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Stratégie pratique pour l'ascension de Lushan Yunlong Bridge jusqu'au km 12,23 de la fin de la route provinciale 14 : discipline d'allure et décomposition des braquets sur une pente moyenne de 4,4 %

騎行路線

Stratégie de montée réelle sur le pont Yunlong de Lushan jusqu'au km 12,23 de la route provinciale 14 : discipline d'allure et démultiplication pour une pente moyenne de 4,4 %

Vue d’ensemble de l’itinéraire : une montée de moyenne altitude sous-estimée

Dans le milieu du cyclisme à Taïwan, quand on parle du canton de Ren’ai à Nantou, la plupart des gens pensent immédiatement à « Mont Hehuan » et « Wuling ». Mais sur la route menant à ce sanctuaire de haute montagne, se cache un tronçon que beaucoup de cyclistes survolent en le considérant comme un simple « échauffement » ou une « transition » — la montée du pont Yunlong des sources thermales de Lushan en direction de la fin de la route provinciale 14, longue de 12 230 mètres (environ 12,23 km).

Commençons par exposer les chiffres :

Élément Valeur Description
Distance totale 12 230 mètres (12,23 km) Montée longue de distance moyenne
Dénivelé total 535 mètres Dénivelé positif cumulé
Pente moyenne 4,4 % Modérée à douce, mais soutenue
Classement Strava Catégorie 3 Montée officielle nécessitant une gestion de l’allure
Localisation Canton de Ren’ai, comté de Nantou Versant ouest de la chaîne centrale

Une pente moyenne de 4,4 % est un chiffre très honnête. Ce n’est pas comme les murs impitoyables de 8 % à 12 % de Wuling qui vous font exploser en quelques centaines de mètres, ni une pente douce de plat qui permet de se détendre complètement. 4,4 %, c’est une pente qui « semble facile, mais après dix kilomètres à pédaler, on commence à douter de la vie ». Elle se situe dans la zone « de l’aérobie au seuil » de la plupart des cyclistes amateurs — pédaler trop prudemment et vous serez surpris par la nuit, pédaler trop fort et vous toucherez le fond dans la seconde moitié.

L’intuition de l’ingénieur me dit : la pente moyenne est trompeuse. 535 mètres de dénivelé divisés par 12,23 kilomètres, mathématiquement cela fait 4,37 %, mais la vraie route est toujours une combinaison de « certains endroits à 2 %, d’autres à 7 % ». Le défi de cet itinéraire ne réside pas dans un mur raide particulier, mais dans votre capacité à maintenir une puissance de sortie stable et soutenable sur toute la distance.

L’objectif de cet article est de décortiquer ces 12,23 kilomètres, section par section, pour vous dire comment pédaler, quel braquet utiliser, où maintenir votre fréquence cardiaque, comment organiser le ravitaillement, et où se trouvent les pièges qui poussent le plus facilement à l’abandon (DNF).

Pourquoi une pente moyenne de 4,4 % est plus difficile à gérer que vous ne le pensez

Commençons par un fait physique que beaucoup ignorent. En montée, la puissance nécessaire pour vaincre la gravité est approximativement proportionnelle à « poids × vitesse d’ascension ». Lorsque la pente se situe dans la plage de 4 % à 5 %, votre vitesse se situe généralement entre 12 et 18 km/h, une zone de vitesse inconfortable :

  • La vitesse n’est pas assez élevée, la résistance de l’air n’aide pas (la traînée aérodynamique est presque négligeable en dessous de 15 km/h)
  • La vitesse n’est pas assez lente non plus, vous ne pouvez pas « vous lever et peser de tout votre poids » comme sur une pente à 10 %
  • Vous êtes contraint de maintenir une position assise et de pédaler pendant une longue période, le même groupe musculaire travaille en continu, et l’accumulation de lactate augmente de façon linéaire

En d’autres termes, ce type de pente teste l’« endurance aérobie » et la « discipline d’allure », et non la puissance explosive. C’est aussi pourquoi de nombreux cyclistes très forts sur le plat et très puissants au sprint performent moins bien que prévu sur ces montées longues et modérées — ils sont habitués aux efforts explosifs intermittents, mais ne savent pas « étaler » leur puissance sur dix kilomètres.

Stratégie par sections : découper les 12,23 km en cinq segments

Ci-dessous, je découpe l’ensemble de l’itinéraire en cinq segments fonctionnels, en fonction des caractéristiques du terrain et des jalons psychologiques. Les distances sont des estimations approximatives ; référez-vous aux bornes kilométriques réelles et au GPS.

Premier segment (0–2,5 km) : départ du pont Yunlong, ne vous laissez pas piéger par l’adrénaline

Le départ se fait depuis la zone du pont Yunlong. C’est le « segment piège psychologique » de tout l’itinéraire. À peine en selle, les jambes sont fraîches, le système cardiopulmonaire n’est pas encore en condition, et avec l’excitation du départ, neuf personnes sur dix pédalent trop fort dans cette section.

  • Fréquence cardiaque recommandée : maintenez entre 70 % et 78 % de votre fréquence cardiaque maximale (si votre FC max est de 185, maintenez entre 130 et 144)
  • Braquet recommandé : plateau 34T (compact) × pignon 19–21T, en maintenant une cadence de 80 à 90 rpm
  • Point clé : il peut y avoir une ou deux courtes pentes plus raides (6 %–7 %) dans cette section. Ne vous levez pas pour forcer ; passez sur un braquet plus léger et restez assis pour franchir

J’ai vu trop de gens brûler la moitié de leur poudre dès les trois premiers kilomètres. Rappelez-vous une chose : chaque « accélération qui semble facile » au début d’une montée est un emprunt à votre moi de la fin, et les intérêts sont très élevés.

Deuxième segment (2,5–5,5 km) : trouver le rythme, établir votre « puissance de croisière »

Passée la phase d’excitation du départ, le corps commence à entrer en condition. Cette section est la zone idéale pour établir votre rythme. Votre objectif est de trouver une intensité où vous pouvez parler mais pas finir une phrase complète — c’est à peu près la limite inférieure de votre seuil aérobie.

  • Fréquence cardiaque recommandée : 78 % à 83 % de la FC max
  • Braquet recommandé : 34T × 17–19T, cadence maintenue entre 75 et 85 rpm
  • Technique de pédalage : concentrez-vous sur le « pédalage rond » plutôt que sur « pousser vers le bas ». Imaginez pousser chaque coup de pédale vers l’avant à 3 heures et gratter vers l’arrière à 6 heures, afin que les fessiers et les ischio-jambiers partagent la charge des quadriceps

Le mot d’ordre de cette section est « économiser ». Vous devez mettre de l’énergie de côté, car la vraie épreuve est à venir.

Troisième segment (5,5–8 km) : la lutte du milieu, là où le mental lâche le plus facilement

Le milieu d’une longue montée est toujours le plus éprouvant. La nouveauté du début a disparu, l’arrivée est encore loin d’être visible, c’est la section où la volonté est la plus susceptible de s’effondrer. Physiologiquement, les réserves de glycogène commencent à diminuer sensiblement à ce stade ; si le ravitaillement n’a pas suivi, la glycémie commence à chuter.

Indicateur de suivi État idéal Signe d’alerte
Fréquence cardiaque Stable ou en légère hausse Pic soudain de 5 à 10 bpm → hyperventilation ou déshydratation
Cadence Maintien au-dessus de 75 Chute sous 60 → braquet trop lourd ou jambes vides
Sensation subjective Pénible mais contrôlable Envie de s’arrêter → sucre immédiatement et baissez l’intensité
  • Braquet recommandé : passez à 34T × 21–25T selon la pente
  • Stratégie : cette section vous autorise à « rétrograder un peu pour reprendre votre souffle ». Mieux vaut être un peu plus lent que d’exploser

Quatrième segment (8–10,5 km) : le piège de la fausse arrivée et le second souffle

Les routes de montagne ont souvent une cruelle illusion d’optique : vous voyez un virage devant vous, vous pensez être presque arrivé, mais en le contournant, vous découvrez qu’il y a encore une pente plus longue derrière. Sur cet itinéraire, à l’approche de la jonction avec la route principale de la provinciale 14, en direction de Cingjing / Mont Hehuan, il est très probable de rencontrer cette « fausse arrivée ».

Préparez mentalement vos attentes : avant de voir réellement le panneau d’arrivée, ne croyez à aucune sensation de « c’est bientôt fini ». Si vous avez bien géré votre allure dans les trois premiers segments, c’est ici que vous pouvez commencer à « augmenter légèrement la mise », en faisant monter votre fréquence cardiaque à 83 %–88 %.

Cinquième segment (10,5–12,23 km) : la conclusion, videz tout ce qui reste

Pour les 1,7 derniers kilomètres, si vous avez encore de la réserve, c’est le moment de vider le réservoir. L’arrivée est proche, même si vous vous dépassez un peu, vous aurez le temps de récupérer à la fin.

  • Fréquence cardiaque recommandée : vous pouvez monter jusqu’à 88 %–92 % de la FC max (limite anaérobie)
  • Stratégie : vous pouvez vous lever brièvement pour un sprint en danseuse, en sollicitant les grands groupes musculaires, mais attention au risque de crampes

Recommandations sur les braquets et l’équipement

Avec une pente moyenne de 4,4 % et 535 mètres de dénivelé, cet itinéraire ne nécessite pas de braquets de montagne extrêmes, mais une transmission bien configurée vous rendra la vie beaucoup plus confortable.

Type de cycliste Plateau avant recommandé Cassette recommandée Description
Amateur général Compact 50/34 11-32T ou 11-34T Le plus sûr, avec des braquets légers abondants au milieu
Cycliste avancé Semi-compact 52/36 11-30T Nécessite une certaine force de jambes, marge de gestion de l’allure plus réduite
Orientation compétition Standard 53/39 11-28T Recommandé uniquement pour les cyclistes avec un rapport FTP/poids > 4

Côté pneus, la route de montagne présente parfois des gravillons et des zones humides. Une largeur de 25c à 28c est recommandée, avec une pression pas trop élevée (environ 75 à 90 psi selon le poids), pour un bon compromis entre adhérence et confort. Côté freins, si vous avez des freins à disque, la puissance de freinage et la dissipation de chaleur sont supérieures lors de la descente retour ; avec des freins sur jante, surveillez l’accumulation de chaleur de la jante et l’usure des patins lors des longues descentes.

Stratégie de ravitaillement et d’hydratation

12 kilomètres et 535 mètres de dénivelé peuvent ne représenter que 40 à 60 minutes pour un cycliste entraîné, mais le climat de moyenne montagne et la vitesse de déshydratation ne doivent pas être pris à la légère.

  • Hydratation : assurez-vous d’avoir au moins une gourde pleine (500–750 ml) avant le départ. Si la température est élevée ce jour-là, la déshydratation est rapide sous le soleil direct en montagne ; buvez 2 à 3 gorgées toutes les 15 minutes
  • Énergie : si ce segment fait partie d’une sortie plus longue (par exemple, continuation vers Cingjing ou le Mont Hehuan), mangez impérativement avant d’avoir faim. Apportez 20 à 30 grammes de glucides toutes les 30 à 40 minutes (un gel énergétique ou une demi-barre)
  • Électrolytes : c’est dans la zone de lutte du milieu que les crampes surviennent le plus facilement ; un apport en sodium, magnésium et potassium peut les prévenir efficacement

Règle d’or du ravitaillement : si vous attendez d’avoir soif pour boire et faim pour manger, il est déjà trop tard. Lorsque le corps envoie des signaux, vos capacités sont déjà en train de décliner.

Météo et saisons : les humeurs changeantes de la moyenne montagne

La région de Lushan est entourée de montagnes, souvent embrumée, et l’humidité de la vallée de la rivière Taluowan rend la météo ici particulièrement changeante.

Saison Caractéristiques Points d’attention
Printemps (mars–mai) Doux et confortable, averses printanières occasionnelles Saison la plus recommandée pour rouler, prévoir une veste coupe-vent légère
Été (juin–août) Orages d’après-midi fréquents Partez tôt impérativement, terminez avant midi
Automne (sept.–nov.) Ciel dégagé, bonne visibilité Fortes amplitudes thermiques matin/soir, prévoir une couche chaude
Hiver (déc.–fév.) Humide et froid, gel possible en montagne Pour continuer vers les hautes altitudes, protégez-vous de l’hypothermie, surveillez la route

La température diminue avec l’altitude, d’environ 0,6 °C tous les 100 mètres. Avec 535 mètres de dénivelé, l’arrivée sera environ 3 °C plus fraîche que le départ. Ajoutez à cela le vent en altitude et l’effet de refroidissement éolien en descente, la température ressentie au retour sera bien plus basse que ce que vous imaginez. Emporter une veste coupe-vent pliable est une discipline de base pour rouler en montagne.

Erreurs courantes et risques d’abandon (DNF)

  1. Départ trop rapide : l’erreur la plus courante et la plus fatale. Neuf « effondrements à mi-montée » sur dix proviennent d’une vitesse excessive dans les trois premiers kilomètres.
  2. Choix de braquet rigide : refuser de passer sur le braquet le plus léger et forcer sur un braquet lourd entraîne des blessures au genou et un épuisement prématuré.
  3. Ravitaillement retardé : attendre d’avoir faim ou soif pour agir, et les capacités sont déjà irrémédiablement compromises.
  4. Ignorer la météo de montagne : ne pas emporter de couche chaude/imperméable, et l’hypothermie guette en cas d’orage d’après-midi ou de refroidissement éolien en descente.
  5. Ne pas anticiper mentalement la « fausse arrivée » : penser être presque arrivé alors qu’il reste encore un long tronçon, et le mental s’effondre directement.

Temps objectifs de référence selon le niveau du cycliste

Les temps ci-dessous sont des références approximatives pour la « portion de montée pure », fortement influencés par le vent, l’état de la route et la forme du jour :

Niveau du cycliste Rapport FTP/poids Temps de référence Vitesse moyenne
Débutant fitness 2,0–2,5 55–70 minutes Environ 11–13 km/h
Amateur intermédiaire 2,5–3,5 42–55 minutes Environ 13–17 km/h
Bon cycliste avancé 3,5–4,5 33–42 minutes Environ 17–22 km/h
Niveau compétition 4,5+ Moins de 30 minutes Plus de 22 km/h

Ne vous comparez pas aux autres, comparez-vous à votre moi précédent. La valeur de cet itinéraire réside dans le fait qu’il constitue une excellente « règle de mesure de l’endurance aérobie » — en le testant à plusieurs reprises avec une limite de puissance fixe, vous pouvez clairement observer votre courbe de progression.

Par ailleurs, rappelons que les « temps de référence » du tableau ci-dessus sont des estimations en conditions idéales. Dans le monde réel, le vent contraire, une chaussée humide, l’état de sommeil et d’alimentation du jour, voire la fatigue de la veille, peuvent faire varier considérablement les temps. Plutôt que de vous focaliser sur un chiffre précis, concentrez-vous sur la question : « mon allure est-elle stable sur cette sortie, et y a-t-il une baisse de régime marquée dans la seconde moitié ? » Une sortie où vous maintenez, voire accélérez, dans la seconde moitié vaut bien plus qu’une « belle donnée » avec un départ explosif et un effondrement final, et reflète bien mieux votre véritable capacité aérobie.

FAQ : les questions les plus fréquentes des débutants

Q : Je n’ai jamais roulé en montagne, cette montée de 12 km est-elle trop difficile pour un débutant ?

Pas trop difficile, mais il ne faut pas la prendre à la légère. Une pente moyenne de 4,4 % est un échauffement pour un cycliste entraîné, mais un véritable défi pour un pur débutant. La clé réside dans l’allure et le braquet. Tant que vous avez un plateau compact 34T avec une cassette d’au moins 11-32T, que vous maintenez votre cadence et que vous restez sur un rythme confortable en Z2–Z3 tout du long, la plupart des personnes ayant des habitudes de cyclisme de base peuvent y arriver. Ce qui fait vraiment craquer les débutants, ce n’est pas la pente, mais « pédaler trop vite au début ».

Q : Faut-il absolument un capteur de puissance ? Sans lui, je ne peux pas gérer mon allure ?

Non, ce n’est pas nécessaire. Le capteur de puissance est un outil bonus, pas une nécessité. Un cardiofréquencemètre est largement suffisant, et même le « test de conversation » et la « sensation de cadence » permettent une bonne gestion. L’équipement est un auxiliaire, la discipline d’allure est le cœur.

Q : Puis-je rouler ce segment seul, ou dois-je continuer vers le Mont Hehuan ?

Les deux sont possibles. Cela peut être un entraînement indépendant (aller-retour d’environ 24,5 km, montée et descente comprises), ou le premier segment d’un long parcours vers Cingjing ou le Mont Hehuan. Si vous prévoyez de continuer vers les hautes montagnes, ne donnez surtout pas tout sur ce segment ; gardez des forces pour les sections plus hypoxiques qui suivent.

Q : Les points de ravitaillement sont-ils faciles à trouver ? Combien dois-je emporter ?

Le ravitaillement en montagne n’est pas aussi pratique qu’en ville. Préparez-vous dans un esprit d’« autosuffisance ». Au minimum une gourde pleine, deux apports énergétiques, des électrolytes. Si vous envisagez une sortie plus longue, assurez-vous de faire le plein de tout ravitaillement dans la ville ou le village avant le départ ; ne pariez pas sur la présence d’un magasin en route.

Q : Quelle est la meilleure période de l’année pour rouler ?

Le printemps (mars–mai) et l’automne (sept.–nov.) sont les saisons les plus recommandées, avec des températures douces et une bonne visibilité. En été, partez tôt pour éviter les orages d’après-midi ; en hiver, protégez-vous de l’hypothermie et surveillez l’humidité ou le gel sur la route.

Liste de contrôle avant le départ

Avant de partir, prenez cinq minutes pour passer en revue cette liste :

  • [ ] Pneus : pression correcte, pas d’usure visible ni de coupures
  • [ ] Freins : freinage avant et arrière fonctionnel, épaisseur des patins/plaquettes suffisante (vital en descente)
  • [ ] Transmission : passage des vitesses fluide sur toute la plage, vérifiez en particulier que le braquet le plus léger s’enclenche correctement
  • [ ] Transmission : chaîne propre et lubrifiée, sans bruit anormal
  • [ ] Ravitaillement : au moins une gourde d’eau, deux apports énergétiques, électrolytes
  • [ ] Vêtements : une veste coupe-vent pliable (protection contre le froid/la pluie en montagne)
  • [ ] Outils : chambre à air de rechange / rustines, démonte-pneus, pompe ou CO2, clés Allen
  • [ ] Pièces d’identité et téléphone : le signal est instable en montagne, informez votre famille de votre itinéraire à l’avance
  • [ ] Éclairages : allumez impérativement les feux avant et arrière dans les tunnels et les sections sombres en montagne

Technique de pédalage : l’« équation d’économie d’effort » pour les montées longues et modérées

Beaucoup pensent que monter une côte, c’est « pédaler fort », mais sur une pente modérée de 4,4 % qu’il faut maintenir sur dix kilomètres, l’efficacité apportée par la technique fait souvent plus la différence que la force brute. Voici quelques détails techniques qui peuvent vous faire gagner plusieurs minutes ou économiser beaucoup d’énergie à condition physique égale.

Premièrement, la cadence prime sur le braquet. L’erreur la plus courante chez les cyclistes amateurs est de « mettre un braquet trop lourd et pédaler à une cadence trop lente » en forçant. Une cadence basse (moins de 60 rpm) signifie que chaque coup de pédale exerce un couple important, ce qui accumule rapidement les déchets métaboliques anaérobies dans les muscles, faisant céder vos jambes avant votre système cardiopulmonaire. La bonne approche est de préférer un braquet plus léger et de maintenir une cadence de 75 à 85 rpm, en laissant le système cardiopulmonaire partager la charge des muscles. La récupération du système cardiopulmonaire est bien meilleure que celle d’un muscle local.

Deuxièmement, les transitions entre position assise et danseuse doivent avoir un but. Pédaler assis est le plus économique, idéal pour la croisière de longue durée ; la danseuse (pédaler debout) mobilise le poids du corps et davantage de grands groupes musculaires, idéale pour franchir brièvement une section raide ou pour soulager des fessiers engourdis. Le principe est : assis sur les sections douces, danseuse brève sur les sections raides, puis rasseyez-vous immédiatement. Ne faites surtout pas de longues périodes en danseuse pour le style, c’est brûler de l’argent rapidement.

Troisièmement, détendez le haut du corps. En montée, beaucoup de gens haussent inconsciemment les épaules, serrent le guidon et grincent des dents. Toutes ces tensions superflues consomment sournoisement votre énergie. Essayez d’abaisser les épaules, de fléchir légèrement les coudes et de poser les mains légèrement sur le guidon. Votre force doit être entièrement concentrée dans le bas du corps ; plus le haut du corps est détendu, mieux c’est.

Erreur courante Bonne pratique Différence apportée
Braquet lourd, cadence basse en forçant Braquet léger, maintien de 75+ rpm Retarde l’épuisement musculaire
Longues périodes en danseuse Danseuse brève puis retour assis Économise beaucoup d’énergie
Épaules haussées, guidon serré, buste rigide Épaules basses, coudes fléchis, buste détendu Réduit la dépense inutile
Pousser uniquement avec les quadriceps Pédalage rond, solliciter les fessiers et les ischio-jambiers Répartit la charge entre les groupes musculaires

Puissance, fréquence cardiaque et cadence : les trois instruments à surveiller simultanément

Si vous avez un capteur de puissance, cet itinéraire est un terrain idéal pour calibrer vos zones d’entraînement. Avec 535 mètres de dénivelé et une pente moyenne de 4,4 %, la plupart des cyclistes passeront la majorité de leur temps dans la zone « Sweet Spot au seuil », c’est-à-dire entre 88 % et 100 % de leur FTP.

Zone de puissance Pourcentage du FTP Usage recommandé sur cet itinéraire
Zone d’endurance Z2 56 %–75 % Échauffement au départ, transition pour une sortie longue
Zone de rythme Z3 76 %–87 % Croisière sur tout le parcours, pour une fin confortable
Sweet Spot 88 %–94 % Meilleure zone pour un bon temps sans exploser
Seuil Z4 95 %–105 % Pour un contre-la-montre, un test de FTP

Pas de capteur de puissance ? Pas de problème. La fréquence cardiaque et la cadence sont vos instruments de substitution. Le principe : ne laissez pas la fréquence cardiaque monter au-dessus de 90 % de la FC max dans la première moitié, et maintenez la cadence au-dessus de 75 rpm autant que possible. Lorsque vous constatez que « la fréquence cardiaque ne cesse de monter alors que la cadence ne cesse de baisser », c’est le corps qui vous dit — vous êtes en train de vous endetter, il est temps de rétrograder.

Un test d’auto-évaluation très pratique s’appelle le « test de conversation ». Pendant la croisière des deuxième et troisième segments, essayez de prononcer une phrase complète :

  • Vous pouvez dire une phrase complète facilement → trop prudent, vous pouvez en ajouter un peu
  • Vous parlez par à-coups, en reprenant votre souffle → parfait, c’est votre sweet spot
  • Vous êtes totalement incapable de parler → trop intense, réduisez immédiatement l’effort

L’impact invisible de l’altitude sur la performance

Beaucoup ignorent que l’extrémité de cet itinéraire se rapproche déjà des zones de moyenne altitude de Cingjing et du Mont Hehuan. Bien que le point de départ à Lushan ne soit qu’à un peu plus de 400 mètres, si vous l’utilisez comme premier segment d’une ascension vers les hautes montagnes, l’altitude va grimper rapidement par la suite. À mesure que l’altitude augmente, la pression partielle d’oxygène dans l’air diminue, et votre puissance aérobie diminue insidieusement.

En dessous de 1 500 mètres, l’effet n’est pas encore marqué, mais une fois que vous continuez vers Cingjing (environ 1 700–2 000 mètres) ou plus haut, la puissance que vous pouvez produire à fréquence cardiaque égale diminue. Il est donc peu judicieux de vider toutes vos forces sur ce segment de Lushan. L’approche intelligente est de le considérer comme une « section d’échauffement planifiée » — amener le corps en condition à un rythme stable en Z3, en préservant des forces pour les sections plus hautes et plus hypoxiques qui suivent.

La descente retour : ne laissez pas vos efforts de montée être gâchés en descente

Beaucoup ne parlent que de « comment monter » sur cet itinéraire, mais oublient que la descente retour est souvent la section à haut risque d’accident. Avec 535 mètres de dénivelé, le retour est une descente continue.

  • Rythme de freinage : adoptez un « freinage intermittent par à-coups » plutôt qu’un « tirage continu ». Freiner en continu pendant une longue période accumule la chaleur dans la jante (freins sur jante) ou le disque (freins à disque) ; dans les cas graves avec des freins sur jante, cela peut même provoquer l’éclatement de la chambre à air par la chaleur
  • Trajectoire en virage : la visibilité dans les virages de montagne est souvent masquée par les parois rocheuses. Adoptez impérativement une trajectoire extérieur—intérieur—extérieur, et laissez de la marge pour les véhicules venant en sens inverse et les chutes de pierres
  • Lecture de la chaussée : en montagne, on trouve souvent des traces de mousse glissante, des gravillons et des flaques. Ralentissez avant le virage, ne freinez pas brusquement dans le virage
  • Protection contre le froid : en descente, la vitesse est élevée, l’effet de refroidissement éolien est fort, et avec la transpiration de la montée, l’hypothermie guette facilement. Enfilez votre veste coupe-vent avant la descente, c’est un geste de base chez les cyclistes expérimentés

Je connais pas mal de cyclistes au talent de grimpeur remarquable qui se sont blessés en tombant en descente. Rappelez-vous : en montée, on donne tout sur le plan physique ; en descente, on donne tout sur le plan du jugement et de la discipline. Rentrer chez soi sain et sauf, c’est cela, la véritable arrivée.

Intégrer cet itinéraire dans votre cycle d’entraînement

Si vous habitez dans le centre de Taïwan ou si vous avez l’occasion d’y revenir régulièrement, cette montée de 12,23 km peut être un excellent « outil d’entraînement ». Voici trois façons de l’utiliser :

  1. Séance d’endurance au sweet spot : maintenez tout du long une puissance entre 88 % et 93 % du FTP, une montée, descente lente pour récupérer, répétez 2 à 3 fois. C’est le moyen le plus efficace d’améliorer l’endurance aérobie.
  2. Test chronométré au seuil : choisissez un jour par mois où vous êtes en forme, faites un contre-la-montre unique à fond, notez le temps et la puissance moyenne. C’est la mesure la plus honnête de votre courbe de progression.
  3. Base de longue distance : utilisez-le comme premier segment d’un long parcours vers Cingjing ou le Mont Hehuan, roulez tranquillement en Z2 sur tout le parcours, l’objectif étant d’accumuler des heures de selle plutôt que de l’intensité.

La même route, parcourue à des intensités différentes, constitue des stimuli d’entraînement totalement différents. C’est aussi ce qui fait le charme des montées longues et modérées — leur « résolution » est élevée : la force que vous mettez, elle vous le rend honnêtement en temps.

Conclusion : considérez-la comme une pratique de la discipline d’allure

Cette montée de 12,23 km, 535 mètres de dénivelé et 4,4 % de pente moyenne, du pont Yunlong de Lushan à la route provinciale 14, ne figurera peut-être pas sur votre liste de fiertés cyclistes — elle n’a pas le statut de « montagne sacrée » qu’on peut brandir comme Wuling. Mais précisément parce qu’elle n’est « pas extrême », elle est le terrain d’entraînement le plus honnête : pas de mur raide pour servir d’excuse, seule votre discipline d’allure décide de la réussite ou de l’échec.

Étalez votre puissance, faites un bon ravitaillement, stabilisez votre mental, puis dans les 1,7 derniers kilomètres, videz tout ce qui reste. Lorsque vous vous retournerez pour regarder cette route qui serpente dans la brume, vous comprendrez — la véritable force en montée ne vient jamais d’une seule explosion, mais de l’accumulation stable sur dix kilomètres. Avant d’affronter Wuling la prochaine fois, venez d’abord calibrer votre « moteur de croisière » ici.

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