Guide de la station de retransmission du mont Jiji : un plan d'allure pour la montagne de 1 000 mètres cachée derrière le tunnel vert

Quand on évoque Jiji, la plupart des gens pensent au tunnel de verdure et au petit train. Mais pour les amateurs de grimpe, le vrai défi de Jiji se cache dans les montagnes derrière le bourg — une route agricole qui mène au relais de télévision du mont Jiji Dashan.
Regardons d’abord les chiffres réels : le relais de Jiji Dashan (segment Strava 13869273) s’étend sur environ 14,39 km avec un dénivelé total de 1 030,4 m et une pente moyenne de 7,0 %, classé par Strava dans la catégorie la plus élevée, Category 5 (HC). Avec plus de 1 000 mètres de dénivelé et 14 kilomètres de montée continue, cet itinéraire apparemment méconnu rivalise en difficulté avec de nombreux cols célèbres. C’est la représentation par excellence de la « séance d’entraînement dure cachée » pour les cyclistes de Nantou.
Cet article adopte une approche axée sur les données pour décomposer ces 14,39 km en stratégies réalisables d’allure et de braquet.
Aperçu de l’itinéraire : un col exigeant dissimulé sous un tunnel de verdure
| Élément | Données |
|---|---|
| Distance du segment | 14 390 mètres (environ 14,39 km) |
| Dénivelé total | 1 030,4 mètres |
| Pente moyenne | 7,0 % |
| Classement Strava | Category 5 (HC) |
| Zone | Bourg de Jiji, comté de Nantou |
| Point d’arrivée | Relais de télévision du mont Jiji Dashan (à environ 1 392 m d’altitude) |
| Point de départ | Périphérie du bourg de Jiji (environ 250–300 m d’altitude) |
Le départ de l’ascension de Jiji Dashan se fait généralement par la route agricole près de l’école primaire Yongchang, annexe Fushan. On suit la route agricole sinueuse qui monte sans cesse, bordée d’un tunnel de verdure mêlant bambous, arbres et bananiers. Au bout de la route agricole (à environ 1 392 mètres d’altitude) se trouve un panneau indiquant le relais de télévision de la région centrale, avec une tour de transmission et un espace de stationnement — c’est le sommet de cet itinéraire.
La pente moyenne de 7,0 % semble douce à première vue, mais la clé de cette route réside dans la « continuité » — près de 14 kilomètres de montée quasi ininterrompue, avec peu de répit, et une qualité de revêtement inégale sur la route agricole. C’est une épreuve sévère pour l’endurance et la gestion du rythme.
Section 1 : du bourg au départ de l’ascension (échauffement)
Du bourg de Jiji au départ de la route agricole, cette section est une zone de transition relativement douce. Profitez-en pour bien vous échauffer.
- Principe d’allure : maintenez votre fréquence cardiaque en zone aérobie, puissance entre 65 % et 70 % de votre FTP, pour laisser les muscles entrer progressivement en action.
- Vérification du matériel : avant l’ascension proprement dite, vérifiez que les changements de braquet sont fluides, que les bidons sont pleins et que la pression des pneus est correcte.
- Mental : la vraie bataille de cette route est plus loin, ne vous précipitez surtout pas dans la première partie.
Section 2 : montée douce sous le tunnel de verdure (départ – mi-parcours)
Une fois sur la route agricole, la pente augmente progressivement pour atteindre 6 %–8 %, les bambous et les arbres formant un tunnel de verdure ombragé. C’est la zone clé pour établir votre rythme.
- Stratégie d’allure : adoptez un mode de « sortie stable », puissance entre 75 % et 80 % de votre FTP, et avancez à un rythme soutenable.
- Cadence de pédalage : maintenez une cadence de 80–90 rpm. La route agricole présente des raidillons et des dégradations de surface ; une cadence élevée permet d’absorber les variations de pente.
- Attention à la route : la route agricole peut présenter des feuilles mortes, de la mousse, des graviers et des nids-de-poule, surtout sur les sections ombragées et humides. Soyez vigilant sur l’adhérence et ralentissez dans les virages.
Section 3 : la pente s’intensifie (mi-parcours – approche du sommet)
Plus on approche du relais, plus la pente se montre exigeante, certaines sections dépassant les 10 %. L’altitude augmente aussi ; sans risque de mal aigu des montagnes, la fatigue accumulée commence à se faire sentir.
- Conseil de braquet : à partir d’ici, utilisez des braquets légers comme 34×30, 34×32, et rétrogradez sans hésiter dans les passages raides pour maintenir la cadence.
- Stratégie d’allure : acceptez le fait que la vitesse diminue, et concentrez-vous sur le maintien d’un pédalage ininterrompu. Cette section est un double test de volonté et de discipline d’allure.
- Moment de ravitaillement : profitez des sections légèrement moins raides pour absorber des glucides et de l’eau ; n’attendez pas d’être à plat pour penser à manger.
Section 4 : la fin vers le relais
Enfin, on atteint le relais à environ 1 392 mètres d’altitude. On y trouve la tour de transmission et un espace de stationnement — un excellent endroit pour se reposer et profiter du panorama.
- Allure : s’il vous reste de l’énergie, vous pouvez légèrement accélérer en fin de parcours. Si vous êtes proche de la limite, le principe est de « finir sans poser le pied ».
- Récupération : à l’arrivée, hydratez-vous, étirez-vous et couvrez-vous ; la température et l’humidité au sommet diffèrent nettement de celles du bas.
Conseils de braquet et d’équipement
| Niveau de cycliste | Plateau avant recommandé | Cassette recommandée | Explication |
|---|---|---|---|
| Cycliste général | Compact 50/34T | 11-34T | Braquets de secours amplement suffisants pour une longue montée |
| Avancé | 50/34T | 11-32T | Pour ceux qui ont une base d’endurance |
| Compétition | 52/36T | 11-30T | Pour ceux qui ont un bon rapport puissance/poids |
Autres points importants :
- Pneus : 25c–28c, la qualité de la route agricole étant inégale, réduisez légèrement la pression pour plus de confort et d’adhérence.
- Bande de roulement : choisissez des pneus offrant à la fois adhérence et protection anti-crevaison ; les graviers sont nombreux sur les routes agricoles de montagne.
- Freins : la descente au retour sollicite fortement les freins ; sur la route agricole en descente, contrôlez particulièrement votre vitesse. Les freins à disque sont prioritaires.
Stratégie de ravitaillement et d’hydratation
Il n’y a pratiquement aucun point de ravitaillement le long de la route agricole de Jiji Dashan — c’est le point le plus important à prendre en compte dans votre planification.
- Avant la montée : faites le plein d’eau et d’énergie dans le bourg de Jiji. Le bourg dispose de supérettes et de commerces — c’est la dernière occasion de se ravitailler.
- Quantité à emporter : au moins deux bidons d’eau, accompagnés d’une quantité suffisante de gels énergétiques ou de ravitaillement. Sur 14 km de montée continue, la dépense est bien plus importante qu’on ne l’imagine.
- Stratégie : complétez en glucides et électrolytes toutes les 40–50 minutes pour éviter l’épuisement énergétique en fin de parcours.
Météo et saisons
- Printemps/Automne : les saisons idéales pour rouler, fraîches et sèches, avec une visibilité dégagée.
- Été : chaleur étouffante à basse altitude, mais le tunnel de verdure offre de l’ombre. Partez tôt le matin pour éviter les orages d’après-midi.
- Brouillard l’après-midi : aux altitudes plus élevées, le brouillard a tendance à se former après midi ; terminez le défi le matin.
- Après la pluie : la route agricole est glissante après la pluie, avec des risques de chutes de pierres et de branches cassées ; vérifiez impérativement l’état de la route avant de monter.
Erreurs courantes et risques d’abandon (DNF)
- Sous-estimer la continuité : se laisser tromper par la « moyenne de 7 % » et ignorer la dépense d’endurance de 14 km quasi sans répit.
- Partir trop vite au début : se précipiter entre le bourg et le départ de l’ascension, puis perdre de la vitesse dès le milieu de la route agricole.
- Ravitaillement insuffisant : ne pas emporter assez d’eau et de nourriture alors qu’il n’y a aucun point de ravitaillement en route, puis se déshydrater et s’épuiser en fin de parcours.
- Erreurs sur la route : glisser sur les sections humides et ombragées ou sur les graviers ; les risques liés à la surface de la route agricole sont souvent négligés.
- Perte de contrôle en descente : la longue descente du retour met à l’épreuve les freins et la concentration ; la fatigue augmente le risque d’erreur.
Temps objectifs selon le niveau du cycliste
Sur la base de 14,39 km, 1 030 m de dénivelé et 7 % de pente moyenne :
| Niveau de cycliste | Temps de référence | Vitesse moyenne |
|---|---|---|
| Cycliste de compétition | 42–52 min | 16–20 km/h |
| Cycliste avancé | 53 min – 1 h 05 | 13–16 km/h |
| Cycliste général | 1 h 06 – 1 h 25 | 10–13 km/h |
| Défi loisir | Plus de 1 h 25 | Moins de 10 km/h |
Le relais de Jiji Dashan est un « col exigeant dissimulé sous un tunnel de verdure ». Il n’a pas la notoriété de Wuling, mais avec sa montée continue de plus de mille mètres, il teste honnêtement votre endurance et votre discipline d’allure. Lorsque vous contemplez depuis la tour de transmission la vallée de Jiji et de la rivière Zhuoshui, vous comprendrez : certains des entraînements les plus solides se cachent dans ces routes agricoles sans prétention.
La science de l’endurance sur 1 000 mètres de dénivelé : pourquoi la « continuité » use plus que la « pente »
La pente moyenne du relais de Jiji Dashan n’est que de 7 %, bien plus douce que les 11,7 % de Guguan, mais sa difficulté vient d’une autre dimension — la « continuité ». 14,39 km et plus de 1 000 mètres de montée continue ne testent pas l’explosivité instantanée, mais la capacité d’endurance à maintenir une sortie stable sur la durée.
D’un point de vue physiologique, cette montée continue de longue durée, à intensité moyenne-élevée, sollicite principalement votre système aérobie et vos réserves de glycogène. Lorsque vous pédalez sans interruption pendant plus d’une heure, le glycogène s’épuise progressivement ; si le ravitaillement n’est pas assuré, vous heurtez ce qu’on appelle le « mur » — le corps s’effondre soudainement, les jambes deviennent de plomb, le mental flanche. Jiji Dashan teste donc non seulement la condition physique, mais aussi le rythme de ravitaillement et la gestion mentale. C’est pourquoi de nombreux cyclistes le considèrent comme le choix n°1 des « séances d’endurance » : il vous oblige à apprendre, dans une montée interminable, à stabiliser l’allure, le ravitaillement et le mental. Celui qui gravit Jiji Dashan avec aisance abordera les autres longues montées (comme le tronçon central de Wuling) avec bien plus d’assurance.
Entraînement du moteur aérobie : utiliser Jiji Dashan comme intervalle long
Le temps de parcours de Jiji Dashan, environ 45 minutes à 1 h 30, en fait un support idéal pour l’entraînement par « intervalles longs (Tempo / Seuil) ». Voici une séance de référence : après un bon échauffement, roulez l’intégralité du parcours à 76 %–90 % de votre FTP (zone Tempo à Sweet Spot), en maintenant une puissance ou une fréquence cardiaque régulière, sans à-coups. Ce type d’entraînement améliore efficacement votre seuil aérobie et votre capacité à maintenir une sortie sur la durée.
Pour aller plus loin, vous pouvez insérer quelques intervalles au seuil pendant la montée — par exemple, toutes les 10 minutes de montée, ajoutez 3 minutes à 95 %–105 % du FTP, puis revenez en Tempo. Cet entraînement varié stimule simultanément les systèmes aérobie et anaérobie, simulant la capacité à gérer les variations de pente en conditions réelles. Quel que soit le programme, la longueur et la pente régulière de Jiji Dashan offrent un environnement d’entraînement idéal. N’oubliez pas de bien récupérer et de vous ravitailler après la séance ; une longue montée épulse le corps bien plus qu’on ne l’imagine.
Conseils pour rouler sur route agricole
Le parcours de Jiji Dashan emprunte principalement des routes agricoles, ce qui diffère des routes classiques sur plusieurs points clés à ne pas négliger :
- Qualité de surface inégale : la route peut présenter des nids-de-poule, des fissures, des feuilles mortes, de la mousse et des graviers. Utilisez des pneus de 25c à 28c et réduisez légèrement la pression pour plus de confort et d’adhérence. Ralentissez dans les virages et en descente, en laissant une marge de réaction.
- Ombrage et humidité : le tunnel de verdure formé par les bambous et les arbres est frais, mais les sections ombragées ont tendance à être humides et à développer de la mousse, réduisant l’adhérence.
- Visibilité limitée : la route agricole est sinueuse avec une mauvaise visibilité ; des véhicules agricoles, des motos ou des piétons peuvent apparaître. Ne prenez jamais les virages à grande vitesse.
- Ravitaillement rare : il n’y a pratiquement aucun point de ravitaillement le long de la route ; faites le plein d’eau et de nourriture dans le bourg de Jiji.
- Mauvaise réception : certaines sections en montagne peuvent avoir un signal faible ; informez vos proches de votre itinéraire et emportez des outils de base et une chambre à air de rechange.
FAQ
Q : Peut-on monter cette route avec un vélo de route classique ? Oui, mais comme la route agricole est en mauvais état, utilisez des pneus de 28c, réduisez légèrement la pression et prévoyez des braquets suffisamment légers pour les sections raides.
Q : Quelle quantité de ravitaillement faut-il prévoir ? Au moins deux bidons d’eau, accompagnés de 2 à 3 gels énergétiques ou barres. La montée continue de 14 km est éprouvante et il n’y a aucun ravitaillement en route ; prévoyez suffisamment.
Q : Convient-il aux débutants ? Jiji Dashan est d’un niveau élevé (catégorie HC) ; il est recommandé aux cyclistes ayant déjà une certaine expérience de la montée et des longues distances. Les débutants peuvent d’abord établir des bases sur des itinéraires plus doux comme la route 101 de Lugu.
Décomposition pratique de l’allure par sections
Jiji Dashan peut être découpé en quatre sections pour gérer l’allure selon les sensations. La première section est l’échauffement du bourg au départ de l’ascension : maintenez la fréquence cardiaque en zone aérobie, puissance entre 65 % et 70 % du FTP, pour laisser les muscles entrer progressivement en action, et profitez-en pour vérifier les changements de braquet et la pression des pneus. La deuxième section est la montée douce sous le tunnel de verdure une fois sur la route agricole, où la pente passe à 6 %–8 % : adoptez un mode de sortie stable, puissance entre 75 % et 80 % du FTP, cadence de 80 à 90 rpm, en utilisant une cadence élevée pour absorber les raidillons et les dégradations de la route agricole.
La troisième section est celle où la pente s’intensifie : plus on approche du relais, plus la pente se montre exigeante, certaines sections dépassant les 10 %. À partir d’ici, utilisez des braquets légers comme 34×30, 34×32, rétrogradez sans hésiter dans les passages raides et concentrez-vous sur le maintien d’un pédalage ininterrompu. La quatrième section est la fin vers le relais : s’il vous reste de l’énergie, vous pouvez légèrement accélérer ; si vous êtes proche de la limite, le principe est de finir sans poser le pied. Une fois au relais à environ 1 392 mètres d’altitude, hydratez-vous, étirez-vous et couvrez-vous ; la température et l’humidité au sommet diffèrent nettement de celles du bas. Gardez le rythme de ces quatre sections en tête, et vous pourrez, tout au long de cette montée interminable, garder le contrôle de votre état au lieu d’être entraîné par la pente sans fin.
Récapitulatif des erreurs courantes et des risques d’abandon
Jiji Dashan n’est certes pas la route la plus raide, mais elle comporte plusieurs pièges qui font trébucher. Le premier est de sous-estimer la continuité — se laisser tromper par la moyenne de 7 % et ignorer la dépense d’endurance de 14 km quasi sans répit, pour se retrouver à plat dès le milieu de la route agricole. Le deuxième est de partir trop vite au début, en se précipitant entre le bourg et le départ de l’ascension, épuisant ses forces prématurément. Le troisième est un ravitaillement insuffisant : ne pas emporter assez d’eau et de nourriture alors qu’il n’y a aucun point de ravitaillement en route, puis se déshydrater et s’épuiser en fin de parcours. Le quatrième est une erreur sur la route : glisser sur les sections humides et ombragées ou sur les graviers ; les risques liés à la surface de la route agricole sont souvent négligés. Le cinquième est la perte de contrôle en descente : la longue descente du retour met à l’épreuve les freins et la concentration ; la fatigue augmente le risque d’erreur.
Le cœur de la prévention de ces risques est de garder à l’esprit le mot « continuité ». Jiji Dashan n’est pas une route qu’on gravit d’un seul élan grâce à l’explosivité, mais une route qu’on termine mètre par mètre grâce à l’endurance et à la discipline. Dès le départ, adoptez une allure soutenable pendant plus d’une heure, ravitez-vous régulièrement, restez concentré sur la route, et vous pourrez gravir en toute sécurité et avec aisance ce col exigeant de mille mètres dissimulé sous un tunnel de verdure. Il récompensera honnêtement votre préparation — plus vous êtes préparé, plus vous roulez avec aisance ; si vous le négligez, il vous donnera une bonne leçon avec sa montée interminable et son ravitaillement rare.
Braquets, équipement et temps objectifs
Face aux 14,39 km et au dénivelé de plus de mille mètres de Jiji Dashan, le choix du braquet est crucial. Pour le cycliste général, un plateau compact 50/34T avec une cassette 11-34T est recommandé, avec des braquets de secours amplement suffisants ; le cycliste avancé peut utiliser une 11-32T ; le cycliste de compétition, s’il a un bon rapport puissance/poids, peut utiliser un 52/36T avec une 11-30T. Pour les pneus, choisissez du 25c à 28c ; la qualité de la route agricole étant inégale, réduisez légèrement la pression pour plus de confort et d’adhérence, et choisissez des pneus offrant à la fois adhérence et protection anti-crevaison. La descente du retour sollicite fortement les freins ; sur la route agricole en descente, contrôlez particulièrement votre vitesse. Les freins à disque sont prioritaires. Si vous prolongez vers des altitudes plus élevées, les écarts de température augmentent ; prévoyez une veste coupe-vent.
Sur la base de 14,39 km, 1 030 m de dénivelé et 7 % de pente moyenne, le cycliste de compétition termine en environ 42 à 52 minutes, le cycliste avancé en environ 53 minutes à 1 h 05, le cycliste général en environ 1 h 06 à 1 h 25, et le défi loisir en plus de 1 h 25. Cette route n’a pas la notoriété de Wuling, mais avec sa montée continue de plus de mille mètres, elle teste honnêtement votre endurance et votre discipline d’allure. Lorsque vous contemplez depuis la tour de transmission la vallée de Jiji et de la rivière Zhuoshui, vous comprendrez : certains des entraînements les plus solides se cachent dans ces routes agricoles sans prétention. Maîtrisez Jiji Dashan, et vous découvrirez que votre endurance sur toutes les longues montées s’améliore — c’est là sa véritable valeur en tant que séance d’entraînement dure cachée.
Aperçu de l’itinéraire et positionnement de la difficulté
Le relais de Jiji Dashan s’étend sur environ 14,39 km avec un dénivelé total de 1 030,4 m et une pente moyenne de 7,0 %, classé par Strava dans la catégorie la plus élevée, Category 5 (HC). Le départ se fait généralement par la route agricole près de l’école primaire Yongchang, annexe Fushan. On suit la route agricole sinueuse qui monte sans cesse, bordée d’un tunnel de verdure mêlant bambous, arbres et bananiers. Au bout de la route agricole (à environ 1 392 mètres d’altitude) se trouve un panneau indiquant le relais de télévision de la région centrale, avec une tour de transmission et un espace de stationnement — c’est le sommet de cet itinéraire.
La pente moyenne de 7,0 % semble douce à première vue, mais la clé de cette route réside dans la continuité — près de 14 kilomètres de montée quasi ininterrompue, avec peu de répit, et une qualité de revêtement inégale sur la route agricole. C’est une épreuve sévère pour l’endurance et la gestion du rythme. Sa difficulté ne vient pas de la raideur, mais de la longueur ; elle ne teste pas l’explosivité, mais l’endurance. C’est pourquoi, bien qu’elle n’ait pas la notoriété de Wuling, sa difficulté réelle rivalise avec de nombreux cols célèbres. La classer en catégorie HC n’a rien d’exagéré. Pour les cyclistes qui souhaitent améliorer leur endurance sur les longues montées, Jiji Dashan est une séance d’entraînement dure cachée, gravement sous-estimée — avec sa montée continue de plus de mille mètres, elle teste et forge solidement votre moteur aérobie et votre volonté. Celui qui la gravit avec aisance abordera toute longue montée avec une assurance supplémentaire.
Derniers conseils pour les challengers
Enfin, voici quelques conseils pratiques pour ceux qui s’apprêtent à relever le défi de Jiji Dashan. Premièrement, faites impérativement le plein d’eau et de nourriture dans le bourg de Jiji — c’est la dernière occasion de se ravitailler avant la montée, et il n’y a pratiquement aucun point de ravitaillement le long de la route agricole. Deuxièmement, choisissez un jour au temps stable, en évitant le brouillard de l’après-midi et l’humidité après la pluie ; la route agricole présente des risques de chutes de pierres et de branches cassées après la pluie. Troisièmement, informez vos proches de votre itinéraire ; certaines sections en montagne peuvent avoir un signal faible. Emportez des outils de base et une chambre à air de rechange. Quatrièmement, mesurez vos forces — c’est un col exigeant de catégorie HC ; si votre expérience de la montée est limitée, commencez par établir des bases sur des itinéraires plus doux comme la route 101 de Lugu avant de relever ce défi.
Lorsque vous êtes bien préparé et que vous partez par un matin légèrement frais, vous découvrirez que Jiji Dashan est en réalité une route infiniment fascinante. Elle est calme, vaste, et vous permet, tout au long de cette montée interminable, de vous retrouver profondément avec vous-même. Au moment où vous atteignez la tour de transmission et contemplez toute la vallée centrale, vous comprendrez que ces 14 kilomètres de solitude et de sueur vous apportent une plénitude et une immensité que personne ne pourra vous enlever. C’est là le cadeau le plus précieux que Jiji Dashan offre à quiconque est prêt à pédaler vers le haut.
Pourquoi la montée « continue » est un passage obligé pour le cycliste avancé
À un certain stade de leur carrière cycliste, de nombreux cyclistes rencontrent un plafond : ils peuvent attaquer les courtes montées, mais manquent toujours de force sur les longues. Ce n’est souvent pas un problème de force musculaire, mais de endurance aérobie et de discipline d’allure. Et la meilleure façon de briser ce plafond est de s’entraîner délibérément sur les longues montées « continues » — Jiji Dashan est le matériau idéal pour ce type d’entraînement.
La montée continue vous oblige, sur une longue durée, à maintenir une sortie stable, un ravitaillement stable et un mental stable. Elle n’entraîne pas l’explosivité, mais l’efficacité du moteur d’endurance et la gestion du glycogène. Lorsque vous pouvez gravir avec aisance une montée continue de 14 km et plus de mille mètres comme Jiji Dashan, vous découvrirez que, dans le tronçon central de Wuling ou dans toute course de longue montée, vous ne heurtez plus le mur aussi facilement. Il n’y a pas de raccourci pour développer cette capacité — seule une répétition d’entraînements de longue montée permet de construire progressivement la base d’endurance du corps. Jiji Dashan n’est pas tape-à-l’œil, n’est pas photogénique, mais c’est précisément le terrain idéal pour cet entraînement solide. Il vous accompagne silencieusement pour développer votre endurance, puis un jour, vous découvrirez soudain que ces longues pentes qui vous épuisaient autrefois sont désormais gérables avec aisance. C’est ce que l’entraînement de montée continue — et Jiji Dashan — apporte au cycliste avancé comme croissance la plus concrète.
Point de départ et approche
Le départ de l’ascension de Jiji Dashan se fait généralement par la route agricole près de l’école primaire Yongchang, annexe Fushan. Avant d’entrer dans la route agricole véritablement raide, le tronçon du bourg de Jiji au départ de l’ascension est une zone de transition relativement douce — profitez-en pour bien vous échauffer : maintenez la fréquence cardiaque en zone aérobie, puissance entre 65 % et 70 % du FTP, pour laisser les muscles entrer progressivement en action. Avant l’ascension proprement dite, vérifiez que les changements de braquet sont fluides, que les bidons sont pleins et que la pression des pneus est correcte. La vraie bataille de cette route est plus loin, ne vous précipitez surtout pas dans la première partie.
Il convient de noter que le bourg de Jiji est la dernière occasion complète de ravitaillement de tout le parcours. Le bourg dispose de supérettes et de commerces ; faites-y impérativement le plein d’eau et de nourriture, car une fois sur la route agricole, il n’y a pratiquement aucun point de ravitaillement. Une erreur courante consiste à sous-estimer la dépense de cette montée continue de 14 km, à ne pas emporter assez d’eau et de nourriture, puis à se déshydrater et s’épuiser en fin de parcours. Mieux vaut donc emporter un bidon d’eau et un gel énergétique de plus que de se retrouver à court à mi-montée. En préparant correctement l’échauffement et le ravitaillement sur la section d’approche, vous aborderez la véritable montée dans les meilleures conditions, prêt à affronter avec aisance ce col exigeant de mille mètres dissimulé sous un tunnel de verdure.
Conseils complets sur la météo, les saisons et l’état de la route
Le choix de la météo et de la saison pour Jiji Dashan influence directement la sécurité et l’expérience de la sortie. Le printemps et l’automne sont les saisons idéales pour rouler, fraîches et sèches, avec une visibilité dégagée ; en été, la chaleur est étouffante à basse altitude, mais le tunnel de verdure offre de l’ombre — partez tôt le matin pour éviter les orages d’après-midi ; aux altitudes plus élevées, le brouillard a tendance à se former après midi — terminez le défi le matin. Après la pluie, la route agricole est glissante, avec des risques de chutes de pierres et de branches cassées ; vérifiez impérativement l’état de la route avant de monter.
En prenant soin de tous ces détails, vous pourrez conquérir en toute sécurité et avec plaisir ce col exigeant caché de catégorie HC. Il n’a pas la notoriété de Wuling, mais avec sa montée continue de plus de mille mètres, il teste honnêtement votre endurance et votre discipline d’allure. Lorsque vous contemplez depuis la tour de transmission la vallée de Jiji et de la rivière Zhuoshui, vous comprendrez : certains des entraînements les plus solides se cachent dans ces routes agricoles sans prétention. Maîtrisez Jiji Dashan, et vous découvrirez que votre endurance sur toutes les longues montées s’améliore — c’est là sa valeur la plus précieuse en tant que séance d’entraînement dure cachée. Ce qu’il vous apprend, ce n’est pas seulement comment gravir une montagne, mais comment, dans un effort long et solitaire, stabiliser votre rythme et votre volonté.
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