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Guide pratique de l'ascension de 32 km du Daxueshan : de Dongshi à la montagne d'endurance de 1 557 mètres en pente douce

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Stratégie pratique pour l'ascension de 32 km du Daxueshan : de Dongshi à 1 557 mètres d'endurance en montagne

Dans le spectre des ascensions de Taichung, si Wanggaoliao est un sprint, le Daxueshan est un véritable marathon. Cette route s’étend sur 32,43 km, avec un dénivelé total d’environ 1 557 mètres et une pente moyenne de 4,7 %. Depuis Dongshi, l’ascension est progressive, la végétation évoluant avec l’altitude, des forêts de feuillus aux forêts mixtes, puis aux conifères naturels, pour finalement mener au lac céleste du Petit Daxueshan, à environ 2 600 mètres d’altitude. Beaucoup disent que le Daxueshan est « facile à grimper » — parce que la pente est régulière, sans raidillons extrêmes. Mais certains y laissent des plumes — car les 32 kilomètres et les 1 500 mètres de dénivelé sont le test le plus honnête de l’endurance et de la discipline de gestion de l’allure. Cet article adopte un point de vue d’ingénieur pour décomposer cette grande montagne en un plan segmenté et exécutable.

Vue d’ensemble de l’itinéraire et analyse des données

Élément Données
Longueur totale de l’itinéraire Environ 32,43 km
Dénivelé total Environ 1 557 mètres
Pente moyenne 4,7 %
Point de départ Dongshi (zone du carrefour Fengshi / Dongkeng)
Points de passage Poste de police de Dadong, tunnel de Henglingshan, lac céleste (environ 2 600 m d’altitude)
Type d’itinéraire Ascension d’endurance longue distance

La route forestière du Daxueshan commence au carrefour des routes Fengshi et Dongkeng. Du départ au poste de police de Dadong, le parcours fait environ 15 km avec une pente moyenne d’environ 4 %, une montée douce et continue. Ce n’est qu’après le poste de police de Dadong que commence la section de montée principale — environ 12 km avec un dénivelé d’environ 800 mètres, la pente s’accentuant. Le caractère de toute la route est clair : « Douce au début, stable ensuite, pas de raidillons, c’est l’endurance qui compte, pas la puissance explosive. » C’est précisément parce que la pente est régulière et sans raidillons intimidants que le Daxueshan est particulièrement adapté pour s’entraîner à « maintenir une puissance stable sur une longue ascension » — c’est là sa valeur d’entraînement.

Stratégie par segments

Premier segment : Dongshi au poste de police de Dadong (0–15 km, pente d’environ 4 %)

Depuis Dongshi, les 15 premiers kilomètres jusqu’au poste de police de Dadong sont une montée douce qui sert d’échauffement et d’établissement du rythme, avec une pente moyenne d’environ 4 %. **Le plus grand piège de cette section est de « se sentir trop à l’aise et de rouler trop vite ». ** La pente douce de 4 % donne l’impression qu’on peut forcer, et beaucoup de gens épuisent la moitié de leurs jambes sur les 15 premiers kilomètres, pour ensuite s’effondrer sur la véritable montée. Verrouillez impérativement votre fréquence cardiaque dans la zone aérobie (70–78 % de la FC max), avec une cadence élevée de 80–90 rpm, et traitez ces 15 kilomètres comme un « échauffement » et non comme une « course ». La végétation commence par des forêts de feuillus, et l’air devient de plus en plus pur.

Deuxième segment : Poste de police de Dadong au tunnel de Henglingshan (15–26 km, pente de 6–7 %)

Après le poste de police de Dadong, le vrai Daxueshan commence. Cette section d’environ 11 km, avec un dénivelé d’environ 727 mètres et une pente moyenne d’environ 6,7 %, est le cœur de l’ascension, là où l’on ressent vraiment la montée. **C’est ici qu’on vérifie votre gestion de l’allure des premiers kilomètres — si vous avez bien géré les 15 premiers kilomètres, vous avez encore des jambes ; si vous les avez mal gérés, c’est ici que vous mettrez pied à terre. ** Bien que la pente atteigne 6–7 %, elle reste stable et linéaire, sans les montagnes russes épuisantes. Passez sur un braquet plus léger, maintenez 70–80 rpm, et gardez votre fréquence cardiaque près du seuil lactique sans le dépasser. La végétation se transforme en forêt mixte de feuillus et de conifères. Le tunnel de Henglingshan est un jalon important — le passer signifie que vous avez déjà parcouru la majeure partie de l’ascension principale.

Troisième segment : Tunnel de Henglingshan au lac céleste (26–32 km)

Après le tunnel de Henglingshan, l’altitude est déjà élevée, l’air se raréfie, la température chute brusquement, et la végétation laisse place aux conifères naturels. Ce parfum froid et résineux est propre aux hautes montagnes. Sur ces derniers kilomètres, la pente est toujours là, mais le paysage et le sentiment d’accomplissement vous porteront. Le lac céleste, situé sur la crête sud du Petit Daxueshan à environ 2 600 mètres d’altitude, est un lac de montagne qui ne tarit jamais. **À ce stade, le plus grand ennemi n’est pas la pente, mais la fatigue physique due au froid et à l’altitude. ** Ralentissez le rythme, respirez régulièrement, et laissez-vous atteindre en sécurité le sommet de cette grande montagne.

Conseils sur les braquets et l’équipement

  • Plateau / cassette : Un plateau compact (50/34T) avec une cassette 11–32T ou 11–34T est la configuration standard pour le Daxueshan. Bien que la pente soit régulière, la fatigue accumulée sur 32 km rendra les pentes de 6–7 % de la fin plus lourdes. Une large gamme de braquets vous permet de maintenir une cadence élevée et de protéger vos genoux dans la seconde moitié.
  • Roues : Pour une longue ascension, la légèreté est primordiale. Des roues légères à profil bas réduisent la charge cumulative.
  • Vêtements chauds : C’est crucial. L’écart de température entre Dongshi en bas et le lac céleste peut dépasser 10–15 °C, sans compter le refroidissement éolien à la descente. Emportez impérativement une coupe-vent, des gants longs, voire des sur-gants et des jambières. L’hypothermie sur 32 km de descente est un risque réel.
  • Éclairage et outils : Le tunnel de Henglingshan nécessite un éclairage. Les points de ravitaillement sont rares en montagne, alors emportez impérativement vos propres outils de réparation et chambres à air de rechange.

Ravitaillement et hydratation

L’un des plus grands défis du Daxueshan est la « rareté des points de ravitaillement ». C’est une route forestière dans une zone de loisirs, pas une route touristique animée.

  • Avant la montée : Remplissez impérativement toutes vos gourdes en ville à Dongshi (deux bouteilles ou plus sont recommandées) et prévoyez suffisamment de ravitaillement énergétique (gels, barres, bananes). Une fois en montée, le ravitaillement est extrêmement limité, ne comptez pas en acheter en route.
  • Rythme de ravitaillement : Pour 32 km et potentiellement 2 à 3 heures ou plus de vélo, suivez un rythme de 30 à 60 g de glucides par heure et une hydratation toutes les 15 à 20 minutes.
  • Poste de police de Dadong : Peut servir de point de pause à mi-parcours pour vérifier votre état.
  • Informations sur le parc : La zone de loisirs forestière nationale du Daxueshan a des règles d’entrée et des contrôles horaires. Renseignez-vous impérativement sur les horaires d’ouverture et les tarifs les plus récents avant de partir pour éviter de trouver porte close (ces informations changent souvent, veuillez vous référer aux annonces officielles).

Météo et saisons

  • Printemps et automne (mars–mai, octobre–novembre) : La meilleure saison pour rouler, climat stable, bonne visibilité, belle végétation (les conifères sont encore plus beaux en automne).
  • Été : Chaud en bas mais frais en montagne, un bon choix pour une ascension estivale. Attention toutefois aux brouillards et orages de l’après-midi, partez tôt et revenez tôt.
  • Hiver : Les hautes altitudes peuvent être très froides, voire givrées, avec des routes glissantes. Les risques pour la sécurité et l’hypothermie augmentent considérablement. Déconseillé aux non-initiés.
  • Rappel général : La météo en haute altitude est changeante. En cas de brouillard, la visibilité chute brutalement. Allumez vos feux et ralentissez impérativement.

Erreurs courantes et risques d’abandon

  1. Rouler trop vite sur les 15 premiers kilomètres : Trompé par la pente douce de 4 %, on explose ses jambes dès l’échauffement. C’est la première cause d’abandon sur le Daxueshan.
  2. Ravitaillement insuffisant : Sous-estimer la rareté des points de ravitaillement sur la route forestière, manquer d’eau et de nourriture et s’épuiser en route.
  3. Vêtements insuffisants : Ne penser qu’à la chaleur de la montée, ignorer le froid du lac céleste et l’hypothermie à la descente, ce qui entraîne une perte de chaleur et des doigts engourdis affectant le contrôle du vélo.
  4. Mauvaise gestion du temps : Ne pas calculer les horaires d’ouverture et de contrôle de la zone de loisirs forestière, ou ne pas pouvoir redescendre avant la nuit. Prévoyez une marge de temps suffisante pour la descente.
  5. Partir seul et imprudemment : La route forestière est peu fréquentée, le signal téléphonique instable. En cas de problème en solitaire sur le Daxueshan, il est difficile de demander de l’aide. Il est recommandé de rouler en groupe.

Temps de référence pour différents niveaux de cyclistes (parcours complet de 32,43 km)

Niveau du cycliste Temps de référence Intensité correspondante
Débutant / objectif finisher 3,5–4,5 heures Aérobie tout du long, objectif : terminer
Intermédiaire 2,5–3,5 heures Croisière stable, pas de mise pied à terre dans la seconde moitié
Compétition 2–2,5 heures Proche du seuil, chasser le chrono

Le Daxueshan n’est pas un endroit pour comparer la puissance explosive, mais pour voir « qui peut maintenir une puissance stable jusqu’au bout ». La véritable victoire se joue sur les 17 derniers kilomètres, sur ce qu’il vous reste dans les jambes.

Préparation physique et mentale pour une longue ascension

Les 32 km du Daxueshan ne testent pas seulement les jambes, mais aussi la « préparation ». Pour une sortie réussie au Daxueshan, la moitié de la victoire est décidée avant même le départ.

Bilan physique avant le départ

  • Pas de surentraînement la semaine précédente : Laissez suffisamment de temps pour récupérer, arrivez avec des jambes fraîches, pas avec de la fatigue.
  • Sommeil et alimentation : Dormez bien la veille, mangez suffisamment de glucides le jour J (un petit-déjeuner plus copieux que d’habitude). Une longue ascension repose sur les réserves de glycogène.
  • Progression progressive : Ne faites pas du Daxueshan votre première grande montagne. Accumulez d’abord de l’expérience sur Zhongxingling, Dakeng, Wanggaoliao. Une fois que vous pouvez terminer régulièrement une ascension de 1 000 mètres de dénivelé, alors seulement attaquez les 1 557 mètres du Daxueshan.

Préparation mentale

Sur une ascension de 32 km, le plus grand ennemi est souvent le « démon intérieur ». Quand vous êtes à mi-parcours et que vous voyez encore tout ce chemin devant vous, l’envie d’abandonner est forte. La solution est de « découper les objectifs » — ne pensez pas aux 32 km, pensez seulement « d’abord le poste de police de Dadong », « ensuite le tunnel de Henglingshan ». Décomposez la grande montagne en jalons atteignables, et accomplissez-les un par un.

Effets de l’altitude sur le corps et solutions

Le point culminant du Daxueshan approche les 2 600 mètres. Les défis physiologiques de l’altitude ne doivent pas être sous-estimés :

  • Air raréfié : Plus l’altitude est élevée, plus la pression partielle d’oxygène est faible, et le même effort vous essoufflera davantage. La solution est de « rétrograder activement » — plus vous montez, plus vous devez délibérément passer sur un braquet plus léger et réduire votre puissance cible. Ne vous comparez pas à vos données de plaine.
  • Chute brutale de température : De Dongshi en bas au lac céleste, l’écart de température peut dépasser 10–15 °C. Pendant l’ascension, le corps chauffe et on ne sent pas le froid, mais dès qu’on s’arrête ou qu’on descend, l’hypothermie s’installe très vite. La solution est d’avoir suffisamment de couches chaudes et de s’habiller impérativement avant la descente.
  • UV et déshydratation : Les UV sont intenses en altitude et l’air est sec. Le risque de déshydratation est souvent sous-estimé. La protection solaire et l’hydratation régulière sont indispensables.
  • Mal aigu des montagnes : Une minorité de personnes ressent des maux de tête ou des nausées lors d’une montée rapide au-dessus de 2 000 mètres. Si les symptômes sont marqués, ralentissez ou faites demi-tour, ne forcez pas.

La descente : le vrai défi sous-estimé

Beaucoup de gens concentrent toute leur attention sur « comment monter », mais négligent le fait que les 32 km de descente du Daxueshan sont le véritable danger.

  • Hypothermie : En descente, on ne fournit aucun effort, avec l’effet de refroidissement éolien et le froid déjà présent en altitude, l’hypothermie lors d’une longue descente est le risque numéro un. Enfilez impérativement votre coupe-vent, vos couches chaudes et vos gants longs avant de descendre.
  • Surchauffe des freins : Sur 32 km de descente continue, un freinage prolongé peut surchauffer les jantes ou les disques et réduire la puissance de freinage. Freinez impérativement « par à-coups » pour laisser le temps de refroidir, ne tirez pas sur les freins en continu.
  • Baisse de concentration : Après 32 km d’ascension, vous êtes très fatigué, la concentration a tendance à se relâcher en descente, et avec les nombreux virages, c’est une période à haut risque de chute. Restez concentré et contrôlez votre vitesse.
  • Pneus et état de la route : La route forestière en montagne peut présenter des chutes de pierres, des gravillons, des feuilles mortes glissantes. En descente, anticipez et ralentissez dans les virages.

Souvenez-vous : redescendre en sécurité, c’est ça, une sortie réussie au Daxueshan.

Ravitaillement pratique : l’autosuffisance version route forestière

Le Daxueshan est une route forestière dans une zone de loisirs, les points de ravitaillement y sont extrêmement rares, ce qui signifie que vous devez être « autosuffisant ».

  • Eau : Au moins deux bouteilles (1,5 litre ou plus). Sur une longue ascension, on transpire beaucoup, mieux vaut en avoir trop que pas assez.
  • Énergie solide : Barres énergétiques, bananes, onigiris — des glucides qui se conservent bien et se digèrent facilement. Complétez à raison de 30 à 60 g de glucides par heure.
  • Énergie rapide : 2 à 3 gels énergétiques, comme solution d’urgence en cas de coup de mou dans la seconde moitié.
  • Électrolytes : Particulièrement importants en été, pour éviter les crampes. Utilisez des comprimés d’électrolytes ou des boissons pour sportifs.
  • Réserve d’urgence : Emportez une portion supplémentaire, au cas où la sortie se prolongerait.

Mieux vaut en avoir trop que pas assez. Sur une route forestière perdue au milieu de nulle part, le ravitaillement est votre ligne de vie.

Gestion de la puissance sur une longue ascension : garder la discipline grâce aux chiffres

Les 32 km du Daxueshan rendent la « sensation » peu fiable — en fin de parcours, la fatigue fausse votre perception de l’intensité. C’est là que le capteur de puissance (ou à défaut la ceinture cardiaque) devient votre outil de discipline.

Principes de gestion de la puissance

  • Définissez une zone cible : Sur la base de votre FTP, pour une longue ascension, il est recommandé de viser 75–85 % de votre FTP (selon votre condition et votre objectif). Restez dans la partie basse au début, et contentez-vous de maintenir en fin de parcours.
  • Surveillez la puissance normalisée (NP) : Une longue ascension a forcément des variations. Ne vous attardez pas sur les fluctuations instantanées de puissance, mais regardez si la NP globale reste dans la zone cible.
  • Méfiez-vous de la « dérive de puissance » : Si vous constatez que pour maintenir la même puissance, votre fréquence cardiaque augmente de plus en plus (dérive cardiaque), cela signifie que la fatigue ou la déshydratation s’accumule. Renforcez le ravitaillement, voire réduisez votre objectif.

Pas de capteur de puissance ?

Utilisez la fréquence cardiaque : fixez votre limite supérieure en dessous de votre fréquence cardiaque au seuil lactique, et soyez encore plus prudent au début. Complétez avec le « test de conversation » — si vous êtes trop essoufflé pour prononcer une phrase courte, l’intensité est trop élevée, ralentissez.

Garder les chiffres, c’est garder vos chances de terminer le Daxueshan.

Daxueshan vs Wuling : une répétition générale

Beaucoup de cyclistes considèrent le Daxueshan comme une « répétition avant Wuling », et cette vision est très juste.

Wuling est le point culminant des routes de Taïwan (environ 3 275 mètres d’altitude). En partant de Puli par l’ouest, c’est un défi ultime de plus de 50 km et plus de 3 000 mètres de dénivelé. Le Daxueshan, avec ses 32 km, ses 1 557 mètres de dénivelé et son point culminant à près de 2 600 mètres, est exactement une « version réduite » de Wuling — il teste les mêmes choses : l’endurance longue distance, l’adaptation à l’altitude, les stratégies de ravitaillement et de protection contre le froid, et la gestion de l’hypothermie à la descente.

Si vous n’arrivez même pas à terminer le Daxueshan de manière régulière, tenter Wuling à la légère est dangereux. À l’inverse, si vous maîtrisez le Daxueshan et que vous avez répété tous les défis ci-dessus, vous aurez une base solide pour juger « si vous pouvez monter à Wuling ». Le Daxueshan est la leçon pratique la plus précieuse à assimiler avant de se diriger vers le point culminant des routes de Taïwan.

Organisation et sécurité en groupe

La route forestière du Daxueshan est peu fréquentée et le signal est instable. Il est fortement recommandé de rouler accompagné. Et le cyclisme en groupe a aussi sa propre intelligence :

  • Répartir le rythme : Sur une longue ascension, pas besoin de forcer pour rester groupé. Chacun monte à son rythme, et on se retrouve aux points clés (comme le poste de police de Dadong, le tunnel de Henglingshan).
  • Veiller les uns sur les autres : Surveillez l’état de vos coéquipiers. Si quelqu’un ralentit nettement, a mauvaise mine ou présente des signes de mal des montagnes, arrêtez-vous rapidement pour l’aider.
  • Partager le ravitaillement et les outils : Le groupe peut se répartir le portage des outils de réparation et du matériel de premiers secours, allégeant la charge individuelle.
  • Descente en groupe : Ne descendez pas en paquet serré. Gardez des distances de sécurité et contrôlez chacun votre vitesse.
  • Convention de communication : Quand le signal est instable, convenez de points de rendez-vous et de temps d’attente pour éviter de se perdre.

Une sortie sûre au Daxueshan ne repose pas seulement sur la condition physique individuelle, mais aussi sur la cohésion et l’entraide du groupe. Mettez la sécurité avant la performance, pour que chaque voyage en montagne se termine dans la sérénité.

FAQ : ce qu’il faut savoir avant de relever le défi du Daxueshan

Q : Je n’ai jamais fait de grande montagne, puis-je attaquer directement le Daxueshan ?
Non, ce n’est pas recommandé. Le Daxueshan, avec ses 32 km, ses 1 557 mètres de dénivelé et son point culminant à près de 2 600 mètres, est une sérieuse ascension de haute altitude. Il est recommandé d’accumuler d’abord de l’expérience sur des itinéraires comme Zhongxingling ou Dakeng. Une fois que vous pouvez terminer régulièrement une ascension d’environ 1 000 mètres de dénivelé, alors seulement attaquez le Daxueshan. La progression progressive est la clé d’une sortie sûre et agréable.

Q : Quelle quantité d’eau et de ravitaillement dois-je prévoir ?
Au moins deux bouteilles d’eau (1,5 litre ou plus), à augmenter selon la météo et votre transpiration personnelle. Préparez le ravitaillement énergétique à raison de 30 à 60 g de glucides par heure, plus une portion de réserve d’urgence. Le ravitaillement est rare sur la route forestière, mieux vaut en avoir trop.

Q : Est-il obligatoire de rouler accompagné ?
Fortement recommandé. La route forestière est peu fréquentée et le signal est instable. En cas de problème en solitaire, il est difficile de demander de l’aide. Rouler en groupe est non seulement plus sûr, mais permet aussi de s’entraider et de partager l’équipement.

Q : Puis-je prévoir d’autres activités le jour de la sortie ?
Non, ce n’est pas recommandé. Le Daxueshan est une sortie longue et éprouvante, qui peut occuper une grande partie de la journée avec la montée et la descente, et vous serez fatigué après. Considérez-le comme l’activité principale de la journée et laissez-vous du temps pour récupérer.

Lire la météo au Daxueshan

La météo en haute altitude est changeante. Savoir lire la météo est une compétence clé pour une sortie sûre au Daxueshan.

Avant le départ : Consultez les prévisions météo pour la région de Lishan et Heping, en prêtant une attention particulière à la température, à la probabilité de pluie et aux orages de l’après-midi. Si les prévisions sont nettement mauvaises, mieux vaut reporter.

Observations pendant la sortie :

  • Évolution des nuages : Si vous voyez des cumulus s’accumuler rapidement et le ciel s’assombrir, cela peut être le signe d’un orage imminent. Soyez vigilant et envisagez de faire demi-tour plus tôt.
  • Brouillard : En haute altitude, le brouillard se lève souvent l’après-midi, la visibilité chute brutalement. En cas de brouillard, allumez vos feux, ralentissez, voire faites une pause en attendant.
  • Chute brutale de température : Une baisse soudaine de la température annonce souvent un changement de temps. Ajoutez des couches chaudes rapidement.
  • Direction et force du vent : Surveillez les changements de vent. Un vent fort peut affecter le contrôle du vélo et la température ressentie.

Principe de décision : En montagne, la sécurité prime toujours sur l’objectif. Si le temps se gâte, faites demi-tour ou arrêtez-vous sans hésiter — la montagne sera toujours là, les occasions reviendront, mais la sécurité n’a qu’une seule chance. Savoir lire la météo et savoir dire « non » au bon moment, c’est la sagesse d’un cycliste accompli. Le Daxueshan ne teste pas seulement votre condition physique, mais aussi votre respect et votre jugement face à la montagne. Maîtrisez cette capacité de lecture, et vous pourrez, à l’avenir, affronter des sommets plus élevés comme Wuling ou Hehuan, tout en profitant en sécurité de la beauté du cyclisme en haute altitude.

Stratégie nutritionnelle pour une longue ascension : de l’avant-course à l’après-course

Pour une ascension longue et éprouvante comme le Daxueshan, la stratégie nutritionnelle est aussi importante que l’entraînement physique. Une stratégie nutritionnelle complète couvre trois phases : avant, pendant et après.

Avant (de la veille au départ) : Augmentez votre apport en glucides dès la veille (une version simplifiée du concept de « surcharge en glycogène ») pour remplir les réserves de glycogène musculaire et hépatique. Le petit-déjeuner du jour J doit être plus copieux que d’habitude — principalement des glucides faciles à digérer (comme du porridge, du pain, des bananes) — et laissez suffisamment de temps pour digérer avant de partir.

Pendant (pendant la sortie) : Une longue ascension est une bataille de dépense énergétique continue. Le principe est « petites quantités, fréquemment, n’attendez pas d’avoir faim » — ravitaillez toutes les 15 à 20 minutes, consommez 30 à 60 g de glucides par heure, en alternant solide (barres, bananes) et liquide (gels, boissons pour sportifs). Hydratez-vous toutes les 15 minutes, et ajoutez des électrolytes en été pour éviter les crampes. En altitude, l’appétit peut diminuer, il faut se rappeler de se ravitailler par discipline.

Après (après la sortie) : Les 30 minutes qui suivent la fin sont une fenêtre d’or pour la récupération — consommez des glucides pour reconstituer le glycogène et des protéines pour réparer les muscles. Un repas copieux et une hydratation abondante accéléreront considérablement la récupération.

En exécutant correctement cette stratégie nutritionnelle, vous terminerez non seulement le Daxueshan plus facilement, mais vous réduirez aussi les risques de coup de mou et de crampes, et récupérerez plus vite. La nutrition est l’élément le plus négligé de la performance en longue ascension, mais celui qui fait la plus grande différence. Elle est aussi importante que l’entraînement physique — on pourrait même dire que le ravitaillement est le second moteur d’une longue ascension.

Ce que la longue pente m’a appris : la patience

La longue ascension du Daxueshan m’a enseigné la leçon la plus précieuse : la « patience ». Dans cette époque qui privilégie le rapide et la gratification immédiate, la patience est devenue une vertu rare. Nous sommes habitués aux résultats immédiats et à la satisfaction instantanée. Dès qu’une chose exige une longue attente et une accumulation, nous devenons impatients et tentés d’abandonner.

Mais le Daxueshan ne fonctionne pas comme ça. Ses trente et quelques kilomètres et ses mille cinq cents mètres de dénivelé ne se gravissent pas d’un coup. On ne peut pas forcer avec la brutalité, on ne peut que faire preuve de patience, kilomètre après kilomètre, segment après segment. Il vous force à abandonner l’obsession de « l’arrivée immédiate », à apprendre à apprécier le processus, à apprendre à vivre avec la longueur, à apprendre à croire que « tant que l’on avance, on finira par arriver ».

Cette patience, forgée sur les longues pentes, imprègne chaque recoin de la vie. Quand vous faites face à un objectif qui exige un investissement à long terme avant de voir des résultats — apprendre une compétence, entretenir une relation, accomplir une grande chose — vous vous souviendrez du Daxueshan, et de la façon dont vous avez, avec patience, gravi une montagne qui semblait sans fin, mètre après mètre. Vous comprendrez que ce qui a vraiment de la valeur n’est jamais rapide ; cela demande du temps, de l’accumulation, et cette patience de « ne pas se presser, mais avancer sans cesse ». Le Daxueshan, par sa longueur, a gravé cette patience dans mes os. Et cette patience, plus que tout progrès physique, me servira toute ma vie.

Puissiez-vous, dans la montagne, rencontrer une meilleure version de vous-même

Le Daxueshan n’est pas seulement une montagne, c’est un miroir qui vous reflète. Dans sa longue ascension, son air raréfié, ses forêts immenses, vous rencontrerez le vous le plus authentique, celui que la vie quotidienne masque habituellement — votre endurance et votre fragilité, votre persévérance et vos reculs, votre petitesse et votre potentiel.

Et à chaque dialogue avec cette montagne, à chaque traversée de ses épreuves, vous deviendrez un peu meilleur qu’avant — plus humble, plus résilient, plus reconnaissant et plus respectueux. C’est peut-être la raison profonde pour laquelle nous courons sans cesse vers les montagnes : non pas pour les conquérir, mais pour, face à elles, rencontrer et devenir une meilleure version de nous-mêmes. Puissiez-vous, dans la forêt millénaire du Daxueshan, rencontrer le vous que vous avez toujours voulu devenir.

Conclusion

Le Daxueshan : 32,43 km, 1 557 mètres de dénivelé, 4,7 % de pente moyenne. Il est « facile », car il ne vous torture pas avec des raidillons extrêmes ; il est « coriace », car ses 32 km mettront à nu, avec honnêteté, chacune de vos failles dans la gestion de l’allure. Il teste l’endurance, la discipline, la préparation, et le respect des risques liés à l’altitude et à la descente. Prévoyez suffisamment de ravitaillement, emportez assez de vêtements chauds, réprimez l’envie de foncer sur les 15 premiers kilomètres, restez concentré à la descente, et avec endurance et intelligence, gravissez cette grande montagne qui s’élève doucement depuis Dongshi, puis redescendez-la en sécurité. Quand vous y parviendrez, vous serez passé du statut de « cycliste qui sait grimper » à celui de « cycliste qui comprend les grandes montagnes ».

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