Guide pratique de l'ascension du camping Zhongzheng à Dakeng : 5,8 km de pente douce à raide, la pierre d'entraînement idéale pour débutants à Taichung

Cet itinéraire vers le camping de Zhongzheng à Dakeng est, pour les cyclistes locaux de Taichung, presque le premier cours d’« entrée dans le jeu ». Il se situe dans la zone panoramique de Dakeng, surnommée le « Yangmingshan de Taichung ». Il s’étend sur 5,84 km avec une pente moyenne de 4,3 %. Le camping de Zhongzheng, point d’arrivée, se trouve à l’entrée du sentier n° 4 de Dakeng, à environ 465 mètres d’altitude ; c’est le plus grand camping public de Dakeng. Pour ceux qui viennent de passer au vélo de route et qui veulent passer des routes plates urbaines à l’entraînement en côte, la distance n’est pas intimidante et la pente reste dans une fourchette supportable, mais elle est « douce puis raide », assez pour vous forcer à connaître votre cadence de pédalage et votre plafond de fréquence cardiaque. Cet article, avec un regard d’ingénieur, décortique cette route segment par segment, du départ à l’arrivée, pour que vous puissiez rouler avec des données en tête.
Vue d’ensemble de l’itinéraire et analyse des données
Commençons par les chiffres clés :
| Élément | Données |
|---|---|
| Longueur totale | Environ 5,84 km |
| Pente moyenne | 4,3 % |
| Zone de départ | District de Beitun, Taichung, secteur de Taiyuan Road tournant vers Beikeng Lane |
| Point d’arrivée | Camping de Zhongzheng à Dakeng (entrée du sentier n° 4, altitude environ 465 m) |
| Type d’itinéraire | Itinéraire d’entraînement en côte de courte distance |
| Aller-retour conseillé | Une sortie réalisable en moins de 2 heures |
La moyenne de 4,3 % semble douce, mais le mot « moyenne » est ce qui trompe le plus. La répartition des pentes sur cette route n’est pas uniforme : au début, le long de Taiyuan Road et de Beikeng Lane, ce sont surtout des pentes douces autour de 3 %, donnant l’illusion que « c’est trop facile » ; plus on s’enfonce dans la section élargie de Beikeng Lane, plus la pente augmente discrètement, avec plusieurs courtes pentes raides à plus de 10 %. Autrement dit, les vraies difficultés sont cachées dans la partie finale, c’est ce qu’il faut le plus surveiller pour gérer son allure.
En comparaison avec d’autres segments classiques de la zone de Dakeng, Qingshui Lane fait environ 5 km avec un dénivelé d’environ 248 mètres et une pente moyenne de 4,8 % ; après le pont de Qingshui, la pente grimpe soudainement à 13 %, avec aussi un tronçon dur de 400 mètres à 10 % de moyenne. Le caractère de l’itinéraire du camping de Zhongzheng est similaire à celui de Qingshui Lane — tous deux sont « doux au début, raides ensuite » — mais l’intensité globale est un peu plus modérée et la route est plus large et confortable, ce qui en fait une excellente marchepied avant de passer à Qingshui Lane ou Zhuoshui Lane.
Stratégie par segments
Premier segment : échauffement urbain jusqu’au pied de la colline (0–1,5 km, pente 2–3 %)
Depuis Taiyuan Road à Beitun, roulez tout droit, puis prenez Beikeng Lane en direction du camping. Ce segment a encore un air urbain, avec des habitations et quelques commerces de chaque côté, et la pente se situe surtout entre 2 % et 3 %. L’essentiel ici n’est pas d’aller vite, mais de réveiller le corps. Gardez la fréquence cardiaque entre 65 % et 70 % de la fréquence cardiaque maximale, utilisez un petit braquet avec une cadence élevée (85–95 rpm) pour réveiller doucement les jambes, et établissez votre rythme avant que l’acide lactique ne commence à s’accumuler. Beaucoup de gens forcent dès le pied de la colline, et quand les pentes raides arrivent plus tard, les jambes sont déjà molles ; c’est l’erreur de gestion d’allure la plus courante.
Deuxième segment : montée douce de Beikeng Lane (1,5–3,5 km, pente 4–5 %)
Après l’intersection au pied de la colline, tournez à gauche pour la direction du camping de Zhongzheng (à droite, c’est la route plus dure vers le temple Sifang Taizi), et la route se resserre pour devenir une route de montagne typique. Ce segment a une pente stable entre 4 % et 5 %, c’est la partie la plus « linéaire » de tout le parcours, et c’est la zone idéale pour établir votre puissance de croisière. Verrouillez votre puissance ou votre fréquence cardiaque environ 10 % sous le seuil lactique (fréquence cardiaque autour de 78–82 % de la FC max), passez sur un braquet intermédiaire et maintenez 75–85 rpm. La largeur de route est relativement confortable ici, la qualité de la chaussée n’est pas mauvaise, c’est le meilleur manuel pour pratiquer une « sortie stable » — les longues montées comme celle de Daxue Shan entraînent ce type de stabilité, et le camping de Zhongzheng en est une version réduite.
Troisième segment : groupe de pentes raides de la section élargie (3,5–5 km, pente 8–12 %)
C’est le tournant décisif de tout le parcours. Dans la zone élargie de Beikeng Lane surgissent plusieurs pentes raides à plus de 10 %, la pente passant soudainement des 5 % confortables à un chiffre à deux chiffres. Si vous avez été gourmand sur l’allure avant, c’est ici que vous remboursez vos dettes. Avant d’aborder la pente raide, passez à l’avance sur les un ou deux plus petits braquets (ne changez pas une fois sur la pente, chaîne sous pleine tension, sinon risque de déraillement ou de casse de chaîne), déplacez légèrement le centre de gravité vers l’avant pour appuyer sur la roue avant, détendez le haut du corps, et franchissez le passage « principalement assis, avec un bref sprint en danseuse si nécessaire ». La danseuse doit être courte et avoir un but, utilisez-la uniquement sur les 20–30 mètres les plus raides, puis revenez immédiatement en position assise pour rétablir la cadence ; ne faites pas de la danseuse une habitude, sinon la fréquence cardiaque explosera instantanément.
Quatrième segment : finition avant le camping (5–5,84 km)
Après avoir surmonté le groupe de pentes raides, la pente se radoucit à nouveau à l’approche du camping de Zhongzheng. Ce dernier kilomètre est la « zone de récupération », et c’est aussi l’endroit où l’on vérifie votre maîtrise de l’allure — si vous avez encore de l’énergie pour accélérer ici, c’est que votre allure précédente était bien dosée ; si vous pouvez à peine tenir, alors la prochaine fois, ralentissez un peu plus sur la première partie. En arrivant au camping (altitude environ 465 m), vous pouvez vous arrêter pour boire une gorgée d’eau et admirer la forêt de Dakeng ; c’est un excellent point de demi-tour ou de ravitaillement.
Conseils sur les braquets et l’équipement
Avec cette route à 4,3 % de pente moyenne et des pentes raides de 10–12 % dans la partie finale, voici les recommandations d’équipement :
- Plateau / cassette : Si vous êtes débutant ou plutôt lourd, je recommande vivement un plateau compact (50/34T) avec une cassette 11–32T ou 11–34T. Sur les pentes à 12 % de la fin, un 34×32 ou 34×34 vous laisse une marge de cadence confortable, sans être forcé à « pousser comme un bœuf » et à abîmer les genoux.
- Roues : Pour l’entraînement général, des roues de section moyenne ou basse (30–40 mm) en alu ou carbone suffisent ; pour ce type de montée courte, pas besoin de chercher l’ultra-légèreté, la stabilité et la robustesse sont plus pratiques.
- Pression des pneus : En descente, il y a des virages, ne gonflez pas trop. Pour du 700x25C, je conseille 5,5–6,5 bar à l’avant et 6–7 bar à l’arrière (à ajuster selon le poids), pour un bon compromis entre adhérence et rendement.
- Freins : Au retour en descente, vérifiez impérativement la sensation des freins. La descente de montagne est une épreuve pour les freins sur jante comme pour les disques ; un freinage prolongé provoque l’échauffement et la perte d’efficacité, pensez à « pomper » plutôt qu’à « tirer à mort ».
Ravitaillement et hydratation
C’est une route « courte mais à ne pas négliger ». Même si un aller-retour se fait en moins de 2 heures, la chaleur étouffante du bassin de Taichung en été fait perdre de l’eau plus vite qu’on ne l’imagine.
- Avant le départ : Remplissez d’abord vos bidons en ville, au moins une grande bouteille (750 ml). Près du départ du sentier de Dakeng, il y a des places de stationnement et des commerces de ravitaillement, et le long du sentier il y a aussi des stands de snacks et de boissons, mais ne misez pas tout sur le fait que « vous trouverez forcément quelque chose en route ».
- Ravitaillement énergétique : Cette route est courte, une barre énergétique ou une banane suffit généralement. Si vous comptez l’utiliser comme entraînement par intervalles en répétant plusieurs fois (par exemple 3–4 montées/descentes), alors ravitaillez au rythme de 30–60 g de glucides par heure.
- Retour : Une fois au camping, refaites le plein d’eau, et buvez encore quelques gorgées avant de redescendre vers la ville, pour ne pas oublier de vous hydrater en descente quand vous ne fournissez pas d’effort.
Météo et saisons
La zone de Dakeng à Taichung se roule toute l’année, mais chaque saison a ses particularités :
- Printemps et automne (mars–mai, octobre–novembre) : Les saisons les plus agréables, températures fraîches, bonne visibilité, c’est la période idéale pour battre son PR (record personnel).
- Été (juin–septembre) : Le bassin de Taichung est étouffant, partez idéalement avant 6 h du matin pour éviter l’exposition au soleil après 10 h. Des orages d’après-midi sont fréquents, et une descente sous la pluie en montagne est extrêmement dangereuse à cause de la chaussée glissante ; dès que vous voyez des cumulus s’accumuler rapidement, il faut rentrer plus tôt.
- Hiver (décembre–février) : L’hiver à Taichung est relativement sec et froid, c’est en fait une bonne saison pour rouler, mais le matin en montagne il fait frais, et l’effet de refroidissement éolien en descente est marqué, pensez à emporter une veste coupe-vent.
Erreurs courantes et risque d’abandon
Bien que ce soit un itinéraire pour débutants, certains y « laissent des plumes » ou se blessent, voici les raisons courantes :
- Allure trop gourmande sur la première partie : Trompé par les pentes douces de 2–3 %, on fonce jusqu’au pied de la colline, et les jambes mollissent sur les pentes raides de la fin. C’est le tueur n° 1.
- Changement de braquet trop tardif : Attendre d’être sur la pente raide, avec les pédales trop lourdes pour tourner, pour changer de vitesse ; sous pleine charge, le changement peut faire dérailler ou casser la chaîne. Changez « à l’avance, pendant qu’il vous reste de la force ».
- Danseuse excessive : Faire de la danseuse une habitude, la fréquence cardiaque monte en flèche instantanément, et on ne tient même pas la moitié du parcours. La danseuse est un outil, pas le mode principal.
- Perte de contrôle en descente : Cette route, il faut la monter mais aussi la descendre. Au retour, la descente a des virages ; si les freins surchauffent et perdent en efficacité, ou si vous abordez un virage trop vite, le risque de chute est bien plus élevé qu’en montée. La descente est le vrai danger de cette route.
Objectifs de temps selon le niveau du cycliste (segment de montée)
| Niveau du cycliste | Temps de référence | Intensité correspondante |
|---|---|---|
| Débutant (nouveau sur les cols) | 30–40 min | Terminer est une victoire, contrôler sa fréquence cardiaque du début à la fin sans exploser |
| Intermédiaire (entraînement régulier depuis plus de 6 mois) | 22–30 min | Rythme stable, ne pas mettre pied à terre dans les pentes raides de la fin |
| Compétition (avec expérience de course) | 16–22 min | Proche du seuil de puissance, viser un record personnel |
Ces temps sont des fourchettes approximatives, influencées par le poids, l’état du jour et le vent. Ce qu’il faut vraiment enregistrer, c’est votre propre courbe de fréquence cardiaque et vos données de puissance — sur la même route, rouler plus vite avec une fréquence cardiaque plus basse est la preuve irréfutable de vos progrès.
Technique de pédalage : sollicitation différente entre pente douce et pente raide
Sur le même Camping de Zhongzheng, les sections en pente douce et en pente raide exigent des techniques de pédalage radicalement différentes — un détail que beaucoup de débutants négligent.
Sur les pentes douces de 3 à 5 % du début, le pédalage idéal est le « coup de pédale circulaire » — il ne s’agit pas seulement de pousser vers le bas, mais de maintenir une transmission de force continue sur tout le tour de pédale : pousser vers le bas, tirer vers l’arrière (comme pour essuyer la boue sous sa semelle), remonter le pied, puis pousser vers l’avant. Cette application de force circulaire et fluide rend la puissance plus stable et les muscles plus économes. Les pentes douces sont le meilleur terrain pour pratiquer le pédalage circulaire, car le rythme n’est pas pressé et vous avez la marge de ressentir chaque point d’application de la force.
Arrivé sur les pentes raides de 10 à 12 % de la fin, le pédalage circulaire devient difficile ; l’accent se déplace alors vers le « centre de gravité et le gainage ». Le haut du corps doit rester relâché mais la sangle abdominale serrée, pour éviter que le balancement latéral du corps ne gaspille de l’énergie. En position assise, reculez légèrement les hanches et penchez le buste vers l’avant en l’abaissant, afin que le poids du corps s’appuie plus efficacement sur les pédales ; si vous passez en danseuse, laissez le vélo osciller latéralement tout en gardant le corps relativement stable, en « appuyant » avec le poids du corps plutôt qu’en « poussant » avec la force brute. Ces détails sont les plus adaptés à peaufiner sur une courte pente sûre et répétable comme le Camping de Zhongzheng.
Le réseau d’itinéraires de Dakeng, prolongement du Camping de Zhongzheng
Une fois le Camping de Zhongzheng bien maîtrisé, il peut devenir votre base pour explorer tout le réseau d’itinéraires de Dakeng. La région de Dakeng regorge en réalité de montées de difficultés variées :
- Qingshui Lane : environ 5 km de long, environ 248 m de dénivelé, pente moyenne de 4,8 % ; après le pont de Qingshui, la pente grimpe soudainement à 13 %, avec également un passage dur de 400 m à 10 % de moyenne. D’un cran plus difficile que le Camping de Zhongzheng, c’est un excellent objectif de progression.
- Zhuoshui Lane : à seulement 250 m environ de Qingshui Lane, l’arrivée mène également au deuxième sentier de randonnée de Dakeng ; la difficulté est supérieure, adaptée aux cyclistes qui veulent passer au niveau supérieur.
- Sifang Taizi Temple : un autre itinéraire exigeant qui part à droite de l’embranchement du Camping de Zhongzheng.
- Zhongxingling : monte directement depuis la section 2 de Dongshan Road, environ 5,5 km à 5,5 % de pente moyenne ; c’est la porte d’entrée vers Xinshe, Guguan et Dasanyuan.
Un parcours de progression idéal : stabiliser d’abord le Camping de Zhongzheng, puis relever le défi de Qingshui Lane et Zhuoshui Lane, et enfin viser Zhongxingling et Dasanyuan. Dakeng est comme un « système naturel de classement pour l’entraînement en côte », et le Camping de Zhongzheng en est le niveau d’entrée le plus accessible.
Récupération et retour au calme : ne négligez pas le dernier kilomètre après la sortie
Beaucoup de cyclistes rangent leur vélo et rentrent directement chez eux après la sortie, en négligeant l’étape du « retour au calme » — ce qui ralentit pourtant vos progrès et votre récupération.
- Pédalage de récupération : après avoir atteint le camping et redescendu sur le plat, ne vous arrêtez pas immédiatement ; roulez encore 10 minutes avec un petit braquet et une intensité faible, pour laisser la fréquence cardiaque redescendre en douceur et faciliter l’élimination du lactate.
- Étirements : après la sortie, effectuez des étirements statiques ciblant les quadriceps, les ischio-jambiers, les mollets et les fléchisseurs de hanche, afin de réduire les tensions et courbatures du lendemain.
- Ravitaillement : dans les 30 minutes suivant la sortie, consommez des glucides et des protéines pour reconstituer le glycogène et favoriser la réparation musculaire.
- Enregistrement : notez les données et les sensations du jour, comme base d’ajustement pour la prochaine séance.
En soignant ce « dernier kilomètre », chaque séance d’entraînement voit son efficacité démultipliée, et vous pouvez reprendre l’entraînement plus rapidement.
FAQ : questions pratiques sur le Camping de Zhongzheng
Q : En combien de temps un débutant peut-il parcourir toute la montée sans mettre pied à terre ?
Si vous avez des habitudes de cyclisme de base et que vous passez à un plateau compact avec une grande cassette, il faut généralement trois à cinq séances d’entraînement pour parcourir toute la montée sans poser le pied. La clé réside dans le braquet et l’allure sur les pentes raides de la fin — ne dépensez pas toutes vos forces au début. Mettre pied à terre et pousser le vélo au début, ce n’est pas grave ; considérez cela comme un processus progressif, en progressant un peu à chaque fois.
Q : Combien de séances par semaine est-il préférable de faire ?
En utilisant le Camping de Zhongzheng comme terrain d’entraînement, une à deux séances de côte par semaine suffisent ; le reste du temps, alternez avec de l’endurance sur le plat et du repos. L’entraînement en côte est intense et nécessite une récupération suffisante ; s’entraîner tous les jours accumule la fatigue et empêche de progresser.
Q : Que faire si j’ai peur de tomber en descente ?
La peur de la descente vient surtout de la « perte de contrôle de la vitesse » et de la « méconnaissance de la route ». Les solutions : roulez d’abord plusieurs fois à vitesse réduite pour mémoriser la position et la pente de chaque virage, en construisant une mémoire musculaire ; freinez avant l’entrée du virage (pas au milieu du virage), regardez vers la sortie du virage ; détendez le corps et abaissez le centre de gravité. Une fois familiarisé, la peur de la descente se transforme en plaisir.
Q : Est-ce normal d’avoir très mal aux jambes le lendemain ?
Les courbatures à apparition retardée (DOMS) après les premières séances de côte sont normales ; elles signifient que les muscles ont été stimulés et s’adaptent. En soignant le retour au calme, les étirements, l’apport en protéines et le sommeil, les courbatures s’atténuent à mesure que le corps s’adapte. En revanche, si c’est une douleur articulaire (surtout au genou) et non musculaire, vérifiez si le braquet n’est pas trop lourd ou si la hauteur de selle est correcte.
Inscrivez le Camping de Zhongzheng dans votre journal d’entraînement
Les cyclistes qui veulent vraiment progresser ont tous l’habitude de noter leurs séances. Le Camping de Zhongzheng, court, contrôlable et répétable, est le segment le plus adapté pour être inscrit dans un journal d’entraînement et suivi sur le long terme. Il est recommandé de noter les éléments suivants à chaque sortie :
- Date et météo : la température et le vent influencent la performance ; les noter permet une comparaison équitable.
- Temps de parcours : le temps de la montée complète est l’indicateur le plus direct.
- Fréquence cardiaque moyenne et maximale : reflète votre intensité et la charge sur votre système cardio-respiratoire.
- Puissance moyenne / puissance normalisée (si vous avez un capteur de puissance) : l’indicateur de production le plus objectif.
- Cadence moyenne : pour vérifier la stabilité de votre rythme de pédalage.
- Sensation subjective : comment étaient vos jambes ce jour-là, où vous avez senti des difficultés, s’il y a eu des erreurs d’allure.
En accumulant ces données sur le long terme, vous verrez apparaître une courbe de progression claire. Plus important encore, en comparant, vous identifierez vos points faibles — est-ce le cardio ? La discipline d’allure ? La technique dans les pentes raides de la fin ? Une fois le point faible identifié, vous pouvez cibler le traitement et rendre l’entraînement plus efficace. Faites de chaque montée du Camping de Zhongzheng une séance avec enregistrement, réflexion et progression ; vous découvrirez que cette courte pente peut vous emmener très loin.
Perspective avancée : transformer les données en décisions d’entraînement
Beaucoup de cyclistes achètent un capteur de puissance et une ceinture cardiaque, mais se contentent de « regarder les chiffres » sans les transformer en décisions — c’est bien dommage. Le Camping de Zhongzheng, cette courte pente répétable, est le terrain idéal pour pratiquer la « prise de décision par les données ».
Par exemple, si vous constatez que lors de plusieurs sorties consécutives, votre fréquence cardiaque s’emballe toujours dans les pentes raides de la fin et met longtemps à redescendre, ces données vous disent : votre base aérobie ou votre capacité à tolérer le lactate est insuffisante. La décision est alors — au cours des semaines suivantes, augmenter le volume aérobie de longue durée à faible intensité, compléter par un travail continu au seuil, consolider les fondations, puis revenir tester.
Autre exemple : si votre courbe de puissance est toujours « explosion au début, effondrement à la fin », ces données vous disent : votre discipline d’allure est mauvaise. La décision est — réduire délibérément la puissance au début, vous entraîner à « vous retenir », et aplatir la puissance sur tout le segment.
Encore un exemple : si vous constatez que pour un même temps de parcours, la fréquence cardiaque est à chaque fois plus basse, cette bonne nouvelle vous dit : votre condition physique progresse et votre efficacité corporelle s’améliore. La décision est — tenter d’augmenter l’intensité cible et viser un temps plus rapide.
Les données ne sont pas faites pour être regardées, elles sont faites pour prendre des décisions. Faites du Camping de Zhongzheng votre terrain d’entraînement à la prise de décision par les données ; après chaque sortie, demandez-vous : « Que me disent ces chiffres ? Comment dois-je ajuster la suite ? » Une fois que vous aurez pris cette habitude de « piloter l’entraînement par les données », vos progrès seront plusieurs fois plus rapides que ceux qui s’entraînent aveuglément. Cette mentalité d’entraînement scientifique est la compétence centrale que tout cycliste moderne devrait posséder.
Pour celles et ceux qui viennent de tomber amoureux de la montée
Si vous êtes à la porte du cyclisme, à hésiter à entrer dans le monde de la montée, je veux vous dire — n’ayez pas peur. Chaque expert qui évolue aujourd’hui avec aisance sur les grandes montagnes a un jour, sur une courte pente comme celle du Camping de Zhongzheng, haleté, eu les jambes en coton, doutant de lui-même. La montée n’a jamais été un don inné, mais une accumulation d’efforts acharnés, fois après fois.
Ce parcours est précieux parce qu’il vous offre une scène sûre, conviviale et où l’on peut s’essayer sans cesse. Vous pouvez y échouer, y poser le pied à terre, y tâtonner à votre rythme, et il ne se moquera jamais de vous. Il attend simplement là, patiemment, que vous rouliez à chaque fois un peu plus stable, un peu plus vite, un peu plus à l’aise. Cette indulgence est la douceur dont chaque débutant a le plus besoin.
Alors, ne fixez pas uniquement votre regard sur les sommets majestueux et lointains comme Wuling ou Daxueshan. La vraie progression se cache dans cette courte pente sans prétention sous vos pieds, dans chaque coup de pédale sérieux, dans chaque analyse après coup, dans chaque petit progrès. Roulez le Camping de Zhongzheng avec maîtrise, avec constance, avec passion, et vous deviendrez, sans même vous en rendre compte, un cavalier que vous admiriez autrefois. Et quand ce jour viendra, vous serez reconnaissant envers ce vous qui n’a pas abandonné, qui a accepté de s’essayer encore et encore sur cette douce pente. C’est cela, le plus beau de la montée — elle ne vous rend pas seulement plus fort, elle vous fait découvrir ce vous qui n’abandonne jamais.
Conclusion
Cette route de 5,84 km avec une pente moyenne de 4,3 % au Camping de Zhongzheng à Dakeng est le meilleur « outil de diagnostic » pour les cyclistes de Taichung. Elle est assez courte pour ne pas vous épuiser, mais recèle dans sa partie finale des rampes à plus de 10 % qui vous forcent à affronter la vérité sur votre gestion de l’allure et vos braquets. Une fois que vous la maîtrisez et la roulez avec régularité, vous aurez les fondations pour attaquer les vraies difficultés comme Qingshui Lane, Zhuoshui Lane, Zhongxingling, voire Dasanyuan ou Daxueshan. La prochaine fois que vous prendrez la route, emportez votre compteur, contrôlez votre fréquence cardiaque, changez de braquet à l’avance, et conquérez-la avec les données.
Plan d’entraînement : faites du Camping de Zhongzheng votre laboratoire de montée
La plus grande valeur de cette courte montée de 5,84 km n’est pas de la « conquérir une fois », mais de « l’utiliser de manière répétée ». Parce qu’elle est assez courte et que la récupération est rapide, elle est parfaite pour concevoir un plan de montée structuré :
Plan A : Seuil continu (idéal pour établir une endurance de croisière)
Pendant toute la montée, roulez d’une traite à une intensité où « vous pouvez dire des phrases courtes, mais pas discuter » (environ en dessous du seuil). Descente pour récupérer 10 minutes, répétez 2 à 3 fois. L’essentiel : « l’écart de temps entre chaque répétition ne doit pas dépasser 30 secondes » — la régularité est plus importante que la vitesse absolue.
Plan B : Intervalles sur les pentes raides (idéal pour améliorer l’anaérobie et la résistance à l’acide lactique)
Profitez des pentes à plus de 10 % dans la section élargie de la fin du parcours : accélérez avant d’entrer dans la pente, maintenez une puissance élevée pendant 30 à 60 secondes sur la pente, puis récupérez après l’avoir franchie. Stimuler de manière répétée les pentes raides de la fin améliorera considérablement votre capacité à encaisser la pression face aux vraies montagnes comme Chikanding ou Baimaoshan.
Plan C : Force à basse cadence (idéal pour la phase de base hivernale)
Délibérément, utilisez un braquet plus lourd que d’habitude, maintenez une cadence de 55 à 65 rpm sur toute la montée, simulant une charge de pédalage lourd pour renforcer la force musculaire des jambes. Attention : l’entraînement de force à basse cadence sollicite beaucoup les genoux, ne faites pas trop de répétitions à chaque fois et échauffez-vous toujours avant.
Auto-diagnostic de la fréquence cardiaque et de la puissance
Après avoir roulé le Camping de Zhongzheng, ne partez pas trop vite, prenez cinq minutes pour analyser les données :
- La fréquence cardiaque s’emballe-t-elle de manière incontrôlée dans la deuxième moitié ? Si votre fréquence cardiaque explose sur les pentes raides de la fin et met du temps à redescendre, cela signifie que votre allure dans la première partie était trop ambitieuse, ou que votre base aérobie globale est insuffisante. Il faut alors faire plus d’endurance de longue distance.
- L’écart de puissance entre le début et la fin est-il trop important ? Une courbe de puissance idéale en montée doit être relativement stable. Si votre puissance au début est bien supérieure à celle de la fin, cela signifie que vous « dépensez trop vite », votre discipline d’allure doit être renforcée.
- La vitesse à fréquence cardiaque égale progresse-t-elle ? C’est l’indicateur de progression le plus honnête. Notez à chaque fois le « rapport fréquence cardiaque moyenne vs temps de parcours ». Quand vous pouvez rouler plus vite avec une fréquence cardiaque plus basse, cela signifie que votre condition physique progresse réellement.
Questions fréquentes sur l’équipement
Q : Faut-il absolument passer à un plateau compact pour débuter ?
Si vous avez un plateau standard (53/39T) avec une cassette 11–28T, les 12 % de la fin seront très difficiles. Avec un budget limité, changer d’abord pour une grande cassette (11–32T ou 11–34T) est le plus économique et le plus efficace. Envisagez le plateau compact si le budget le permet.
Q : Faut-il des chaussures à cale ?
Les chaussures à cale améliorent l’efficacité du pédalage et font gagner de l’énergie dans les pentes raides, mais pour un pur débutant, utiliser d’abord des pédales plates pour développer la technique et la condition physique est tout à fait acceptable. Passez aux cales lorsque vous commencerez à chercher la performance.
Q : Freins à disque ou freins sur jante ?
La descente de ce parcours n’est pas longue, les deux conviennent. Mais si vous roulez souvent sous la pluie ou sur de longues descentes, la puissance de freinage stable des freins à disque est effectivement plus rassurante.
Faire d’une courte montée un long progrès
Beaucoup de gens méprisent les courtes montées comme celle du Camping de Zhongzheng, les jugeant « pas à la hauteur ». Mais ceux qui connaissent vraiment l’entraînement savent : le progrès vient souvent du polissage répété de sections « contrôlables et reproductibles ». » Wuling ou Daxueshan, on ne peut les rouler que quelques fois par an, mais le Camping de Zhongzheng, vous pouvez y venir chaque semaine. Faites-en votre laboratoire de montée, ajustez à chaque fois l’allure, le braquet, la cadence, notez les données, comparez les progrès, et vous deviendrez, sans vous en rendre compte, un cavalier plus fort et plus conscient de lui-même.
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