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Guide du col démoniaque de Guoxing : analyse complète d'une pente raide à 8,1 % au pays du café taïwanais

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Stratégie complète du Col du Démon de Guoxing : analyse de la pente raide de 8,1 % dans la patrie du café taïwanais

Col du Démon de Guoxing : guide complet de la pente raide de 8,1 % dans la patrie du café taïwanais

Parmi les montagnes du canton de Guoxing, à Nantou, se cache une montée qui fait pâlir les cyclistes, et pourtant ils ne peuvent s’empêcher d’y revenir sans cesse. Elle n’a pas de nom officiel ; les cyclistes l’appellent entre eux le « Col du Démon » — ce surnom à lui seul suffit à dire à quel point elle est redoutable.

Commençons par les chiffres : longueur totale de 5 705,6 mètres (environ 5,71 km), dénivelé cumulé de 467,6 mètres, pente moyenne de 8,1 %, classée Catégorie 3 sur Strava. Attention, le mot clé ici est « moyenne » de 8,1 %. Une route qui atteint une pente moyenne de 8,1 % signifie qu’il n’y a presque aucun répit sur tout le parcours, et qu’il existe forcément des sections « démoniaques » dépassant les 10 % ou plus. Ce n’est pas une montée pour s’échauffer en tant que débutant ; c’est une pierre de touche pour les cyclistes préparés qui veulent tester leur niveau.

Dans cet article, nous adoptons un ton d’ingénieur pour décortiquer le Col du Démon de fond en comble : comment se répartit la pente par sections, comment choisir son braquet, comment gérer son rythme, comment planifier son ravitaillement en eau, et comment éviter un DNF sur les pentes raides. Que vous cherchiez à collectionner cette montée exigeante ou que vous soyez un cycliste avancé souhaitant l’utiliser pour renforcer vos capacités en montagne, après avoir lu cet article, vous saurez quelle stratégie adopter pour affronter ce « démon ».

Vue d’ensemble de l’itinéraire et analyse des données réelles

Commençons par établir une compréhension globale de cette route. Les paramètres clés du Col du Démon sont les suivants :

Paramètre Valeur Explication
Distance totale 5 705,6 mètres (5,71 km) Montée courte, mais intensité extrême
Dénivelé total 467,6 mètres Près de 470 mètres de montée dense
Pente moyenne 8,1 % Intensité exigeante, sections à plus de 10 % garanties
Classement Strava Catégorie 3 Nécessite un braquet léger et une solide condition physique en montagne
Situation géographique Canton de Guoxing, comté de Nantou Importante région productrice de café à Taïwan, terrain montagneux

La pente moyenne de 8,1 % est la véritable caractéristique « démoniaque » de cette route. Mettons ce chiffre dans un contexte physique. Pour un cycliste d’environ 80 kg (vélo compris), à 10 km/h sur une pente de 8,1 %, la puissance nécessaire pour vaincre la gravité approche déjà les 180 watts ; en ajoutant la résistance au roulement et les pertes de transmission, la puissance de pédalage réelle se situe généralement autour de 200 watts. Et lorsque la route atteint les sections dépassant les 10 %, à la même vitesse, la puissance requise bondit soudainement au-delà de 220 watts. C’est pourquoi beaucoup de gens « calent » soudainement sur cette route — ce n’est pas qu’ils ne veulent pas pédaler, c’est que la pente devient si raide que leur braquet et leur puissance ne suivent plus, et la vitesse chute directement jusqu’au point critique où l’on perd presque l’équilibre.

Plus crucial encore, le Col du Démon ne fait que 5,71 km, mais il faut grimper 467,6 mètres. Cette montée « courte et dense » signifie que vous n’avez pas beaucoup de temps pour ajuster progressivement votre rythme ; vous devez entrer en état de combat dès le départ. Contrairement aux longues montées de 20 km qui offrent suffisamment de marge pour corriger une erreur de rythme, le Col du Démon laisse très peu de place à l’erreur — si vous explosez dans la première partie, il n’y a presque aucune chance de retournement sur les pentes raides suivantes.

Stratégie par sections : découper les 5,71 km en quatre segments

La stratégie clé pour une montée courte est « départ prudent, garder des forces pour les sections raides ». Voici ma suggestion de découpage en quatre segments.

Premier segment (0 – 1,4 km) : zone de retenue au départ, surtout ne pas foncer

La pente d’entrée du Col du Démon se situe entre environ 6 % et 7,5 %, ce qui est « relativement modéré » selon les standards de cette route. Mais justement parce qu’elle est modérée, c’est là que l’on commet le plus d’erreurs. Les jambes sont fraîches, l’adrénaline monte, beaucoup veulent accélérer dès l’entrée de la montée — c’est une erreur fatale. Sur ce segment, maintenez délibérément votre puissance entre 80 % et 85 % de votre FTP, en position assise principalement, avec une cadence de 75 à 85 rpm, pour amener doucement votre corps de l’arrêt à un état de montée aérobie fluide. Rappelez-vous : chaque once d’énergie économisée au début est une bouée de sauvetage pour les sections démoniaques qui suivent.

Deuxième segment (1,4 – 3,2 km) : zone d’accumulation de pente, tenir le point idéal

Après le segment de départ, la pente augmente progressivement, atteignant une montée continue de 8 % à 9 %. C’est la section clé qui détermine votre performance. L’objectif est de maintenir votre puissance dans la zone idéale de 87 % à 92 % de votre FTP. À ce stade, votre cadence peut naturellement chuter autour de 70 rpm, c’est normal ; ne forcez pas le passage au braquet le plus léger pour pédaler dans le vide. Restez assis, respirez régulièrement, concentrez-vous sur la « continuité » plutôt que sur l’« accélération ». Le défi psychologique de ce segment réside dans le fait qu’il « semble sans fin » — la pente maintient une intensité élevée, et vous commencez à douter de votre capacité à tenir. À ce moment, faites confiance à votre discipline de rythme, tenez bon, c’est tout.

Troisième segment (3,2 – 4,6 km) : la zone où le démon apparaît, duel entre braquet et volonté

C’est ici que le « Col du Démon » tire son nom. Ce segment contient les pentes les plus raides de tout le parcours, pouvant atteindre 10 %, 11 % ou plus. Toutes les forces économisées dans les deux premiers segments sont encaissées ici. Face à une telle raideur, la stratégie est très claire :

Premièrement, passez sans hésiter au braquet le plus léger. Ce n’est pas le moment de faire le fier ; un 34/34 ou un braquet encore plus léger existe précisément pour ce moment.

Deuxièmement, maintenez une cadence d’au moins 55 à 60 rpm. En dessous de cette cadence, vous pédalez avec une force brute, la charge sur vos genoux explose et vous vous épuiserez rapidement.

Troisièmement, utilisez la technique du « zigzag » pour attaquer la pente. En vous assurant qu’aucune voiture n’arrive et que la route est assez large, tracez modérément un parcours en S sur la chaussée ; cela réduit efficacement la pente réelle que vous affrontez, un vieux savoir-faire pour les sections ultra-raides. Mais la sécurité reste la priorité absolue : surveillez les véhicules et les angles morts.

Quatrièmement, approfondissez délibérément votre rythme respiratoire, allongez l’expiration, stabilisez votre tronc, et hissez-vous mètre après mètre. Ce segment ne teste pas seulement votre condition physique, mais aussi votre force mentale.

Quatrième segment (4,6 – 5,71 km) : zone finale, vider l’énergie restante

Après avoir survécu à la section démoniaque, la pente du dernier kilomètre environ se stabilise généralement un peu (mais reste exigeante). Si vous avez bien géré votre énergie, c’est le moment de vider vos réserves : vous pouvez vous lever sur les pédales de manière modérée pour augmenter la puissance et terminer la dernière montée. Mais si vous êtes déjà épuisé, ce segment vise simplement à « continuer d’avancer et terminer » ; ne faites pas le brave, atteindre le sommet en sécurité est la priorité absolue.

Développement et équipement : le petit braquet n’est pas une option, c’est une nécessité

Face à une pente moyenne de 8,1 % et des sections dépassant les 10 %, l’importance de la configuration des braquets ne saurait être trop soulignée. Voici les recommandations pour les cyclistes de différents niveaux :

Niveau du cycliste Plateau avant Cassette arrière Remarques
Débutant avancé 50/34 (compact) 11-34T Le 34T est le minimum vital pour affronter les sections difficiles, fortement recommandé
Cycliste intermédiaire 50/34 11-32T ou 11-34T Recommandation : passez directement au 34T, une marge de sécurité supplémentaire pour plus de sérénité
Compétiteur aguerri 52/36 11-34T Même avec une puissance suffisante, le 34T peut vous sauver dans les pentes raides

Sur un parcours comme celui du Col du Démon, ma position est très claire : le plus grand pignon de la cassette doit absolument être un 34T. Ce n’est pas de la paresse, c’est de l’intelligence. Avec le développement le plus court en 34/34, un tour de pédalier ne fait avancer le vélo que d’environ 2,1 mètres, ce qui vous permet de maintenir une cadence supérieure à 55 rpm sur les pentes à plus de 10 %, en répartissant l’effort sur plusieurs tours de pédales. Vous protégez ainsi vos genoux et retardez l’épuisement grâce à une approche « haute cadence, faible couple ». À l’inverse, si vous insistez avec un 30T voire un 28T pour affronter ces sections difficiles, vous serez probablement contraint de forcer à basse cadence (40 rpm) avec un couple élevé, et vos genoux comme votre cardio sonneront l’alerte en quelques centaines de mètres.

Côté équipement, Guoxing est une région montagneuse avec des routes agricoles et de montagne aux conditions variées : gravillons, feuilles mortes, nids-de-poule et mousse humide possibles. Pneus recommandés : 25C minimum, voire 28C, avec une pression légèrement inférieure à celle d’un parcours plat pour améliorer l’adhérence et la confiance en virage. Comme il s’agit d’un parcours montagneux avec peu de points de ravitaillement, emportez impérativement un kit complet de réparation de crevaison, une chambre à air de rechange, une pompe, et assurez-vous que votre téléphone a suffisamment de batterie et de signal.

Ravitaillement et hydratation : un effort court mais intense à bien gérer

Le Col du Démon ne fait que 5,71 km, mais l’intensité étant extrêmement élevée, le ravitaillement et l’hydratation ne doivent pas être négligés. Lors d’une montée à haute intensité, même sur une distance courte, la dépense énergétique et la transpiration sont considérables.

Consommez des glucides en quantité raisonnable (banane, onigiri, barre énergétique) 1 à 2 heures avant le départ pour garantir des réserves de glycogène suffisantes. 30 minutes avant la montée, buvez environ 500 ml de boisson pour sportifs contenant des électrolytes. Emportez au moins une grande bouteille d’eau (750 ml ou plus) sur le vélo, et une bouteille supplémentaire en cas de forte chaleur estivale.

La distance étant courte, aucun aliment solide n’est nécessaire en cours d’effort. Mais si vous envisagez d’utiliser le Col du Démon comme terrain d’entraînement répété, avec plusieurs ascensions dans la journée, planifiez alors votre ravitaillement comme pour une sortie longue : emportez des gels énergétiques ou des encas, et hydratez-vous et rechargez vos sucres entre chaque montée. Le canton de Guoxing est une importante région productrice de café à Taïwan ; au pied de la montagne, vous trouverez de nombreuses fermes de café et produits agricoles. Un café filtre local après la sortie est à la fois un ravitaillement et une récompense.

Météo et saison : quand venir pour des conditions idéales

Guoxing est situé dans les montagnes du nord-ouest du comté de Nantou. On peut y rouler toute l’année, mais les saisons présentent des différences marquées :

  • Printemps (mars à mai) : climat agréable, montagnes verdoyantes, c’est la saison la plus recommandée pour rouler, en surveillant toutefois les orages d’après-midi.
  • Été (juin à août) : chaleur accablante à midi, il est fortement conseillé de partir à l’aube. Certaines sections de montagne sont ombragées, mais il faut se méfier du coup de chaleur et de la déshydratation.
  • Automne (septembre à novembre) : météo stable, air limpide, c’est la période dorée pour tenter un record personnel et profiter des paysages.
  • Hiver (décembre à février) : frais et peu pluvieux, adapté aux cyclistes qui craignent la chaleur, mais attention aux écarts de température entre le matin et le soir et à vous couvrir dans les descentes.

Redoublez de prudence après la pluie. Les routes de montagne présentent souvent des feuilles mortes glissantes et de la mousse après les intempéries. Une glissade sur les sections à plus de 10 % du Col du Démon aurait des conséquences désastreuses. Qu’il s’agisse de monter ou de descendre, adoptez une approche prudente après la pluie.

Erreurs courantes et risque d’abandon

Le taux d’abandon sur le Col du Démon n’est pas négligeable par rapport à des parcours de niveau similaire. Voici les erreurs les plus fréquentes :

Erreur n°1 : partir trop fort. Profiter de la pente plus douce du premier kilomètre et demi pour attaquer vigoureusement, ce qui provoque une accumulation précoce de lactate. Quand la section redoutable apparaît, vous êtes à bout et devez vous arrêter. C’est la mort la plus classique.

Erreur n°2 : un braquet trop lourd. Avoir un 34T mais ne pas l’utiliser, ou n’avoir monté qu’un 28T ou 30T. Sur les pentes à plus de 10 %, la cadence chute sous 40 rpm, les genoux hurlent, le cardio explose, et vous êtes contraint de mettre pied à terre.

Erreur n°3 : sous-estimer la section difficile. Ne pas avoir fait ses devoirs, ignorer la présence d’une pente extrême au milieu du parcours. Quand la pente se redresse brutalement, la surprise psychologique est totale et le moral s’effondre instantanément.

Erreur n°4 : hydratation insuffisante. Se dire « ce n’est que 5,7 km » et négliger l’eau. Entre l’intensité élevée et la chaleur estivale, la déshydratation et les crampes surviennent à mi-parcours.

L’abandon sur le Col du Démon n’est généralement pas dû à un manque absolu de condition physique, mais à une combinaison de « erreur d’allure + mauvais braquet + préparation mentale insuffisante ». Si vous partez prudemment, que vous avez un petit braquet adapté et que vous connaissez les sections difficiles, la grande majorité des cyclistes de niveau intermédiaire et plus pourront le conquérir sans encombre.

Temps de référence par niveau de cycliste

Voici les temps de référence pour parcourir les 5,71 km du Col du Démon selon le niveau :

Niveau du cycliste Rapport poids/puissance (W/kg) Temps estimé Vitesse moyenne
Débutant avancé 2,0 à 2,5 Environ 38 à 48 minutes 7 à 9 km/h
Cycliste intermédiaire 2,5 à 3,2 Environ 28 à 36 minutes 9,5 à 12 km/h
Cycliste expérimenté 3,2 à 4,0 Environ 22 à 27 minutes 12,5 à 15,5 km/h
Élite compétitive 4,0 et plus Moins de 22 minutes Plus de 15,5 km/h

Pour une première tentative sur le Col du Démon, fixez-vous comme objectif de « terminer » et non de « chronométrer ». Avec une pente moyenne de 8,1 % et des sections difficiles, la discipline dans la gestion de l’allure est primordiale. La première fois, repérez l’emplacement des sections raides et apprenez à connaître les réactions de votre corps à intensité maximale. Les deuxième et troisième tentatives seront l’occasion de battre vos records, en toute sécurité et avec plus de sérénité.

Liste de vérification avant le départ

Vérifiez chaque point avant de partir pour minimiser les risques :

  • Vérification du vélo : plaquettes de frein en bon état, déraillage fluide, chaîne lubrifiée, pression des pneus correcte, serrage des axes rapides ou des axes traversants.
  • Confirmation du braquet : le plus grand pignon de la cassette doit impérativement être un 34T, c’est votre salut sur les sections difficiles.
  • Kit de réparation : chambre à air de rechange, démonte-pneus, outil de gonflage, rustines ; les secours sont difficiles en montagne.
  • Hydratation : au moins une grande bouteille d’eau avec électrolytes, une de plus en été.
  • Protection solaire et vêtements : crème solaire, manchons, coupe-vent pour les descentes.
  • Navigation hors ligne : téléchargez la trace GPX, certaines sections de montagne ont un mauvais signal.
  • Contact d’urgence : informez vos proches de votre itinéraire, téléphone chargé à 100 %, emportez une batterie externe.
  • État physique : sommeil suffisant, alimentation normale, pas de rhume ni de fatigue excessive.

Technique avancée : faire du Col du Démon votre terrain d’entraînement

Le Col du Démon, par sa brièveté, sa pente et sa densité d’effort, constitue un excellent terrain d’entraînement pour la montée. Si vous habitez assez près, ou si vous êtes prêt à faire le déplacement, voici comment organiser votre entraînement :

Répétitions en montée (intervalles). Avec seulement 5,71 km par ascension et une descente rapide, vous pouvez utiliser le Col du Démon comme un « home trainer naturel à intervalles » : montez 3 à 4 fois par jour, en donnant le maximum à chaque ascension, et utilisez la descente comme récupération entre les efforts. Ce type de séance est très efficace pour améliorer votre FTP et votre endurance en montée.

Travail technique sur les pentes raides. Sur la section difficile du milieu, répétez votre pédalage à basse cadence, vos virages en zigzag pour attaquer la pente, et le timing de vos transitions entre la position assise et le danseur. Maîtrisez le passage le plus dur, et toutes les autres pentes ne seront plus un problème.

Calibrage des zones de puissance. Avec un capteur de puissance, utilisez le Col du Démon comme terrain de calibrage pour votre FTP et votre zone de puissance « sweet spot ». En enregistrant régulièrement vos données, vous comprendrez de mieux en mieux votre capacité de production réelle sur les pentes raides.

Approfondissement de la technique de pédalage : comment pédaler sur une pente raide sans exploser

Sur un parcours comme la Pente du Démon, où la pente dépasse souvent les 10 %, la technique de pédalage est encore plus importante que la condition physique absolue. À puissance égale, celui qui sait pédaler économise ses forces, celui qui ne sait pas explose rapidement. Voici quelques points techniques clés.

Pédaler en position assise en priorité, le danseur en complément. Sur une pente soutenue de 8 % à 9 %, pédaler assis permet de solliciter de manière stable les grands groupes musculaires comme les fessiers et les quadriceps, avec un métabolisme principalement aérobie, ce qui évite une accumulation rapide de lactate. En position assise, reculez légèrement les hanches, détendez le haut du corps et maintenez une tension dans le tronc. Le danseur permet certes d’exploser une puissance plus importante instantanément, mais il consomme beaucoup d’oxygène et fait grimper la fréquence cardiaque très vite ; il ne convient que pour les moments où la pente dépasse les 10 %, ou lorsque les muscles sollicités en position assise sont fatigués et qu’il faut « changer de main ». Sur l’ensemble de la Pente du Démon, il est recommandé que le temps en danseur ne dépasse pas 20 % du temps total, le reste doit être géré en position assise pour stabiliser le rythme.

Pédalez en rond, ne vous contentez pas d’appuyer vers le bas. Beaucoup de gens, sur une pente raide, n’appuient que vers le bas et négligent les autres quadrants du cercle de pédalage. Un pédalage idéal doit ressembler à un « geste de gratter la boue sous la semelle » : au point mort bas, tirez le pied vers l’arrière, puis remontez-le naturellement, pour que la puissance soit continue et fluide. C’est particulièrement important à basse cadence sur une pente raide, car cela réduit les coupures de puissance et les variations de vitesse causées par les « points morts du pédalage ».

La stabilité du tronc à basse cadence. Lorsque la pente est si raide que la cadence est forcée de descendre à 55-60 rpm, chaque coup de pédale génère un couple important. C’est là que la stabilité des muscles du tronc devient la clé de l’efficacité. Si le tronc bouge, la puissance s’échappe au niveau de la taille ; si le tronc est stable, la puissance se transmet intégralement aux pédales. C’est pourquoi, dans la section du Démon, en plus des jambes, il faut aussi « verrouiller » le ventre et le bas du dos.

La discipline du double compteur : fréquence cardiaque et puissance

Si vous portez une ceinture cardio et un capteur de puissance, la Pente du Démon est le meilleur terrain d’examen pour valider votre « discipline d’allure ».

Utilisez le capteur de puissance comme compteur principal. En montée, la lecture de puissance est plus immédiate que la fréquence cardiaque. Réglez l’écran sur « puissance moyenne sur 3 secondes » pour éviter que les fluctuations instantanées ne perturbent votre jugement, et contrôlez la puissance selon les quatre segments de la stratégie, en la maintenant dans le pourcentage de FTP correspondant. Dans la section du Démon, un dépassement temporaire du FTP est autorisé, mais il faut être conscient que c’est comme « brûler des allumettes » — chaque allumette consumée est une de moins ; ne brûlez pas toutes vos allumettes avant d’atteindre la partie la plus raide.

Utilisez la fréquence cardiaque comme soupape de sécurité. La fréquence cardiaque réagit plus lentement, mais c’est un signal réel de la fatigue du corps. Si vous constatez que, à puissance égale, votre fréquence cardiaque continue de dériver vers le haut, cela signifie que vous accumulez de la fatigue ou que vous vous déshydratez, et il faut alors réduire raisonnablement la puissance cible. En général, lors de l’ascension de la Pente du Démon, la fréquence cardiaque d’un cycliste de niveau intermédiaire ou supérieur devrait se situer entre 85 % et 92 % de la fréquence cardiaque maximale, et ne toucher brièvement les 95 % et plus que dans la dernière partie.

Si vous n’avez pas de capteur de puissance, utilisez le « test de conversation » : à la bonne intensité de la zone idéale, vous devriez pouvoir prononcer des phrases courtes par à-coups. Si vous n’arrivez même plus à sortir un mot, c’est le signe que l’intensité est trop élevée et qu’il faut ralentir.

Les axes d’entraînement pour se préparer à la Pente du Démon

Si votre condition physique actuelle ne vous permet pas encore d’affronter facilement la Pente du Démon à 8,1 %, ne vous précipitez pas ; il est préférable de vous y préparer progressivement.

Construire une base aérobie. Faites 1 à 2 sorties longues par semaine de 60 à 90 minutes à intensité faible à modérée pour consolider vos fondations cardio-respiratoires ; c’est le socle de toutes vos capacités en montée.

Intervalles dans la zone idéale. Sur home-trainer ou sur une pente douce, pédalez à 88 % à 94 % du FTP pendant 8 à 12 minutes, récupérez 3 à 5 minutes, et répétez 3 à 4 séries. Cette intensité correspond précisément aux besoins du deuxième segment de la Pente du Démon ; avec de la pratique, la montée deviendra nettement plus facile.

Simulation spécifique de pente raide. Trouvez une courte pente raide dont le pourcentage est proche ou même supérieur à celui de la Pente du Démon, et répétez les exercices de pédalage à basse cadence et les transitions avec le danseur, pour simuler les sensations réelles de la section du Démon. Entraînez-vous sur les situations les plus difficiles pour aborder le défi officiel avec confiance.

Gestion du rapport puissance/poids. La montée est une guerre contre la gravité ; le rapport puissance/poids (W/kg) est le facteur central qui détermine la vitesse en montée. Contrôler modérément votre poids sans sacrifier la force vous permettra de monter plus vite et plus facilement à puissance égale. C’est aussi pour cela que la Pente du Démon est particulièrement « sensible » au poids — chaque kilo supplémentaire est un fardeau bien réel sur une pente à 8,1 %.

Conseils de sécurité pour la descente

Monter n’est que la moitié du chemin ; redescendre en sécurité, c’est cela qui complète la sortie. La Pente du Démon est une route de montagne, et le risque en descente est même supérieur à celui de la montée :

Premièrement, la priorité au contrôle de la vitesse. Avec de nombreux virages, des angles morts, et la possibilité de croiser des véhicules venant en sens inverse ou des engins agricoles, la vitesse doit être maintenue à un niveau qui permette de « s’arrêter à tout moment dans votre champ de vision ».

Deuxièmement, freinez par à-coups pour dissiper la chaleur. Sur une longue descente raide, ne maintenez pas les freins en continu pour éviter la surchauffe des jantes ou des disques ; utilisez plutôt un freinage intermittent.

Troisièmement, le centre de gravité et le regard dans les virages. La pédale extérieure en bas, le regard dirigé vers la sortie du virage ; ralentissez à l’avance dans les virages où des feuilles mortes humides sont présentes.

Quatrièmement, restez au chaud au sommet. Après près de 470 mètres de dénivelé, il fait plus frais en haut ; la descente accentue le froid avec le vent. Enfilez impérativement une coupe-vent avant de redescendre pour éviter que l’hypothermie n’affecte votre pilotage.

Questions fréquentes, réponses rapides

Q : La Pente du Démon est-elle adaptée à un vélo de route ?
R : Oui, c’est une route revêtue et non un sentier tout-terrain. Mais il faut absolument un braquet léger (galet arrière de 34 dents), et des pneus de 25C à 28C sont recommandés. Un vélo gravel convient également très bien, car il allie confort sur les variations de la route et efficacité sur les pentes raides.

Q : Un débutant peut-il tenter la Pente du Démon ?
R : Pour un débutant complet, une pente moyenne de 8,1 % avec des sections dépassant les 10 % est effectivement difficile et peut être décourageante. Il est recommandé d’accumuler d’abord de l’expérience sur des pentes intermédiaires plus douces, de maîtriser le pédalage en montée et la gestion de l’allure, avant de relever ce défi. Si vous tenez vraiment à essayer, assurez-vous d’avoir un braquet de 34 dents, adoptez un rythme lent, ne cherchez pas le chrono, et préparez-vous mentalement à devoir peut-être mettre pied à terre.

Q : Combien de fois peut-on monter en une journée ?
R : Comme la distance est courte et la descente rapide, un cycliste en bonne condition peut utiliser la Pente du Démon comme terrain d’entraînement par répétitions, en la montant 3 à 4 fois par jour pour faire des intervalles en montée. C’est l’un de ses grands atouts en tant que parcours d’entraînement.

Q : Faut-il un permis d’accès en montagne ?
R : La Pente du Démon se trouve sur des routes de montagne ordinaires et des chemins agricoles ; ce n’est pas une zone réglementée, aucun permis n’est donc nécessaire. Mais veuillez respecter les habitants et les agriculteurs locaux : ralentissez en passant près des champs et des hameaux, soyez prudent et ne jetez pas de déchets.

Transformez chaque montée en données

Un conseil pour les cyclistes sérieux : enregistrez les données de chaque tentative sur la Pente du Démon — temps par segment, puissance moyenne, courbe de fréquence cardiaque, température et direction du vent du jour. Une fois que vous aurez accumulé plusieurs séries de données, vous verrez clairement la trajectoire de vos progrès : pour un même temps de parcours, la fréquence cardiaque a baissé ; ou pour une même fréquence cardiaque, la puissance a augmenté. Ces chiffres ne mentent pas ; ils sont le témoignage le plus honnête de l’efficacité de votre entraînement. Le caractère court et intense de la Pente du Démon en fait le support parfait de cette philosophie d’entraînement du « soi quantifié » — assez courte pour être répétée et contrôler les variables ; assez raide pour donner du sens à chaque donnée. C’est pourquoi je recommande sincèrement ce « Démon » à tout cycliste qui veut sérieusement devenir plus fort.

Conclusion : vaincre le Démon, et apprendre à se connaître

La Pente du Démon de Guoxing n’est pas une route aimable. Elle est courte, elle est raide, et elle vous fera douter de votre existence dans la zone d’apparition du Démon, au milieu du parcours. Mais c’est précisément cette difficulté intransigeante et sans compromis qui rend la satisfaction de la vaincre si authentique.

Une pente moyenne de 8,1 %, près de 470 mètres de dénivelé concentré, des sections dépassant les 10 % — ces chiffres constituent un test complet de votre condition physique, de votre configuration de braquet et de votre résilience mentale. Lorsque vous suivez la stratégie d’un départ prudent et d’une réserve de forces pour les sections raides, et que vous vous hissez mètre après mètre jusqu’au sommet, vous ne vainquez pas seulement cette pente, vous vainquez aussi la partie de vous-même qui voulait abandonner devant la raideur.

Alors, préparez votre galet de 34 dents, faites vos devoirs, trouvez un matin frais, et allez rencontrer ce « Démon » qui règne sur la patrie du café de Taïwan. Ce sera dur, mais ça en vaudra la peine. Et une fois au sommet, n’oubliez pas de redescendre pour déguster un café filtre local à Guoxing, et de conclure cette bataille difficile de la manière la plus savoureuse qui soit.

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