Mal aigu des montagnes à Wuling 3275 m : étude sur l'incidence, les facteurs prédictifs et la prévention
Cet article s’appuie sur des revues internationales à comité de lecture telles que le Journal of Applied Physiology, Medicine & Science in Sports & Exercise et Sports Medicine pour analyser en profondeur les mécanismes de physiologie environnementale liés à « l’apparition et la prévention du mal aigu des montagnes », et propose des stratégies d’entraînement et de préparation fondées sur des preuves, en les combinant avec le climat subtropical de Taïwan, la topographie montagneuse et le contexte des compétitions locales.
Dans le domaine de la physiologie environnementale, « l’apparition et la prévention du mal aigu des montagnes » est l’un des facteurs clés qui déterminent si un athlète d’endurance peut donner le meilleur de lui-même sur un vrai parcours. De nombreux amateurs et athlètes d’élite concentrent leur entraînement sur la puissance, l’allure et l’équipement, mais sous-estiment l’impact physiologique considérable de l’environnement — chaleur, froid, haute altitude, humidité, qualité de l’air. En réalité, lorsque deux athlètes ont des capacités physiques et un équipement similaires, celui qui sait le mieux adapter sa stratégie à l’environnement est souvent celui qui parvient à maintenir son allure en fin de course, évitant l’effondrement et les accidents. L’environnement géographique de Taïwan est particulièrement singulier : étés chauds et humides, hivers froids et humides, un dénivelé extrême allant du niveau de la mer jusqu’à Wuling à 3275 mètres, sans oublier la pollution atmosphérique urbaine et la saison des typhons, ce qui rend la physiologie environnementale particulièrement précieuse pour la communauté sportive locale. Cet article vous guidera des mécanismes physiologiques au niveau cellulaire et systémique, en passant par les études empiriques des grandes revues internationales, les relations quantitatives dose-effet, les différences de réactions entre groupes, jusqu’aux applications d’entraînement directement exploitables et au contexte local taïwanais, pour enfin démystifier les idées reçues répandues, afin que votre compréhension de « l’apparition et la prévention du mal aigu des montagnes » repose véritablement sur la science, et non sur des ouï-dire.
Revue de la littérature scientifique
Concernant l’exploration scientifique de « l’apparition et la prévention du mal aigu des montagnes », le domaine de la physiologie environnementale a accumulé des preuves rigoureuses et abondantes. Voici une sélection d’études représentatives, chacune ayant sa valeur en termes de conception méthodologique, de population étudiée et de force des conclusions, et qui, ensemble, construisent notre compréhension actuelle :
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Roach et al. (2018). High Altitude Medicine & Biology — mise à jour des critères de notation du Lake Louise pour le mal aigu des montagnes, unifiant le langage diagnostique de la recherche mondiale.
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Schneider et al. (2002). Medicine & Science in Sports & Exercise — étude de cohorte à grande échelle quantifiant l’effet de la vitesse d’ascension et de l’altitude sur l’incidence du mal aigu des montagnes.
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Bärtsch & Swenson (2013). New England Journal of Medicine — revue de la physiopathologie et de la prise en charge du mal aigu des montagnes, de l’œdème cérébral de haute altitude et de l’œdème pulmonaire de haute altitude.
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Luks et al. (2019). Wilderness & Environmental Medicine — publication de recommandations fondées sur des preuves pour la prévention et le traitement du mal aigu des montagnes.
En examinant ces études, on constate que l’image scientifique de « l’apparition et la prévention du mal aigu des montagnes » ne cesse de s’affiner avec les progrès des techniques de mesure. Les premières recherches se déroulaient principalement en chambre environnementale, où l’on contrôlait la température, l’humidité ou la pression partielle d’oxygène, pour observer les variations de la VO2max, du temps jusqu’à l’épuisement ou des performances en contre-la-montre. Les études ultérieures ont introduit des capsules de température centrale ingérables, la spectroscopie proche infrarouge, le suivi par isotopes stables, des biopsies musculaires et des marqueurs moléculaires, nous permettant de passer de « l’observation des phénomènes » à « l’explication des mécanismes ». Il est à noter que la plupart des études de haute qualité utilisent des plans croisés randomisés, où chaque sujet sert à la fois pour les conditions expérimentale et témoin, réduisant considérablement le bruit lié aux différences individuelles. Cependant, l’extrapolation des conclusions doit rester prudente : une variable environnementale unique contrôlée en laboratoire ne correspond pas nécessairement à la situation composite d’un vrai parcours où chaleur, humidité, vent, rayonnement et fatigue s’entremêlent ; de même, les réactions de sujets bien entraînés ne s’appliquent pas forcément aux amateurs. Lorsque nous interprétons la « signification statistique » et la « taille d’effet », il faut distinguer la tendance moyenne en laboratoire de la signification réelle sur le parcours pour un individu — une différence de performance de 3 % peut décider du classement en compétition d’élite, mais avoir une signification relativement limitée pour un cycliste de loisir. C’est cette prudence concernant le niveau de preuve et le champ d’application qui constitue le fondement de l’entraînement scientifique.
Mécanismes fondamentaux
Le mal aigu des montagnes résulte d’une cascade de réactions déclenchées par la baisse de l’oxygène artériel lors d’une ascension rapide en haute altitude : l’hypoxie augmente le débit sanguin cérébral et modifie la perméabilité de la barrière hémato-encéphalique, provoquant un léger œdème cérébral, avec des symptômes tels que maux de tête, nausées, fatigue et insomnie. La susceptibilité individuelle varie considérablement ; des antécédents d’épisodes antérieurs constituent le facteur prédictif le plus fort, tandis que la vitesse d’ascension et l’altitude de sommeil finale sont les facteurs clés contrôlables. L’ascension d’une journée à Wuling, en voiture ou à vélo depuis la plaine jusqu’à 3275 mètres, sans acclimatation progressive, augmente le risque chez les personnes non acclimatées. La prévention repose sur « une ascension lente, une pré-acclimatation adéquate et une hydratation suffisante », avec, si nécessaire, l’utilisation prophylactique d’acétazolamide pour accélérer l’acidification compensatoire rénale et stimuler la respiration.
Pour véritablement comprendre comment « l’apparition et la prévention du mal aigu des montagnes » affecte la performance sportive, il faut revenir à l’intégration systémique de la thermorégulation, des systèmes cardiovasculaire, respiratoire, métabolique et nerveux central. Si les facteurs environnementaux peuvent se traduire en différences de performance mesurables, c’est précisément parce qu’ils agissent sur un ou plusieurs maillons clés de cette chaîne physiologique — soit en limitant le transport de l’oxygène et des substrats énergétiques, soit en perturbant la dissipation de la chaleur et l’équilibre hydrique, soit en modifiant la perception centrale de la fatigue et la commande motrice. Le tableau ci-dessous résume les points d’action de ce thème aux différents niveaux physiologiques, pour vous aider à construire une image complète des mécanismes :
| Niveau physiologique | Mécanisme clé | Signification pour la performance sportive |
|—|—|—|
| Système cardiovasculaire | Influence la distribution du débit sanguin, le volume d’éjection systolique et le volume circulant | Détermine le transport d’oxygène et la stabilité lors d’efforts prolongés |
| Thermorégulation / équilibre hydrique | Régule les voies de dissipation de la chaleur, le taux de sudation et l’équilibre électrolytique | Influence la vitesse d’élévation de la température centrale et le risque de déshydratation |
| Muscle et métabolisme | Modifie l’utilisation des substrats, l’activité enzymatique et la fonction contractile | Détermine la puissance soutenable et le moment d’apparition de la fatigue |
| Système nerveux central | Régule la perception de la fatigue, la commande motrice et la prise de décision cognitive | Influence « à quel point on se sent fatigué », la capacité à persévérer et le jugement sécuritaire |
Il faut particulièrement souligner les deux dimensions de la « relation dose-réponse » et de la « cinétique temporelle ». Une même exposition environnementale, à des intensités, durées et états d’acclimatation différents, peut produire des effets radicalement différents, voire opposés — c’est précisément la raison pour laquelle de nombreux conseils populaires sont réducteurs. Le facteur limitant de la performance sportive se déplace également de manière dynamique selon le contexte : pour un effort court et intense, la limitation provient surtout de la production d’énergie anaérobie et du métabolisme local ; pour une endurance de plusieurs heures, elle se déplace vers l’effet combiné de l’élévation de la température centrale, du déséquilibre hydrique, de l’épuisement du glycogène et de la fatigue centrale. « L’apparition et la prévention du mal aigu des montagnes » mérite d’être étudiée en profondeur précisément parce qu’elle peut cibler certains de ces facteurs limitants. Une fois les mécanismes compris, nous pouvons déterminer « quel environnement nécessite quel ajustement, de quelle ampleur et à quel moment », au lieu de subir l’environnement sur le parcours. Plus la compréhension des mécanismes est approfondie, plus on peut s’adapter avec souplesse aux différentes situations — chaleur, froid, haute altitude ou pollution — et cette capacité d’adaptation contextuelle est précisément la ligne de partage entre ceux qui maîtrisent la physiologie environnementale et ceux qui s’entraînent à l’aveugle.
Relation dose-effet
En physiologie environnementale, « la dose détermine l’effet » est un principe fondamental. Une stimulation environnementale trop faible n’atteint pas le seuil physiologique et ne produit ni adaptation ni effet ; une exposition excessive peut dépasser la capacité de compensation de l’organisme, entraînant des risques de coup de chaleur, d’hypothermie ou de mal des montagnes. Le tableau ci-dessous présente la correspondance dose-effet pour « l’apparition et la prévention du mal aigu des montagnes », constituant la référence quantitative la plus importante pour l’élaboration des plans d’entraînement et de préparation :
| Dose / Condition | État physiologique | Effet et points clés |
|—|—|—|
| Ascension < 2500 mètres | Risque faible | La plupart des personnes sont asymptomatiques |
| Ascension rapide entre 2500 et 3000 mètres | Risque modéré | Maux de tête et insomnie fréquents |
| Ascension en une journée à Wuling, 3275 mètres | Risque élevé | Augmentation de l’incidence du mal aigu des montagnes |
| Pré-acclimatation + ascension lente | Risque réduit | Symptômes nettement atténués |
Comme le montre le tableau ci-dessus, les effets d’une exposition environnementale suivent souvent une courbe en forme de seuil ou en U inversé : avant d’atteindre la dose efficace, l’adaptation ou l’effet augmente avec la dose ; mais au-delà d’un certain point critique, non seulement il n’y a plus de bénéfice supplémentaire, mais les risques et les coûts augmentent rapidement. Cela signifie que « trouver sa propre exposition optimale » est bien plus important que « rechercher à tout prix l’extrême ». Qu’il s’agisse de la dose thermique quotidienne pour l’acclimatation à la chaleur, de l’altitude et du nombre de jours pour l’entraînement en altitude, ou du temps d’exposition au froid, il existe une zone idéale conciliant bénéfices et sécurité. Il est recommandé de tester progressivement les réactions dans différentes conditions environnementales lors des entraînements (et non le jour de la compétition), en enregistrant la température centrale ou la fréquence cardiaque, la perception de l’effort, les données de puissance et l’état de récupération, afin d’établir votre propre profil de réponse environnementale. N’oubliez pas : la moyenne de laboratoire est un point de départ, pas un point d’arrivée ; la morphologie, le taux de sudation, le degré d’acclimatation et le bagage génétique de chacun déplacent individuellement la dose optimale. Seul l’étalonnage avec vos propres données permet de transformer la science collective en prescription personnelle.
Différences entre groupes
L’impact de « l’apparition et la prévention du mal aigu des montagnes » n’est pas identique pour tous. L’âge, le sexe, le niveau d’entraînement, la morphologie, l’état d’acclimatation et le bagage génétique modulent tous significativement l’amplitude de la réponse individuelle à l’environnement. Ignorer ces différences et appliquer une recommandation unique est l’une des erreurs les plus courantes dans l’application de la physiologie environnementale.
| Dimension du groupe | Caractéristiques de réponse | Recommandations pratiques |
|—|—|—|
| Débutants vs avancés | Les athlètes avancés ont une acclimatation environnementale plus mature et une meilleure tolérance, mais une marge d’adaptation supplémentaire plus faible | Les débutants doivent procéder prudemment et progressivement, établir d’abord une tolérance de base avant d’augmenter la charge |
| Hommes vs femmes | Rapport surface corporelle/poids, cycle hormonal et composition de la sueur différents | Pour les femmes, évaluer individuellement la dissipation de la chaleur et l’hydratation, et surveiller la disponibilité énergétique |
| Jeunes vs âgés | Chez les personnes âgées, la thermorégulation, la fonction sudorale et la capacité de compensation diminuent | Les personnes âgées sont plus sensibles aux environnements extrêmes, nécessitant plus de prudence et une acclimatation plus longue |
| Différences morphologiques | La surface corporelle, la masse grasse et la masse musculaire influencent la dissipation et la production de chaleur | Les personnes de grande corpulence dissipent plus difficilement la chaleur, les personnes de petite corpulence perdent plus vite la chaleur, chaque morphotype a ses risques |
En interprétant les différences individuelles, il faut aussi se méfier d’un piège statistique : les études rapportent surtout la « réponse moyenne du groupe », mais sous cette moyenne se cache souvent une énorme variabilité individuelle. Dans une même intervention environnementale, certains peuvent être de forts répondeurs, d’autres presque non-répondeurs, et certains peuvent même avoir une réponse opposée. C’est pourquoi, même si une étude montre qu’une stratégie est « efficace en moyenne », vous devez quand même vérifier par votre propre expérimentation à quelle catégorie vous appartenez. Il est recommandé de réaliser des tests comparatifs personnalisés : lors de deux séances d’entraînement aux conditions similaires, appliquez ou non une stratégie environnementale donnée (par exemple, pré-refroidissement, acclimatation à la chaleur), comparez la puissance, la température centrale, la fréquence cardiaque et les sensations subjectives, et répétez plusieurs fois avant de conclure.
Prenons l’exemple du groupe d’endurance amateur courant à Taïwan : beaucoup sont des cyclistes et coureurs d’âge mûr, de plus de 35 ans, qui s’entraînent en dehors de leur travail. La thermorégulation et la capacité de récupération de ce groupe sont déjà légèrement inférieures à celles des jeunes athlètes d’élite. Face aux étés chauds et humides et aux défis de la haute altitude, des stratégies environnementales correctes (acclimatation à la chaleur, hydratation individualisée, ascension progressive) peuvent apporter des bénéfices relatifs plus importants en termes de sécurité et de performance. Les athlètes féminines doivent quant à elles prêter attention à l’influence du cycle menstruel sur la température centrale de base et la régulation hydrique, ainsi qu’à la suffisance de la disponibilité énergétique. Après avoir compris les différences entre groupes, vous réaliserez que de véritables recommandations professionnelles en physiologie environnementale sont toujours des prescriptions individualisées, « variables selon la personne », et non des slogans universels.
Applications pratiques à l’entraînement
La théorie doit finalement se concrétiser dans les plans d’entraînement et sur le parcours. Voici un cadre pratique pour transformer « l’apparition et la prévention du mal aigu des montagnes » en opérations concrètes d’entraînement et de compétition :
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Répétition environnementale avant la course : toutes les stratégies environnementales doivent d’abord être répétées à l’entraînement ; « ne jamais essayer une nouvelle méthode le jour de la compétition » est une règle d’airain. Qu’il s’agisse de l’acclimatation à la chaleur, du pré-refroidissement ou du rythme d’hydratation, le corps a besoin de temps pour développer la tolérance et la maîtrise.
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Pensée périodisée : alignez l’acclimatation environnementale sur le cycle d’entraînement — la période de base établit la tolérance, la période pré-compétitive cible une acclimatation spécifique à la température, l’humidité ou l’altitude de la course visée.
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Exposition progressive : commencez par des stimuli environnementaux modérés, puis augmentez progressivement en fonction des réactions du corps, établissant un profil personnalisé de dose et de moment d’exposition, afin d’éviter qu’une exposition excessive en une seule fois ne cause des dommages.
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Suivi objectif des données : combinez la température centrale (ou la dérive de fréquence cardiaque), la puissance, la perception subjective de l’effort (RPE) et les variations de poids/urine pour évaluer objectivement si la stratégie environnementale est réellement efficace.
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Contexte global : l’acclimatation environnementale fait partie de l’entraînement, du sommeil, de la récupération et de la nutrition ; une stratégie unique ne peut pas compenser un manque de sommeil, une déshydratation ou des défauts de conception de l’entraînement.
Prenons l’exemple d’une semaine d’entraînement : vous pouvez répéter différents scénarios environnementaux lors des séances clés en semaine et de la sortie longue du week-end. Les jours de haute intensité, concentrez-vous sur le maintien de la qualité de puissance dans l’environnement cible et testez l’équipement de refroidissement ou de protection thermique ; les jours de longue distance, concentrez-vous sur le rythme d’hydratation et d’apport en sodium, la thermorégulation et la tolérance à long terme de l’équipement. Grâce à des répétitions répétées, le corps peut réagir à l’environnement de manière quasi automatique le jour de la course, laissant les ressources mentales à la gestion de l’allure et aux décisions tactiques. L’erreur la plus courante est de « ne prendre l’environnement au sérieux que le jour de la course, et de s’entraîner négligemment le reste du temps » — c’est précisément mettre la charrue avant les bœufs. L’entraînement quotidien est le meilleur laboratoire pour établir la tolérance à la chaleur, tester les doses d’hydratation, se familiariser avec l’équipement et développer un rythme de réponse environnementale.
Il est recommandé d’intégrer un journal environnemental au journal d’entraînement, en notant pour chaque séance clé la température, l’humidité, l’altitude, les conditions de vent du jour, les stratégies environnementales utilisées, les réactions corporelles et les données de performance. Après plusieurs semaines ou mois d’accumulation, la valeur de cette base de données personnalisée dépassera de loin n’importe quel guide générique. De plus, ne négligez pas la « récupération en environnement » — un aspect souvent sous-estimé. La chaleur ou la haute altitude ralentissent la récupération et accentuent l’accumulation de fatigue ; la qualité de la récupération entre les jours d’entraînement consécutifs détermine souvent si vous pouvez accumuler régulièrement du volume d’entraînement sans blessure, et le volume d’entraînement est le moteur le plus fondamental du progrès à long terme. Traitez l’adaptation environnementale comme une partie intégrante de l’entraînement, et non comme un accessoire de dernière minute avant la course, et vos progrès comme votre sécurité en seront nettement différents.
Application locale à Taïwan
Le climat, la topographie et la culture des compétitions uniques de Taïwan confèrent une couleur locale marquée à l’application de « l’apparition et la prévention du mal aigu des montagnes ». En été, la chaleur et l’humidité élevées donnent une température ressentie dépassant souvent 35 °C, avec une humidité relative dépassant fréquemment 80 %, ce qui rend l’évaporation de la chaleur peu efficace et les pertes en sueur et en électrolytes bien supérieures aux situations des études des pays tempérés. Cela signifie que les recommandations de la littérature étrangère doivent souvent être révisées à la hausse. En hiver, la mousson du nord-est apporte un froid humide et des vents forts ; en montagne, les risques de basses températures et d’hypothermie sont réels. Et le dénivelé extrême du niveau de la mer jusqu’à Wuling à 3275 mètres rend le défi physiologique de la haute altitude accessible à tous.
Prenons l’exemple de la montée de Wuling par l’ouest, du tour de Hualien-Taitung, du tour du lac Sun Moon, du marathon de Taroko, des triathlons locaux et des défis de tour de l’île : les athlètes doivent intégrer les facteurs environnementaux locaux et saisonniers dans leur planification. Pour les compétitions estivales, partez plus tôt pour éviter le WBGT élevé de l’après-midi, et profitez de la densité des supérettes le long du parcours pour renforcer l’apport en eau et en sodium. Pour les sections en haute altitude, prévoyez une acclimatation progressive, surveillez le froid et les signes de mal des montagnes. Pour les compétitions hivernales froides et humides, renforcez la protection contre le vent et le froid ainsi que la prévention de l’hypothermie. Utilisez les prévisions de température ressentie, d’humidité, de vitesse du vent et de qualité de l’air de l’Agence centrale de météorologie pour convertir ces données en stratégies et en évaluation des risques environnementaux du jour, afin de concilier sécurité et performance optimale dans l’environnement changeant et exigeant de Taïwan.
Démystification des idées reçues
Idée reçue : « Une bonne condition physique protège du mal des montagnes. » Le mal aigu des montagnes n’a presque aucun lien avec la condition aérobie ; les personnes en bonne condition physique courent même un risque plus élevé car elles montent plus vite et sont plus actives. La véritable protection vient de l’acclimatation progressive et de la susceptibilité individuelle, et non de la VO2max.
Si ces idées reçues sont si répandues, c’est souvent parce qu’elles « semblent logiques », qu’elles se transmettent facilement de bouche à oreille, ou qu’elles sont amplifiées par le marketing et les récits d’expérience. Or, la valeur de la science réside précisément dans le fait de tester les intuitions avec des preuves rigoureuses : de nombreuses conceptions environnementales qui semblent évidentes ne résistent pas aux expériences contrôlées en chambre environnementale ni aux enquêtes épidémiologiques. Le domaine de la physiologie environnementale est particulièrement saturé de formulations trop simplifiées qui compressent la complexité des doses, des moments, des différences individuelles et des risques en un slogan. La prochaine fois que vous entendrez un conseil environnemental péremptoire, posez-vous la question : « Quel est le niveau de preuve de cette affirmation ? À qui s’adresse-t-elle ? La dose, le moment et la marge de sécurité sont-ils clairs ? » Cultiver cette pensée critique fondée sur les preuves est plus précieux que de mémoriser n’importe quelle conclusion unique, et c’est une étape clé pour que les athlètes deviennent scientifiques et évitent les dommages liés à l’environnement.
Conclusion
« L’apparition et la prévention du mal aigu des montagnes » est un thème de la physiologie environnementale qui allie profondeur théorique et valeur pratique. Comme le montrent les preuves issues des revues internationales examinées dans cet article, l’impact de l’environnement sur la performance sportive est réel et profond, mais il n’est en aucun cas ingérable — la clé réside dans la compréhension des mécanismes, la maîtrise des doses, l’ajustement individualisé, et la synergie avec l’entraînement global, la récupération et la nutrition. Pour les amateurs de sports d’endurance à Taïwan, tout en maîtrisant les principes scientifiques, il faut surtout les combiner avec le climat local chaud et humide, l’altitude extrême et les conditions météorologiques changeantes, pour transformer les principes généraux en prescriptions personnalisées adaptées à chacun. Que chaque cycliste et coureur qui transpire à Wuling, dans les vallées ou sur les routes du tour de l’île puisse, grâce à la sagesse de la physiologie environnementale, se protéger, repousser ses limites et savourer la joie la plus pure du sport face à la chaleur, au froid, à la haute altitude et à tous les défis. Avant de reprendre la route, n’oubliez pas — votre véritable adversaire, au-delà du chronomètre, c’est aussi l’environnement tout entier sous vos pieds et autour de vous.
Lectures complémentaires
- La dégradation de la qualité du sommeil en haute altitude : recherche sur la respiration périodique et la structure du sommeil
- Incidence des maladies liées à la chaleur lors des longues randonnées à vélo en été à Taïwan : analyse épidémiologique des cyclistes du tour de l’île
- Impact du changement climatique sur les compétitions cyclistes à Taïwan : étude de prédiction physiologique de l’augmentation des températures
- Altération des fonctions cognitives en environnement chaud : étude de l’impact du stress thermique sur la capacité de décision
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