Guide du belvédère de Guanhaiping à Zhushan : la ligne de vie des braquets sur la route départementale 49, la « route de campagne du Grand Démon »

Le point de vue de Guanshanping, à Zhushan, est une montée exigeante située dans la zone de Da’an, dans le canton de Zhushan, à Nantou. Le tronçon décrit ici fait environ 11,6 kilomètres, avec un dénivelé positif cumulé d’environ 1 015 mètres et une pente moyenne de 6,1 %, classé Category 4 sur Strava. La route départementale 49 (sentier forestier de Da’an) qui l’accueille porte un surnom qui fait frémir le monde du cyclisme : la « route de la grande démoniaque ». Le départ du tracé complet de la route 49 ne se situe qu’à environ 169 mètres d’altitude, mais son point final culmine à environ 1 710 mètres, soit un dénivelé de plus de 1 500 mètres, incluant plus de 10 kilomètres de montée continue avec une pente moyenne proche de 10 %.
La pente moyenne de 6,1 % est le résultat du mélange des sections raides et plus douces de ce tronçon vers Guanshanping. Ne vous y trompez pas : la véritable nature de la route 49 est celle d’une montée difficile en pleine montagne, avec une « chaussée étroite, des pentes raides et un revêtement vieillissant », dont la difficulté est souvent comparée à celle du tronçon Neihu-Wuliao de la route provinciale 136. Cet article adopte un point de vue d’ingénieur pour décortiquer cette « grande démoniaque » et vous dire comment gravir Guanshanping en restant en vie.
Aperçu du parcours : comprendre la véritable nature de la « grande démoniaque »
| Élément | Données |
|---|---|
| Distance du tronçon décrit | Environ 11,6 kilomètres |
| Dénivelé positif du tronçon décrit | Environ 1 015 mètres |
| Pente moyenne | 6,1 % |
| Classement Strava | Category 4 |
| Altitude de départ de la route 49 complète | Environ 169 mètres |
| Altitude du point final de la route 49 complète | Environ 1 710 mètres |
Le tracé complet de la route 49 fait environ 26,8 kilomètres (après 2016, elle a été intégrée à la route 49-1, avec un départ reculé à l’intersection de Dazhi, pour une longueur totale d’environ 29,6 kilomètres), avec un dénivelé d’environ 1 541 mètres. La partie la plus rude se situe dans la seconde moitié, d’environ le kilomètre 19,7 jusqu’au point final : la chaussée n’y fait qu’environ 2 mètres de large et le revêtement est vétuste (surface rigide / vieux bitume). C’est précisément là que ce surnom de « grande démoniaque » trouve son origine. Guanshanping (le cœur de cet article) se situe à peu près au milieu de la route 49 et constitue le point de vue emblématique le plus dégagé de cette montée difficile.
Pourquoi 6,1 % est un doux mensonge : lecture de la répartition des pentes
La « pente moyenne de 6,1 % » appliquée à ce tronçon vers Guanshanping est un chiffre totalement trompeur. Il fait la « moyenne pondérée » entre la montée relativement gérable du début et la longue pente raide proche de 10 % de la fin, pour créer une pente uniforme fictive, aplatissant ainsi les pics de pente réellement meurtriers. D’un point de vue technique, pour juger de la difficulté d’une montée, il ne faut pas seulement regarder la pente moyenne, mais aussi la « variabilité de la pente » et la « longueur du segment le plus raide et continu ».
C’est là que réside la cruauté de la route 49 : en regardant l’ensemble du tracé, on part d’environ 169 mètres pour atteindre environ 1 710 mètres, soit un dénivelé d’environ 1 541 mètres. Dans la seconde moitié, d’environ le kilomètre 19,7 jusqu’au point final, la chaussée ne fait qu’environ 2 mètres de large, le revêtement est vieillissant, et l’on trouve plus de 10 kilomètres de montée continue avec une pente moyenne proche de 10 %. Autrement dit, l’ascension n’est pas répartie uniformément : la majeure partie de la souffrance est compressée dans cette longue série de pentes proches de 10 % en fin de parcours. Cette structure « de plus en plus difficile au fur et à mesure » est précisément la raison pour laquelle elle est surnommée la « route de la grande démoniaque » et pourquoi sa difficulté est souvent comparée à celle du tronçon Neihu-Wuliao de la route provinciale 136.
| Nature du segment | Zone de pente approximative | État de la route | Position tactique |
|---|---|---|---|
| Montée d’échauffement du début | Environ 5 à 7 % | Correct | Économiser l’énergie, confirmer les braquets |
| Zone de Guanshanping au milieu | Moyenne à élevée, avec des variations marquées | Se dégrade | Croisière + ravitaillement et vue |
| Montée continue de la fin | Proche de 10 % (continue) | Route étroite d’environ 2 m, revêtement vieillissant | Petit braquet, combat mental |
Tableau de correspondance des zones de puissance et de fréquence cardiaque
Face à une longue montée continue proche de 10 %, gérer son allure par zones de puissance / fréquence cardiaque est la clé pour éviter de mettre pied à terre en cours de route. Le cadre ci-dessous utilise les pourcentages de FTP et de fréquence cardiaque maximale (adaptez en fonction de vos propres tests) :
| Zone | %FTP | %FC max | Comment l’utiliser sur cette route |
|---|---|---|---|
| Z2 Endurance | 56 à 75 % | 70 à 80 % | Montée d’échauffement du début |
| Z3 Rythme | 76 à 90 % | 80 à 87 % | Croisière vers Guanshanping au milieu |
| Z4 Seuil | 91 à 105 % | 88 à 92 % | Forcé d’y entrer sur les pentes de la fin |
| Z5 et plus | >105 % | >92 % | Quasiment inutile, si on y va, c’est l’explosion |
La particularité de la route 49 est la suivante : la longue pente proche de 10 % de la fin poussera votre fréquence cardiaque vers le haut, même si vous utilisez déjà le braquet le plus léger. La discipline du début est donc cruciale : tout dépassement en Z4 au début sera remboursé au double à la fin. La philosophie centrale est : « tenir Z2 au début, contrôler en Z3 au milieu, et réserver tout le quota de Z4 pour la montée continue de la fin ».
Tableau de correspondance des braquets : une route où l’on met pied à terre si le braquet ne suit pas
La pente continue proche de 10 % de la fin de la route 49 est le test ultime pour les braquets. Le tableau ci-dessous indique le pignon arrière nécessaire pour maintenir 60 rpm sur les pentes raides de la fin (pente estimée à environ 10 %, vitesse d’environ 7 à 9 km/h) :
| Plateau avant | Pignon arrière nécessaire pour maintenir 60 rpm | Verdict |
|---|---|---|
| 50/34 compact standard | Nécessite 34T ou plus, reste pénible | Déconseillé de forcer |
| 48/32 sub-compact | 34T et plus, plus confortable | Seuil minimum pour le cycliste amateur moyen |
| 46/30 ou braquet gravel plus large | 36 à 40T, confortable | Choix pour les cyclistes plus lourds / option de sécurité |
Retenez impérativement la règle d’or de cette route : si votre plus grand pignon n’est que de 28T ou 30T, changez pour un 34T avant de venir, sinon la pente continue proche de 10 % de la fin vous forcera directement à mettre pied à terre. Ce n’est pas une question de volonté : c’est un problème physique entre braquet et pente. Si le braquet ne suit pas, aucune volonté, même la plus forte, ne pourra faire tourner les pédales.
Guide par tronçon 1 : la montée d’échauffement
La première partie de l’ascension vers Guanshanping est une montée relativement gérable. C’est ici que vous confirmez vos braquets et réglez votre fréquence cardiaque sur le régime de croisière de montée. Comme la fin de la route 49 est extrêmement dure, la discipline du début est particulièrement importante : tout dépassement anticipé sera remboursé au double plus loin.
- Braquet : plateau moyen avec grand pignon, maintenez un pédalage souple à 75 à 80 rpm.
- Fréquence cardiaque : restez à 73 à 76 % de la FC max, sans précipitation, pour économiser vos forces.
- Rappel : vérifiez le ravitaillement, les bidons et le feeling des freins, car plus on monte, plus la route se dégrade et moins on a de marge pour s’ajuster.
Guide par tronçon 2 : la montée continue (le cœur dur)
En entrant dans la montée continue de la route 49, la pente franchit fréquemment les 8 à 10 % et plus. C’est l’endroit de tout le parcours qui met le plus à l’épreuve les braquets et le mental, et c’est aussi là que le plus grand nombre de cyclistes mettent pied à terre.
- Braquet : restez impérativement sur le plus grand pignon de la cassette, en maintenant une cadence de 60 à 65 rpm. Si vous n’arrivez plus à pédaler, préférez un zigzag (en vous assurant que c’est sûr et qu’aucune voiture n’arrive) plutôt que de forcer en ligne droite.
- Rythme de pédalage : privilégiez une position assise avec un petit braquet ; ne vous levez pour quelques coups de pédale que sur les passages les plus raides et les plus courts, puis rasseyez-vous immédiatement une fois le point critique franchi. Rester debout à tirer sur une longue pente proche de 10 % est un suicide.
- Vigilance sur le revêtement : la chaussée de la fin ne fait qu’environ 2 mètres de large et le revêtement est vieillissant. Attention aux nids-de-poule, aux gravillons et aux vibrations de la surface rigide. Soyez prudent dans les virages et lors des croisements.
Guide par tronçon 3 : le point de vue de Guanshanping
Arriver à Guanshanping est la récompense visuelle de cette montée. Par temps clair, on y domine le canton de Zhushan, la rivière Zhuoshui, la rivière Qingshui et la chaîne de Bagua. Quand la visibilité est bonne, on peut même apercevoir au loin les plaines de Changhua et de Yunlin, voire le détroit de Taïwan. Une fois arrivé, ravitaill ez-vous et buvez, et pensez à vous couvrir car il fait frais en montagne : ajoutez une couche pendant la pause.
(Le kilométrage exact du point de vue de Guanshanping varie légèrement selon les sources ; en pratique, il se situe au milieu de la route 49, faites foi aux panneaux sur place.)
Technique de pédalage en forte pente : lacets et moment de se mettre en danseuse
Dans la partie finale avec près de 10 % de pente continue, pédaler en ligne droite à la seule force brute est le moyen le plus rapide de s’épuiser. Côté technique :
- Le bon usage des lacets (Z) : à condition d’avoir confirmé la sécurité, une bonne visibilité et l’absence de véhicules, emprunter des lacets sur les sections de route plus larges, en acceptant d’augmenter la distance parcourue pour réduire la pente effective. Mais la largeur de la route sur la partie finale de la route 49 n’est que d’environ 2 mètres, l’espace pour les lacets est donc très limité. La sécurité doit rester la priorité absolue : mieux vaut mettre pied à terre que de risquer de couper la voie opposée.
- Pédaler principalement en position assise : sur une longue montée à près de 10 %, se mettre en danseuse sur toute la durée est suicidaire — la danseuse consomme beaucoup d’oxygène et fait grimper la fréquence cardiaque très vite. Il faut privilégier une position assise avec un petit braquet, en gardant le centre de gravité stable et en maintenant l’allure grâce à la cadence de pédalage.
- La danseuse uniquement aux points critiques : ne se lever que sur les passages courts et soudainement plus raides, pour donner deux ou trois coups de pédale et franchir l’obstacle, puis se rasseoir immédiatement une fois le point critique passé. La danseuse est un « outil de secours », pas une « technique de pédalage principale ».
Virages et freinage sur revêtement ancien
La partie finale de la route 49 a un revêtement ancien et une route étroite ; la chaussée rigide et les gravillons rendent le pilotage nettement plus difficile :
- Éviter le calage dans les virages en montée : à basse vitesse, c’est au point le plus raide du virage que l’on risque le plus de caler et de tomber. Conserver un peu d’élan pour franchir le point le plus raide du virage demande beaucoup moins d’effort que de redémarrer après un calage.
- Rester prudent lors des croisements : la route fait environ 2 mètres de large. En croisant des véhicules qui montent (engins de chantier, camionnettes de livraison), il faut absolument ralentir à l’avance et se serrer pour les laisser passer, sans tenter de se croiser de force sur une pente raide.
- Gravillons et nids-de-poule : l’ancien revêtement présente souvent des nids-de-poule et des gravillons épars. Porter le regard au loin pour anticiper l’état de la route et éviter que la roue avant ne soit déviée par les gravillons.
Conseils sur le braquet et l’équipement
Face à une longue montée continue à près de 10 %, le braquet est une question de vie ou de mort :
| Élément d’équipement | Recommandation |
|---|---|
| Plateau avant | Sub-compact 48/32 ou plus léger, fortement recommandé d’aller le plus léger possible |
| Cassette arrière | À partir de 34 dents en grand pignon, envisager un braquet encore plus large pour les cyclistes plus lourds |
| Pneus | 28c ou plus, pour faire face à l’ancien revêtement et aux gravillons |
| Freins | Disques de préférence, essentiels pour la dissipation de la chaleur et le contrôle dans les longues descentes raides |
| Protection contre le froid | Coupe-vent obligatoire, fraîcheur en montagne profonde + refroidissement éolien en descente |
| Ravitaillement | Au moins deux bidons, les points de ravitaillement sont rares en montagne profonde |
C’est une route où « si le braquet n’est pas assez court, on met pied à terre ». » Si ton plus grand pignon n’est que de 28 ou 30 dents, il est fortement recommandé de passer à un 34 dents avant de tenter la route 49, sinon, dans la partie finale à près de 10 % de pente continue, la pente te forcera à descendre du vélo.
Ravitaillement, hydratation et saison
Les points de ravitaillement sont extrêmement rares dans la section en montagne profonde de la route 49, il faut absolument emporter suffisamment d’eau et de nourriture avant de monter. Pour les visites alentour et le ravitaillement, Zhushan est la base principale (paquets de patates douces, plats de pousses de bambou, vieille rue de Zhushan) ; pour les adresses précises, il est conseillé de choisir sur place.
Côté saison, il fait frais en montagne profonde, avec du brouillard et des orages fréquents l’après-midi. L’été permet d’éviter la chaleur mais les convections de l’après-midi sont fortes et le risque de chutes de pierres est élevé ; l’hiver est humide et froid, il faut sérieusement se prémunir contre l’hypothermie. L’ancien revêtement devient encore plus glissant après la pluie. Il faut absolument partir tôt et terminer la montée et la descente au sec.
Effets physiologiques de l’altitude et comment y faire face
Le point culminant de la route 49 est à environ 1 710 mètres d’altitude, et la zone de Guanhaiping est déjà à une altitude considérable. À mesure que l’altitude augmente, la pression partielle d’oxygène dans l’air diminue, ce qui réduit la VO2max et la puissance pouvant être produite ; à puissance égale, la fréquence cardiaque sera plus élevée qu’en plaine et la sensation d’effort sera nettement plus marquée. Cela est amplifié dans la partie finale de la route 49, « déjà proche de 10 % » : tu auras l’impression d’être plus essoufflé et d’avoir plus de mal à maintenir la cadence que sur une pente identique en plaine.
Trois réponses possibles : premièrement, en altitude, il faut « accepter une puissance plus faible et tenir sa fréquence cardiaque » ; ne force pas davantage en voyant la puissance chuter, tu ne ferais que t’effondrer plus tôt. Deuxièmement, l’air est sec et froid en altitude, et la respiration rapide accélère la perte d’eau ; le rythme d’hydratation doit être plus soutenu qu’en plaine. Troisièmement, si tu montes rarement en haute montagne, de légers vertiges et une respiration rapide en arrivant en altitude sont normaux ; il suffit de ralentir le rythme et de réguler sa respiration par de profondes inspirations, sans jamais forcer.
Niveaux de risque météorologique
La météo sur une montée difficile en montagne profonde est directement liée à la sécurité, d’autant que l’ancien revêtement de la partie finale de la route 49 est plus dangereux après la pluie :
| Niveau de risque | Signes météo | Action recommandée |
|---|---|---|
| Vert (roulable) | Ciel dégagé à l’aube, bonne visibilité, route sèche | Départ normal, en emportant tout de même de quoi se couvrir |
| Jaune (prudence) | Nuages qui s’épaississent l’après-midi, brume légère en montagne | Accélérer le rythme, terminer la descente au sec |
| Orange (raccourcir) | Brouillard épais, mauvaise visibilité, bruine, revêtement qui s’humidifie | Raccourcir le parcours ou faire demi-tour plus tôt |
| Rouge (abandonner) | Tonnerre, pluie marquée, vent fort, signes de chutes de pierres | Arrêter immédiatement ; la foudre et les chutes de pierres en montagne profonde ne doivent pas être prises à la légère |
En été, les convections de l’après-midi sont très fortes dans les montagnes profondes du centre de Taïwan et le risque de chutes de pierres augmente ; en hiver, l’humidité et le froid imposent de se prémunir contre l’hypothermie, et l’ancien revêtement devient plus glissant après la pluie. C’est aussi la raison pour laquelle « il faut absolument partir tôt » : faire la montée la plus dure et la descente la plus dangereuse avant le changement de temps de l’après-midi.
Planning de ravitaillement (d’autant plus indispensable que les points de ravitaillement sont rares en montagne profonde)
Les points de ravitaillement sont extrêmement rares dans la section en montagne profonde de la route 49 ; la stratégie de ravitaillement doit être « pilotée par le temps » et non « pilotée par la sensation », et il faut emporter suffisamment de provisions avant de monter :
| Moment | Hydratation | Apport énergétique | Remarques |
|---|---|---|---|
| Avant le départ | Boire d’abord deux ou trois gorgées | — | Quasiment aucun point de ravitaillement en montagne, se préparer à l’avance |
| Toutes les 15 minutes | Petites gorgées d’eau | — | En montagne profonde, sec et froid, s’hydrater d’autant plus régulièrement |
| Toutes les 30 à 45 minutes | — | Une portion d’énergie (gel / barre / onigiri) | Ne pas attendre d’être à plat pour manger |
| Avant d’entrer dans la partie finale de forte montée | Boire une fois | Une portion de sucres rapides | Faire le plein d’avance pour la section la plus dure |
| En période de forte transpiration | — | Comprimés de sel / électrolytes | Sur une pente raide longue à pédaler, les crampes guettent |
Conseils d’entraînement : comment s’entraîner pour avaler le gros morceau
La route 49 est une montée longue et raide, exigeante ; s’y attaquer sans préparation mène facilement à un abandon (DNF). Il est recommandé de planifier un entraînement ciblé plusieurs semaines avant :
- Endurance spécifique en montée : trouver une montée continue au pourcentage proche et la répéter, pour simuler le recrutement musculaire du « pédalage assis à basse cadence » et s’adapter à une fréquence cardiaque élevée sur la durée.
- Intervalles au seuil : une fois par semaine, des intervalles en zone 4 (par exemple 4 × 8 minutes) pour augmenter la FTP et rendre la partie finale à près de 10 % relativement plus supportable.
- Travail de force à basse cadence : volontairement utiliser un braquet légèrement plus lourd et une cadence basse (50 à 60 rpm) pour des séquences de force, afin de renforcer la puissance des jambes nécessaire au pédalage en forte pente.
- Sortie de simulation longue et raide : avant le défi, faire une sortie de simulation avec « un dénivelé total similaire et incluant des sections raides continues », pour valider le braquet et l’allure ; ne pas garder le premier test pour le jour J.
Technique de descente : une longue descente raide est plus dangereuse que la montée
Le dénivelé de la route 49 dépasse 1 500 mètres ; le retour est une descente longue, raide et sur mauvais revêtement, dont le risque est même supérieur à celui de la montée :
- Dissipation de la chaleur des freins : dans une longue descente raide, éviter absolument de tirer en continu sur les freins ; utiliser un freinage « par à-coups » intermittent pour laisser les disques refroidir et éviter leur surchauffe (les freins à disque sont ici nettement supérieurs aux patins).
- Réduire la vitesse sur l’ancien revêtement : la partie finale fait environ 2 mètres de large, avec des nids-de-poule et des gravillons ; il faut nettement réduire la vitesse et porter le regard au loin pour anticiper l’état de la route.
- Freiner avant le virage, accélérer en sortie : terminer le freinage sur les lignes droites, aborder le virage avec une vitesse maîtrisée, sans freiner brusquement dans la courbe.
- Se couvrir pour éviter l’hypothermie : dans une longue descente depuis l’altitude, l’effet de refroidissement éolien est puissant ; enfiler impérativement le coupe-vent avant de partir, pour éviter que l’hypothermie ne ralentisse tes réflexes.
Problèmes mécaniques courants et vérifications avant départ
Sur une montée difficile en montagne profonde, la panne en cours de route est ce que l’on redoute le plus ; de plus, la réception du téléphone peut être instable sur la route 49 et les secours difficiles à joindre. La vérification avant départ et les outils embarqués sont la dernière ligne de défense :
| Élément | Point de contrôle | Outils embarqués |
|---|---|---|
| Transmission | Changements de vitesse fluides, pas de saut de chaîne (c’est à basse vitesse et forte charge que les problèmes surviennent le plus) | Kit d’outils multifonction, maillon rapide |
| Freins | Épaisseur des plaquettes, sensation hydraulique (sollicités en longue descente raide) | — |
| Pneus / réparation | Pression, bande de roulement sans coupure (pour éviter les crevaisons dues aux gravillons) | Chambre à air / rustines, pompe ou CO2 |
| Chaîne | Huilée, sans rouille ni blocage | Maillon rapide, outil de chaîne |
| Vis | Tige de selle, cintre, pédales automatiques sans jeu | Clé dynamométrique / clé Allen |
Les deux problèmes mécaniques les plus courants sur la route 49 sont, premièrement, le « déraillement en montée raide à basse vitesse » et, deuxièmement, la « surchauffe des freins en longue descente raide » — le premier se prévient en changeant de vitesse à l’avance et avec un entretien régulier, le second se résout avec un freinage par à-coups et des freins à disque.
Erreurs courantes et risques d’abandon (DNF)
- Développement insuffisant : le plus grand braquet n’est pas assez dur, et sur les pentes proches de 10 % de la fin, vous êtes contraint de mettre pied à terre — c’est la cause d’abandon la plus typique sur la Tou 49.
- Départ trop rapide : vous brûlez votre énergie sur la section d’échauffement et vous craquez en entrant dans la partie difficile.
- Perte de contrôle sur la chaussée : la route est étroite et en mauvais état sur la fin ; une descente trop audacieuse ou une erreur de virage peut créer un danger.
- Ravitaillement et protection contre le froid insuffisants : les ravitaillements sont rares en pleine montagne et la température est basse ; la déshydratation ou l’hypothermie peuvent interrompre le parcours.
Temps objectifs selon le niveau du cycliste (référence pour le segment central de 11,6 km)
| Niveau du cycliste | Stratégie de braquet | Temps de référence |
|---|---|---|
| Objectif : terminer | Plus petit braquet en continu, pauses fractionnées | Plus de 100 minutes |
| Sportif régulier | Croisière à fréquence cardiaque stable, danseuse sur les forts pourcentages | 70 à 85 minutes |
| Amateur avancé | Croisière à puissance stable, prudence sur la chaussée | 55 à 65 minutes |
| Orienté intensité | Puissance au seuil sur tout le segment | 45 à 55 minutes |
Rappels de sécurité
La Tou 49 est une montée exigeante en pleine montagne : route étroite, mauvais revêtement, ravitaillements rares et réseau mobile potentiellement instable. Recommandation forte : roulez accompagné, informez vos proches de votre itinéraire, emportez des outils de réparation et une chambre à air de rechange, et vérifiez l’état de vos freins et de votre braquet. Ce n’est pas une route pour se prouver quoi que ce soit ; mesurer ses forces et bien se préparer, c’est le minimum de respect envers le « Grand Démon ».
Idées reçues à déconstruire
À propos de la Tou 49, la « route de campagne du Grand Démon », de nombreuses affirmations approximatives circulent en ligne. Avant de prendre la route, déconstruisons quelques idées reçues courantes pour éviter de mal se préparer à cause d’une mauvaise compréhension :
- Idée reçue n° 1 : « Une pente moyenne de 6,1 %, ce n’est pas si impressionnant, ça devrait aller ». C’est précisément le piège signalé au début de cet article — la pente moyenne est une « moyenne pondérée » entre les montées douces du début et les longues pentes raides proches de 10 % de la fin. La souffrance réelle ressentie à vélo est bien plus lourde que ce que suggère le chiffre de 6,1 %. Ne vous fiez jamais à la pente moyenne pour estimer la difficulté ; regardez la longueur et le pourcentage des sections raides les plus continues.
- Idée reçue n° 2 : « Un plateau compact 50/34 passe partout, cette route aussi ». Sur les pentes continues proches de 10 % de la fin, même avec le plus grand pignon de 34 dents, il est très difficile de maintenir une cadence supérieure à 60 rpm. Pour la plupart des cyclistes amateurs, c’est encore trop exigeant. C’est l’une des rares routes où il est recommandé d’envisager sérieusement un Sub-compact, voire un braquet encore plus large.
- Idée reçue n° 3 : « C’est une route de campagne, l’état de la route doit être comparable à une route agricole ordinaire ». Sur la fin de la Tou 49, la route ne fait qu’environ 2 mètres de large et le revêtement est ancien. Les surfaces rigides et les nids-de-poule caillouteux sont nettement plus nombreux que sur un parcours d’entraînement classique. La maniabilité et le freinage doivent être plus prudents ; ne vous fiez pas aux standards d’une route agricole habituelle.
- Idée reçue n° 4 : « Je roule de jour, la météo semble correcte, pas trop d’inquiétude ». En pleine montagne, le brouillard et la pluie peuvent s’installer rapidement en début d’après-midi, surtout sur les sections raides de la fin où le revêtement est déjà ancien et glissant. Le temps peut changer en un instant. C’est aussi pourquoi cet article insiste à plusieurs reprises sur le fait de « partir tôt », afin de terminer les montées les plus dures et les descentes les plus dangereuses avant le changement de temps de l’après-midi.
Défi du record personnel (PR) et conseils d’allure par sections pour les avancés
Si vous avez déjà terminé la course une ou deux fois et souhaitez aller plus loin en visant un record personnel (PR), la section de Guanhaiping sur la Tou 49 comporte plusieurs détails tactiques à noter :
- Fixer des objectifs par section : plutôt que de fixer votre regard sur le temps total, découpez les 11,6 km en trois segments — l’échauffement au début, la section de Guanhaiping au milieu, et la montée raide continue à la fin — et fixez une allure cible pour chacun. Roulez en croisière à fréquence cardiaque ou à puissance constante sur le début, autorisez de légères variations au milieu pour profiter du paysage et vous ravitailler, et réservez toute votre explosivité pour la fin.
- Gestion du rythme sur les forts pourcentages de la fin : l’erreur fréquente des cyclistes avancés est de partir trop fort dès le début des longues pentes proches de 10 %, ce qui fait exploser la fréquence cardiaque sur les 2 à 3 derniers kilomètres et fait chuter la cadence sous 40 rpm. Il est conseillé de subdiviser la fin en trois petites sections, chacune avec une limite supérieure de fréquence cardiaque fixe. Mieux vaut être conservateur au début et garder de la marge pour finir.
- L’importance de l’échauffement : la montée de la Tou 49 n’offre presque aucune zone de récupération plate pour laisser le corps s’adapter progressivement. Avant le départ, il est recommandé de s’échauffer 10 à 15 minutes sur du plat, d’amener la fréquence cardiaque au milieu de la zone Z2 avant d’attaquer la montée. Cela permet d’éviter efficacement de basculer trop tôt en anaérobie parce que le corps n’est pas encore chaud.
- Le gain marginal de l’équipement : sur les longues pentes proches de 10 %, chaque kilogramme de poids gagné sur le vélo apporte un bénéfice en temps nettement plus visible que sur une pente douce. Si vous êtes un cycliste avancé visant un PR, revoir le nombre de bidons et le poids des outils embarqués pour les alléger sera plus efficace qu’une séance d’intervalles supplémentaire.
- Points d’attention sur les segments Strava : les points de départ et d’arrivée des segments Strava le long de la Tou 49 peuvent légèrement varier selon les enregistrements. Pour battre votre record personnel, basez-vous impérativement sur le même segment que celui que vous avez déjà parcouru, plutôt que de comparer directement vos temps avec ceux d’autres cyclistes sur des segments différents. C’est la seule façon de mesurer réellement vos progrès.
- Cohérence des conditions météo : les performances sur cette route sont fortement influencées par le vent, la température et l’état sec ou humide du revêtement. À condition physique égale, une journée avec un revêtement glissant ou un vent contraire peut vous coûter plusieurs minutes. Pour tenter un PR, choisissez un créneau matinal sec, sans vent ou avec vent arrière, et notez les conditions météo du jour. Cela facilitera les comparaisons futures en éliminant la variable météo et permettra d’évaluer plus précisément l’évolution de votre niveau.
Préparation mentale pour les débutants
Bien plus que l’équipement et le braquet, beaucoup sous-estiment l’épreuve mentale que représente la Tou 49. Sur les longues pentes continues proches de 10 % de la fin, ce qui épuise le plus n’est souvent pas le muscle, mais la pression psychologique de « ne pas voir la fin » — virage après virage, sans que la pente ne semble jamais se relâcher. Il est conseillé aux débutants de déplacer leur attention de « combien de kilomètres reste-t-il » vers « ma cadence de cette minute est-elle stable », et de remplacer l’anxiété liée à la distance totale par de petits objectifs à court terme. C’est plus efficace pour tenir sur les sections les plus douloureuses que de fixer le compteur de kilomètres. Il faut aussi être prêt mentalement : mettre pied à terre et pousser le vélo en cours de route n’est pas honteux. La Tou 49 est réputée pour sa difficulté ; mesurer ses forces et préserver une marge de sécurité est toujours plus important que de terminer à tout prix.
La Tou 49 ne deviendra pas plus clémente parce que vous avez fait une séance d’intervalles de plus, mais elle récompensera honnêtement chaque minute de préparation — un braquet bien choisi, une allure maîtrisée, un mental solide, et ce « Grand Démon » vous offrira, avec la vue de Guanhaiping, une récompense à la hauteur.
Conclusion
Le Guanhaiping de Zhushan et la Tou 49, la « route de campagne du Grand Démon » sur laquelle il se trouve, sont la pierre de touche du monde de la montée à Nantou. Elle ne s’appuie pas sur un habillage événementiel spectaculaire, mais sur des pentes honnêtes et impitoyables, un revêtement étroit et ancien, et ces longues pentes continues proches de 10 % sur la fin. Mais lorsque, épuisé, vous atteignez Guanhaiping et que vous voyez le bassin de Zhushan, la rivière Zhuoshui et la chaîne de Bagua s’étaler à vos pieds, et même apercevoir la mer au loin — vous comprendrez le sens de ce nom : sur la crête de la montagne profonde, contempler une mer. Passez sur le braquet le plus léger, gardez le respect dans votre cœur, et ce « Grand Démon » récompensera d’un panorama grandiose le cycliste qui s’est véritablement préparé.
Lectures complémentaires
- Guanhaiping : quand la montagne est assez haute, on voit la mer — le jardin de thé de Baguà et la mer de bambous sur la Tou 49
- Guide des douze virages du zodiaque à Shanlinxi, Zhushan : la discipline d’allure sur 26,9 km de montée
- Guide de la Tou 101 à Lugu : un excellent entraînement d’entrée à 4,3 %, la porte d’entrée vers le refuge secret de Dalunshan
- Guide pratique de la montée de l’arbre sacré sur la Tou 56 : 6,9 km, 653 m de dénivelé, analyse des données d’une montée exigeante et secrète de Nantou
台北闊瀨陡坡 騎旅 / 日本單車雜誌編輯車友臨時加入!/ 髮香才是最強的 / feat. 北迴歸線小隊 / 公路車 CT Yeh
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