Impact du changement climatique sur les courses cyclistes à Taïwan : une étude prédictive physiologique de la hausse des températures
Cet article s’appuie sur des revues internationales à comité de lecture telles que le Journal of Applied Physiology, Medicine & Science in Sports & Exercise et Sports Medicine pour analyser en profondeur les mécanismes de physiologie environnementale liés à « l’impact du changement climatique sur les compétitions et les performances sportives », tout en intégrant le climat subtropical de Taïwan, sa topographie montagneuse et les contextes de courses locales, afin de proposer des stratégies d’entraînement et de préparation fondées sur des données probantes.
Dans le domaine de la physiologie environnementale, « l’impact du changement climatique sur les compétitions et les performances sportives » est l’un des facteurs clés qui déterminent si un athlète d’endurance peut donner le meilleur de lui-même sur un vrai parcours. De nombreux athlètes amateurs et élites concentrent leur entraînement sur la puissance, l’allure et l’équipement, mais sous-estiment l’impact physiologique considérable de l’environnement — chaleur, froid, haute altitude, humidité, qualité de l’air — sur le corps humain. En réalité, lorsque deux athlètes ont des niveaux de forme et des équipements similaires, celui qui sait le mieux adapter sa stratégie à l’environnement est souvent celui qui parvient à maintenir son allure en fin de course, évitant l’effondrement et les imprévus. La géographie de Taïwan est particulièrement singulière : étés chauds et humides, hivers froids et humides, un dénivelé extrême allant du niveau de la mer jusqu’aux 3 275 mètres du mont Wuling, sans oublier la pollution atmosphérique urbaine et la saison des typhons, ce qui rend la physiologie environnementale particulièrement précieuse pour la communauté sportive locale. Cet article vous guidera des mécanismes physiologiques au niveau cellulaire et systémique, en passant par les études empiriques des grandes revues internationales, les relations quantitatives dose-effet, les différences de réponses entre populations, jusqu’aux applications d’entraînement directement exploitables et aux contextes locaux taïwanais, pour enfin démystifier les idées reçues qui circulent, afin que votre compréhension de « l’impact du changement climatique sur les compétitions et les performances sportives » repose véritablement sur la science, et non sur des ouï-dire.
Revue de la littérature scientifique
L’exploration scientifique de « l’impact du changement climatique sur les compétitions et les performances sportives » a accumulé des preuves rigoureuses et abondantes dans le domaine de la physiologie environnementale. Voici une sélection d’études représentatives, chacune apportant une valeur distincte en termes de conception méthodologique, de population étudiée et de force des conclusions, et qui ensemble construisent notre compréhension actuelle :
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Smith et al. (2016). The Lancet passe en revue les impacts du changement climatique sur le sport en plein air et les risques sanitaires liés à la chaleur.
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Orlowski & Wiśniewski (2020). International Journal of Biometeorology prévoit la charge thermique des épreuves d’endurance dans des scénarios de réchauffement.
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Périard et al. (2021). Physiological Reviews intègre les tendances à long terme de la chaleur environnementale sur les performances sportives.
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Vanos et al. (2020). Temperature établit des modèles de risque thermique pour le sport dans des scénarios climatiques.
En examinant ces études, on constate que le tableau scientifique de « l’impact du changement climatique sur les compétitions et les performances sportives » ne cesse de s’affiner avec les progrès des techniques de mesure. Les premières études manipulaient principalement la température, l’humidité ou la pression partielle d’oxygène dans des chambres environnementales, observant les variations de la VO₂max, du temps jusqu’à l’épuisement ou des performances en contre-la-montre ; les études ultérieures ont introduit des capsules de température corporelle centrale ingérables, la spectroscopie proche infrarouge, le traçage par isotopes stables, des biopsies musculaires et des marqueurs moléculaires, nous permettant de passer de « l’observation des phénomènes » à « l’explication des mécanismes ». Il est à noter que la plupart des études de haute qualité adoptent des conceptions croisées randomisées, où chaque sujet sert à la fois de condition expérimentale et de contrôle, réduisant considérablement le bruit des différences individuelles. Cependant, l’extrapolation des conclusions doit rester prudente : une variable environnementale unique contrôlée en laboratoire ne correspond pas nécessairement à la situation composite de chaleur, d’humidité, de vent, de rayonnement et de fatigue entremêlés sur un vrai parcours ; de même, les réponses de sujets bien entraînés ne s’appliquent pas nécessairement aux amateurs moyens. Lorsque nous interprétons la « signification statistique » et la « taille d’effet », il faut aussi distinguer la tendance moyenne en laboratoire de la signification réelle sur le parcours individuel — une différence de performance de 3 % peut déterminer le classement en compétition élite, mais sa signification est relativement limitée pour un cycliste récréatif. C’est précisément cette prudence concernant le niveau de preuve et le champ d’application qui constitue le fondement de l’entraînement scientifique.
Mécanismes fondamentaux
Le changement climatique fait augmenter les températures moyennes annuelles à l’échelle mondiale et à Taïwan, rendant les épisodes de chaleur extrême plus fréquents, ce qui pose des défis physiologiques de plus en plus sévères pour les épreuves d’endurance en plein air. L’augmentation de la température et de l’humidité élève directement le WBGT, accroissant les risques de coup de chaleur et d’hyperthermie, raccourcissant les créneaux horaires et les mois où l’exercice peut être pratiqué en sécurité, et abaissant le plafond des performances d’endurance. Pour Taïwan, un été déjà chaud et humide deviendra encore plus rude ; le mont Wuling, le tour de Hualien-Taitung, les marathons et les épreuves de triathlon locaux pourraient être contraints d’ajuster leurs dates, d’avancer les départs, d’ajouter des stations de refroidissement et des dispositifs médicaux, voire d’être annulés lors d’années extrêmes. Les modèles prédictifs physiologiques combinant des scénarios de réchauffement et des relations chaleur-performance permettent d’estimer les risques thermiques et l’ampleur de la baisse de performance lors des futures épreuves, aidant les organisateurs à élaborer des stratégies d’adaptation. Côté athlètes, une attention accrue doit être portée à l’acclimatation à la chaleur, à l’hydratation et à l’apport en sodium individualisés, ainsi qu’à la reconnaissance des pathologies liées à la chaleur. C’est une problématique interdisciplinaire mêlant physiologie environnementale, météorologie et santé publique, qui rappelle aussi à la communauté sportive d’intégrer l’adaptation climatique dans sa planification à long terme.
Pour véritablement comprendre comment « l’impact du changement climatique sur les compétitions et les performances sportives » affecte les performances, il faut revenir à l’intégration systémique de la thermorégulation, des systèmes cardiovasculaire, respiratoire, métabolique et nerveux central. Si les facteurs environnementaux peuvent se traduire en différences de performance mesurables, c’est précisément parce qu’ils agissent sur un ou plusieurs maillons clés de cette chaîne physiologique — soit en limitant le transport d’oxygène et de carburant, soit en perturbant la dissipation thermique et l’équilibre hydrique, soit en modifiant la perception centrale de la fatigue et la commande motrice. Le tableau ci-dessous récapitule les points d’action de ce sujet à différents niveaux physiologiques, pour vous aider à construire une image mécanistique complète :
| Niveau physiologique | Mécanismes clés | Signification pour la performance sportive |
|—|—|—|
| Système cardiovasculaire | Influence la redistribution du débit sanguin, le volume d’éjection systolique et le volume circulant | Détermine le transport d’oxygène et la stabilité lors d’un exercice prolongé |
| Thermorégulation / équilibre hydrique | Régule les voies de dissipation thermique, le taux de sudation et l’équilibre électrolytique | Influence la vitesse d’élévation de la température corporelle centrale et le risque de déshydratation |
| Muscle et métabolisme | Modifie l’utilisation des substrats, l’activité enzymatique et la fonction contractile | Détermine la puissance soutenable et le moment d’apparition de la fatigue |
| Système nerveux central | Régule la perception de la fatigue, la commande motrice et la prise de décision cognitive | Influence « à quel point on se sent fatigué », la capacité à persévérer et le jugement de sécurité |
Il faut particulièrement souligner les deux dimensions de « dose-réponse » et de « cinétique temporelle ». Une même exposition environnementale, à différentes intensités, durées et états d’acclimatation, peut produire des effets radicalement différents, voire opposés — c’est précisément la raison pour laquelle de nombreux conseils populaires sont réducteurs. Les facteurs limitant la performance sportive se déplacent également de manière dynamique selon le contexte : pour un effort court et intense, les limites proviennent surtout de la production d’énergie anaérobie et du métabolisme local ; pour une endurance de plusieurs heures, on bascule vers l’action combinée de l’élévation de la température corporelle, du déséquilibre hydrique, de l’épuisement du glycogène et de la fatigue centrale. Si « l’impact du changement climatique sur les compétitions et les performances sportives » mérite d’être étudié en profondeur, c’est précisément parce qu’il peut cibler certains de ces facteurs limitants. Ce n’est qu’en comprenant les mécanismes que nous pouvons déterminer « comment ajuster selon l’environnement, de combien, et quand », plutôt que de subir l’environnement sur le parcours. Plus la compréhension des mécanismes est approfondie, plus on peut s’adapter avec souplesse aux différentes situations — chaleur, froid, haute altitude ou pollution — et cette capacité d’adaptation contextuelle est précisément la ligne de partage entre ceux qui maîtrisent la physiologie environnementale et ceux qui s’entraînent à l’aveugle.
Relation dose-effet
En physiologie environnementale, le principe « la dose détermine l’effet » est fondamental. Un stimulus environnemental trop faible n’atteint pas le seuil physiologique et ne produit ni adaptation ni effet ; une exposition excessive peut dépasser la capacité de compensation de l’organisme et entraîner des risques de coup de chaleur, d’hypothermie ou de mal aigu des montagnes. Le tableau ci-dessous récapitule la relation dose-effet de « l’impact du changement climatique sur les compétitions et la performance sportive » — c’est la référence quantitative la plus importante pour élaborer un plan d’entraînement et de préparation :
| Dose / Condition | État physiologique | Effet et points clés |
|---|---|---|
| Hausse de la température annuelle moyenne | WBGT en hausse | Réduction des créneaux horaires sûrs |
| Augmentation des épisodes de chaleur extrême | Risque de pathologie liée à la chaleur en hausse | Besoin d’adaptation des compétitions |
| Ajustement des dates/créneaux de course | Départ avancé + stations de refroidissement | Réduction des risques |
| Adaptation à la chaleur des athlètes | Ravitaillement individualisé | Maintien de la performance et de la sécurité |
Comme le montre le tableau ci-dessus, les effets d’une exposition environnementale suivent souvent une courbe à seuil ou en U inversé : avant d’atteindre la dose efficace, l’adaptation ou l’effet augmente avec la dose ; mais au-delà d’un certain point critique, non seulement il n’y a plus de bénéfice supplémentaire, mais les risques et les coûts augmentent rapidement. Cela signifie que « trouver sa propre exposition optimale » est bien plus important que « rechercher l’extrême à tout prix ». Qu’il s’agisse de la dose thermique quotidienne pour l’adaptation à la chaleur, de l’altitude et de la durée d’un stage en altitude, ou du temps d’exposition au froid, il existe une zone idéale qui concilie efficacité et sécurité. Il est recommandé de tester progressivement vos réactions dans différentes conditions environnementales à l’entraînement (et non le jour de la course), en enregistrant la température corporelle centrale ou la fréquence cardiaque, la perception de l’effort, les données de puissance et la récupération, afin de constituer votre propre profil de réaction environnementale. N’oubliez pas : la moyenne de laboratoire est un point de départ, pas une finalité ; la morphologie, le taux de transpiration, le niveau d’adaptation et le bagage génétique de chacun décalent individuellement la dose optimale. Seul un calibrage sur vos propres données permet de transformer la science collective en prescription personnelle.
Différences entre groupes
L’impact de « l’impact du changement climatique sur les compétitions et la performance sportive » n’est pas égal pour tous. L’âge, le sexe, le niveau d’entraînement, la morphologie, l’état d’adaptation et le bagage génétique modulent tous significativement l’amplitude de la réaction individuelle à l’environnement. Ignorer ces différences et appliquer une recommandation unique est l’une des erreurs les plus courantes en physiologie environnementale appliquée.
| Dimension du groupe | Caractéristiques de réaction | Recommandations pratiques |
|---|---|---|
| Débutants vs confirmés | Les confirmés ont une adaptation environnementale plus mature et une meilleure tolérance, mais une marge d’adaptation marginale plus réduite | Les débutants doivent progresser prudemment, établir d’abord une tolérance de base avant d’augmenter la charge |
| Hommes vs femmes | Rapport surface corporelle/poids, cycle hormonal et composition de la sueur différents | Les femmes doivent évaluer individuellement la dissipation thermique et l’hydratation, et surveiller la disponibilité énergétique |
| Jeunes vs âgés | Chez les âgés, la thermorégulation, la fonction sudorale et la capacité de compensation diminuent | Les âgés sont plus sensibles aux environnements extrêmes, nécessitant plus de prudence et des adaptations plus longues |
| Différences morphologiques | Surface corporelle, masse grasse et masse musculaire influencent la dissipation et la production de chaleur | Les grands gabarits dissipent moins bien la chaleur, les petits gabarits refroidissent plus vite — risques dans les deux cas |
En interprétant les différences individuelles, il faut aussi se méfier d’un piège statistique : les études rapportent surtout la « réaction moyenne du groupe », mais sous cette moyenne se cachent souvent d’énormes variations individuelles. Face à une même intervention environnementale, certains peuvent être de forts répondeurs, d’autres ne presque pas réagir, voire réagir de manière opposée. C’est pourquoi, même si une étude montre une « efficacité moyenne », vous devez vérifier par vos propres tests à quelle catégorie vous appartenez. Il est recommandé de réaliser des tests comparatifs personnalisés : lors de deux séances d’entraînement aux conditions similaires, appliquez ou non une stratégie environnementale donnée (pré-refroidissement, adaptation à la chaleur, etc.), comparez puissance, température corporelle centrale, fréquence cardiaque et ressenti subjectif, puis répétez plusieurs fois avant de conclure.
Prenons l’exemple du groupe d’endurance amateur courant à Taïwan : beaucoup sont des cyclistes et coureurs de plus de 35 ans qui s’entraînent en marge de leur travail. La thermorégulation et la capacité de récupération de ce groupe sont déjà légèrement inférieures à celles des jeunes élites. Face aux étés chauds et humides et aux défis de la haute altitude, des stratégies environnementales correctes (adaptation à la chaleur, hydratation individualisée, montée progressive) peuvent apporter des gains de sécurité et de performance relativement plus importants. Les athlètes féminines doivent quant à elles surveiller l’influence du cycle menstruel sur la température corporelle centrale de base et la régulation hydrique, ainsi que la suffisance de la disponibilité énergétique. Après avoir compris les différences entre groupes, vous réaliserez ceci : une véritable recommandation professionnelle en physiologie environnementale est toujours une prescription individualisée « selon la personne », jamais un slogan universel.
Application pratique à l’entraînement
La théorie doit finalement se concrétiser dans les plans d’entraînement et sur le parcours. Voici un cadre pratique pour transformer « l’impact du changement climatique sur les compétitions et la performance sportive » en opérations concrètes d’entraînement et de compétition :
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Répétition environnementale avant course : toutes les stratégies environnementales doivent d’abord être répétées à l’entraînement. « Jamais de nouvelle méthode le jour de la course » est une règle d’airain. Qu’il s’agisse d’adaptation à la chaleur, de pré-refroidissement ou du rythme d’hydratation, le corps a besoin de temps pour développer tolérance et maîtrise.
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Pensée par périodisation : alignez l’adaptation environnementale sur le cycle d’entraînement — la période de base établit la tolérance, la période pré-compétition cible l’adaptation environnementale spécifique (température, humidité ou altitude) de l’épreuve visée.
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Exposition progressive : commencez par des stimuli environnementaux modérés, puis augmentez progressivement selon les réactions du corps, en établissant votre propre profil de dose et de timing d’exposition, afin d’éviter qu’une exposition excessive unique ne cause des dommages.
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Suivi objectif des données : combinez température corporelle centrale (ou dérive cardiaque), puissance, fatigue subjective (RPE) et variations de poids/urine pour évaluer objectivement si la stratégie environnementale est réellement efficace.
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Vision globale : l’adaptation environnementale fait partie de l’entraînement, du sommeil, de la récupération et de la nutrition ; une stratégie isolée ne peut pas compenser un manque de sommeil, une déshydratation ou des défauts de conception de l’entraînement.
Prenons l’exemple d’une semaine d’entraînement : lors des séances clés en semaine et de la sortie longue du week-end, vous pouvez répéter différents scénarios environnementaux. Les journées à haute intensité se concentrent sur le maintien de la qualité de puissance dans l’environnement cible et le test des équipements de refroidissement ou de protection thermique ; les journées longues mettent l’accent sur le rythme d’hydratation et d’apport en sodium, la thermorégulation et la tolérance prolongée de l’équipement. Grâce à des répétitions répétées, le corps peut réagir de manière quasi automatique à l’environnement le jour de la course, libérant ainsi les ressources mentales pour la gestion de l’allure et les décisions tactiques. L’erreur la plus courante est de « ne prendre l’environnement au sérieux que le jour de la course, et de s’en moquer à l’entraînement » — c’est précisément mettre la charrue avant les bœufs. L’entraînement quotidien est justement le meilleur laboratoire pour établir la tolérance à la chaleur, tester les doses d’hydratation, se familiariser avec l’équipement et développer un rythme de réponse environnementale.
Il est recommandé d’intégrer un journal environnemental au journal d’entraînement, en notant pour chaque séance clé la température et l’humidité du jour, l’altitude, les conditions de vent, la stratégie environnementale adoptée, les réactions corporelles et les données de performance. Après plusieurs semaines ou mois d’accumulation, la valeur de cette base de données personnalisée dépassera de loin n’importe quel guide générique. De plus, ne négligez pas la « récupération en environnement contraint », un aspect souvent sous-estimé — la chaleur ou la haute altitude ralentissent la récupération et accentuent l’accumulation de fatigue. La qualité de la récupération entre les jours d’entraînement consécutifs détermine souvent si vous pouvez accumuler régulièrement du volume d’entraînement sans blessure, et le volume est le moteur le plus fondamental du progrès à long terme. Traitez la gestion environnementale comme une partie intégrante de l’entraînement, et non comme un accessoire de dernière minute avant la course — vos progrès et votre sécurité en seront nettement différents.
Application locale à Taïwan
Le climat, le relief et la culture des compétitions propres à Taïwan apportent une couleur locale marquée à l’application de « l’impact du changement climatique sur les compétitions et la performance sportive ». En été, la chaleur et l’humidité élevées rendent la température ressentie souvent supérieure à 35 °C, avec une humidité relative dépassant fréquemment 80 % ; l’efficacité de l’évaporation est faible, et les pertes en sueur et en électrolytes sont bien supérieures aux scénarios des études des pays tempérés — cela signifie que les recommandations de la littérature étrangère doivent souvent être révisées à la hausse. En hiver, la mousson du nord-est apporte froid humide et vents violents, et les zones montagneuses présentent des risques de basses températures et d’hypothermie. Quant au dénivelé extrême qui mène du niveau de la mer aux 3 275 mètres du mont Wuling, il met le défi physiologique de la haute altitude à portée de main.
Prenons l’exemple de la montée du Wuling par l’ouest, du tour de Hualien-Taitung, du tour du lac Sun Moon, du marathon de Taroko, des triathlons locaux et des défis de tour de l’île : les athlètes doivent intégrer les facteurs environnementaux locaux et saisonniers dans leur planification. Pour les compétitions estivales, partez plus tôt pour éviter les valeurs de WBGT élevées de l’après-midi, et profitez de la densité des supérettes le long du parcours pour renforcer l’apport en eau et en sodium. Sur les sections en haute altitude, prévoyez une adaptation progressive, surveillez le froid et les signes de mal aigu des montagnes. Pour les compétitions hivernales froides et humides, renforcez la protection contre le vent et le froid ainsi que la prévention de l’hypothermie. Utilisez les prévisions de température ressentie, d’humidité, de vitesse du vent et de qualité de l’air de l’Agence centrale de météorologie pour convertir ces données en risque environnemental et en stratégie du jour — c’est ainsi que vous pourrez concilier sécurité et performance optimale dans l’environnement changeant et exigeant de Taïwan.
Démystification des idées reçues
Idée reçue : « Le changement climatique est loin des athlètes. » Le réchauffement réduit déjà les créneaux horaires où l’exercice peut être pratiqué en sécurité, augmente le risque thermique lors des compétitions et abaisse le plafond de la performance d’endurance ; l’environnement chaud et humide de Taïwan est en première ligne, et l’adaptation à la chaleur ainsi que l’acclimatation aux compétitions devraient être intégrées à la planification à long terme de la communauté sportive.
Ce type d’idée reçue se propage si largement parce qu’elle « semble raisonnable », se transmet facilement de bouche à oreille, ou est amplifiée par le marketing et les témoignages d’expérience. Or, la valeur de la science réside précisément dans sa capacité à tester l’intuition avec des preuves rigoureuses : de nombreuses conceptions environnementales qui paraissent évidentes ne résistent pas aux expériences contrôlées en chambre environnementale ni aux enquêtes épidémiologiques. La physiologie environnementale est particulièrement saturée de formulations trop simplifiées, qui compressent des questions complexes de dose, de timing, de différences individuelles et de risque en un simple slogan. La prochaine fois que vous entendrez un conseil environnemental péremptoire, posez-vous une question de plus : « Quel est le niveau de preuve de cette affirmation ? À qui s’adresse-t-elle ? La dose, le timing et la marge de sécurité sont-ils clairs ? » Cultiver cette pensée critique fondée sur les preuves a plus de valeur que de mémoriser n’importe quelle conclusion isolée, et constitue une étape clé pour que les athlètes adoptent une approche scientifique et évitent les dommages liés à l’environnement.
Conclusion
« L’impact du changement climatique sur les compétitions et la performance sportive » est un thème de la physiologie environnementale qui allie profondeur théorique et valeur pratique. Comme le montrent les preuves issues de revues internationales examinées dans cet article, l’impact de l’environnement sur la performance sportive est réel et profond, mais loin d’être ingérable — la clé réside dans la compréhension des mécanismes, la maîtrise des doses, l’ajustement individualisé, ainsi que la synergie avec l’entraînement global, la récupération et la nutrition. Pour les amateurs de sports d’endurance à Taïwan, tout en maîtrisant les principes scientifiques, il faut surtout les combiner au climat local chaud et humide, à l’altitude extrême et aux conditions météorologiques changeantes, pour transformer les règles générales en prescription personnalisée adaptée à chacun. Puissent tous les cyclistes et coureurs qui transpirent sur le mont Wuling, dans les vallées de l’Est ou sur les routes du tour de l’île, grâce à la sagesse de la physiologie environnementale, se protéger, repousser leurs limites face à la chaleur, au froid, à la haute altitude et à toutes sortes de défis, et savourer la joie la plus pure du sport. Avant de repartir sur la ligne de départ, n’oubliez pas — le véritable adversaire, au-delà du chronomètre, c’est aussi tout l’environnement sous vos pieds et autour de vous.
Lectures complémentaires
- Différences de performance sportive entre climat océanique et climat continental : étude de cas à Taïwan
- Réactions physiologiques du cyclisme en environnement froid : recherches sur la vasoconstriction, le métabolisme musculaire et les voies respiratoires
- Environnement cycliste pendant la mousson du nord-est à Taïwan : étude des effets physiologiques du froid et du refroidissement éolien
- Différences de température corporelle entre le cyclisme matinal et vespéral à Taïwan : étude de l’interaction entre horloge biologique et environnement
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