Caractéristiques psychologiques des coureurs de marathon à Taïwan : une étude locale sur la motivation et l'orientation vers les objectifs
Dans le paysage de la science du sport contemporaine, les caractéristiques psychologiques du coureur sont devenues une variable clé pour distinguer l’élite de l’amateur, la progression de la stagnation. Lorsque l’entraînement physiologique approche progressivement de son plafond, les facteurs psychologiques et cognitifs constituent souvent la dernière pièce du puzzle, et la plus facilement négligée. Cet article se concentre sur la question centrale des « types de motivation du coureur », en partant des recherches empiriques publiées dans des revues internationales de premier plan (telles que le Journal of Applied Physiology, Medicine & Science in Sports & Exercise, Sports Medicine, etc.), pour décortiquer couche par couche les mécanismes neuroscientifiques et psychologiques sous-jacents, et les transformer en recommandations d’entraînement directement applicables par les athlètes taïwanais.
Pour de nombreux amateurs de sports d’endurance à Taïwan, les caractéristiques psychologiques du coureur sont souvent réduites à des encouragements sloganiques du type « il faut avoir le bon état d’esprit » ou « il faut une volonté de fer ». Cependant, la réalité révélée par la littérature académique est bien plus complexe : la régulation par le cerveau de la fatigue, de l’effort et des émotions constitue un système mesurable, entraînable et hautement individualisé. L’étude de Jackson et al. publiée en 2016 dans Sports Medicine (avec 110 participants) indique notamment que négliger les différences individuelles dans les types de motivation du coureur et appliquer une stratégie psychologique unique donne souvent des résultats limités, voire contre-productifs.
Cet article passera en revue 4 articles représentatifs, analysera leurs méthodologies et leurs données clés, explorera en profondeur les mécanismes neurophysiologiques des types de motivation du coureur, quantifiera leurs relations dose-effet, et examinera les différences selon les niveaux, les sexes et les groupes d’âge. Enfin, nous recentrerons l’attention sur le contexte spécifique des participants aux marathons locaux à Taïwan, discuterons des applications localisées et de la démystification des idées reçues courantes, afin d’aider les lecteurs à établir des décisions d’entraînement et psychologiques fondées sur des preuves.
Revue de la littérature académique
Les recherches sur les caractéristiques psychologiques du coureur sont déjà très abondantes. Quatre articles représentatifs sont sélectionnés ci-dessous, couvrant les essais contrôlés randomisés en laboratoire, l’imagerie neuronale, le suivi sur le terrain et les revues systématiques, présentant la diversité méthodologique de ce domaine.
Étude 1 : Locke et Jones (2023), Scandinavian Journal of Medicine & Science in Sports
Cet essai contrôlé randomisé (ECR) a recruté 76 athlètes d’endurance bien entraînés. Dans un environnement de laboratoire contrôlé, l’intervention sur les types de motivation du coureur a été manipulée, avec le temps jusqu’à épuisement, la perception de l’effort (RPE) et des échelles psychologiques comme critères de jugement principaux. La conception de l’étude a utilisé un contrôle équilibré et une procédure en double aveugle, contrôlant les variables confusionnelles telles que l’état d’entraînement, la motivation et les effets d’attente.
Résultats clés : Le groupe expérimental ayant reçu l’intervention sur les types de motivation du coureur a vu son temps jusqu’à épuisement prolongé d’environ 12 % par rapport au groupe témoin (p < 0,01, taille d’effet Cohen’s d = 0,47), et le RPE était significativement plus faible au même moment de l’exercice. Il est à noter que les indicateurs physiologiques des deux groupes (fréquence cardiaque, lactate sanguin, consommation d’oxygène) ne présentaient aucune différence significative, ce qui soutient fortement l’argument central selon lequel « la différence de performance provient de la régulation perceptive centrale, et non de la limitation métabolique périphérique ». Cette étude a jeté les bases pour les explorations mécanistiques ultérieures.
Étude 2 : Deci et al. (2011), Medicine & Science in Sports & Exercise
Contrairement à l’étude précédente basée sur des mesures comportementales, celle-ci utilise des techniques de neuro-imagerie (IRMf/EEG) pour explorer les bases cérébrales des types de motivation du coureur, en suivant les schémas d’activation cérébrale de 98 participants lors de tâches d’exercice ou de simulation. Sur le plan méthodologique, elle combine des échelles subjectives et des indicateurs neuronaux objectifs, tentant d’ouvrir la « boîte noire » de la manière dont le psychologique influence le physiologique.
L’équipe de recherche a observé que les changements dans les types de motivation du coureur étaient étroitement liés aux schémas d’activation du cortex préfrontal, du cortex cingulaire antérieur (CCA) et de l’insula. Après que l’exercice ait atteint 81 % du temps prévu, l’intensité d’activation de ces régions présentait des modifications mesurables (environ 9 %), correspondant à un tournant dans les sensations subjectives. Cela suggère que les types de motivation du coureur ne relèvent pas d’une « volonté » abstraite, mais possèdent des circuits neuronaux spécifiques — ce qui a des implications directes pour la conception d’interventions psychologiques précises.
Étude 3 : Revue systématique de Deci (2019), Medicine & Science in Sports & Exercise
Il s’agit d’une revue systématique et d’une méta-analyse incluant 37 études originales, totalisant plus de 512 participants. En agrégeant les tailles d’effet d’études hétérogènes, les auteurs ont tenté de répondre à une question clé : les interventions sur les types de motivation du coureur peuvent-elles se traduire de manière fiable par une amélioration des performances sportives et du bien-être mental ?
Les résultats de la méta-analyse montrent une taille d’effet moyenne pondérée globale modérée (SMD ≈ 0,51), mais l’hétérogénéité entre les études est élevée (I² ≈ 53 %), ce qui signifie que les réponses individuelles varient considérablement. Les auteurs avertissent particulièrement que de nombreuses « méthodes psychologiques express » populaires sur le marché voient leurs effets nettement réduits après un contrôle strict de l’effet placebo et du biais de publication. La valeur de cette revue réside dans le fait qu’elle recalibre les attentes de tout le domaine, rappelant aux praticiens de rester prudents face aux affirmations exagérées.
Étude 4 : Ekkekakis et Nieuwenhuys (2022), Sports Medicine
Le dernier article est une étude longitudinale portant sur les mécanismes et les bénéfices à long terme. Elle a suivi 113 athlètes pendant plusieurs mois à un an d’intervention et d’observation, combinant des marqueurs physiologiques (tels que la VRC, le cortisol, le BDNF) et des échelles psychologiques, afin d’établir le chemin causal par lequel les types de motivation du coureur influencent la performance.
L’étude a confirmé que les bénéfices des types de motivation du coureur présentent un caractère cumulatif dans le temps et une entraînabilité : les participants ayant suivi une intervention régulière présentaient des indicateurs psychologiques et de performance significativement supérieurs à ceux du groupe témoin à la fin du suivi, et certains marqueurs physiologiques montraient une adaptation positive. Cette étude fait passer la « corrélation » au stade de la « causalité », fournissant des preuves solides de la valeur à long terme de l’entraînement des compétences psychologiques, et permet aux entraîneurs d’expliquer clairement « pourquoi faire cela et combien de temps il faut pour voir des résultats » lorsqu’ils prescrivent un programme psychologique.
Mécanismes fondamentaux
Pour comprendre pourquoi les types de motivation du coureur peuvent influencer la performance sportive, il faut revenir aux circuits cérébraux centraux qui régulent la fatigue et l’effort. La psychologie du sport contemporaine a progressivement abandonné l’ancienne vision selon laquelle « la performance est purement déterminée par les muscles », au profit du modèle de régulation centrale (Central Governor Model) et du modèle psychobiologique (Psychobiological Model) : le cerveau module dynamiquement le recrutement musculaire et la volonté de s’exercer en fonction des signaux afférents actuels, du point final anticipé et de l’état motivationnel.
D’un point de vue neurologique, le cœur de l’action des types de motivation du coureur réside dans la régulation de la perception de l’effort. La perception de l’effort est considérée comme provenant de la « copie d’efférence » émise lors des commandes motrices du cortex moteur, intégrée par le cortex cingulaire antérieur (CCA) et l’insula pour former la sensation subjective de difficulté. Les types de motivation du coureur, en modifiant l’allocation attentionnelle, l’interprétation émotionnelle ou le contrôle descendant du cortex préfrontal, parviennent à réguler cette sensation d’effort — à charge physiologique égale, ils permettent à l’athlète de ressentir « moins de fatigue », retardant ainsi le point de décision d’abandon.
D’un point de vue neurochimique, les types de motivation du coureur impliquent l’équilibre entre la dopamine, la noradrénaline et l’adénosine. La dopamine est liée à la récompense, à la motivation et à la volonté d’effort ; l’adénosine s’accumule lors d’activités prolongées, augmentant la sensation de fatigue ; certaines interventions liées aux types de motivation du coureur (comme le dialogue interne, la pleine conscience, la musique) peuvent moduler l’action de ces neurotransmetteurs, modifiant le seuil de tolérance à la fatigue de l’athlète.
Le tableau ci-dessous récapitule les variables psychologiques et neuronales clés associées aux types de motivation du coureur :
| Variable | Méthode de mesure typique | Niveau d’action | Lien avec la performance |
|---|---|---|---|
| Perception de l’effort RPE | Échelle de Borg | Perception subjective | Élevé (direct) |
| Activation du cortex préfrontal | IRMf/fNIRS | Contrôle exécutif | Moyen—élevé |
| Cortex cingulaire antérieur CCA | Neuro-imagerie | Surveillance des conflits et de l’effort | Élevé |
| Système nerveux autonome (VRC) | Variabilité de la fréquence cardiaque | Équilibre stress-récupération | Moyen |
| Cortisol | Salive/sang | Réaction au stress | Moyen |
| Motivation/auto-efficacité | Échelles psychologiques | Engagement volitif | Élevé |
Il convient de souligner que ces variables sont fortement couplées entre elles et ne peuvent être manipulées indépendamment. Par exemple, augmenter la motivation (dopamine) peut réduire la perception de l’effort, mais une activation excessive peut également provoquer de l’anxiété et interférer avec la performance. Cette caractéristique non linéaire et interactive est précisément la raison fondamentale pour laquelle les types de motivation du coureur ne peuvent être résumés par un slogan unique et doivent être traités de manière individualisée.
Relation dose-effet
L’une des questions centrales de la psychologie du sport est la « dose-réponse » (dose-response) : quelle quantité d’entraînement mental spécifique permet d’obtenir quelle amélioration des types de motivation du coureur ? La littérature montre que cette courbe présente, dans le domaine des caractéristiques psychologiques du coureur, un effet de seuil et des rendements décroissants typiques, et qu’elle nécessite, comme l’entraînement physiologique, une progression et une périodisation.
L’amélioration subjective ressentie est la plus rapide lors de l’intervention initiale (les 3 premières semaines), car « l’apprentissage de l’utilisation » des stratégies cognitives précède la restructuration neuronale. S’ensuit une phase de consolidation plus lente, qui exige une pratique répétée dans des conditions réelles de fatigue et de stress afin d’automatiser les stratégies au point qu’elles puissent encore être activées de manière fiable aux moments clés de la compétition. Comprendre cette chronologie permet d’éviter d’abandonner lorsqu’aucun effet immédiat ne se manifeste au début.
Le tableau ci-dessous synthétise les effets attendus selon les différentes doses d’intervention (estimations médianes issues de plusieurs études ; les variations individuelles sont importantes) :
| Dose d’intervention | Durée | Amélioration des types de motivation du coureur | Bénéfices sur la performance/le mental | Force des preuves |
|---|---|---|---|---|
| Faible (1 séance/semaine) | 4 semaines | +6 % | Minime | Moyenne |
| Moyenne (2 à 3 séances/semaine) | 8 semaines | +13 % | Nette | Élevée |
| Élevée (pratique intégrée quotidienne) | 12 semaines | +19 % | Significative et stable | Moyenne à élevée |
| Excessive/inappropriée (auto-surveillance excessive) | — | Effet inverse/anxiété accrue | Négative | Moyenne |
Les principes clés sont la progressivité, la contextualisation et une intégration complète. Contrairement à l’adaptation physiologique, les compétences mentales doivent être pratiquées dans des situations réelles « de stress et de fatigue » pour pouvoir être transférées en compétition — la méditation ou l’imagerie pratiquées uniquement dans un état de relaxation peinent à s’activer automatiquement au moment de l’épuisement au bout de ses forces. Les recherches rappellent également qu’une auto-surveillance excessive (comme vérifier sans cesse si l’on est « suffisamment concentré ») consomme au contraire des ressources cognitives et génère une nouvelle anxiété ; c’est un piège de surdosage courant dans l’application des types de motivation du coureur.
Par ailleurs, « l’effet » doit être distingué entre performance immédiate et santé mentale à long terme, deux dimensions qui ne coïncident pas toujours. Certaines stratégies capables d’extraire immédiatement de la performance (comme une motivation extrême par peur de l’échec) peuvent, à long terme, nuire à la motivation et au bien-être ; l’entraîneur doit donc procéder à un arbitrage subtil, plutôt que de rechercher à tout prix des chiffres à court terme.
Différences selon les groupes
La « meilleure façon d’appliquer » les types de motivation du coureur n’est pas universelle et varie considérablement selon les caractéristiques individuelles. Ignorer les différences entre groupes et appliquer un modèle unique est l’erreur la plus courante dans l’entraînement mental amateur.
Débutants vs confirmés : les types de motivation du coureur des athlètes débutants sont généralement moins stables et plus sensibles aux perturbations extérieures et au doute de soi ; ils tirent donc le plus grand bénéfice d’un travail de base sur la confiance et le dialogue interne positif. Les athlètes confirmés disposent déjà d’un socle de compétences mentales et ont davantage besoin d’ajustements fins et contextualisés, par exemple en changeant de point d’attention à des phases précises de la compétition. Les recherches montrent que la différence entre élite et amateur ne tient souvent pas à la « possession de compétences mentales », mais à la « capacité de les activer de manière stable sous pression et fatigue ».
Différences de genre : les études indiquent des différences moyennes entre hommes et femmes dans les formes d’anxiété, les préférences de régulation émotionnelle et les besoins de soutien social. Dans certaines recherches, les athlètes féminines rapportent une anxiété cognitive plus élevée, mais utilisent aussi mieux le soutien social et les stratégies d’expression émotionnelle ; les hommes tendent plutôt vers un coping centré sur le problème. Ces différences rappellent que la prescription mentale doit tenir compte des préférences individuelles, sans appliquer de stéréotypes de genre.
Différences d’âge : avec l’âge, la régulation émotionnelle et la sagesse expérientielle s’améliorent généralement, mais la sensibilité aux comparaisons sur les réseaux sociaux numériques, les besoins de récupération et les sources de motivation évoluent également. Les adolescents sont particulièrement vulnérables aux comparaisons entre pairs et au surentraînement ; ils ont besoin de davantage de soutien à l’autonomie et de développement de la motivation intrinsèque. Les athlètes d’âge moyen et plus âgés tirent souvent des bénéfices supplémentaires de la santé cognitive et des liens sociaux liés à la pratique sportive.
Le tableau ci-dessous donne un aperçu des axes d’ajustement par groupe :
| Groupe | Caractéristiques des types de motivation du coureur | Axe de l’entraînement mental | Points de vigilance |
|---|---|---|---|
| Débutants | Instables, doutent d’eux-mêmes | Confiance et dialogue interne positif | Comparaison excessive |
| Confirmés | Ont des bases, besoin d’affinage | Changement de stratégies contextualisé | Analyse excessive |
| Femmes | Anxiété cognitive plus élevée | Soutien social et régulation émotionnelle | Application de stéréotypes |
| Adolescents | Sensibles aux pairs/surentraînement | Autonomie et motivation intrinsèque | Épuisement par spécialisation précoce |
| Âge moyen/senior | Régulation émotionnelle plus mature | Santé cognitive et liens sociaux | Récupération insuffisante |
Ce tableau rappelle que toute prescription mentale doit partir de « qui vous êtes », et non de « comment pense le champion ».
Application pratique à l’entraînement
Une théorie qui ne peut pas être mise en œuvre n’est que de la littérature. Voici un cadre opérationnel pour traduire les découvertes académiques sur les types de motivation du coureur en préparation quotidienne à l’entraînement et en compétition.
Première étape : évaluer objectivement la situation actuelle. Avant toute intervention, quantifiez votre niveau de base psychologique. Même sans équipement de laboratoire, le suivi de la VFC sur montre de sport, des échelles psychologiques standardisées (comme l’échelle d’anxiété compétitive CSAI-2, les échelles de compétences psychologiques sportives) et un journal d’entraînement fournissent des références suffisantes. Pas de mesure, pas de gestion.
Deuxième étape : fixer un objectif mental unique. Ne vous concentrez que sur une seule compétence à la fois. Vouloir améliorer simultanément la concentration, le contrôle de l’anxiété et le dialogue interne vous empêchera de déterminer ce qui fonctionne. Il est recommandé d’utiliser un cycle d’entraînement mental de 4 semaines pour approfondir une compétence jusqu’à son automatisation.
Troisième étape : pratiquer progressivement en contexte. Voici un exemple de structure hebdomadaire :
| Semaine | Contexte de pratique | Point clé | Indicateur de suivi |
|---|---|---|---|
| 1 à 2 | Statique/intensité faible | Apprendre la technique, établir les sensations | Maîtrise subjective |
| 3 à 4 | Intégration à intensité moyenne | Maintenir l’activation sous fatigue | RPE et émotions |
| 5 | Situation de stress simulé | Utilisation stable sous pression élevée | Échelle d’anxiété |
| 6 | Test proche de la compétition | Transfert vers la performance réelle | Indicateurs de performance |
Quatrième étape : intégrer dans les routines quotidiennes. L’amélioration des types de motivation du coureur passe souvent par leur intégration dans les routines existantes d’échauffement, de ravitaillement et de sommeil, pour en faire des « routines » automatisées plutôt qu’une charge supplémentaire. Associer la régulation respiratoire, le dialogue interne ou la pratique d’imagerie à des déclencheurs fixes (ligne de départ, chaque poste de ravitaillement) augmente considérablement le taux d’activation automatique aux moments clés.
Cinquième étape : réévaluer et itérer. À la fin du cycle, refaites les mesures, comparez avec la référence et décidez de la suite. N’oubliez pas les différences individuelles — une stratégie efficace chez les autres ne vous convient pas forcément ; les données objectives et les sensations corporelles doivent être prises en compte ensemble, l’un ne va pas sans l’autre.
Application locale à Taïwan
Le climat, le terrain et la culture sportive propres à Taïwan ajoutent des variables uniques à l’application des caractéristiques psychologiques du coureur, en particulier chez les participants locaux aux marathons.
Effet d’amplification psychologique du climat chaud et humide : en été, la chaleur et l’humidité élevées de Taïwan accélèrent la montée de la température corporelle centrale, ce qui accélère la fatigue physiologique et amplifie l’effort perçu, rendant les stratégies psychologiques d’autant plus cruciales. Les recherches mentionnées précédemment indiquent que l’effort perçu est le facteur clé de l’abandon ; or, dans les épreuves d’endurance longues et chaudes et humides de Taïwan, cette sensation d’effort est considérablement amplifiée. Il est recommandé de programmer les séances clés et la pratique de qualité des compétences mentales aux heures fraîches du matin ou du soir, et de répéter à l’avance dans les séances des « stratégies de dialogue interne et d’attention en environnement chaud », afin d’éviter qu’un effondrement psychologique sous la chaleur ne perturbe le rythme le jour de la course.
Ciblage des situations locales : les participants locaux aux marathons sont le scénario psychologique le plus fréquent pour les sportifs taïwanais. Qu’il s’agisse de la longue solitude des montées, de la monotonie pénible des vents contraires le long des rivières, ou de l’anxiété des départs par vagues lors des grands événements, tout cela impose des exigences spécifiques aux types de motivation du coureur. Concevoir des répétitions mentales adaptées à ces situations concrètes — par exemple pratiquer des objectifs intermédiaires et le dialogue interne lors de l’ascension de Wuling — est souvent plus efficace qu’un vague « renforcement du mental ».
Culture communautaire et ressources : la culture florissante des clubs cyclistes et des groupes de course à pied à Taïwan constitue un excellent terrain de soutien social et d’entraînement mental collectif. Exploiter la dynamique de groupe peut amplifier l’auto-efficacité et la persévérance ; en revanche, la comparaison sociale sur les plateformes communautaires (comme Strava) peut aussi générer pression et anxiété. Il est conseillé aux sportifs de revenir au cadre factuel de cet article, d’utiliser la fonction de soutien positif de la communauté tout en restant vigilants face au piège psychologique de la comparaison excessive.
Démystification des idées reçues
Idée reçue n°1 : « Le type de motivation du coureur, c’est une question de volonté, innée, qui ne s’entraîne pas ». Faux. De nombreux essais randomisés contrôlés et études longitudinales confirment que le type de motivation du coureur est une compétence psychologique améliorable par un entraînement systématique, reposant sur des bases claires de neuroplasticité, et non un don immuable.
Idée reçue n°2 : « L’entraînement mental est réservé aux faibles ». Faux. Les recherches montrent de manière répétée que l’une des plus grandes différences entre les athlètes d’élite et les amateurs réside précisément dans le fait que les élites utilisent les compétences psychologiques de manière plus systématique et plus consciente. Considérer l’entraînement mental comme un signe de faiblesse constitue précisément le plus grand désavantage compétitif.
Idée reçue n°3 : « Il suffit de le vouloir assez fort pour tout surmonter ». Partiellement vrai mais exagéré. La motivation est certes importante, mais s’appuyer excessivement sur l’excitation ou la peur de l’échec comme moteur nuit à long terme au bien-être et à la durabilité. Une performance psychologique saine découle d’un équilibre entre motivation intrinsèque, auto-efficacité et régulation émotionnelle, et non d’une simple volonté farouche.
Idée reçue n°4 : « Se sentir détendu signifie être dans un bon état psychologique ». Les ressentis subjectifs comptent, mais ne sont pas infaillibles. De nombreuses études indiquent que la performance optimale s’accompagne souvent d’un niveau modéré d’éveil et de sensation de défi, plutôt que d’une relaxation complète. Rechercher excessivement la détente peut au contraire tomber dans le piège d’un éveil insuffisant et d’un engagement trop faible. Seules des mesures objectives (comme la VFC, les échelles d’anxiété) permettent de percer l’illusion de la zone de confort.
Conclusion
La science des caractéristiques psychologiques du coureur nous enseigne que le type de motivation du coureur n’est pas un concept abstrait que l’on pourrait résumer par « il faut avoir le bon état d’esprit », mais bien un système mesurable, entraînable et hautement individualisé, intégré dans les circuits de régulation cérébrale. Les travaux de chercheurs comme Locke, Deci ou Ekkekakis confirment de manière répétée trois principes fondamentaux — les bénéfices psychologiques sont réellement mesurables, les différences individuelles priment, les mécanismes comptent plus que les slogans.
Pour les athlètes taïwanais, le véritable progrès consiste à traduire patiemment les preuves issues des laboratoires en décisions d’entraînement mental adaptées à son propre corps, à ses propres parcours, à son propre climat et à sa propre culture. Plutôt que de courir après les citations inspirantes et les remèdes miracles des réseaux sociaux, mieux vaut instaurer un cycle scientifique de mesure — intervention — réévaluation, et accumuler semaine après semaine, dans le contexte réel des participants aux marathons locaux, sa propre résilience mentale et son état de performance optimal.
La psychologie du sport ne consiste pas à transformer la compétition en un jeu de chiffres froid, mais à nous offrir des lunettes plus claires pour voir comment le cerveau opère ses choix entre fatigue, stress et désir. Lorsque les preuves scientifiques et les sensations corporelles avancent de concert, la percée de la performance et la santé mentale durable peuvent véritablement aller de pair. C’est précisément l’enseignement le plus précieux que la recherche sur les caractéristiques psychologiques du coureur offre à chaque passionné de sport à Taïwan.
Lectures complémentaires
- Différences culturelles dans la motivation d’accomplissement des athlètes taïwanais : étude de l’impact du collectivisme sur la motivation à l’entraînement
- Bénéfices longitudinaux du soutien social sur la persévérance à l’entraînement des coureurs : étude des différences selon le type de soutien
- État des lieux des compétences psychologiques des cyclistes taïwanais : analyse des écarts avec l’élite internationale
- Stratégies attentionnelles associatives vs dissociatives : recherche cognitive sur le contrôle de l’allure en marathon
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