Les défis physiologiques environnementaux de l'ultramarathon de Manyueyuan à Taïwan : étude sur la thermorégulation lors des courses nocturnes de longue distance
Cet article s’appuie sur des revues internationales à comité de lecture telles que le Journal of Applied Physiology, Medicine & Science in Sports & Exercise et Sports Medicine pour analyser en profondeur les mécanismes de physiologie environnementale de la « régulation thermique lors d’ultra-endurance nocturne », et les combine au climat subtropical de Taïwan, à son relief montagneux et aux scénarios de courses locales, afin de fournir des stratégies d’entraînement et de préparation fondées sur des preuves.
Dans le domaine de la physiologie environnementale, la « régulation thermique lors d’ultra-endurance nocturne » est l’un des facteurs clés qui déterminent si un athlète d’endurance peut donner le meilleur de lui-même sur un vrai parcours. De nombreux athlètes amateurs et élites concentrent leur entraînement sur la puissance, l’allure et l’équipement, mais sous-estiment l’impact physiologique considérable de l’environnement — chaleur, froid, haute altitude, humidité, qualité de l’air. En réalité, lorsque deux athlètes ont des capacités physiques et un matériel similaires, celui qui sait le mieux adapter sa stratégie à l’environnement est souvent celui qui parvient à maintenir son allure en fin de course, évitant l’effondrement et les accidents. L’environnement géographique de Taïwan est particulièrement singulier : étés chauds et humides, hivers froids et humides, un dénivelé extrême allant du niveau de la mer jusqu’aux 3275 mètres du mont Wuling, sans oublier la pollution atmosphérique urbaine et la saison des typhons, ce qui rend la physiologie environnementale particulièrement précieuse pour la communauté sportive locale. Cet article vous guidera des mécanismes physiologiques au niveau cellulaire et systémique, en passant par les études empiriques des grandes revues internationales, les relations quantitatives dose-effet, les différences de réactions entre groupes, jusqu’aux applications d’entraînement directement opérationnelles et aux contextes locaux taïwanais, pour enfin démystifier les idées reçues répandues, afin que votre compréhension de la « régulation thermique lors d’ultra-endurance nocturne » repose véritablement sur la science, et non sur des ouï-dire.
Revue de la littérature scientifique
Concernant l’exploration scientifique de la « régulation thermique lors d’ultra-endurance nocturne », le domaine de la physiologie environnementale a accumulé des preuves rigoureuses et abondantes. Voici une sélection d’études représentatives qui, par la rigueur de leur conception méthodologique, leurs populations étudiées et la force de leurs conclusions, contribuent ensemble à notre compréhension actuelle :
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Millet & Millet (2012). BMC Medicine — revue des exigences physiologiques et des mécanismes de fatigue en ultra-marathon.
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Costa et al. (2013). Extreme Physiology & Medicine — examen des défis thermiques, hydriques et intestinaux lors d’épreuves d’ultra-endurance.
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Bongers et al. (2015). British Journal of Sports Medicine — revue des stratégies de refroidissement dans le sport d’endurance.
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Knechtle & Nikolaidis (2018). Frontiers in Physiology — revue des facteurs environnementaux et physiologiques déterminant la performance en ultra-marathon.
Dans l’ensemble, ces études montrent que l’image scientifique de la « régulation thermique lors d’ultra-endurance nocturne » ne cesse de s’affiner avec les progrès des techniques de mesure. Les premières études manipulaient principalement la température, l’humidité ou la pression partielle d’oxygène en chambre environnementale (environmental chamber), observant les variations de la VO2max, du temps jusqu’à épuisement ou de la performance en contre-la-montre ; les études ultérieures ont introduit des capsules de température corporelle centrale ingérables, la spectroscopie proche infrarouge, le traçage par isotopes stables, des biopsies musculaires et des marqueurs moléculaires, nous permettant de passer de « l’observation des phénomènes » à « l’explication des mécanismes ». Il est à noter que la plupart des études de haute qualité utilisent des plans croisés randomisés, où chaque sujet sert à la fois pour les conditions expérimentale et témoin, réduisant considérablement le bruit lié aux différences individuelles. Cependant, l’extrapolation des conclusions doit rester prudente : une variable environnementale unique contrôlée en laboratoire ne correspond pas nécessairement à la situation composite d’un vrai parcours où chaleur, humidité, vent, rayonnement et fatigue s’entremêlent ; de même, les réactions de sujets bien entraînés ne s’appliquent pas forcément aux amateurs. Lorsque nous interprétons la « signification statistique » et la « taille d’effet », il faut aussi distinguer la tendance moyenne en laboratoire de la signification réelle sur le parcours pour un individu — une différence de performance de 3 % peut décider du classement en compétition d’élite, mais avoir une signification relativement limitée pour un cycliste loisir. C’est cette prudence quant au niveau de preuve et au champ d’application qui constitue le fondement d’un entraînement scientifique.
Mécanismes fondamentaux
La course d’ultra-endurance nocturne présente des défis physiologiques environnementaux uniques. La baisse de la température ambiante la nuit et la disparition du rayonnement solaire améliorent les conditions de dissipation de la chaleur, ce qui permet d’éviter la chaleur diurne — c’est pourquoi les ultra-marathons d’été se déroulent souvent de nuit. Cependant, un exercice prolongé, de faible intensité et de très longue durée pose de nouveaux défis de régulation thermique : d’une part, la production continue de chaleur est relativement facile à dissiper dans une nuit fraîche ; d’autre part, si la température chute fortement en pleine nuit, que l’athlète est épuisé et que la production de chaleur métabolique diminue (surtout lors des pauses aux ravitaillements), il peut au contraire être confronté à un risque d’hypothermie, particulièrement dans les ultra-marathons en montagne (comme dans la région de Manyueyuan). De plus, la visibilité réduite de nuit augmente les risques de chutes et d’erreurs d’itinéraire, la somnolence et la baisse cognitive au creux circadien (entre 3 et 5 heures du matin) affectent l’allure et la sécurité, et la longue durée engendre des défis combinés liés aux troubles gastro-intestinaux, aux électrolytes et à la privation de sommeil. La stratégie consiste en une régulation dynamique entre refroidissement et maintien au chaud, une bonne connaissance du parcours avec lampe frontale, et une gestion de l’allure et de l’éveil pendant le creux physiologique.
Pour vraiment comprendre comment la « régulation thermique lors d’ultra-endurance nocturne » affecte la performance sportive, il faut revenir à l’intégration systémique de la thermorégulation, des systèmes cardiovasculaire, respiratoire, métabolique et nerveux central. Si les facteurs environnementaux peuvent se traduire en différences de performance mesurables, c’est précisément parce qu’ils agissent sur un ou plusieurs maillons clés de cette chaîne physiologique — soit en limitant le transport d’oxygène et de carburant, soit en perturbant la dissipation de la chaleur et l’équilibre hydrique, soit en modifiant la perception centrale de la fatigue et la commande motrice. Le tableau ci-dessous résume les points d’action de ce thème aux différents niveaux physiologiques, pour vous aider à construire une image complète des mécanismes :
| Niveau physiologique | Mécanisme clé | Signification pour la performance sportive |
|---|---|---|
| Système cardiovasculaire | Influence la distribution du débit sanguin, le volume d’éjection systolique et le volume circulant | Détermine le transport d’oxygène et la stabilité lors d’un exercice prolongé |
| Régulation thermique / hydrique | Régule les voies de dissipation de la chaleur, le taux de sudation et l’équilibre électrolytique | Influence la vitesse d’augmentation de la température corporelle centrale et le risque de déshydratation |
| Muscle et métabolisme | Modifie l’utilisation des substrats, l’activité enzymatique et la fonction contractile | Détermine la puissance soutenable et le moment d’apparition de la fatigue |
| Système nerveux central | Régule la perception de la fatigue, la commande motrice et la prise de décision cognitive | Influence « à quel point on se sent fatigué », la capacité à persévérer et le jugement sécuritaire |
Il faut particulièrement souligner les deux dimensions de la « relation dose-réponse » et de la « cinétique temporelle ». Une même exposition environnementale, à différentes intensités, durées et états d’adaptation, peut produire des effets radicalement différents, voire opposés — c’est précisément pourquoi de nombreux conseils populaires sont réducteurs. Le facteur limitant de la performance sportive se déplace également de manière dynamique selon le contexte : pour un effort court et intense, la limitation vient surtout de la production d’énergie anaérobie et du métabolisme local ; pour une endurance de plusieurs heures, elle se déplace vers l’action combinée de l’élévation de la température corporelle, du déséquilibre hydrique, de l’épuisement du glycogène et de la fatigue centrale. La « régulation thermique lors d’ultra-endurance nocturne » mérite d’être étudiée en profondeur précisément parce qu’elle peut cibler certains de ces facteurs limitants. Ce n’est qu’en comprenant les mécanismes que nous pouvons déterminer « comment s’adapter à quel environnement, dans quelle mesure et à quel moment », plutôt que de subir l’environnement sur le parcours. Plus la compréhension des mécanismes est approfondie, plus on peut s’adapter avec souplesse aux différentes situations — chaleur, froid, haute altitude ou pollution. Cette capacité d’adaptation contextuelle est précisément la ligne de partage entre celui qui maîtrise la physiologie environnementale et celui qui s’entraîne à l’aveugle.
Relation dose-effet
En physiologie environnementale, « la dose détermine l’effet » est un principe fondamental. Une stimulation environnementale trop faible n’atteint pas le seuil physiologique et ne produit ni adaptation ni effet ; une exposition trop forte peut dépasser la capacité de compensation de l’organisme, entraînant des risques de coup de chaleur, d’hypothermie ou de mal aigu des montagnes. Le tableau ci-dessous présente la correspondance dose-effet de la « régulation thermique lors d’ultra-endurance nocturne » ; c’est la référence quantitative la plus importante pour élaborer un plan d’entraînement et de préparation :
| Dose / Condition | État physiologique | Effet et points clés |
|---|---|---|
| Début de nuit | Amélioration de la dissipation de la chaleur | Éviter la chaleur diurne |
| Refroidissement nocturne + épuisement | Diminution de la production de chaleur | Risque d’hypothermie (en montagne) |
| 3 h – 5 h du matin | Creux physiologique | Somnolence, baisse cognitive |
| Arrêt prolongé aux ravitaillements | Perte de chaleur corporelle | Nécessité de se couvrir |
Comme le montre le tableau ci-dessus, les effets d’une exposition environnementale présentent souvent une courbe en forme de seuil ou en U inversé : avant d’atteindre la dose efficace, l’adaptation ou l’effet augmente avec la dose ; mais au-delà d’un certain point critique, non seulement il n’y a plus de bénéfice supplémentaire, mais les risques et les coûts augmentent rapidement. Cela signifie que « trouver sa propre exposition optimale » est bien plus important que « rechercher l’extrême à tout prix ». Qu’il s’agisse de la dose thermique quotidienne pour l’adaptation à la chaleur, de l’altitude et du nombre de jours pour l’entraînement en altitude, ou du temps d’exposition au froid, il existe une zone optimale qui concilie bénéfices et sécurité. Il est recommandé de tester progressivement vos réactions dans différentes conditions environnementales pendant l’entraînement (et non le jour de la course), en enregistrant la température corporelle centrale ou la fréquence cardiaque, l’effort perçu, les données de puissance et l’état de récupération, afin de constituer votre propre profil de réaction environnementale. N’oubliez pas : la moyenne de laboratoire est un point de départ, pas une fin ; la morphologie, le taux de sudation, le degré d’adaptation et le bagage génétique de chacun déplacent la dose optimale de manière individualisée. Seul l’étalonnage avec vos propres données permet de transformer la science collective en prescription personnelle.
Différences entre groupes
L’impact de la « régulation thermique lors d’ultra-endurance nocturne » n’est pas le même pour tous. L’âge, le sexe, le niveau d’entraînement, la morphologie, l’état d’adaptation et le bagage génétique modulent tous de manière significative l’amplitude de la réaction individuelle à l’environnement. Ignorer ces différences et appliquer une recommandation unique est l’une des erreurs les plus courantes dans l’application de la physiologie environnementale.
| Aspect du groupe | Caractéristique de réaction | Recommandation pratique |
|---|---|---|
| Débutants vs avancés | Les avancés ont une adaptation environnementale plus mature et une meilleure tolérance, mais une marge d’adaptation marginale plus faible | Les débutants doivent être prudents et progressifs, établir d’abord une tolérance de base avant d’augmenter la charge |
| Hommes vs femmes | Le rapport surface corporelle/poids, le cycle hormonal et la composition de la sueur diffèrent | Les femmes doivent évaluer individuellement la dissipation de la chaleur et l’hydratation, et surveiller la disponibilité énergétique |
| Jeunes vs âgés | Chez les personnes âgées, la thermorégulation, la fonction sudorale et la capacité de compensation diminuent | Les personnes âgées sont plus sensibles aux environnements extrêmes, nécessitant plus de prudence et une adaptation plus longue |
| Différences morphologiques | La surface corporelle, la masse grasse et la masse musculaire influencent la dissipation et la production de chaleur | Les personnes de grande corpulence dissipent moins bien la chaleur, les personnes de petite corpulence refroidissent plus vite ; chaque cas comporte ses risques |
En interprétant les différences individuelles, il faut aussi se méfier d’un piège statistique : les études rapportent surtout la « réaction moyenne du groupe », mais sous la moyenne se cachent souvent d’énormes variations individuelles. Dans une même intervention environnementale, certains peuvent être de forts répondeurs, d’autres presque non-répondeurs, et certains même avoir une réaction opposée. C’est pourquoi même si une étude montre une « efficacité moyenne », vous devez confirmer par votre propre expérimentation à quelle catégorie vous appartenez. Il est recommandé de réaliser des tests comparatifs personnalisés : lors de deux séances d’entraînement aux conditions similaires, adoptez ou non une stratégie environnementale donnée (par exemple, pré-refroidissement, adaptation à la chaleur), comparez la puissance, la température corporelle centrale, la fréquence cardiaque et les sensations subjectives, et répétez plusieurs fois avant de conclure.
Prenons l’exemple du groupe d’endurance amateur typique à Taïwan : beaucoup sont des cyclistes et coureurs d’âge mûr, de plus de 35 ans, qui s’entraînent en dehors de leur travail. La thermorégulation et la capacité de récupération de ce groupe sont déjà légèrement inférieures à celles des jeunes élites. Face à l’été chaud et humide et aux défis de la haute altitude, des stratégies environnementales correctes (adaptation à la chaleur, hydratation individualisée, progression graduelle en altitude) peuvent apporter des bénéfices de sécurité et de performance relativement plus importants. Les athlètes féminines doivent quant à elles prêter attention à l’influence du cycle menstruel sur la température corporelle centrale de base et la régulation hydrique, ainsi qu’à la suffisance de la disponibilité énergétique. Après avoir compris les différences entre groupes, vous réaliserez que de véritables conseils professionnels en physiologie environnementale sont toujours des prescriptions individualisées « adaptées à chaque personne », et non des slogans universels.
Applications pratiques à l’entraînement
La théorie doit finalement se traduire en plans d’entraînement et en parcours. Voici un cadre pratique pour transformer la « régulation thermique lors d’ultra-endurance nocturne » en opérations concrètes d’entraînement et de compétition :
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Répétition environnementale avant la course : toutes les stratégies environnementales doivent d’abord être répétées à l’entraînement ; « jamais de nouveauté le jour de la course » est une règle d’airain. Qu’il s’agisse de l’adaptation à la chaleur, du pré-refroidissement ou du rythme d’hydratation, le corps a besoin de temps pour développer sa tolérance et sa maîtrise.
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Pensée par périodisation : alignez l’adaptation environnementale sur le cycle d’entraînement — la période de base établit la tolérance, la période de pré-course cible l’adaptation environnementale spécifique à la température, l’humidité ou l’altitude de la course visée.
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Exposition progressive : commencez par des stimuli environnementaux modérés, puis augmentez progressivement selon les réactions du corps, en établissant votre propre profil de dose et de moment d’exposition, afin d’éviter qu’une exposition excessive unique ne cause des dommages.
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Suivi objectif des données : combinez la température corporelle centrale (ou la dérive de fréquence cardiaque), la puissance, la fatigue perçue (RPE) et les variations de poids/urine pour évaluer objectivement si la stratégie environnementale est réellement efficace.
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Contexte global : l’adaptation environnementale fait partie de l’entraînement, du sommeil, de la récupération et de la nutrition ; une stratégie unique ne peut pas compenser un manque de sommeil, une déshydratation ou des défauts de conception de l’entraînement.
Prenons l’exemple d’une semaine d’entraînement : vous pouvez répéter différents scénarios environnementaux lors des séances clés en semaine et de la sortie longue le week-end. Les journées à haute intensité se concentrent sur le maintien de la qualité de puissance dans l’environnement cible et le test des équipements de refroidissement ou de maintien au chaud ; les journées de longue distance se concentrent sur le rythme d’hydratation et d’apport en sodium, la régulation thermique et la tolérance à long terme de l’équipement. Grâce à des répétitions répétées, le corps peut réagir à l’environnement de manière quasi automatique le jour de la course, libérant les ressources mentales pour l’allure et les décisions tactiques. L’erreur la plus courante est de « ne prendre l’environnement au sérieux que le jour de la course, et de s’entraîner n’importe comment en semaine » — c’est précisément mettre la charrue avant les bœufs. L’entraînement en semaine est justement le meilleur laboratoire pour établir la tolérance à la chaleur, tester les doses d’hydratation, se familiariser avec l’équipement et développer un rythme de réponse environnementale.
Il est recommandé d’intégrer un journal environnemental au journal d’entraînement, en enregistrant pour chaque séance clé la température, l’humidité, l’altitude, le vent du jour, les stratégies environnementales adoptées, les réactions corporelles et les données de performance. Après plusieurs semaines ou mois d’accumulation, la valeur de cette base de données personnalisée dépassera de loin n’importe quel guide générique. De plus, ne négligez pas la « récupération dans l’environnement », un aspect souvent sous-estimé — la chaleur ou la haute altitude ralentissent la récupération et aggravent l’accumulation de fatigue. La qualité de la récupération entre les jours d’entraînement consécutifs détermine souvent si vous pouvez accumuler régulièrement du volume d’entraînement sans blessure, et le volume d’entraînement est le moteur le plus fondamental du progrès à long terme. Traitez l’adaptation environnementale comme une partie intégrante de l’entraînement, et non comme un accessoire de dernière minute avant la course ; vos progrès et votre sécurité en seront nettement différents.
Application locale à Taïwan
Le climat, le relief et la culture des courses uniques de Taïwan donnent une couleur locale marquée à l’application de la « régulation thermique lors d’ultra-endurance nocturne ». En été, la chaleur et l’humidité sont élevées, la température ressentie dépasse souvent 35 °C et l’humidité relative atteint fréquemment plus de 80 %, ce qui rend l’évaporation peu efficace et les pertes en sueur et en électrolytes bien supérieures aux situations d’étude des pays tempérés. Cela signifie que les recommandations de la littérature étrangère doivent souvent être révisées à la hausse. En hiver, la mousson du nord-est apporte un froid humide et des vents forts ; en montagne, les températures peuvent être basses avec un risque d’hypothermie. Et le dénivelé extrême, du niveau de la mer jusqu’aux 3275 mètres du mont Wuling, rend le défi physiologique de la haute altitude accessible à tous.
Prenons l’exemple de la montée du Wuling par l’ouest, du tour de Hualien-Taitung, du tour du lac Sun Moon, du marathon de Taroko, des triathlons locaux et des défis de tour de l’île : les athlètes doivent intégrer les facteurs environnementaux locaux et saisonniers dans leur planification. Pour les courses d’été, partez plus tôt pour éviter le WBGT élevé de l’après-midi, et profitez de la densité des supérettes le long du parcours pour renforcer l’apport en eau et en sodium. Pour les sections en haute altitude, prévoyez une adaptation progressive, une protection contre le froid et une surveillance des signes de mal aigu des montagnes. Pour les courses hivernales froides et humides, renforcez la protection contre le vent et le froid ainsi que la prévention de l’hypothermie. Utilisez les prévisions de température ressentie, d’humidité, de vitesse du vent et de qualité de l’air de l’Agence centrale de météorologie pour convertir ces données en risque environnemental et en stratégie du jour, afin de concilier sécurité et performance optimale dans l’environnement changeant et exigeant de Taïwan.
Démystification des idées reçues
Idée reçue : « La nuit, il fait frais, il suffit de penser à la chaleur, pas besoin de se couvrir. » Lors d’un ultra-marathon nocturne en montagne, en cas d’épuisement, de baisse de la production de chaleur métabolique ou d’arrêt prolongé aux ravitaillements, le risque d’hypothermie est au contraire réel ; la régulation thermique est bidirectionnelle, et une course nocturne par temps frais nécessite également une gestion dynamique du maintien au chaud et du refroidissement.
Ce type d’idée reçue se propage souvent parce qu’elle « semble raisonnable », qu’elle se transmet facilement de bouche à oreille, ou qu’elle est amplifiée par le marketing et les récits d’expérience. Or, la valeur de la science réside précisément dans l’examen des intuitions par des preuves rigoureuses : de nombreuses conceptions environnementales qui semblent évidentes ne résistent pas aux expériences contrôlées en chambre environnementale ni aux enquêtes épidémiologiques. Le domaine de la physiologie environnementale est particulièrement saturé de simplifications excessives qui compressent des relations complexes de dose, de moment, de différences individuelles et de risques en un slogan. La prochaine fois que vous entendrez un conseil environnemental péremptoire, posez-vous une question supplémentaire : « Quel est le niveau de preuve de cette affirmation ? À qui s’adresse-t-elle ? La dose, le moment et la marge de sécurité sont-ils clairs ? » Cultiver cette pensée critique fondée sur les preuves est plus précieux que de mémoriser n’importe quelle conclusion isolée, et c’est une étape clé pour que les athlètes deviennent plus scientifiques et évitent les dommages liés à l’environnement.
Conclusion
La « régulation thermique lors d’ultra-endurance nocturne » est un sujet de physiologie environnementale qui allie profondeur théorique et valeur pratique. Comme le montrent les preuves issues des revues internationales examinées dans cet article, l’impact de l’environnement sur la performance sportive est réel et profond, mais il n’est en aucun cas impossible à maîtriser — la clé réside dans la compréhension des mécanismes, la maîtrise des doses, l’ajustement individualisé, et la synergie avec l’entraînement global, la récupération et la nutrition. Pour les amateurs d’endurance de Taïwan, tout en maîtrisant les principes scientifiques, il faut aussi les combiner au climat chaud et humide local, à l’altitude extrême et aux conditions météorologiques changeantes, pour transformer les principes généraux en prescriptions personnalisées adaptées à chacun. Que chaque cycliste et coureur qui transpire sur le Wuling, dans les vallées ou sur les routes du tour de l’île puisse, grâce à la sagesse de la physiologie environnementale, se protéger, repousser ses limites et profiter de la joie la plus pure du sport face à la chaleur, au froid, à la haute altitude et à tous les défis. Avant de repartir sur le parcours, n’oubliez pas — votre véritable adversaire, outre le chronomètre, c’est tout l’environnement qui vous entoure, sous vos pieds et autour de vous.
Lectures complémentaires
- Différence de température corporelle entre les sorties à vélo tôt le matin et en fin de journée à Taïwan : étude de l’interaction entre l’horloge biologique et l’environnement
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- Impact du changement climatique sur les courses cyclistes à Taïwan : étude de prévision physiologique de l’augmentation des températures
- Réactions physiologiques lors de sorties à vélo par temps froid : étude sur la vasoconstriction, le métabolisme musculaire et les voies respiratoires
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