisante. Pas de mesure, pas de gestion.
Deuxième étape : Fixer un objectif psychologique unique. Concentrez-vous sur une seule compétence à la fois. Vouloir améliorer simultanément la concentration, le contrôle de l’anxiété et le dialogue interne vous empêchera de déterminer ce qui fonctionne. Il est recommandé d’utiliser un cycle d’entraînement psychologique de 4 semaines pour approfondir une compétence jusqu’à son automatisation.
Troisième étape : Pratique progressive en contexte. Voici un exemple de structure hebdomadaire :
| Semaine | Contexte de pratique | Point clé | Indicateur de suivi |
|---|---|---|---|
| 1–2 | Statique/faible intensité | Apprendre la technique, établir la sensation | Maîtrise subjective |
| 3–4 | Intégration à intensité moyenne | Maintenir l’activation sous fatigue | RPE et émotions |
| 5 | Simulation de situation de stress | Utilisation stable sous pression élevée | Échelle d’anxiété |
| 6 | Test proche de la compétition | Transfert vers la performance réelle | Indicateurs de performance |
Quatrième étape : Intégrer dans les routines quotidiennes. L’amélioration du sentiment d’efficacité collective nécessite souvent d’être intégrée dans les routines existantes d’échauffement, de ravitaillement et de sommeil, devenant une « routine » automatisée plutôt qu’une charge supplémentaire. Associer la régulation respiratoire, le dialogue interne ou la pratique d’imagerie à des déclencheurs fixes (comme la ligne de départ, chaque point de ravitaillement) peut considérablement augmenter le taux d’activation automatique aux moments critiques.
Cinquième étape : Réévaluation et itération. À la fin du cycle, mesurez à nouveau, comparez avec la référence, et décidez de la suite. Rappelez-vous les différences individuelles – une stratégie qui fonctionne pour les autres ne vous convient pas nécessairement ; les données objectives et les sensations corporelles doivent être prises en compte ensemble, l’un ne va pas sans l’autre.
Application locale à Taïwan
Le climat, le terrain et la culture sportive uniques de Taïwan ajoutent des variables particulières à l’application du sentiment d’efficacité collective, en particulier dans les contre-la-montre par équipes.
Effet d’amplification psychologique du climat chaud et humide : La chaleur et l’humidité élevées de l’été taïwanais accélèrent la fatigue physiologique et amplifient la perception de l’effort, rendant l’importance des stratégies psychologiques encore plus cruciale. Les recherches susmentionnées indiquent que la perception de l’effort est le facteur clé décidant de l’abandon ; or, dans les sports d’endurance de longue durée sous la chaleur et l’humidité de Taïwan, cette sensation de pénibilité est considérablement amplifiée. Il est recommandé de planifier les séances d’entraînement psychologique de haute qualité et les séances clés pendant les périodes plus fraîches du matin ou du soir, et de répéter à l’avance dans le programme « le dialogue interne et les stratégies attentionnelles en environnement chaud », afin d’éviter que le jour de la course, un effondrement psychologique dû à la chaleur ne perturbe votre rythme.
Spécificité du contexte local : Le contre-la-montre par équipes est le scénario psychologique le plus courant pour les sportifs taïwanais. Qu’il s’agisse de la longue solitude des montées, de la monotonie pénible du vent de face le long des rivières, ou de l’anxiété des départs par vagues lors des grandes épreuves, tout cela impose des exigences spécifiques au sentiment d’efficacité collective. Si les sportifs locaux peuvent concevoir des répétitions psychologiques pour ces situations concrètes – par exemple, pratiquer des objectifs segmentés et le dialogue interne lors de l’ascension de Wuling – cela est souvent plus efficace qu’un « renforcement de la force mentale » abstrait.
Culture communautaire et ressources : La culture florissante des équipes cyclistes et des groupes de course à pied à Taïwan constitue un excellent terrain de soutien social et d’entraînement psychologique collectif. L’exploitation de la dynamique de groupe peut amplifier l’auto-efficacité et la persévérance ; mais en parallèle, la comparaison sociale sur les plateformes communautaires (comme Strava) peut également générer du stress et de l’anxiété. Il est conseillé aux sportifs de revenir au cadre fondé sur des preuves de cet article, d’utiliser la fonction de soutien positif de la communauté tout en restant vigilants face au piège psychologique de la comparaison excessive.
Démystification des idées reçues
Idée reçue n°1 : « Le sentiment d’efficacité collective, c’est de la volonté, c’est inné, ça ne s’entraîne pas ». Faux. De nombreux ECR et études longitudinales confirment que le sentiment d’efficacité collective est une compétence psychologique qui peut être améliorée par un entraînement systématique, avec des bases claires de neuroplasticité ; ce n’est pas un don fixe et immuable.
Idée reçue n°2 : « L’entraînement psychologique est réservé aux faibles ». Faux. Les recherches montrent de manière répétée que l’une des plus grandes différences entre les athlètes d’élite et les amateurs réside précisément dans le fait que l’élite utilise les compétences psychologiques de manière plus systématique et plus consciente. Considérer l’entraînement psychologique comme une faiblesse est précisément le plus grand désavantage concurrentiel.
Idée reçue n°3 : « Il suffit de le vouloir assez fort pour tout surmonter ». Partiellement vrai mais exagéré. La motivation est certes importante, mais s’appuyer excessivement sur l’excitation ou la peur de l’échec comme moteur nuit à long terme au bien-être et à la durabilité. Une performance psychologique saine provient d’un équilibre entre motivation intrinsèque, auto-efficacité et régulation émotionnelle, et non d’une simple détermination farouche.
Idée reçue n°4 : « Se sentir détendu signifie être dans un bon état psychologique ». Les sensations subjectives sont importantes mais ne doivent pas être entièrement fiables. De nombreuses recherches indiquent que la performance optimale est souvent associée à un niveau d’activation et de défi modéré, plutôt qu’à une relaxation complète. Rechercher excessivement la relaxation peut au contraire tomber dans le piège d’une activation insuffisante et d’un engagement inadéquat. Seules des mesures objectives (comme la VRC, les échelles d’anxiété) peuvent percer l’illusion de la zone de confort.
Conclusion
La science du sentiment d’efficacité collective nous apprend : le sentiment d’efficacité collective n’est pas un concept abstrait que l’on peut résumer par « il faut avoir le bon état d’esprit », mais un système intégré dans les circuits de régulation cérébrale, mesurable, entraînable et hautement individualisé. Des recherches de Tucker, Hardy à Van Cutsem et d’autres, trois principes fondamentaux sont confirmés de manière répétée – les bénéfices psychologiques sont réels et mesurables, les différences individuelles sont prédominantes, les mécanismes priment sur les slogans.
Pour les athlètes taïwanais, le véritable progrès vient de la traduction patiente des preuves de laboratoire en décisions d’entraînement psychologique adaptées à leur propre corps, à leurs propres parcours, à leur propre climat et à leur propre culture. Plutôt que de courir après les citations inspirantes et les remèdes miracles sur les réseaux sociaux, il vaut mieux établir un cycle scientifique de mesure – intervention – réévaluation, et accumuler semaine après semaine, dans les scénarios réels des contre-la-montre par équipes, sa propre résilience psychologique et son état de performance optimal.
La psychologie du sport ne vise pas à transformer la compétition en un jeu de chiffres froid, mais à nous offrir une paire de lunettes plus claires pour voir comment le cerveau fait des choix entre la fatigue, le stress et le désir. Lorsque les preuves scientifiques et les sensations corporelles sont synchronisées, la percée de la performance et la santé psychologique durable peuvent véritablement aller de pair. C’est précisément la leçon la plus précieuse que la recherche sur le sentiment d’efficacité collective offre à chaque passionné de sport à Taïwan.
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