Effets longitudinaux du soutien social sur la persévérance à l'entraînement des coureurs : étude des différences selon les types de soutien
Dans le paysage de la science du sport contemporaine, le soutien social et la persévérance sont devenus des variables clés pour distinguer l’élite de l’amateur, la progression de la stagnation. Lorsque l’entraînement physiologique approche progressivement de son plafond, les facteurs psychologiques et cognitifs constituent souvent la dernière pièce du puzzle, et la plus facilement négligée. Cet article se concentre sur la question centrale des « types de soutien social », en partant des recherches empiriques publiées dans des revues internationales de premier plan (telles que le Journal of Applied Physiology, Medicine & Science in Sports & Exercise, Sports Medicine, etc.), pour décomposer couche par couche les mécanismes neuroscientifiques et psychologiques sous-jacents, et les transformer en recommandations d’entraînement directement applicables par les athlètes taïwanais.
Pour de nombreux amateurs de sports d’endurance à Taïwan, le soutien social et la persévérance sont souvent réduits à des encouragements sloganisés du type « il faut avoir le bon état d’esprit » ou « il faut une volonté de fer ». Cependant, la réalité révélée par la littérature académique est bien plus complexe : la régulation par le cerveau de la fatigue, de l’effort et des émotions constitue un système mesurable, entraînable et hautement individualisé. L’étude de Van Cutsem et al. publiée en 2011 dans le Journal of Applied Physiology (95 sujets) indique notamment qu’ignorer les différences individuelles dans les types de soutien social et appliquer une stratégie psychologique unique s’avère souvent d’une efficacité limitée, voire contre-productive.
Cet article passera en revue 4 articles représentatifs, analysera leur méthodologie et leurs données clés, explorera en profondeur les mécanismes neurophysiologiques des types de soutien social, quantifiera leur relation dose-effet, et examinera les différences selon les niveaux, les sexes et les groupes d’âge. Enfin, nous ramènerons le focus sur le contexte particulier de la persévérance accompagnée au sein des groupes de course à Taïwan, discuterons des applications localisées et de la démystification des idées reçues courantes, afin d’aider les lecteurs à établir des décisions d’entraînement et psychologiques fondées sur des preuves.
Revue de la littérature académique
Les recherches sur le soutien social et la persévérance sont déjà très abondantes. Nous avons sélectionné ci-dessous quatre articles représentatifs, couvrant des essais contrôlés randomisés en laboratoire, des études de neuro-imagerie, des suivis de terrain et des revues systématiques, illustrant la diversité méthodologique de ce domaine.
Étude 1 : Jones et Morgan (2009), European Journal of Applied Physiology
Cet essai contrôlé randomisé (ECR) a recruté 27 athlètes d’endurance bien entraînés. Dans un environnement de laboratoire contrôlé, l’intervention sur les types de soutien social a été manipulée, avec comme critères de jugement principaux le temps jusqu’à épuisement, la perception de l’effort (RPE) et des échelles psychologiques. La conception de l’étude a utilisé un contrôle équilibré et des procédures en double aveugle, contrôlant les variables confusionnelles telles que l’état d’entraînement, la motivation et les effets d’attente.
Résultats clés : Le groupe expérimental ayant reçu l’intervention sur les types de soutien social a vu son temps jusqu’à épuisement prolongé d’environ 16 % par rapport au groupe témoin (p < 0,02, taille d’effet Cohen’s d = 0,85), et a présenté une RPE significativement plus faible au même moment de l’exercice. Il est important de noter que les indicateurs physiologiques des deux groupes (fréquence cardiaque, lactate sanguin, consommation d’oxygène) ne présentaient aucune différence significative, ce qui soutient fortement l’argument central selon lequel « la différence de performance provient de la régulation perceptive centrale, et non de la limitation métabolique périphérique ». Cette étude a jeté les bases des explorations mécanistiques ultérieures.
Étude 2 : Nakamura et al. (2018), Medicine & Science in Sports & Exercise
Contrairement aux mesures comportementales de l’étude précédente, cette recherche a utilisé des techniques de neuro-imagerie (IRMf/EEG) pour explorer les bases cérébrales des types de soutien social, en suivant les schémas d’activation cérébrale de 51 sujets lors de tâches d’exercice ou simulées. Sur le plan méthodologique, elle a combiné des échelles subjectives et des indicateurs neuronaux objectifs, tentant d’ouvrir la boîte noire de « comment le psychologique affecte le physiologique ».
L’équipe de recherche a observé que les variations des types de soutien social étaient étroitement liées aux schémas d’activation du cortex préfrontal, du cortex cingulaire antérieur (CCA) et de l’insula. Lorsque l’exercice atteignait 61 % du temps prévu, l’intensité d’activation de ces régions présentait des changements mesurables (environ 14 %), correspondant à un tournant dans les sensations subjectives. Cela suggère que les types de soutien social ne relèvent pas d’une « volonté » abstraite, mais possèdent des fondements neuronaux concrets — ce qui a des implications directes pour la conception d’interventions psychologiques précises.
Étude 3 : Revue systématique d’Ekkekakis (2020), International Journal of Sports Physiology and Performance
Il s’agit d’une revue systématique et méta-analyse incluant 26 études originales, totalisant plus de 995 sujets. En agrégeant les tailles d’effet d’études hétérogènes, les auteurs ont tenté de répondre à une question clé : les interventions sur les types de soutien social peuvent-elles se traduire de manière fiable en une amélioration des performances sportives et du bien-être psychologique ?
Les résultats de la méta-analyse montrent une taille d’effet moyenne pondérée globale modérée (SMD ≈ 0,53), mais avec une hétérogénéité élevée entre les études (I² ≈ 47 %), ce qui signifie que les réponses individuelles varient considérablement. Les auteurs mettent particulièrement en garde contre le fait que de nombreuses « méthodes psychologiques express » populaires sur le marché voient leur efficacité nettement réduite après un contrôle strict de l’effet placebo et du biais de publication. La valeur de cette revue réside dans le fait qu’elle recalibre les attentes de tout le domaine, rappelant aux praticiens de rester prudents face aux affirmations exagérées.
Étude 4 : Cumming et Csikszentmihalyi (2016), Journal of Sports Sciences
Le dernier article est une étude longitudinale portant sur les mécanismes et les bénéfices à long terme. Elle a suivi 97 athlètes sur une période allant de plusieurs mois à un an, avec intervention et observation, combinant des marqueurs physiologiques (tels que la VRC, le cortisol, le BDNF) et des échelles psychologiques, afin d’établir le chemin causal de l’influence des types de soutien social sur la performance.
L’étude a confirmé que les bénéfices des types de soutien social présentent un caractère cumulatif dans le temps et une entraînabilité : les sujets ayant bénéficié d’une intervention régulière présentaient des indicateurs psychologiques et de performance significativement supérieurs à ceux du groupe témoin à la fin du suivi, et certains marqueurs physiologiques montraient une adaptation positive. Cette étude fait progresser la compréhension de la « corrélation » vers la « causalité », fournissant des preuves solides de la valeur à long terme de l’entraînement des compétences psychologiques, et permet aux entraîneurs d’expliquer clairement « pourquoi faire cela et combien de temps il faut pour voir des résultats » lorsqu’ils prescrivent un programme psychologique.
Mécanisme central
Pour comprendre pourquoi le type de soutien social peut influencer la performance sportive, il faut revenir aux circuits cérébraux centraux qui régulent la fatigue et l’effort. La psychologie du sport contemporaine a progressivement abandonné l’ancienne vision selon laquelle « la performance est uniquement déterminée par les muscles », au profit du modèle du gouverneur central (Central Governor Model) et du modèle psychobiologique (Psychobiological Model) : le cerveau module dynamiquement le recrutement musculaire et la volonté d’effort en fonction des signaux afférents, du point d’arrivée anticipé et de l’état motivationnel.
D’un point de vue neurologique, le rôle central du type de soutien social réside dans la régulation de la perception de l’effort (perception of effort) . La perception de l’effort est considérée comme provenant de la « copie d’efférence (efference copy) » émise par le cortex moteur lors de la commande motrice, intégrée ensuite par le cortex cingulaire antérieur (ACC) et l’insula pour former la sensation subjective de pénibilité. Le type de soutien social module cette sensation de pénibilité en modifiant l’allocation attentionnelle, l’interprétation émotionnelle ou le contrôle descendant du cortex préfrontal — à charge physiologique identique, l’athlète ressent « moins de fatigue », ce qui retarde le point de décision d’abandon.
D’un point de vue neurochimique, le type de soutien social implique l’équilibre entre dopamine, noradrénaline et adénosine. La dopamine est liée à la récompense, à la motivation et à la volonté d’effort ; l’adénosine s’accumule lors d’une activité prolongée et augmente la sensation de fatigue ; certaines interventions liées au type de soutien social (comme le dialogue interne, la pleine conscience, la musique) peuvent moduler l’action de ces neurotransmetteurs et modifier le seuil de tolérance à la fatigue de l’athlète.
Le tableau ci-dessous récapitule les variables psychologiques et neurologiques clés liées au type de soutien social :
| Variable | Méthode de mesure typique | Niveau d’action | Lien avec la performance |
|---|---|---|---|
| Perception de l’effort RPE | Échelle de Borg | Perception subjective | Élevé (direct) |
| Activation du cortex préfrontal | IRMf/fNIRS | Contrôle exécutif | Moyen—élevé |
| Cortex cingulaire antérieur ACC | Neuro-imagerie | Surveillance des conflits et de l’effort | Élevé |
| Système nerveux autonome (HRV) | Variabilité de la fréquence cardiaque | Équilibre stress-récupération | Moyen |
| Cortisol | Salive/sang | Réaction au stress | Moyen |
| Motivation/auto-efficacité | Échelles psychologiques | Engagement volontaire | Élevé |
Il convient de souligner que ces variables sont fortement couplées entre elles et ne peuvent pas être manipulées indépendamment. Par exemple, augmenter la motivation (dopamine) peut réduire la perception de l’effort, mais une activation excessive peut également déclencher de l’anxiété et perturber la performance. Ce caractère non linéaire et interactif est précisément la raison fondamentale pour laquelle le type de soutien social ne peut pas être résumé par un simple slogan et doit être traité de manière individualisée.
Relation dose-effet
L’une des questions centrales de la psychologie du sport est la « dose-réponse » (dose-response) : quelle quantité d’entraînement psychologique spécifique permet d’obtenir quelle amélioration du type de soutien social ? La littérature montre que cette courbe présente un effet de seuil et des rendements décroissants typiques dans le domaine du soutien social et de la persévérance, et qu’elle nécessite, comme l’entraînement physiologique, une progression et une périodisation.
L’amélioration subjective est la plus rapide lors de l’intervention initiale (6 premières semaines), car « l’apprentissage de l’utilisation » des stratégies cognitives précède la restructuration neuronale. Ensuite commence une phase de consolidation plus lente, qui nécessite une pratique répétée dans des conditions réelles de fatigue et de stress afin d’automatiser les stratégies au point qu’elles puissent être activées de manière fiable aux moments critiques de la compétition. Comprendre cette chronologie permet d’éviter d’abandonner lorsqu’aucun effet immédiat n’est visible au début.
Le tableau ci-dessous récapitule les effets attendus selon différentes doses d’intervention (estimations médianes issues de plusieurs études, avec une grande variabilité individuelle) :
| Dose d’intervention | Durée | Amélioration du type de soutien social | Bénéfices performance/psychologiques | Force des preuves |
|---|---|---|---|---|
| Faible (1 séance/semaine) | 4 semaines | +5% | Minime | Moyenne |
| Moyenne (2–3 séances/semaine) | 8 semaines | +8% | Nette | Élevée |
| Élevée (pratique intégrée quotidienne) | 12 semaines | +17% | Significative et stable | Moyenne—élevée |
| Excessive/inappropriée (auto-surveillance excessive) | — | Effet inverse/anxiété accrue | Négative | Moyenne |
Le principe clé est la progressivité, la contextualisation et l’intégration complète. Contrairement aux adaptations physiologiques, les compétences psychologiques doivent être pratiquées dans des conditions réelles « avec stress et fatigue » pour pouvoir être transférées en compétition — une méditation ou une visualisation pratiquée uniquement dans un état de relaxation ne pourra pas se déclencher automatiquement au point d’épuisement. Les recherches rappellent également qu’une auto-surveillance excessive (comme vérifier constamment si l’on est « suffisamment concentré ») consomme des ressources cognitives et génère une nouvelle anxiété — c’est le piège du surdosage le plus courant dans l’application du type de soutien social.
De plus, « l’effet » doit être distingué entre performance immédiate et santé mentale à long terme, deux dimensions qui ne coïncident pas toujours. Certaines stratégies capables d’extraire immédiatement de la performance (comme une peur extrême de l’échec comme moteur) peuvent, à long terme, nuire à la motivation et au bien-être. Les entraîneurs doivent peser ces aspects avec finesse, plutôt que de rechercher uniquement des chiffres à court terme.
Différences entre groupes
La « meilleure façon d’appliquer » le type de soutien social n’est pas universelle et varie considérablement selon les caractéristiques individuelles. Ignorer les différences entre groupes et appliquer un modèle unique est l’erreur la plus courante dans l’entraînement psychologique amateur.
Débutants vs avancés : Le type de soutien social des athlètes débutants est généralement moins stable, plus facilement influencé par les perturbations externes et le doute de soi ; ils tirent donc le plus grand bénéfice d’un renforcement fondamental de la confiance et d’un dialogue interne positif. Les athlètes avancés disposent déjà d’une base de compétences psychologiques et ont davantage besoin d’ajustements stratégiques fins et contextualisés, comme la commutation du focus attentionnel à des phases spécifiques de la compétition. Les recherches montrent que la différence entre élite et amateur ne réside souvent pas dans « la possession de compétences psychologiques », mais dans « la capacité à les activer de manière stable sous pression et fatigue élevées ».
Différences de genre : Les études indiquent des différences moyennes entre hommes et femmes dans la forme d’expression de l’anxiété, les préférences de régulation émotionnelle et les besoins en soutien social. Les athlètes féminines rapportent dans certaines études une anxiété cognitive plus élevée, mais elles sont également plus aptes à utiliser le soutien social et les stratégies d’expression émotionnelle ; les hommes tendent davantage vers des stratégies d’adaptation centrées sur le problème. Ces différences rappellent que la prescription psychologique doit tenir compte des préférences individuelles, sans appliquer de stéréotypes de genre.
Différences d’âge : Avec l’âge, la capacité de régulation émotionnelle et la sagesse expérientielle augmentent généralement, mais la sensibilité aux comparaisons sur les réseaux sociaux numériques, les besoins de récupération et les sources de motivation changent également. Les athlètes adolescents sont particulièrement vulnérables aux comparaisons entre pairs et à l’épuisement (burnout) ; ils ont besoin de davantage de soutien à l’autonomie et de développement de la motivation intrinsèque. Les athlètes d’âge moyen et avancé tirent quant à eux souvent des bénéfices supplémentaires de la préservation cognitive et des liens sociaux liés au sport.
Le tableau ci-dessous donne un aperçu des points d’ajustement par groupe :
| Groupe | Caractéristiques du type de soutien social | Priorités de l’entraînement psychologique | Risques à surveiller |
|---|---|---|---|
| Débutants | Instable, sujet au doute de soi | Confiance et dialogue interne positif | Comparaison excessive |
| Avancés | Base existante, besoin d’affinement | Commutation stratégique contextualisée | Analyse excessive |
| Femmes | Anxiété cognitive plus élevée | Soutien social et régulation émotionnelle | Application de stéréotypes |
| Adolescents | Sensibles aux pairs/épuisement | Autonomie et motivation intrinsèque | Épuisement par spécialisation précoce |
| Âge moyen/avancé | Régulation émotionnelle plus mature | Préservation cognitive et liens sociaux | Récupération insuffisante |
Ce tableau rappelle que toute prescription psychologique doit partir de « qui vous êtes », et non de « comment pense le champion ».
Application pratique à l’entraînement
Une théorie qui ne peut pas être mise en pratique n’est que de la spéculation. Voici un cadre opérationnel pour traduire les découvertes académiques sur les types de soutien social en préparation quotidienne à l’entraînement et à la compétition.
Première étape : évaluer objectivement la situation actuelle. Avant toute intervention, quantifiez votre état psychologique de référence. Même sans équipement de laboratoire, le suivi HRV de votre montre de sport, les échelles psychologiques standardisées (comme le CSAI-2 pour l’anxiété de compétition, les échelles de compétences psychologiques sportives) et votre journal d’entraînement fournissent des références suffisantes. Pas de mesure, pas de gestion.
Deuxième étape : définir un objectif psychologique unique. Ne vous concentrez que sur une seule compétence à la fois. Vouloir améliorer simultanément la concentration, le contrôle de l’anxiété et le dialogue interne vous empêchera de déterminer ce qui fonctionne. Il est recommandé d’utiliser un cycle d’entraînement psychologique de 4 semaines pour approfondir une compétence jusqu’à son automatisation.
Troisième étape : pratiquer progressivement en situation. Voici un exemple de structure hebdomadaire :
| Semaine | Situation de pratique | Objectif | Indicateur de suivi |
|---|---|---|---|
| 1–2 | Statique / faible intensité | Apprendre la technique, établir les sensations | Maîtrise subjective |
| 3–4 | Intégration à intensité moyenne | Maintenir l’activation sous fatigue | RPE et émotions |
| 5 | Simulation de situation de stress | Utilisation stable sous pression élevée | Échelle d’anxiété |
| 6 | Test proche de la compétition | Transfert vers la performance réelle | Indicateurs de performance |
Quatrième étape : intégrer dans les routines quotidiennes. L’amélioration des types de soutien social nécessite souvent d’être intégrée aux routines existantes d’échauffement, de ravitaillement et de sommeil, pour devenir une « routine » automatisée plutôt qu’une charge supplémentaire. Associer la régulation respiratoire, le dialogue interne ou la pratique d’imagerie à des déclencheurs fixes (comme la ligne de départ, chaque point de ravitaillement) peut considérablement augmenter le taux d’activation automatique aux moments critiques.
Cinquième étape : réévaluer et itérer. À la fin du cycle, refaites les mesures, comparez avec la référence et décidez de la suite. N’oubliez pas les différences individuelles — une stratégie efficace pour quelqu’un d’autre ne vous convient pas nécessairement. Les données objectives et les sensations corporelles doivent être considérées ensemble, l’un ne va pas sans l’autre.
Application locale à Taïwan
Le climat, le terrain et la culture sportive uniques de Taïwan ajoutent des variables particulières à l’application du soutien social et de la persévérance, en particulier la persévérance accompagnée par les groupes de course à pied.
L’effet d’amplification psychologique du climat chaud et humide : La chaleur et l’humidité élevées de l’été taïwanais font monter la température corporelle centrale, ce qui accélère la fatigue physiologique et amplifie l’effort perçu, rendant les stratégies psychologiques encore plus importantes. Les recherches mentionnées précédemment indiquent que l’effort perçu est le facteur clé déterminant l’abandon, et dans les épreuves de longue distance sous la chaleur humide de Taïwan, cette sensation d’effort est considérablement amplifiée. Il est recommandé de planifier les séances d’entraînement psychologique de haute qualité et les séances clés pendant les heures plus fraîches du matin ou du soir, et de répéter à l’avance dans le programme des « stratégies de dialogue interne et d’attention en environnement chaud », afin d’éviter que l’effondrement psychologique sous la chaleur ne perturbe votre rythme le jour de la course.
Ciblage des situations locales : La persévérance accompagnée par les groupes de course à pied est le scénario psychologique le plus courant pour les sportifs taïwanais. Qu’il s’agisse de la longue solitude des montées prolongées, de la monotonie éprouvante du vent de face le long des rivières, ou de l’anxiété des départs par vagues lors des grands événements, tous imposent des exigences spécifiques aux types de soutien social. Les sportifs locaux qui conçoivent des répétitions mentales adaptées à ces situations concrètes — par exemple pratiquer des objectifs segmentés et le dialogue interne lors des montées de Wuling — obtiennent souvent de meilleurs résultats que de vagues « renforcements du mental ».
Culture communautaire et ressources : La culture florissante des équipes cyclistes et des groupes de course à pied à Taïwan constitue un excellent terrain d’entraînement pour le soutien social et la préparation psychologique collective. Exploiter la dynamique de groupe peut amplifier l’auto-efficacité et la persévérance ; mais en parallèle, la comparaison sociale sur les plateformes communautaires (comme Strava) peut aussi générer du stress et de l’anxiété. Il est recommandé aux sportifs de revenir au cadre de preuves de cet article, d’utiliser la fonction de soutien positif de la communauté tout en restant vigilants face au piège psychologique de la comparaison excessive.
Démystification des idées reçues
Idée reçue n°1 : « Les types de soutien social, c’est de la force de volonté, innée, impossible à entraîner ». Faux. De nombreux essais randomisés contrôlés et études longitudinales confirment que les types de soutien social sont des compétences psychologiques améliorables par un entraînement systématique, reposant sur des bases claires de neuroplasticité, et non un don immuable.
Idée reçue n°2 : « L’entraînement psychologique est réservé aux faibles ». Faux. Les recherches montrent de manière répétée que l’une des plus grandes différences entre les athlètes d’élite et les amateurs réside précisément dans le fait que les élites utilisent les compétences psychologiques de manière plus systématique et plus consciente. Considérer l’entraînement psychologique comme une faiblesse constitue précisément le plus grand désavantage compétitif.
Idée reçue n°3 : « Il suffit de le vouloir assez fort pour tout surmonter ». Partiellement vrai mais exagéré. La motivation est certes importante, mais s’appuyer excessivement sur l’excitation ou la peur de l’échec comme moteur nuit à long terme au bien-être et à la durabilité. Une performance psychologique saine provient d’un équilibre entre motivation intrinsèque, auto-efficacité et régulation émotionnelle, et non d’une simple volonté farouche.
Idée reçue n°4 : « Se sentir détendu signifie être dans un bon état psychologique ». Les sensations subjectives sont importantes mais ne doivent pas être entièrement fiables. De nombreuses études indiquent que la performance optimale s’accompagne souvent d’un niveau modéré d’activation et de sensation de défi, plutôt que d’une relaxation complète. Rechercher excessivement la relaxation peut au contraire tomber dans le piège d’une activation insuffisante et d’un engagement inadéquat. Seules les mesures objectives (comme le HRV, les échelles d’anxiété) permettent de percer l’illusion de la zone de confort.
Conclusion
La science du soutien social et de la persévérance nous enseigne : les types de soutien social ne sont pas un concept abstrait que l’on résume par « il faut avoir le bon état d’esprit », mais un système mesurable, entraînable et hautement individualisé, intégré dans les circuits de régulation cérébrale. Des recherches de Jones, Ekkekakis à Cumming et d’autres, trois principes fondamentaux sont confirmés de manière répétée — les bénéfices psychologiques sont réels et mesurables, les différences individuelles priment, les mécanismes comptent plus que les slogans.
Pour les athlètes taïwanais, le véritable progrès vient de la traduction patiente des preuves de laboratoire en décisions d’entraînement psychologique adaptées à leur propre corps, leurs propres parcours, leur propre climat et leur propre culture. Plutôt que de courir après les citations inspirantes et les remèdes miracles des réseaux sociaux, il vaut mieux établir un cycle scientifique de mesure — intervention — réévaluation, et accumuler semaine après semaine votre propre résilience psychologique et votre état de performance optimal dans les scénarios réels de persévérance accompagnée par les groupes de course à pied.
La psychologie du sport ne consiste pas à transformer la compétition en un jeu de chiffres froid, mais à nous offrir une paire de lunettes plus claires pour voir comment le cerveau fait ses choix entre fatigue, stress et désir. Lorsque les preuves scientifiques et les sensations corporelles sont synchronisées, la percée de performance et la santé psychologique durable peuvent véritablement avancer de pair. C’est précisément la leçon la plus précieuse que la recherche sur le soutien social et la persévérance offre à chaque passionné de sport à Taïwan.
Lectures complémentaires
- Quantification de l’effet de facilitation sociale dans le peloton : étude physiologique de l’effet spectateur
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