Stratégies d'entraînement alternatives pour la saison des typhons à Taïwan : comparaison des bénéfices environnementaux de l'entraînement en intérieur
Cet article s’appuie sur des revues internationales à comité de lecture telles que le Journal of Applied Physiology, Medicine & Science in Sports & Exercise et Sports Medicine pour analyser en profondeur les mécanismes de physiologie environnementale de « l’avantage du contrôle environnemental de l’entraînement en intérieur », et propose des stratégies d’entraînement et de préparation de course fondées sur des preuves, en les contextualisant dans le climat subtropical de Taïwan, son relief montagneux et ses scénarios de courses locales.
Dans le domaine de la physiologie environnementale, « l’avantage du contrôle environnemental de l’entraînement en intérieur » est l’un des facteurs clés qui déterminent si un athlète d’endurance peut exprimer pleinement son potentiel sur un parcours réel. De nombreux athlètes amateurs et élites concentrent leur entraînement sur la puissance, l’allure et l’équipement, mais sous-estiment l’impact physiologique considérable de l’environnement — chaleur, froid, haute altitude, humidité, qualité de l’air — sur le corps humain. En réalité, lorsque deux athlètes ont des niveaux de forme et un matériel similaires, celui qui sait le mieux adapter sa stratégie à l’environnement est souvent celui qui parvient à maintenir son allure en fin de course, évitant les défaillances et les imprévus. L’environnement géographique de Taïwan est particulièrement singulier : étés chauds et humides, hivers froids et humides, un dénivelé extrême allant du niveau de la mer aux 3 275 mètres du mont Wuling, sans oublier la pollution atmosphérique urbaine et la saison des typhons, ce qui rend la physiologie environnementale particulièrement pertinente pour la communauté sportive locale. Cet article vous guidera des mécanismes physiologiques au niveau cellulaire et systémique, en passant par les études empiriques des grandes revues internationales, les relations quantitatives dose-effet, les différences de réponses entre populations, jusqu’aux applications pratiques d’entraînement et aux contextes locaux taïwanais, pour enfin déconstruire les idées reçues les plus répandues, afin que votre compréhension de « l’avantage du contrôle environnemental de l’entraînement en intérieur » repose véritablement sur la science, et non sur des ouï-dire.
Revue de la littérature scientifique
Concernant l’exploration scientifique de « l’avantage du contrôle environnemental de l’entraînement en intérieur », le domaine de la physiologie environnementale a accumulé des preuves rigoureuses et abondantes. Voici une sélection d’études représentatives, chacune apportant une valeur particulière en termes de conception méthodologique, de population étudiée et de force des conclusions, et qui ensemble construisent notre compréhension actuelle :
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Mujika, Halson et al. (2018). IJSPP — revue des effets de la charge d’entraînement et de l’environnement sur la préparation de course, incluant l’entraînement alternatif.
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Peyrebrune et al. (2014). Journal of Sports Sciences — comparaison des réponses physiologiques et de la contrôlabilité entre entraînement en intérieur et en extérieur.
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Sperlich et al. (2017). Frontiers in Physiology — examen des bénéfices et des applications de l’entraînement sur home-trainer.
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Etxebarria et al. (2019). IJSPP — revue de la contribution de l’entraînement structuré en intérieur à la performance d’endurance.
Dans l’ensemble de ces études, on constate que l’image scientifique de « l’avantage du contrôle environnemental de l’entraînement en intérieur » ne cesse de s’affiner avec les progrès des techniques de mesure. Les premières études manipulaient principalement la température, l’humidité ou la pression partielle d’oxygène dans des chambres environnementales, observant les variations de la VO₂max, du temps jusqu’à épuisement ou des performances en contre-la-montre ; les études ultérieures ont introduit des capsules de température corporelle centrale ingérables, la spectroscopie proche infrarouge, le traçage par isotopes stables, des biopsies musculaires et des marqueurs moléculaires, nous permettant de passer de « l’observation des phénomènes » à « l’explication des mécanismes ». Il est à noter que la plupart des études de haute qualité utilisent des conceptions croisées randomisées, où chaque sujet sert à la fois de condition expérimentale et de contrôle, réduisant considérablement le bruit lié aux différences individuelles. Cependant, l’extrapolation des conclusions reste à faire avec prudence : une variable environnementale unique contrôlée en laboratoire n’équivaut pas nécessairement à la situation composite de chaleur, d’humidité, de vent, de rayonnement et de fatigue qui s’entremêlent sur un parcours réel ; de même, les réponses de sujets bien entraînés ne s’appliquent pas nécessairement aux amateurs. Lorsque nous interprétons la « signification statistique » et la « taille d’effet », il faut aussi distinguer la tendance moyenne en laboratoire de la signification réelle sur le parcours individuel — une différence de performance de 3 % peut déterminer le classement en compétition élite, mais a une signification relativement limitée pour un cycliste récréatif. C’est précisément cette prudence concernant le niveau de preuve et le champ d’application qui constitue le fondement de l’entraînement scientifique.
Mécanismes fondamentaux
Lorsque les typhons, les pluies torrentielles et les chaleurs extrêmes rendent l’entraînement en extérieur dangereux ou impossible, le home-trainer offre une alternative hautement contrôlable. Son avantage principal réside dans « l’élimination des variables environnementales » — température, humidité, vent, état de la route et sécurité routière sont tous contrôlables, permettant à l’entraînement de se concentrer sur le stimulus cible (puissance, intervalles, cadence) sans interférence environnementale, avec une grande comparabilité des données, idéal pour exécuter avec précision des plans structurés. L’inconvénient est l’absence de flux d’air de refroidissement : si la ventilation intérieure est insuffisante, la température corporelle centrale augmente plus rapidement et le taux de sudation est plus élevé, créant un « entraînement à la chaleur accidentel » qu’il faut corriger avec de puissants ventilateurs. De plus, l’intérieur manque de descentes et d’inertie, et la posture est fixe, ce qui rend les stimuli neuromusculaires et techniques de pilotage plus monotones. La stratégie pour la saison des typhons est la suivante : maintenir la puissance et le stimulus aérobie sur le home-trainer, exécuter des intervalles de haute qualité, et utiliser si nécessaire la contrôlabilité de l’intérieur pour l’adaptation à la chaleur ou la récupération, puis compenser la technique et les longues distances en extérieur une fois le temps revenu.
Pour véritablement comprendre comment « l’avantage du contrôle environnemental de l’entraînement en intérieur » influence la performance sportive, il faut revenir à l’intégration systémique de la thermorégulation, des systèmes cardiovasculaire, respiratoire, métabolique et nerveux central. Si les facteurs environnementaux peuvent se traduire en différences de performance mesurables, c’est précisément parce qu’ils agissent sur un ou plusieurs maillons clés de cette chaîne physiologique — soit en limitant le transport d’oxygène et de carburant, soit en perturbant la dissipation thermique et l’équilibre hydrique, soit en modifiant la perception de la fatigue et la commande motrice au niveau central. Le tableau ci-dessous récapitule les points d’action de ce thème aux différents niveaux physiologiques, pour vous aider à construire une image mécanistique complète :
| Niveau physiologique | Mécanisme clé | Signification pour la performance sportive |
|---|---|---|
| Système cardiovasculaire | Influence la distribution du débit sanguin, le volume d’éjection systolique et le volume circulant | Détermine le transport d’oxygène et la stabilité lors d’efforts prolongés |
| Thermorégulation / équilibre hydrique | Régule les voies de dissipation thermique, le taux de sudation et l’équilibre électrolytique | Influence la vitesse d’élévation de la température corporelle centrale et le risque de déshydratation |
| Muscle et métabolisme | Modifie l’utilisation des substrats, l’activité enzymatique et la fonction contractile | Détermine la puissance soutenable et le moment d’apparition de la fatigue |
| Système nerveux central | Régule la perception de la fatigue, la commande motrice et la prise de décision cognitive | Influence « à quel point on se sent fatigué », la capacité à persévérer et le jugement de sécurité |
Il faut particulièrement souligner les deux dimensions de « dose-réponse » et de « cinétique temporelle ». Une même exposition environnementale, à différentes intensités, durées et états d’adaptation, peut produire des effets radicalement différents, voire opposés — c’est précisément la raison pour laquelle de nombreux conseils populaires sont réducteurs. Le facteur limitant de la performance sportive se déplace également de manière dynamique selon le contexte : pour les efforts courts et intenses, la limitation provient surtout de la production d’énergie anaérobie et du métabolisme local ; pour les épreuves d’endurance de plusieurs heures, elle se déplace vers l’action combinée de l’élévation de la température corporelle, du déséquilibre hydrique, de l’épuisement du glycogène et de la fatigue centrale. Si « l’avantage du contrôle environnemental de l’entraînement en intérieur » mérite une exploration approfondie, c’est précisément parce qu’il peut cibler certains de ces facteurs limitants. Une fois les mécanismes compris, nous pouvons déterminer « quel environnement nécessite quel ajustement, de quelle ampleur, et à quel moment », plutôt que de subir l’environnement sur le parcours. Plus la compréhension des mécanismes est fine, plus on peut s’adapter avec souplesse entre différentes situations — chaleur, froid, haute altitude ou pollution — et cette capacité d’adaptation contextuelle est précisément la ligne de partage entre celui qui maîtrise la physiologie environnementale et celui qui s’entraîne à l’aveugle.
Relation dose-effet
En physiologie environnementale, « la dose détermine l’effet » est un principe fondamental. Un stimulus environnemental trop faible n’atteint pas le seuil physiologique, ne produit ni adaptation ni effet ; une exposition excessive peut dépasser la capacité de compensation de l’organisme, entraînant des risques de coup de chaleur, d’hypothermie ou de mal aigu des montagnes. Le tableau ci-dessous récapitule la correspondance dose-effet de « l’avantage du contrôle environnemental de l’entraînement en intérieur », constituant la référence quantitative la plus importante pour l’élaboration des plans d’entraînement et de préparation de course :
| Dose / Condition | État physiologique | Effet et points clés |
|---|---|---|
| Extérieur impraticable | Substitution par home-trainer | Maintien du stimulus |
| Intervalles structurés | Environnement contrôlable | Exécution précise |
| Ventilation intérieure insuffisante | Charge thermique accidentelle | Ventilateur puissant nécessaire |
| Intérieur exclusif à long terme | Stimulus technique monotone | Compenser en extérieur nécessaire |
Comme le montre le tableau ci-dessus, les effets de l’exposition environnementale suivent souvent une courbe à seuil ou en U inversé : avant d’atteindre la dose efficace, l’adaptation ou l’effet augmente avec la dose ; mais au-delà d’un certain point critique, non seulement il n’y a plus de bénéfice supplémentaire, mais les risques et les coûts augmentent rapidement. Cela signifie que « trouver sa propre exposition optimale » est bien plus important que « rechercher l’extrême à tout prix ». Qu’il s’agisse de la dose thermique quotidienne pour l’adaptation à la chaleur, de l’altitude et du nombre de jours pour l’entraînement en altitude, ou de la durée d’exposition au froid, il existe une zone optimale qui concilie bénéfices et sécurité. Il est recommandé de tester progressivement les réponses à différentes conditions environnementales pendant l’entraînement (et non le jour de la course), en enregistrant la température corporelle centrale ou la fréquence cardiaque, la perception subjective de l’effort, les données de puissance et l’état de récupération, afin d’établir votre propre profil de réponse environnementale. N’oubliez pas : la moyenne de laboratoire est un point de départ, pas un point d’arrivée ; la morphologie, le taux de sudation, le degré d’adaptation et le bagage génétique de chacun déplacent individuellement la dose optimale. Seul un calibrage avec vos propres données permet de transformer la science collective en prescription personnelle.
Différences selon les groupes
L’impact de « l’avantage du contrôle environnemental de l’entraînement en intérieur » ne s’applique pas également à tous. L’âge, le sexe, le niveau d’entraînement, la morphologie, l’état d’adaptation et le bagage génétique modulent tous significativement l’amplitude de la réponse individuelle à l’environnement. Ignorer ces différences et appliquer une recommandation unique est l’une des erreurs les plus courantes dans l’application de la physiologie environnementale.
| Aspect du groupe | Caractéristiques de réponse | Recommandations pratiques |
|—|—|—|
| Débutants vs Avancés | Les athlètes avancés ont une adaptation environnementale plus mature et une meilleure tolérance, mais une marge d’adaptation marginale plus réduite | Les débutants doivent progresser prudemment, établir d’abord une tolérance de base avant d’augmenter la charge |
| Hommes vs Femmes | Le rapport surface corporelle/poids, le cycle hormonal et la composition de la sueur diffèrent | Les femmes doivent bénéficier d’une évaluation individualisée de la dissipation thermique et de l’hydratation, en prêtant attention à la disponibilité énergétique |
| Jeunes vs Âgés | La thermorégulation, la fonction sudorale et la capacité de compensation diminuent chez les personnes âgées | Les personnes âgées sont plus sensibles aux environnements extrêmes, nécessitant plus de prudence et une adaptation plus longue |
| Différences morphologiques | La surface corporelle, la masse grasse et la masse musculaire influencent la dissipation et la production de chaleur | Les personnes de grande corpulence dissipent plus difficilement la chaleur, les personnes plus menues perdent plus rapidement la chaleur corporelle, chaque cas comporte ses risques |
En interprétant les différences individuelles, il faut également se méfier d’un piège statistique : les études rapportent surtout des « réponses moyennes de groupe », mais sous la moyenne se cachent souvent d’énormes variations individuelles. Face à une même intervention environnementale, certains peuvent être de forts répondeurs, d’autres ne presque pas réagir, et certains peuvent même présenter une réponse inverse. C’est pourquoi, même si une étude montre qu’une stratégie est « efficace en moyenne », vous devez tout de même confirmer par vos propres tests à quelle catégorie vous appartenez. Il est recommandé de réaliser des tests comparatifs personnalisés : lors de deux séances d’entraînement aux conditions similaires, adoptez ou non une stratégie environnementale donnée (comme le pré-refroidissement ou l’adaptation à la chaleur), comparez la puissance, la température corporelle centrale, la fréquence cardiaque et les sensations subjectives, puis répétez plusieurs fois avant de tirer des conclusions.
Prenons l’exemple des cyclistes et coureurs amateurs courants à Taïwan : beaucoup ont plus de 35 ans et s’entraînent en dehors de leurs heures de travail. La thermorégulation et la capacité de récupération de ce groupe sont déjà légèrement inférieures à celles des jeunes élites. Face aux étés chauds et humides et aux défis de haute altitude, des stratégies environnementales correctes (adaptation à la chaleur, hydratation individualisée, montée progressive) peuvent apporter des bénéfices de sécurité et de performance relativement plus importants. Les athlètes féminines doivent quant à elles prêter attention à l’influence du cycle menstruel sur la température corporelle centrale de base et la régulation hydrique, ainsi qu’à la suffisance de la disponibilité énergétique. Après avoir compris les différences entre groupes, vous réaliserez que les recommandations véritablement professionnelles en physiologie environnementale sont toujours des prescriptions individualisées « variables selon la personne », et non des slogans universels.
Application pratique à l’entraînement
La théorie doit finalement se concrétiser dans les plans d’entraînement et sur le parcours de course. Voici un cadre pratique pour transformer « l’avantage du contrôle environnemental de l’entraînement en intérieur » en opérations concrètes d’entraînement et de compétition :
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Répétition environnementale avant course : Toutes les stratégies environnementales doivent d’abord être répétées à l’entraînement. « Ne jamais essayer une nouvelle méthode le jour de la course » est une règle d’airain. Qu’il s’agisse de l’adaptation à la chaleur, du pré-refroidissement ou du rythme d’hydratation, le corps a besoin de temps pour développer sa tolérance et sa maîtrise.
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Pensée périodisée : Alignez l’adaptation environnementale avec le cycle d’entraînement — établissez la tolérance en période de base, puis effectuez une adaptation environnementale spécifique en période de pré-compétition en fonction de la température, de l’humidité ou de l’altitude de l’épreuve cible.
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Exposition progressive : Commencez par des stimuli environnementaux modérés, puis augmentez progressivement la charge selon les réactions du corps, en établissant un profil personnalisé de dose et de timing d’exposition, afin d’éviter qu’une exposition excessive unique ne cause des dommages.
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Suivi objectif des données : Combinez la température corporelle centrale (ou la dérive de fréquence cardiaque), la puissance, la fatigue subjective (RPE) et les variations de poids/urine pour évaluer objectivement si la stratégie environnementale est réellement efficace.
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Contexte global : L’adaptation environnementale fait partie intégrante de l’entraînement, du sommeil, de la récupération et de la nutrition. Une stratégie unique ne peut pas compenser un manque de sommeil, une déshydratation ou des défauts de conception de l’entraînement.
Prenons l’exemple d’une semaine d’entraînement : vous pouvez répéter différents scénarios environnementaux lors des séances clés en semaine et des sorties longues le week-end. Les journées à haute intensité se concentrent sur le maintien de la qualité de puissance dans l’environnement cible et sur le test des équipements de refroidissement ou de protection thermique ; les journées de longue distance se concentrent sur le rythme d’hydratation et d’apport en sodium, la thermorégulation et la tolérance prolongée de l’équipement. Grâce à des répétitions répétées, le corps peut réagir à l’environnement de manière quasi automatique le jour de la course, libérant ainsi les ressources mentales pour la gestion de l’allure et les décisions tactiques. L’erreur la plus courante que commettent de nombreuses personnes est de « ne prendre l’environnement au sérieux que le jour de la course, tout en s’entraînant négligemment au quotidien » — c’est précisément mettre la charrue avant les bœufs. L’entraînement quotidien est justement le meilleur laboratoire pour établir la tolérance à la chaleur, tester les doses d’hydratation, se familiariser avec l’équipement et développer un rythme de réponse environnementale.
Il est recommandé d’intégrer un journal environnemental au journal d’entraînement, en enregistrant pour chaque séance clé la température, l’humidité, l’altitude, les conditions de vent du jour, les stratégies environnementales adoptées, les réactions corporelles et les données de performance. Après plusieurs semaines à plusieurs mois d’accumulation, la valeur de cette base de données personnalisée dépassera de loin n’importe quel guide générique. De plus, ne négligez pas la « récupération en environnement contraint » — un aspect souvent sous-estimé. La chaleur ou la haute altitude ralentissent la récupération et accentuent l’accumulation de fatigue. La qualité de la récupération entre les journées d’entraînement consécutives détermine souvent si vous pouvez accumuler régulièrement du volume d’entraînement sans blessure, et le volume d’entraînement est précisément le moteur fondamental du progrès à long terme. Traitez la gestion environnementale comme une partie intégrante de l’entraînement, et non comme un accessoire de dernière minute avant la course — vos progrès et votre sécurité en seront nettement différents.
Application locale à Taïwan
Le climat, le terrain et la culture des épreuves uniques de Taïwan apportent une couleur locale marquée à l’application de « l’avantage du contrôle environnemental de l’entraînement en intérieur ». En été, la chaleur et l’humidité élevées rendent la température ressentie souvent supérieure à 35 °C, avec une humidité relative dépassant fréquemment 80 %, ce qui réduit l’efficacité de l’évaporation pour la dissipation thermique. Les pertes en sueur et en électrolytes dépassent de loin les scénarios de recherche des pays tempérés, ce qui signifie que les recommandations de la littérature étrangère doivent souvent être révisées à la hausse. En hiver, la mousson du nord-est apporte un froid humide et des vents violents, et les zones montagneuses présentent des risques d’hypothermie et de températures basses. Quant au dénivelé extrême qui mène du niveau de la mer aux 3 275 mètres du mont Wuling, il rend le défi physiologique de la haute altitude accessible à portée de main.
Prenons l’exemple de la montée du Wuling par l’ouest, du tour de Hualien-Taitung, du tour du lac Sun Moon, du marathon de Taroko, des triathlons locaux et des défis de tour de l’île : les athlètes doivent intégrer les facteurs environnementaux locaux et saisonniers dans leur planification. Pour les épreuves estivales, partez plus tôt pour éviter le WBGT élevé de l’après-midi, et profitez de la densité des supérettes le long du parcours pour renforcer l’apport en eau et en sodium. Pour les sections en haute altitude, prévoyez une adaptation progressive, surveillez le froid et les signes de mal aigu des montagnes. Pour les épreuves hivernales froides et humides, renforcez la protection contre le vent et le froid ainsi que la prévention de l’hypothermie. Utilisez judicieusement les prévisions de température ressentie, d’humidité, de vitesse du vent et de qualité de l’air de l’Agence centrale de météorologie pour convertir ces données en évaluation du risque environnemental et en stratégie du jour, afin de concilier sécurité et performance optimale dans l’environnement changeant et exigeant de Taïwan.
Démystification des idées reçues
Idée reçue : « Rouler en intérieur est plus facile et moins efficace. » En réalité, la mauvaise dissipation thermique du home-trainer rend l’environnement plus chaud et plus éprouvant ; c’est un environnement d’entraînement structuré très efficace. Dès lors que la ventilation est adéquate, la qualité de la puissance et des stimuli par intervalles n’a rien à envier à l’extérieur, tout en étant plus précise et plus contrôlable.
Ce type d’idée reçue se propage souvent parce qu’elle « semble raisonnable », qu’elle se transmet facilement de bouche à oreille, ou qu’elle est amplifiée par le marketing et les témoignages. Or, la valeur de la science réside précisément dans l’examen des intuitions par des preuves rigoureuses : de nombreuses conceptions environnementales qui paraissent évidentes ne résistent pas aux expériences contrôlées en chambre environnementale ni aux enquêtes épidémiologiques. Le domaine de la physiologie environnementale est particulièrement saturé de simplifications excessives, qui compressent des questions complexes de dose, de timing, de différences individuelles et de risques en un slogan. La prochaine fois que vous entendrez une recommandation environnementale péremptoire, posez-vous une question supplémentaire : « Quel est le niveau de preuve de cette affirmation ? À qui s’adresse-t-elle ? La dose, le timing et la marge de sécurité sont-ils clairs ? » Cultiver cette pensée critique fondée sur les preuves a plus de valeur que de mémoriser n’importe quelle conclusion unique, et c’est une étape clé pour que les athlètes deviennent plus scientifiques et évitent les dommages liés à l’environnement.
Conclusion
« L’avantage du contrôle environnemental de l’entraînement en intérieur » est un sujet de physiologie environnementale qui allie profondeur théorique et valeur pratique. Comme le montrent les preuves issues des revues internationales examinées dans cet article, l’impact de l’environnement sur la performance sportive est réel et profond, mais loin d’être ingérable — la clé réside dans la compréhension des mécanismes, la maîtrise des doses, l’ajustement individualisé, et la synergie avec l’entraînement global, la récupération et la nutrition. Pour les amateurs d’endurance à Taïwan, tout en maîtrisant les principes scientifiques, il faut également les combiner avec le climat chaud et humide local, l’altitude extrême et les conditions météorologiques changeantes, pour transformer les principes généraux en prescriptions personnalisées adaptées à chacun. Puissent tous les cyclistes et coureurs qui transpirent sur le Wuling, dans les vallées de l’Est ou sur les routes du tour de l’île, grâce à la sagesse de la physiologie environnementale, se protéger et repousser leurs limites face à la chaleur, au froid, à la haute altitude et à tous les défis, et savourer la joie la plus pure du sport. Avant de vous élancer sur le prochain parcours, n’oubliez pas — votre véritable adversaire, au-delà du chronomètre, c’est aussi l’environnement tout entier qui vous entoure.
Lectures complémentaires
- Différences de performance sportive entre climat océanique et climat continental : étude de cas à Taïwan
- Réactions physiologiques au cyclisme par temps froid : recherches sur la vasoconstriction, le métabolisme musculaire et les voies respiratoires
- Évaluation scientifique du camp d’entraînement du mont Hehuan à Taïwan : étude des bénéfices physiologiques de l’entraînement en altitude moyenne
- Environnement cycliste pendant la mousson du nord-est à Taïwan : étude des impacts physiologiques du froid et du refroidissement éolien
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