Étude longitudinale sur l'augmentation du volume de l'hippocampe et l'amélioration de la mémoire grâce à l'exercice aérobie
Dans le paysage de la science du sport contemporaine, l’exercice et l’hippocampe sont devenus une variable clé pour distinguer l’élite de l’amateur, la progression de la stagnation. Lorsque l’entraînement physiologique approche progressivement son plafond, les facteurs psychologiques et cognitifs constituent souvent la dernière pièce du puzzle, et la plus facilement négligée. Cet article se concentre sur la question centrale de « l’exercice et la mémoire », en partant des recherches empiriques publiées dans des revues internationales de premier plan (telles que le Journal of Applied Physiology, Medicine & Science in Sports & Exercise, Sports Medicine, etc.), pour décortiquer couche par couche les mécanismes neuroscientifiques et psychologiques sous-jacents, et les transformer en recommandations d’entraînement directement exploitables pour les athlètes taïwanais.
Pour de nombreux amateurs de sports d’endurance à Taïwan, l’exercice et l’hippocampe sont souvent réduits à des encouragements sloganisés du type « il faut avoir le bon état d’esprit » ou « il faut une volonté de fer ». Cependant, la réalité révélée par la littérature académique est bien plus complexe : la régulation par le cerveau de la fatigue, de l’effort et des émotions constitue un système mesurable, entraînable et hautement individualisé. L’étude de Hatzigeorgiadis et al. (2010), publiée dans le Journal of Sports Sciences (avec 100 participants), indique que négliger les différences individuelles dans l’exercice et la mémoire tout en appliquant une stratégie psychologique unique donne souvent des résultats limités, voire contre-productifs.
Cet article passera en revue 4 articles représentatifs, analysera leur méthodologie et leurs données clés, explorera en profondeur les mécanismes neurophysiologiques de l’exercice et de la mémoire, quantifiera la relation dose-effet, et examinera les différences selon le niveau, le sexe et l’âge. Enfin, nous recentrerons l’attention sur le contexte spécifique taïwanais de la préservation cognitive des cyclistes d’âge moyen et avancé, discuterons des applications localisées et démystifierons les idées reçues courantes, afin d’aider les lecteurs à établir des décisions d’entraînement et psychologiques fondées sur des preuves.
Revue de la littérature académique
Les recherches sur l’exercice et l’hippocampe sont déjà abondantes. Voici quatre articles représentatifs soigneusement sélectionnés, couvrant des essais contrôlés randomisés en laboratoire, des études de neuroimagerie, des suivis de terrain et des revues systématiques, illustrant la diversité méthodologique de ce domaine.
Étude 1 : Weinberg et Marcora (2018), International Journal of Sport and Exercise Psychology
Cet essai contrôlé randomisé (ECR) a recruté 33 athlètes d’endurance bien entraînés. Dans un environnement de laboratoire contrôlé, l’intervention sur l’exercice et la mémoire a été manipulée, avec comme critères de jugement principaux le temps jusqu’à épuisement, l’effort perçu (RPE) et des échelles psychologiques. La conception de l’étude a utilisé un contrôle équilibré et des procédures en double aveugle, contrôlant les variables confusionnelles telles que l’état d’entraînement, la motivation et les effets d’attente.
Résultats clés : Le groupe expérimental ayant reçu l’intervention sur l’exercice et la mémoire a vu son temps jusqu’à épuisement prolongé d’environ 14 % par rapport au groupe témoin (p < 0,02, taille d’effet Cohen’s d = 0,95), et le RPE était significativement plus faible au même moment d’exercice. Il est important de noter que les indicateurs physiologiques des deux groupes (fréquence cardiaque, lactate sanguin, consommation d’oxygène) ne présentaient aucune différence significative, ce qui soutient fortement l’argument central selon lequel « la différence de performance provient de la régulation perceptive centrale, et non de la limitation métabolique périphérique ». Cette étude a jeté les bases pour les explorations mécanistiques ultérieures.
Étude 2 : Nakamura et al. (2010), European Journal of Applied Physiology
Contrairement à l’étude précédente basée sur des mesures comportementales, celle-ci utilise des techniques de neuroimagerie (IRMf/EEG) pour explorer les bases cérébrales de l’exercice et de la mémoire, en suivant les schémas d’activation cérébrale de 31 sujets lors de tâches d’exercice ou de simulation. Sur le plan méthodologique, elle combine des échelles subjectives et des indicateurs neuronaux objectifs, tentant d’ouvrir la boîte noire de « comment le psychologique influence le physiologique ».
L’équipe de recherche a observé que les changements dans l’exercice et la mémoire étaient étroitement liés aux schémas d’activation du cortex préfrontal, du cortex cingulaire antérieur (CCA) et de l’insula. Lorsque l’exercice atteignait 72 % du temps prévu, l’intensité d’activation de ces régions présentait des modifications mesurables (environ 14 %), correspondant à un tournant dans les sensations subjectives. Cela suggère que l’exercice et la mémoire ne relèvent pas d’une « volonté » abstraite, mais possèdent des circuits neuronaux spécifiques — ce qui a des implications directes pour la conception d’interventions psychologiques précises.
Étude 3 : Revue systématique de Noakes (2019), Scandinavian Journal of Medicine & Science in Sports
Il s’agit d’une revue systématique et d’une méta-analyse incluant 35 études originales, totalisant plus de 1447 participants. En agrégeant les tailles d’effet d’études hétérogènes, l’auteur tente de répondre à une question cruciale : l’intervention sur l’exercice et la mémoire peut-elle être fiabilisée en une amélioration de la performance sportive et du bien-être mental ?
Les résultats de la méta-analyse montrent une taille d’effet moyenne pondérée globale modérée (SMD ≈ 0,35), mais avec une hétérogénéité élevée entre les études (I² ≈ 82 %), ce qui signifie que les réponses individuelles varient considérablement. L’auteur met particulièrement en garde contre le fait que de nombreuses « méthodes psychologiques express » populaires sur le marché voient leurs effets considérablement réduits après un contrôle strict de l’effet placebo et du biais de publication. La valeur de cette revue réside dans le recalibrage des attentes pour l’ensemble du domaine, rappelant aux praticiens de rester prudents face aux affirmations exagérées.
Étude 4 : Dietrich et Gould (2015), NeuroImage
La dernière étude est une recherche longitudinale portant sur les mécanismes et les bénéfices à long terme. Elle a suivi 100 athlètes pendant plusieurs mois à un an, avec une intervention et une observation, combinant des marqueurs physiologiques (tels que la VRC, le cortisol, le BDNF) et des échelles psychologiques, afin d’établir le chemin causal de l’influence de l’exercice et de la mémoire sur la performance.
L’étude a confirmé que les bénéfices de l’exercice et de la mémoire présentent un caractère cumulatif dans le temps et une entraînabilité : les indicateurs psychologiques et de performance des pratiquants réguliers étaient significativement supérieurs à ceux du groupe témoin à la fin du suivi, et certains marqueurs physiologiques montraient une adaptation positive. Cette étude fait passer la « corrélation » au niveau de la « causalité », fournissant des preuves solides de la valeur à long terme de l’entraînement des compétences psychologiques, et permet aux entraîneurs d’expliquer clairement « pourquoi faire cela et combien de temps il faut pour voir des résultats » lorsqu’ils prescrivent un programme psychologique.
Mécanisme central
Pour comprendre pourquoi le sport et la mémoire peuvent influencer la performance sportive, il faut revenir au circuit cérébral central qui régule la fatigue et l’effort. La psychologie du sport contemporaine a progressivement abandonné l’ancienne vision selon laquelle « la performance est purement déterminée par les muscles », au profit du modèle du gouverneur central (Central Governor Model) et du modèle psychobiologique (Psychobiological Model) : le cerveau module dynamiquement le recrutement musculaire et la volonté d’effort en fonction des signaux afférents actuels, du point d’arrivée anticipé et de l’état motivationnel.
D’un point de vue neurologique, le rôle central du sport et de la mémoire réside dans la régulation de la perception de l’effort. La perception de l’effort est considérée comme provenant de la « copie d’efférence (efference copy) » émise par le cortex moteur lors de la génération des commandes motrices, intégrée ensuite par le cortex cingulaire antérieur (ACC) et l’insula pour former une sensation subjective de pénibilité. Le sport et la mémoire, en modifiant l’allocation attentionnelle, l’interprétation émotionnelle ou le contrôle descendant du cortex préfrontal, permettent de réguler cette sensation de pénibilité — sous une même charge physiologique, l’athlète ressent « moins de fatigue », repoussant ainsi le point de décision d’abandon.
D’un point de vue neurochimique, le sport et la mémoire impliquent l’équilibre entre la dopamine, la noradrénaline et l’adénosine. La dopamine est liée à la récompense, à la motivation et à la volonté d’effort ; l’adénosine s’accumule lors d’activités prolongées et augmente la sensation de fatigue ; certaines interventions liées au sport et à la mémoire (comme le dialogue interne, la pleine conscience, la musique) peuvent moduler l’action de ces neurotransmetteurs et modifier le seuil de tolérance à la fatigue de l’athlète.
Le tableau ci-dessous récapitule les variables psychologiques et neurologiques clés liées au sport et à la mémoire :
| Variable | Méthode de mesure typique | Niveau d’action | Lien avec la performance |
|---|---|---|---|
| Perception de l’effort RPE | Échelle de Borg | Perception subjective | Élevé (direct) |
| Activation du cortex préfrontal | IRMf/fNIRS | Contrôle exécutif | Moyen—élevé |
| Cortex cingulaire antérieur ACC | Neuroimagerie | Surveillance des conflits et de l’effort | Élevé |
| Système nerveux autonome (VRC) | Variabilité de la fréquence cardiaque | Équilibre stress-récupération | Moyen |
| Cortisol | Salive/sang | Réaction au stress | Moyen |
| Motivation/auto-efficacité | Échelles psychologiques | Engagement volontaire | Élevé |
Il convient de souligner que ces variables sont fortement couplées entre elles et ne peuvent être manipulées indépendamment. Par exemple, augmenter la motivation (dopamine) peut réduire la perception de l’effort, mais une activation excessive peut également provoquer de l’anxiété et perturber la performance. Cette caractéristique non linéaire et interactive est précisément la raison fondamentale pour laquelle le sport et la mémoire sont difficiles à résumer par un slogan unique et doivent être traités de manière individualisée.
Relation dose-effet
L’une des questions centrales de la psychologie du sport est la « dose-réponse » : quelle quantité d’entraînement psychologique spécifique permet d’obtenir quelle amélioration du sport et de la mémoire ? La littérature montre que cette courbe présente dans le domaine du sport et de l’hippocampe un effet de seuil typique et des rendements décroissants, et qu’elle nécessite, comme l’entraînement physiologique, une progression et une périodisation.
L’amélioration subjective est la plus rapide lors des premières interventions (5 premières semaines), car « l’apprentissage de l’utilisation » des stratégies cognitives précède la restructuration neuronale. S’ensuit une phase de consolidation plus lente, nécessitant une pratique répétée dans des conditions réelles de fatigue et de stress afin d’automatiser les stratégies pour qu’elles puissent être activées de manière stable aux moments critiques de la compétition. Comprendre cette chronologie permet d’éviter d’abandonner prématurément lorsque les effets ne sont pas immédiats au début.
Le tableau ci-dessous récapitule les effets attendus selon différentes doses d’intervention (estimations médianes issues de plusieurs études, avec de grandes variations individuelles) :
| Dose d’intervention | Durée | Amélioration du sport et de la mémoire | Bénéfice performance/psychologique | Force des preuves |
|---|---|---|---|---|
| Faible (1 séance/semaine) | 4 semaines | +5 % | Minime | Moyenne |
| Moyenne (2–3 séances/semaine) | 8 semaines | +8 % | Net | Élevée |
| Élevée (pratique intégrée quotidienne) | 12 semaines | +14 % | Significatif et stable | Moyenne—élevée |
| Excessive/inappropriée (auto-surveillance excessive) | — | Effet inverse/anxiété accrue | Négatif | Moyenne |
Les principes clés sont la progressivité, la contextualisation et une intégration suffisante. Contrairement aux adaptations physiologiques, les compétences psychologiques doivent être pratiquées dans des situations réelles « avec stress et fatigue » pour pouvoir être transférées en compétition — une méditation ou une visualisation pratiquée uniquement dans un état de relaxation ne pourra pas se déclencher automatiquement au point d’épuisement. Les recherches rappellent également qu’une auto-surveillance excessive (comme vérifier constamment si l’on est « suffisamment concentré ») consomme des ressources cognitives et génère une nouvelle anxiété — c’est un piège courant de surdosage dans l’application du sport et de la mémoire.
De plus, « l’effet » doit être distingué entre performance immédiate et santé mentale à long terme, deux dimensions qui ne coïncident pas toujours. Certaines stratégies capables d’extraire immédiatement de la performance (comme une peur extrême de l’échec comme moteur) peuvent, à long terme, nuire à la motivation et au bien-être ; l’entraîneur doit donc faire un arbitrage subtil plutôt que de rechercher uniquement des chiffres à court terme.
Différences entre groupes
La « meilleure façon d’appliquer » le sport et la mémoire n’est pas universelle et varie considérablement selon les caractéristiques individuelles. Ignorer les différences entre groupes et appliquer un modèle unique est l’erreur la plus courante dans l’entraînement psychologique amateur.
Débutants vs athlètes avancés : Le sport et la mémoire des athlètes débutants sont généralement moins stables, plus facilement perturbés par les distractions externes et le doute de soi ; ils tirent donc le plus grand bénéfice d’une base de renforcement de la confiance et d’un dialogue interne positif. Les athlètes avancés disposent déjà de compétences psychologiques de base et ont davantage besoin d’un affinement stratégique contextualisé et précis, comme la commutation des points de focalisation attentionnelle à des phases spécifiques de la compétition. Les recherches montrent que la différence entre élites et amateurs ne réside souvent pas dans « la possession ou non de compétences psychologiques », mais dans « la capacité à les activer de manière stable sous pression et fatigue ».
Différences de genre : Les recherches indiquent des différences moyennes entre hommes et femmes dans la forme d’expression de l’anxiété, les préférences de régulation émotionnelle et les besoins de soutien social. Les athlètes féminines rapportent dans certaines études une anxiété cognitive plus élevée, mais utilisent également mieux le soutien social et les stratégies d’expression émotionnelle ; les hommes tendent davantage vers un coping centré sur le problème. Ces différences rappellent que la prescription psychologique doit tenir compte des préférences individuelles, sans appliquer de stéréotypes de genre.
Différences d’âge : Avec l’âge, la capacité de régulation émotionnelle et la sagesse expérientielle s’améliorent généralement, mais la sensibilité aux comparaisons sur les réseaux sociaux numériques, les besoins de récupération et les sources de motivation changent également. Les athlètes adolescents sont particulièrement vulnérables aux comparaisons entre pairs et à l’épuisement (burnout), nécessitant davantage de soutien à l’autonomie et de développement de la motivation intrinsèque ; les athlètes d’âge moyen et avancé tirent souvent des bénéfices supplémentaires du maintien cognitif et des liens sociaux liés au sport.
Le tableau ci-dessous donne un aperçu des axes d’ajustement par groupe :
| Groupe | Caractéristiques du sport et de la mémoire | Axe d’entraînement psychologique | Points de vigilance |
|---|---|---|---|
| Débutants | Instable, doute de soi facile | Confiance et dialogue interne positif | Comparaison excessive |
| Avancés | Base existante, besoin d’affinement | Commutation stratégique contextualisée | Suranalyse |
| Femmes | Anxiété cognitive plus élevée | Soutien social et régulation émotionnelle | Application de stéréotypes |
| Adolescents | Sensibles aux pairs/épuisement | Autonomie et motivation intrinsèque | Épuisement par spécialisation précoce |
| Âge moyen/avancé | Régulation émotionnelle plus mature | Maintien cognitif et liens sociaux | Récupération insuffisante |
Ce tableau nous rappelle que toute prescription psychologique doit partir de « qui vous êtes », et non de « comment pense le champion ».
Application pratique à l’entraînement
Une théorie qui ne se traduit pas en pratique n’est que spéculation. Voici un cadre opérationnel pour transformer les découvertes académiques sur le sport et la mémoire en préparation quotidienne d’entraînement et de compétition.
Première étape : évaluer objectivement la situation actuelle. Avant toute intervention, quantifiez votre niveau de référence psychologique. Même sans équipement de laboratoire, le suivi de la VRC (variabilité de la fréquence cardiaque) sur montre de sport, des échelles psychologiques standardisées (comme le CSAI-2 pour l’anxiété compétitive, ou les échelles d’habiletés mentales) et un journal d’entraînement fournissent des références suffisantes. Pas de mesure, pas de gestion.
Deuxième étape : définir un objectif psychologique unique. Ne vous concentrez que sur une seule compétence à la fois. Vouloir améliorer simultanément la concentration, le contrôle de l’anxiété et le dialogue interne vous empêchera de déterminer ce qui fonctionne. Il est recommandé d’utiliser un cycle d’entraînement mental de 5 semaines, en approfondissant une compétence jusqu’à son automatisation.
Troisième étape : pratiquer progressivement en contexte. Voici un exemple de structure hebdomadaire :
| Semaine | Contexte de pratique | Objectif | Indicateur de suivi |
|---|---|---|---|
| 1–2 | Statique / faible intensité | Apprendre la technique, établir les sensations | Maîtrise subjective |
| 3–4 | Intégration à intensité moyenne | Maintenir l’activation sous fatigue | RPE et émotions |
| 5 | Simulation de situation de stress | Utilisation stable sous pression élevée | Échelle d’anxiété |
| 6 | Test proche de la compétition | Transfert vers la performance réelle | Indicateurs de performance |
Quatrième étape : intégrer dans les routines quotidiennes. L’amélioration du sport et de la mémoire s’intègre souvent mieux dans les routines existantes d’échauffement, de ravitaillement et de sommeil, devenant des « routines » automatisées plutôt qu’une charge supplémentaire. Associer la régulation respiratoire, le dialogue interne ou la visualisation à des déclencheurs fixes (comme la ligne de départ, chaque point de ravitaillement) augmente considérablement le taux d’activation automatique dans les moments clés.
Cinquième étape : réévaluer et itérer. À la fin du cycle, refaites les mesures, comparez avec les références initiales et décidez de la suite. Rappelez-vous les différences individuelles — une stratégie efficace pour quelqu’un d’autre ne l’est pas forcément pour vous. Les données objectives et les sensations corporelles doivent être considérées ensemble, l’un ne va pas sans l’autre.
Application locale à Taïwan
Le climat, le terrain et la culture sportive uniques de Taïwan ajoutent des variables particulières à l’application du sport et de l’hippocampe, notamment pour le maintien cognitif des cyclistes d’âge moyen et avancé.
L’effet d’amplification psychologique du climat chaud et humide : En été, la chaleur et l’humidité élevées de Taïwan font monter la température corporelle centrale, ce qui accélère la fatigue physiologique et amplifie l’effort perçu, rendant les stratégies psychologiques encore plus cruciales. Les recherches mentionnées indiquent que l’effort perçu est un facteur clé dans la décision d’abandonner, et dans les épreuves d’endurance longue distance sous la chaleur humide de Taïwan, cette sensation d’effort est considérablement amplifiée. Il est recommandé de planifier les séances clés de pratique des compétences mentales pendant les heures plus fraîches du matin ou du soir, et de répéter à l’avance dans vos séances des « stratégies de dialogue interne et d’attention en environnement chaud », afin d’éviter qu’une défaillance mentale due à la chaleur ne perturbe votre rythme le jour de la course.
Pertinence des contextes locaux : Le maintien cognitif des cyclistes d’âge moyen et avancé est le scénario psychologique le plus courant pour les sportifs taïwanais. Qu’il s’agisse de la longue solitude des montées interminables, de la monotonie éprouvante du vent de face le long des rivières, ou de l’anxiété des départs par vagues lors des grandes épreuves, tous ces éléments imposent des exigences spécifiques au sport et à la mémoire. Si les sportifs locaux conçoivent des répétitions mentales adaptées à ces situations concrètes — par exemple, pratiquer la fixation d’objectifs intermédiaires et le dialogue interne lors de l’ascension du mont Wuling — c’est souvent bien plus efficace qu’un vague « renforcement du mental ».
Culture communautaire et ressources : La culture florissante des clubs cyclistes et des groupes de course à pied à Taïwan constitue un excellent terrain de soutien social et d’entraînement mental collectif. Exploiter la dynamique de groupe peut amplifier l’auto-efficacité et la persévérance ; mais en parallèle, la comparaison sociale sur les plateformes communautaires (comme Strava) peut aussi générer du stress et de l’anxiété. Il est conseillé aux sportifs de revenir au cadre de preuves de cet article, d’utiliser la fonction de soutien positif de la communauté tout en restant vigilants face au piège psychologique de la comparaison excessive.
Démystification des idées reçues
Idée reçue n°1 : « Le sport et la mémoire, c’est une question de volonté, innée, ça ne se travaille pas ». Faux. De nombreux essais randomisés contrôlés et études longitudinales confirment que le sport et la mémoire sont des compétences psychologiques qui s’améliorent par un entraînement systématique, reposant sur des bases claires de neuroplasticité. Ce n’est pas un don immuable.
Idée reçue n°2 : « L’entraînement mental, c’est pour les faibles ». Faux. Les recherches montrent de manière répétée que l’une des plus grandes différences entre les athlètes d’élite et les amateurs réside précisément dans le fait que les élites utilisent les compétences mentales de manière plus systématique et plus consciente. Considérer l’entraînement mental comme un signe de faiblesse constitue précisément le plus grand désavantage compétitif.
Idée reçue n°3 : « Il suffit de le vouloir assez fort pour tout surmonter ». Partiellement vrai mais exagéré. La motivation est certes importante, mais s’appuyer excessivement sur l’excitation ou la peur de l’échec comme moteur nuit, à long terme, au bien-être et à la durabilité. Une performance mentale saine provient d’un équilibre entre motivation intrinsèque, auto-efficacité et régulation émotionnelle, et non d’une simple détermination farouche.
Idée reçue n°4 : « Se sentir détendu signifie être dans un bon état mental ». Les ressentis subjectifs sont importants mais ne doivent pas être suivis aveuglément. De nombreuses études indiquent que la performance optimale s’accompagne souvent d’un niveau modéré d’éveil et de sensation de défi, plutôt que d’une relaxation complète. Rechercher excessivement la relaxation peut au contraire conduire au piège d’un éveil insuffisant et d’un engagement trop faible. Seules des mesures objectives (comme la VRC, les échelles d’anxiété) permettent de démasquer l’illusion de la zone de confort.
Conclusion
La science du sport et de l’hippocampe nous apprend que le sport et la mémoire ne se résument pas à une formule abstraite du type « il faut avoir le bon état d’esprit », mais constituent un système mesurable, entraînable et hautement individualisé, intégré dans les circuits de régulation du cerveau. Des recherches de Weinberg, Noakes à Dietrich, trois principes fondamentaux sont confirmés de manière répétée — les bénéfices psychologiques sont réels et mesurables, les différences individuelles priment, les mécanismes comptent plus que les slogans.
Pour les athlètes taïwanais, le vrai progrès vient de la traduction patiente des preuves de laboratoire en décisions d’entraînement mental adaptées à son propre corps, à ses propres parcours, à son propre climat et à sa propre culture. Plutôt que de courir après les citations inspirantes et les remèdes miracles des réseaux sociaux, mieux vaut établir un cycle scientifique de mesure — intervention — réévaluation, et accumuler semaine après semaine sa propre résilience mentale et son état de performance optimal dans les scénarios réels du maintien cognitif des cyclistes d’âge moyen et avancé.
La psychologie du sport ne vise pas à transformer la compétition en un jeu de chiffres froid, mais à nous offrir une paire de lunettes plus claires pour voir comment le cerveau fait ses choix entre fatigue, stress et désir. Lorsque les preuves scientifiques et les sensations corporelles sont synchronisées, la percée de la performance et la santé mentale durable peuvent véritablement avancer de concert. C’est précisément l’enseignement le plus précieux que la recherche sur le sport et l’hippocampe offre à chaque passionné de sport à Taïwan.
Lectures complémentaires
- Les bénéfices de l’entraînement aérobie de longue durée sur les fonctions cognitives : études sur le volume de l’hippocampe et le BDNF
- L’amélioration des fonctions cognitives par le cyclisme : étude sur l’augmentation du volume de l’hippocampe par l’exercice aérobie
- Les bénéfices de l’exercice aérobie sur la dépression : comparaison avec un essai contrôlé randomisé de traitement médicamenteux
- Le sport et la neuroplasticité cérébrale : étude sur l’entraînement aérobie et la neurogenèse dans l’hippocampe
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