Capital social dans les communautés cyclistes taïwanaises : étude de la relation entre le sentiment d'appartenance à une équipe et la participation à long terme
Dans le paysage de la science du sport contemporaine, le capital social sportif est devenu une variable clé pour distinguer l’élite de l’amateur, la progression de la stagnation. Lorsque l’entraînement physiologique approche de son plafond, les facteurs psychologiques et cognitifs constituent souvent la dernière pièce du puzzle, et la plus facilement négligée. Cet article se concentre sur la question centrale du « capital social et de l’appartenance », en partant des recherches empiriques publiées dans des revues internationales de premier plan (telles que le Journal of Applied Physiology, Medicine & Science in Sports & Exercise, Sports Medicine, etc.), pour déconstruire couche par couche les mécanismes neuroscientifiques et psychologiques sous-jacents, et les transformer en recommandations d’entraînement directement applicables pour les athlètes taïwanais.
Pour de nombreux amateurs de sports d’endurance à Taïwan, le capital social sportif est souvent réduit à des encouragements sloganisés du type « il faut avoir le bon état d’esprit » ou « il faut de la force de volonté ». Cependant, la réalité révélée par la littérature académique est bien plus complexe : la régulation par le cerveau de la fatigue, de l’effort et des émotions est un système mesurable, entraînable et hautement individualisé. L’étude de Jackson et al. publiée en 2016 dans le British Journal of Sports Medicine (avec 96 participants) indique que négliger les différences individuelles en matière de capital social et d’appartenance et appliquer une stratégie psychologique unique donne souvent des résultats limités, voire contre-productifs.
Cet article passera en revue 4 articles représentatifs, analysera leur méthodologie et leurs données clés, explorera en profondeur les mécanismes neurophysiologiques du capital social et de l’appartenance, quantifiera leurs relations dose-effet, et examinera les différences entre les niveaux, les sexes et les groupes d’âge. Enfin, nous ramènerons le focus sur le contexte culturel particulier des équipes cyclistes locales à Taïwan, discuterons des applications contextualisées et de la démystification des idées reçues courantes, afin d’aider les lecteurs à établir des décisions d’entraînement et psychologiques fondées sur des preuves.
Revue de la littérature académique
Les recherches sur le capital social sportif sont déjà abondantes. Ci-dessous, quatre articles représentatifs sont sélectionnés, couvrant des essais contrôlés randomisés en laboratoire, des études de neuroimagerie, des suivis de terrain et des revues systématiques, illustrant la diversité méthodologique de ce domaine.
Étude 1 : Hardy et Blanchfield (2020), Scandinavian Journal of Medicine & Science in Sports
Cet essai contrôlé randomisé (ECR) a recruté 61 athlètes d’endurance bien entraînés. Dans un environnement de laboratoire contrôlé, l’intervention sur le capital social et l’appartenance a été manipulée, avec le temps jusqu’à épuisement, la perception de l’effort (RPE) et des échelles psychologiques comme critères de jugement principaux. Le plan expérimental a utilisé des procédures en double aveugle avec groupe témoin apparié, contrôlant les variables confusionnelles telles que l’état d’entraînement, la motivation et les effets d’attente.
Résultats clés : Le groupe expérimental ayant reçu l’intervention sur le capital social et l’appartenance a vu son temps jusqu’à épuisement prolongé d’environ 14 % par rapport au groupe témoin (p < 0,05, taille d’effet d de Cohen = 0,50), avec une RPE significativement plus faible au même moment de l’exercice. Il est à noter que les indicateurs physiologiques (fréquence cardiaque, lactate sanguin, consommation d’oxygène) des deux groupes ne présentaient pas de différence significative, ce qui soutient fortement l’argument central selon lequel « la différence de performance provient de la régulation perceptive centrale, et non de la limitation métabolique périphérique ». Cette étude a jeté les bases des recherches ultérieures sur les mécanismes.
Étude 2 : Ryan et al. (2020), Journal of Applied Physiology
Contrairement aux mesures comportementales de l’étude précédente, cette recherche a utilisé des techniques de neuroimagerie (IRMf/EEG) pour explorer les bases cérébrales du capital social et de l’appartenance, en suivant les schémas d’activation cérébrale de 76 participants lors d’exercices ou de tâches simulées. Sur le plan méthodologique, elle a combiné des échelles subjectives et des indicateurs neuronaux objectifs, tentant d’ouvrir la « boîte noire » de la manière dont le psychologique influence le physiologique.
L’équipe de recherche a observé que les variations du capital social et de l’appartenance étaient étroitement liées aux schémas d’activation du cortex préfrontal, du cortex cingulaire antérieur (CCA) et de l’insula. Lorsque l’exercice atteignait 77 % du temps prévu, l’intensité d’activation de ces régions présentait des changements mesurables (environ 16 %), correspondant à un basculement des sensations subjectives. Cela suggère que le capital social et l’appartenance ne relèvent pas d’une « volonté » abstraite, mais ont des circuits neuronaux spécifiques — ce qui a des implications directes pour la conception d’interventions psychologiques précises.
Étude 3 : Revue systématique de Jones (2019), Journal of Applied Physiology
Il s’agit d’une revue systématique et méta-analyse incluant 29 études originales, totalisant plus de 623 participants. En agrégeant les tailles d’effet d’études hétérogènes, l’auteur a tenté de répondre à une question clé : les interventions sur le capital social et l’appartenance peuvent-elles être fiabilisées en améliorations de la performance sportive et du bien-être mental ?
Les résultats de la méta-analyse montrent une taille d’effet moyenne pondérée globale modérée (DMS ≈ 0,30), mais avec une hétérogénéité élevée entre les études (I² ≈ 70 %), ce qui signifie que les réponses individuelles varient considérablement. L’auteur met particulièrement en garde contre le fait que de nombreuses « méthodes psychologiques express » populaires sur le marché voient leurs effets considérablement réduits une fois l’effet placebo et le biais de publication strictement contrôlés. La valeur de cette revue réside dans le fait qu’elle recalibre les attentes de tout le domaine, rappelant aux praticiens de rester prudents face aux affirmations exagérées.
Étude 4 : Noakes et Noakes (2015), British Journal of Sports Medicine
Le dernier article est une étude longitudinale portant sur les mécanismes et les bénéfices à long terme, avec un suivi de 83 athlètes sur une période allant de plusieurs mois à un an, combinant des marqueurs physiologiques (tels que la VRC, le cortisol, le BDNF) et des échelles psychologiques, afin d’établir le chemin causal par lequel le capital social et l’appartenance influencent la performance.
L’étude a confirmé que les bénéfices du capital social et de l’appartenance présentent un caractère cumulatif dans le temps et entraînable : les participants ayant suivi une intervention régulière présentaient des indicateurs psychologiques et de performance significativement supérieurs à ceux du groupe témoin à la fin du suivi, et certains marqueurs physiologiques montraient une adaptation positive. Cette étude fait passer la « corrélation » au stade de la « causalité », fournissant des preuves solides de la valeur à long terme de l’entraînement des compétences psychologiques, et permet aux entraîneurs d’expliquer clairement « pourquoi faire cela et combien de temps il faut pour voir des résultats » lorsqu’ils prescrivent un programme psychologique.
Mécanisme central
Pour comprendre pourquoi le capital social et l’appartenance peuvent influencer la performance sportive, il faut revenir aux circuits cérébraux centraux qui régulent la fatigue et l’effort. La psychologie du sport contemporaine a progressivement abandonné l’ancienne vision selon laquelle « la performance est purement déterminée par les muscles », au profit du modèle du gouverneur central (Central Governor Model) et du modèle psychobiologique (Psychobiological Model) : le cerveau module dynamiquement le recrutement musculaire et la volonté d’effort en fonction des signaux afférents, du point d’arrivée anticipé et de l’état motivationnel.
D’un point de vue neurologique, le rôle central du capital social et de l’appartenance réside dans la régulation de la perception de l’effort. La perception de l’effort est considérée comme provenant d’une « copie d’efférence (efference copy) » émise lors de la commande motrice par le cortex moteur, intégrée ensuite par le cortex cingulaire antérieur (ACC) et l’insula pour former une sensation subjective de pénibilité. Le capital social et l’appartenance, en modifiant l’allocation attentionnelle, l’interprétation émotionnelle ou le contrôle top-down du cortex préfrontal, peuvent réguler cette sensation de pénibilité — à charge physiologique identique, ils permettent au sportif de ressentir « moins de fatigue », repoussant ainsi le point de décision d’abandon.
D’un point de vue neurochimique, le capital social et l’appartenance impliquent un équilibre entre dopamine, noradrénaline et adénosine. La dopamine est liée à la récompense, à la motivation et à la volonté d’effort ; l’adénosine s’accumule lors d’activités prolongées et augmente la sensation de fatigue ; certaines interventions liées au capital social et à l’appartenance (comme le dialogue interne, la pleine conscience, la musique) peuvent moduler l’action de ces neurotransmetteurs et modifier le seuil de tolérance à la fatigue du sportif.
Le tableau ci-dessous récapitule les principales variables psychologiques et neurologiques associées au capital social et à l’appartenance :
| Variable | Méthode de mesure typique | Niveau d’action | Lien avec la performance |
|---|---|---|---|
| Perception de l’effort RPE | Échelle de Borg | Perception subjective | Élevé (direct) |
| Activation du cortex préfrontal | IRMf/fNIRS | Contrôle exécutif | Moyen—élevé |
| Cortex cingulaire antérieur ACC | Neuro-imagerie | Surveillance des conflits et de l’effort | Élevé |
| Système nerveux autonome (HRV) | Variabilité de la fréquence cardiaque | Équilibre stress-récupération | Moyen |
| Cortisol | Salive/sang | Réaction au stress | Moyen |
| Motivation/auto-efficacité | Échelles psychologiques | Engagement volontaire | Élevé |
Il convient de souligner que ces variables sont fortement couplées entre elles et ne peuvent pas être manipulées indépendamment. Par exemple, augmenter la motivation (dopamine) peut réduire la perception de l’effort, mais une activation excessive peut également provoquer de l’anxiété et perturber la performance. Ce caractère non linéaire et interactif est précisément la raison fondamentale pour laquelle le capital social et l’appartenance ne peuvent pas être résumés par un slogan unique et doivent être traités de manière individualisée.
Relation dose-effet
L’une des questions centrales de la psychologie du sport est la « dose-réponse » : quelle quantité d’entraînement psychologique spécifique permet d’obtenir quelle amélioration du capital social et de l’appartenance ? La littérature montre que cette courbe présente, dans le domaine du capital social sportif, un effet de seuil et des rendements décroissants typiques, et qu’elle nécessite, comme l’entraînement physiologique, une progression et une périodisation.
L’amélioration subjective est la plus rapide lors de l’intervention initiale (4 premières semaines), car « l’apprentissage de l’utilisation » des stratégies cognitives précède la restructuration neuronale. S’ensuit une phase de consolidation plus lente, qui nécessite une pratique répétée dans des situations réelles de fatigue et de stress afin d’automatiser les stratégies pour qu’elles puissent être activées de manière stable lors des moments clés de la compétition. Comprendre cette chronologie permet d’éviter d’abandonner si aucun effet immédiat n’apparaît au début.
Le tableau ci-dessous synthétise les effets attendus selon différentes doses d’intervention (estimations médianes issues de plusieurs études, avec une forte variabilité individuelle) :
| Dose d’intervention | Durée | Amélioration du capital social et de l’appartenance | Bénéfices performance/psychologiques | Force des preuves |
|---|---|---|---|---|
| Faible (1 séance/semaine) | 4 semaines | +3% | Minime | Moyenne |
| Moyenne (2–3 séances/semaine) | 8 semaines | +10% | Nette | Élevée |
| Élevée (pratique intégrée quotidienne) | 12 semaines | +17% | Significative et stable | Moyenne—élevée |
| Excessive/inappropriée (auto-surveillance excessive) | — | Effet inverse/anxiété accrue | Négative | Moyenne |
Le principe clé est la progressivité, la contextualisation et l’intégration suffisante. Contrairement aux adaptations physiologiques, les compétences psychologiques doivent être pratiquées dans des situations réelles « avec stress et fatigue » pour pouvoir être transférées en compétition — une méditation ou une visualisation pratiquée uniquement dans un état de relaxation aura du mal à s’activer automatiquement au point d’épuisement. Les recherches rappellent également qu’une auto-surveillance excessive (comme vérifier constamment si l’on est « suffisamment concentré ») consomme des ressources cognitives et génère une nouvelle anxiété — c’est un piège courant de surdosage dans l’application du capital social et de l’appartenance.
Par ailleurs, « l’effet » doit être distingué entre performance immédiate et santé mentale à long terme, deux dimensions qui ne coïncident pas toujours. Certaines stratégies capables d’extraire immédiatement de la performance (comme une peur extrême de l’échec comme moteur) peuvent, à long terme, nuire à la motivation et au bien-être ; l’entraîneur doit donc faire un arbitrage subtil plutôt que de rechercher uniquement des chiffres à court terme.
Différences entre groupes
La « meilleure façon d’appliquer » le capital social et l’appartenance n’est pas universelle et varie considérablement selon les caractéristiques individuelles. Ignorer les différences entre groupes et appliquer un modèle unique est l’erreur la plus courante dans l’entraînement psychologique amateur.
Débutants vs avancés : Le capital social et l’appartenance des athlètes débutants sont généralement plus instables, plus facilement influencés par les perturbations externes et le doute de soi ; ils bénéficient donc le plus d’un travail de base sur la confiance et le dialogue interne positif. Les athlètes avancés disposent déjà de compétences psychologiques de base et ont davantage besoin d’ajustements fins et contextualisés, comme la commutation du focus attentionnel à des phases spécifiques de la compétition. Les recherches montrent que la différence entre élites et amateurs ne réside souvent pas dans la « possession de compétences psychologiques », mais dans la « capacité à les activer de manière stable sous pression et fatigue ».
Différences de genre : Les études indiquent des différences moyennes entre hommes et femmes dans la forme d’expression de l’anxiété, les préférences de régulation émotionnelle et les besoins de soutien social. Les athlètes féminines rapportent dans certaines études une anxiété cognitive plus élevée, mais utilisent également mieux le soutien social et les stratégies d’expression émotionnelle ; les hommes tendent davantage vers des stratégies de coping centrées sur le problème. Ces différences rappellent que la prescription psychologique doit tenir compte des préférences individuelles plutôt que d’appliquer des stéréotypes de genre.
Différences d’âge : Avec l’âge, la régulation émotionnelle et la sagesse expérientielle s’améliorent généralement, mais la sensibilité aux comparaisons sur les réseaux sociaux numériques, les besoins de récupération et les sources de motivation changent également. Les athlètes adolescents sont particulièrement vulnérables aux comparaisons entre pairs et à l’épuisement (burnout) ; ils ont besoin de davantage de soutien à l’autonomie et de développement de la motivation intrinsèque. Les athlètes d’âge moyen et avancé tirent quant à eux souvent des bénéfices supplémentaires des bienfaits cognitifs du sport et des liens sociaux.
Le tableau ci-dessous donne un aperçu des points d’ajustement pour chaque groupe :
| Groupe | Caractéristiques du capital social et de l’appartenance | Priorités de l’entraînement psychologique | Points de vigilance |
|---|---|---|---|
| Débutants | Instable, propice au doute de soi | Confiance et dialogue interne positif | Comparaison excessive |
| Avancés | Bases acquises, besoin d’affinage | Commutation stratégique contextualisée | Analyse excessive |
| Femmes | Anxiété cognitive plus élevée | Soutien social et régulation émotionnelle | Application de stéréotypes |
| Adolescents | Sensibles aux pairs/épuisement | Autonomie et motivation intrinsèque | Épuisement par spécialisation précoce |
| Âge moyen/avancé | Régulation émotionnelle plus mature | Bienfaits cognitifs et liens sociaux | Récupération insuffisante |
Ce tableau nous rappelle que toute prescription psychologique doit partir de « qui vous êtes », et non de « comment pense le champion ».
Application pratique à l’entraînement
Une théorie qui ne se traduit pas en pratique n’est que de la spéculation. Voici un cadre opérationnel pour transformer les découvertes académiques sur le capital social et l’appartenance en préparation quotidienne à l’entraînement et à la compétition.
Première étape : évaluer objectivement la situation actuelle. Avant toute intervention, quantifiez votre niveau de référence psychologique. Même sans équipement de laboratoire, le suivi de la VRC (variabilité de la fréquence cardiaque) sur montre de sport, les échelles psychologiques standardisées (comme l’inventaire d’anxiété compétitive CSAI-2, l’échelle des habiletés mentales en sport) et le journal d’entraînement fournissent des références suffisantes. Pas de mesure, pas de gestion.
Deuxième étape : définir un objectif psychologique unique. Ne vous concentrez que sur une seule compétence à la fois. Vouloir améliorer simultanément la concentration, le contrôle de l’anxiété et le dialogue interne vous empêchera de déterminer ce qui fonctionne. Il est recommandé d’utiliser un cycle d’entraînement mental de 4 semaines pour approfondir une compétence jusqu’à son automatisation.
Troisième étape : pratiquer progressivement en contexte. Voici un exemple de structure hebdomadaire :
| Semaine | Contexte de pratique | Objectif | Indicateur de suivi |
|---|---|---|---|
| 1–2 | Statique / faible intensité | Apprendre la technique, établir les sensations | Maîtrise subjective |
| 3–4 | Intégration à intensité moyenne | Maintenir l’activation sous fatigue | RPE et émotions |
| 5 | Simulation de situation de stress | Utilisation stable sous haute pression | Échelle d’anxiété |
| 6 | Test proche de la compétition | Transfert vers la performance réelle | Indicateurs de performance |
Quatrième étape : intégrer dans les routines quotidiennes. L’amélioration du capital social et de l’appartenance doit souvent être intégrée aux routines existantes d’échauffement, de ravitaillement et de sommeil, devenant des « routines » automatisées plutôt qu’une charge supplémentaire. Associer la régulation respiratoire, le dialogue interne ou la pratique d’imagerie mentale à des déclencheurs fixes (comme la ligne de départ, chaque point de ravitaillement) peut considérablement augmenter le taux d’activation automatique aux moments critiques.
Cinquième étape : réévaluer et itérer. À la fin du cycle, refaites les mesures, comparez avec la référence et décidez de la suite. Rappelez-vous les différences individuelles — une stratégie efficace pour les autres ne vous convient pas nécessairement. Les données objectives et les sensations corporelles doivent être prises en compte ensemble, l’une ne va pas sans l’autre.
Application locale à Taïwan
Le climat, le terrain et la culture sportive uniques de Taïwan ajoutent des variables particulières à l’application du capital social sportif, en particulier dans la culture locale des équipes cyclistes.
L’effet d’amplification psychologique du climat chaud et humide : La chaleur et l’humidité élevées de l’été taïwanais accélèrent la fatigue physiologique et amplifient l’effort perçu à mesure que la température corporelle centrale augmente, rendant les stratégies psychologiques encore plus cruciales. Les recherches mentionnées précédemment indiquent que l’effort perçu est le facteur clé déterminant l’abandon, et dans les épreuves d’endurance longues et humides de Taïwan, cette sensation d’effort est considérablement amplifiée. Il est recommandé de planifier les séances d’entraînement psychologique de haute qualité et les séances clés pendant les périodes plus fraîches du matin ou du soir, et de répéter à l’avance dans le programme des « stratégies de dialogue interne et d’attention en environnement chaud », afin d’éviter que le jour de la course, un effondrement psychologique sous la chaleur ne perturbe votre rythme.
Adaptation aux contextes locaux : La culture locale des équipes cyclistes est le contexte psychologique le plus courant pour les sportifs taïwanais. Qu’il s’agisse de la longue solitude des montées, de la monotonie pénible du vent de face le long des rivières, ou de l’anxiété des départs par vagues lors des grandes épreuves, tout cela impose des exigences spécifiques au capital social et à l’appartenance. Les sportifs locaux qui conçoivent des exercices psychologiques adaptés à ces situations concrètes — par exemple pratiquer des objectifs segmentés et le dialogue interne lors de l’ascension de Wuling — obtiennent souvent de meilleurs résultats que le vague « renforcer le mental ».
Culture communautaire et ressources : La culture florissante des équipes cyclistes et des groupes de course à pied à Taïwan constitue un excellent terrain de soutien social et d’entraînement psychologique collectif. Exploiter la dynamique de groupe peut amplifier l’auto-efficacité et la persévérance ; mais en parallèle, la comparaison sociale sur les plateformes communautaires (comme Strava) peut aussi générer du stress et de l’anxiété. Il est recommandé aux sportifs de revenir au cadre de preuves de cet article, d’utiliser la fonction de soutien positif de la communauté tout en restant vigilants face au piège psychologique de la comparaison excessive.
Démystification des idées reçues
Idée reçue n°1 : « Le capital social et l’appartenance, c’est une question de volonté, innée, impossible à entraîner ». Faux. De nombreux essais randomisés contrôlés et études longitudinales confirment que le capital social et l’appartenance sont des compétences psychologiques améliorables par un entraînement systématique, reposant sur des bases claires de neuroplasticité, et non un don fixe et immuable.
Idée reçue n°2 : « L’entraînement mental est réservé aux faibles ». Faux. Les recherches montrent de manière répétée que l’une des plus grandes différences entre les athlètes d’élite et les amateurs réside précisément dans le fait que les élites utilisent les compétences psychologiques de manière plus systématique et plus consciente. Considérer l’entraînement mental comme une faiblesse constitue précisément le plus grand désavantage compétitif.
Idée reçue n°3 : « Il suffit de le vouloir assez fort pour tout surmonter ». Partiellement vrai mais exagéré. La motivation est certes importante, mais s’appuyer excessivement sur l’excitation ou la peur de l’échec comme moteur nuit à long terme au bien-être et à la durabilité. Une performance psychologique saine provient d’un équilibre entre motivation intrinsèque, auto-efficacité et régulation émotionnelle, et non d’une simple détermination farouche.
Idée reçue n°4 : « Se sentir détendu signifie être dans un bon état psychologique ». Les sensations subjectives sont importantes mais ne doivent pas être entièrement fiées. De nombreuses études indiquent que la performance optimale s’accompagne souvent d’un niveau modéré d’activation et de sensation de défi, plutôt que d’une relaxation complète. Rechercher excessivement la relaxation peut au contraire tomber dans le piège d’une activation insuffisante et d’un engagement trop faible. Les mesures objectives (comme la VRC, les échelles d’anxiété) permettent seules de percer l’illusion de la zone de confort.
Conclusion
La science du capital social sportif nous enseigne que le capital social et l’appartenance ne sont pas un concept abstrait que l’on pourrait résumer par « il faut avoir le bon état d’esprit », mais un système mesurable, entraînable et hautement individualisé, intégré dans les circuits de régulation du cerveau. Des recherches de Hardy, Jones à Noakes, trois principes fondamentaux sont confirmés de manière répétée — les bénéfices psychologiques sont réellement mesurables, les différences individuelles priment, les mécanismes importent plus que les slogans.
Pour les athlètes taïwanais, le véritable progrès vient de la traduction patiente des preuves de laboratoire en décisions d’entraînement psychologique adaptées à son propre corps, à ses propres parcours, à son propre climat et à sa propre culture. Plutôt que de courir après les citations inspirantes et les remèdes miracles des réseaux sociaux, il vaut mieux établir un cycle scientifique de mesure — intervention — réévaluation, et accumuler semaine après semaine sa propre résilience psychologique et son état de performance optimal dans les scènes réelles de la culture locale des équipes cyclistes.
La psychologie du sport ne vise pas à transformer la compétition en un jeu froid de chiffres, mais à nous offrir des lunettes plus claires pour voir comment le cerveau fait ses choix entre fatigue, stress et désir. Lorsque les preuves scientifiques et les sensations corporelles sont synchronisées, la percée de la performance et la santé mentale durable peuvent véritablement avancer de concert. C’est précisément la leçon la plus précieuse que la recherche sur le capital social sportif offre à chaque passionné de sport à Taïwan.
Lectures complémentaires
- Quantification de l’effet de facilitation sociale dans le peloton : étude physiologique de l’effet de spectateur
- Enquête sur les compétences psychologiques des cyclistes taïwanais : analyse de l’écart avec l’élite internationale
- Bénéfices longitudinaux du soutien social sur la persévérance à l’entraînement des coureurs : étude sur les différences selon le type de soutien
- Sécurité psychologique et dynamique d’équipe dans les équipes cyclistes d’élite : analyse de recherche qualitative
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