Stratégie pour la montée courte et raide de la route circulaire du Mont Daisen : 3,5 km à 7,7 % au pied du Fuji de Hōki

Au pied du plus haut sommet de la région de Chūgoku se trouve une montée courte et raide, concentrée en un seul morceau : ces 3,5 km sur la route circulaire du Mont Daisen sont le coup de poing le plus direct et le plus impitoyable au pied du « Fuji de Hōki ». La distance est courte, mais la pente soutenue vous force à montrer votre vraie valeur en peu de temps.
Commençons par les données et le positionnement. Le Mont Daisen (だいせん), culminant à 1729 mètres, est le plus haut sommet de la préfecture de Tottori et de la région de Chūgoku. En raison de sa silhouette conique élégante, il est surnommé « Fuji de Hōki (ほうきふじ) », et son piémont s’étend sur les bourgs de Daisen et de Hōki. La « route circulaire du Mont Daisen » fait le tour de la montagne, sur environ 64 km, et a été sélectionnée parmi les « 100 plus belles routes du Japon ».
Pour les cyclistes taïwanais, le nom du Mont Daisen n’est peut-être pas aussi célèbre que celui du Mont Fuji, mais son importance dans la région de Chūgoku (ouest de Honshū) est capitale : c’est le plus haut sommet de la région, un lieu sacré de la foi montagnarde, et le site de la plus grande station de ski de l’ouest du Japon. La route circulaire qui l’entoure a d’ailleurs été choisie parmi les « 100 plus belles routes du Japon », une route classique et appréciée des amateurs de conduite et de cyclisme au Japon. Que vous souhaitiez relever le défi du tour complet avec ses longues ascensions, ou simplement attaquer un court segment raide pour vous entraîner, le Mont Daisen offre le défi que vous recherchez.
Les données du segment de montée présenté dans cet article sont une distance d’environ 3,49 km, un dénivelé d’environ 300,6 mètres et une pente moyenne de 7,7 % — il s’agit d’une montée courte et raide sur la route circulaire, et non du tour complet. Ce type de segment, « courte distance, forte pente », a un caractère bien marqué : il ne teste pas votre endurance, mais votre capacité à produire de la puissance sur une courte durée et à gérer les pentes raides.
En d’autres termes, ce segment est un défi de type « explosif », radicalement différent des longues pentes de type « endurance » comme le Fuji Skyline. Sur 3,5 km, un cycliste entraîné peut grimper en une quinzaine de minutes à intensité moyenne-élevée, mais la pente moyenne de 7,7 %, avec d’éventuels passages encore plus raides, vous maintiendra dans une zone de fréquence cardiaque élevée pendant ces quinze minutes. C’est un segment idéal pour un « entraînement par intervalles de puissance en montée » : attaquez-le à une intensité proche de la limite, considérez-le comme un stimulus d’entraînement de haute qualité. Comprendre ce caractère « court, raide et explosif » est la première étape pour planifier cette route.
1. Aperçu général et données réelles de l’itinéraire
| Élément | Données |
|---|---|
| Distance | Environ 3,49 km |
| Dénivelé | Environ 300,6 mètres |
| Pente moyenne | 7,7 % |
| Localisation | Secteur du bourg de Hōki, préfecture de Tottori (piémont du Mont Daisen) |
| Itinéraire | Route circulaire du Mont Daisen (100 plus belles routes du Japon) |
| Niveau de difficulté | Montée courte et raide (type sprint / intervalles) |
2. Trois échelles : ne mélangez pas les données
Pour bien comprendre cette route, il faut d’abord distinguer trois échelles différentes de « montée du Mont Daisen », afin d’éviter toute confusion de données :
- Le segment Strava de cet article : environ 3,49 km, 7,7 % de moyenne, un segment d’entraînement court et raide sur la route circulaire.
- Le tour complet de la route circulaire du Mont Daisen : environ 64 km, montées et descentes continues, presque pas de plat, avec un dénivelé cumulé pouvant dépasser 2000 mètres, un défi de longue distance pour cyclistes avancés.
- Le parcours officiel de la « Hill Climb in Daisen » : départ au niveau de la mer (altitude 0 m), arrivée à la station de ski de Daisen, distance de 17,3 km, dénivelé de 814 mètres, dénivelé cumulé d’environ 829 mètres, pente moyenne de 5,5 %, avec une première moitié en pente douce et une seconde moitié comportant des pentes à 12 % et des lacets en épingle à cheveux.
Ces trois éléments sont trois défis complètement différents, et leurs données ne doivent pas être mélangées. Cet article se concentre sur le premier : ce segment court et raide de 3,49 km.
Pourquoi insister là-dessus ? Parce que de nombreux cyclistes venus d’ailleurs, en faisant leurs recherches, mélangent facilement des données de sources différentes, ce qui conduit à une préparation inadaptée. Par exemple, si vous pensez que « la montée du Mont Daisen ne fait que 3,5 km » et partez léger, mais que vous roulez en réalité sur le tour complet de 64 km avec plus de 2000 mètres de dénivelé cumulé, votre préparation en termes de ravitaillement et d’énergie sera gravement insuffisante, avec un risque pour la sécurité. À l’inverse, si vous vous préparez pour un « défi avancé de tour complet » alors que vous ne voulez rouler que ces 3,5 km de montée courte, c’est trop. Avant de partir, il est donc essentiel de savoir : quelle échelle de « Daisen » allez-vous gravir aujourd’hui ? Cette prise de conscience détermine directement votre équipement, votre ravitaillement et votre préparation mentale.
3. Stratégie par sections (le rythme d’une montée courte et raide)
Le départ : ne vous laissez pas tromper par la courte distance
3,5 km, ça semble court, et beaucoup pensent instinctivement : « c’est si court, je fonce ». Mais une pente moyenne de 7,7 % signifie une montée soutenue et coriace, qui ne fait pas de cadeau, et qui n’est peut-être qu’une partie d’un parcours plus vaste (comme le tour complet de la route circulaire). Principe clé : évaluez d’abord la place de ce segment dans votre parcours global. S’il s’agit d’un défi de montée courte et indépendant, vous pouvez attaquer à intensité élevée ; s’il ne fait que partie d’un long parcours sur la route circulaire, économisez vos forces et ne craquez pas ici.
Cette façon de penser, « évaluer d’abord le rôle du segment », est ce qui distingue le cycliste intelligent du cycliste impulsif. L’impulsif voit une pente et fonce ; si ce n’est qu’une partie d’un long parcours, il s’effondre souvent dans la seconde partie. L’intelligent se demande d’abord : « Quel rôle joue ce segment dans mon plan global aujourd’hui ? » puis décide de l’effort à fournir. Sur ces mêmes 3,5 km, la meilleure façon de rouler est complètement différente selon qu’il s’agit d’un « défi isolé » ou d’un « passage sur le tour complet ». Ce jugement, qui semble simple, est en réalité la base pour bien rouler n’importe quel segment.
Le milieu : maintenir le rythme, gérer les passages raides
La clé d’une montée courte et raide est de maintenir une puissance stable et plutôt élevée sur une distance limitée. Sur une pente moyenne de 7,7 %, des passages encore plus raides peuvent se glisser ; quand vous les rencontrez, rétrogradez et augmentez la cadence, évitez de forcer sur un gros braquet qui ferait monter l’acide lactique d’un coup. Vous serez en intensité moyenne à élevée pendant tout le segment, une respiration rapide est normale.
Contrairement aux longues pentes, la marge d’erreur dans le rythme d’une montée courte et raide est plus grande : comme la distance est courte, même si vous partez un peu trop fort, vous tiendrez généralement jusqu’au sommet. Mais cela ne signifie pas qu’il faut foncer sans stratégie. L’approche la plus intelligente est la suivante : partez à une intensité « élevée mais tenable », rétrogradez souplement dans les passages raides pour maintenir la cadence, et gardez le coup le plus puissant pour le sprint final. Ainsi, vous profitez pleinement de la courte distance pour obtenir un bon temps, sans craquer en cours de route et compromettre la performance de tout le segment. Si vous avez un capteur de puissance, observez votre courbe de puissance et entraînez-vous à répartir l’effort sur ces 3,5 km : c’est en soi un excellent entraînement.
La fin : le sprint final d’une montée courte
Comme la distance est courte, vous pouvez appuyer un peu plus dans le dernier tronçon et utiliser l’énergie restante. Une montée courte et raide est parfaite pour l’entraînement par intervalles : grimper ces 3,5 km à une intensité proche de la limite est un excellent exercice de puissance en montée.
Si vous voulez maximiser la valeur d’entraînement de ce segment, voici comment procéder : maintenez une intensité élevée pendant environ 10 à 15 minutes (environ 100 à 110 % de votre FTP) du début à la fin, et traitez-le comme un « intervalle au seuil » complet. Une montée de cette longueur se situe précisément dans la zone idéale pour améliorer la « puissance aérobie » et la « tolérance au lactate ». Après la montée, récupérez bien et, si vos forces le permettent, vous pouvez même répéter plusieurs fois (si le segment permet un demi-tour en sécurité), pour en faire une série d’intervalles. Bien sûr, si vous roulez sur le tour complet de la route circulaire et que ce segment n’est qu’une partie du parcours, faites l’inverse : économisez vos forces, passez à une intensité tenable, et ne brûlez pas ici le capital nécessaire pour la suite.
4. Braquets et équipement
- Plateau : un compact 50/34 suffit pour une pente moyenne de 7,7 % ; ce type de pente ne nécessite pas de braquets ultra-légers de niveau « pente extrême ».
- Cassette : une 11–32T suffit pour la plupart des cyclistes ; si ce segment fait partie d’un long parcours ou si vous voulez plus de confort, une 11–34T sera plus sûre et plus économique.
- Cadence : dans les passages raides, maintenez au moins 60 rpm, évitez de tomber dans les basses cadences fatales qui feraient exploser les muscles des cuisses.
Côté équipement, ce segment est en soi court et peu élevé en altitude, mais si vous roulez sur le tour complet de la route circulaire (plus de 2000 mètres de dénivelé cumulé), préparez-vous comme pour une longue montée en altitude : emportez suffisamment d’eau (les points de ravitaillement sont très rares le long de la route circulaire, il est recommandé d’emporter plus de 2 litres), des aliments de ravitaillement et une couche chaude.
Je réinsiste ici sur l’importance de « distinguer les échelles ». Si vous ne roulez que ces 3,5 km de montée courte, l’équipement peut être très léger : une bouteille d’eau et un en-cas suffisent. Mais si vous voulez faire le tour complet de la route circulaire, c’est une tout autre préparation : c’est un défi de plus de 2000 mètres de dénivelé cumulé, proche d’une journée complète, avec très peu de points de ravitaillement. Vous devez vous préparer comme pour une expédition longue distance en autosuffisance. Ne pas emporter assez d’eau ou de nourriture sur une route circulaire où les points de ravitaillement sont rares est un risque bien réel. Avant de partir, vérifiez donc une fois de plus : quelle échelle de Daisen allez-vous gravir aujourd’hui ? Préparez ensuite votre équipement et votre ravitaillement en conséquence.
5. Ravitaillement et hydratation
- Si vous ne roulez que ce court segment : une bouteille d’eau et un en-cas de secours suffisent, la charge est légère.
- Si vous roulez sur le tour complet de la route circulaire : c’est crucial — les points de ravitaillement sont très rares, principalement autour du temple Daisen-ji, du plateau de Masumizu et d’Okudaisen. Emportez impérativement suffisamment d’eau (plus de 2 litres) et de nourriture, ne comptez pas sur des commerces en chemin.
- Rythme de ravitaillement : sur une longue montée, mangez régulièrement toutes les 30 à 40 minutes, n’attendez pas d’avoir faim. Sur une route circulaire avec peu de points de ravitaillement, cette habitude « proactive et régulière » est particulièrement importante pour éviter l’hypoglycémie sur des tronçons isolés.
- Achats avant le départ : les konbini japonais sont très bien équipés ; faites vos achats dans les villes au pied de la montagne (comme Yonago) avant de partir, c’est la solution la plus sûre. Une fois en montagne, n’espérez plus trouver de commerces partout.
6. Paysages en chemin : le col de Kagikake et le plateau de Masumizu
Le point de vue le plus célèbre de la route circulaire du Mont Daisen est le col de Kagikake (かぎかけとうげ). Il fait face à la paroi sud du Mont Daisen — cette paroi rocheuse et sauvage est le visage le plus impressionnant de la montagne. En automne, les hêtres y déploient des couleurs flamboyantes ; au printemps et en été, la verdure nouvelle recouvre la vallée, d’une beauté à couper le souffle. Si vous roulez sur le tour complet de la route circulaire, le col de Kagikake est un arrêt à ne manquer sous aucun prétexte.
Vu de l’ouest, le Mont Daisen présente un profil conique doux et élégant, semblable à un petit Fuji, d’où son surnom de « Fuji de Hōki ». Mais lorsque vous vous tenez au col de Kagikake, face à sa paroi sud escarpée et déchiquetée, vous découvrez un Mont Daisen complètement différent — abrupt, rugueux, plein d’une force primitive. Une même montagne, deux visages radicalement différents, c’est cette opposition qui rend le tour du Mont Daisen si fascinant. Arrêtez-vous au col de Kagikake, laissez-vous contempler cette paroi sud, et vous oublierez un instant la peine de la montée, ne restant que le respect et l’admiration pour cette montagne.
De plus, le long de la route circulaire, vous trouverez le plateau de Masumizu (à environ 900 mètres d’altitude, avec un télésiège panoramique offrant une vue sur la mer du Japon et les lumières nocturnes de Yonago), entre autres sites qui méritent un arrêt lors du tour du Mont Daisen. Le télésiège panoramique de Masumizu fonctionne d’avril à novembre et vous emmène à une vue plus élevée, embrassant d’un regard la mer du Japon et le paysage urbain de Yonago ; la nuit, la vue est particulièrement enchanteresse. Si vous roulez sur le tour complet de la route circulaire, ces points de vue disséminés en chemin feront de votre sortie non seulement une montée, mais un véritable voyage autour d’une montagne célèbre, à la découverte de paysages exceptionnels.
7. Le tour complet de la route circulaire : un défi de niveau avancé
Si vous ne vous contentez pas de ces 3,5 km de montée courte et souhaitez relever le défi du tour complet de la route circulaire du Mont Daisen, c’est un combat d’un tout autre niveau.
Le tour complet fait environ 64 km, avec des montées et descentes continues, presque aucun plat pour souffler, et un dénivelé cumulé pouvant dépasser 2000 mètres : un défi clairement destiné aux cyclistes avancés. Sélectionnée parmi les « 100 plus belles routes du Japon », elle relie les paysages spectaculaires de la paroi sud au col de Kagikake, les panoramas du plateau de Masumizu, l’atmosphère spirituelle du temple Daisen-ji et la plus grande forêt primaire de hêtres de l’ouest du Japon. C’est un itinéraire complet qui vous permet d’admirer les différentes facettes du Mont Daisen sous tous les angles tout en testant pleinement vos limites physiques, avec une grande satisfaction à la clé.
Mais pour faire le tour complet, la logistique doit être irréprochable : les points de ravitaillement sont très rares (principalement autour du temple Daisen-ji, du plateau de Masumizu et d’Okudaisen), emportez impérativement suffisamment d’eau (2 litres ou plus recommandés) et de nourriture. De plus, plus de 2000 mètres de dénivelé cumulé et la météo de montagne exigent d’emporter des vêtements chauds et de prévoir une marge de temps suffisante. Considérez le tour complet de la route circulaire comme un « défi d’une journée autour d’une montagne célèbre » à planifier sérieusement : ravitaillement, vêtements chauds, temps, tout doit être prêt pour accomplir ce grand tour du Fuji de Hōki en toute sécurité et avec plaisir.
7. Erreurs courantes et risques d’abandon
- Confusion des données : mélanger les données du segment court, du tour complet et du parcours de course, ce qui conduit à une préparation erronée (par exemple, penser que ce n’est que 3,5 km, puis découvrir en roulant le tour complet qu’il faut grimper plus de 2000 mètres). C’est l’erreur de planification la plus courante et la plus dangereuse au Mont Daisen.
- Départ trop violent sur la montée courte : si ce segment fait partie d’un long parcours, un départ en trombe épuise les forces pour la suite, rendant la route plus difficile.
- Ravitaillement insuffisant pour le tour complet : faire le tour complet sans assez d’eau ni de nourriture sur une route circulaire avec très peu de points de ravitaillement est l’erreur la plus dangereuse, celle qui peut le plus probablement causer un accident.
- Croisement sur les tronçons étroits : la route circulaire comporte des tronçons étroits ; soyez attentif aux véhicules et à la sécurité lors des croisements. Les guides de conduite recommandent souvent de se ranger à gauche dans les passages étroits ; à vélo, restez également vigilant et cédez le passage en vous serrant sur le côté.
La valeur d’entraînement d’une montée courte et raide
Il convient de noter que ce segment court et raide de 3,5 km à 7,7 % au Mont Daisen est en réalité un excellent matériau d’entraînement. Pour les cyclistes qui veulent améliorer leur capacité en montée, ce type de segment, « longueur adaptée, pente soutenue », se situe précisément dans la zone idéale pour développer la « puissance au seuil » et la « force spécifique en montée ».
Si vous l’utilisez comme entraînement, voici comment procéder : après un bon échauffement, attaquez du début à la fin à une intensité proche ou légèrement supérieure à votre FTP, et notez votre temps et votre puissance ; après une récupération complète, si les conditions et la sécurité le permettent, répétez plusieurs fois pour en faire une série d’intervalles. En vous entraînant ainsi régulièrement, vous verrez votre puissance en montée augmenter régulièrement. Et le magnifique paysage du versant sud du Mont Daisen rend cet entraînement par intervalles, habituellement monotone, bien plus agréable : s’entraîner sur une pente avec un tel panorama est un vrai bonheur.
8. Temps objectifs selon le niveau du cycliste
Voici les temps de référence pour le segment Strava (environ 3,49 km, environ 300 mètres de dénivelé) :
| Niveau du cycliste | Temps de référence |
|---|---|
| Niveau compétition avancé | Environ 12 à 15 minutes |
| Niveau croisière stable | Environ 16 à 20 minutes |
| Niveau tourisme / défi | 21 minutes et plus |
Comme la distance est courte, ce segment est idéal pour « battre son record » : notez votre temps, revenez plus tard pour le défier et voir vos progrès, c’est une façon très gratifiante de s’entraîner. Bien sûr, si vous le considérez comme une partie du tour complet de la route circulaire, ne vous focalisez pas sur les secondes de ce segment ; économisez vos forces pour terminer l’ensemble, c’est l’essentiel.
9. La course : Hill Climb in Daisen
La région accueille une course officielle, la « Hill Climb in Daisen », dont le point de départ est au parc sportif de Meiwa, préfecture de Tottori (bourg de Daisen). Le départ se fait au niveau de la mer (altitude 0 m) et l’arrivée est à la station de ski de Daisen, sur une distance de 17,3 km, avec un dénivelé de 814 mètres, une pente moyenne de 5,5 %, une première moitié en pente douce (paysage de prairies) et une seconde moitié comportant des pentes à 12 % et des lacets en épingle à cheveux. À l’arrivée, un barbecue de mouton à volonté au lodge Gōenzan vous attend. Attention : ce parcours de course est différent du segment court de 3,49 km de cet article et du tour complet de la route circulaire ; ne mélangez pas les données. Si vous souhaitez relever le défi du Mont Daisen sous forme de course, c’est l’option la plus représentative.
Cette course a une conception très romantique : le départ au niveau de la mer, altitude 0 mètre. Cela signifie que vous partez du bord de la mer du Japon et grimpez jusqu’à la station de ski du Mont Daisen, vivant pleinement le dénivelé vertical « de la mer à la montagne ». Ce type de course de montée avec « départ à l’altitude 0 » est relativement rare au Japon ; il vous permet de ressentir concrètement le processus qui élève votre corps du niveau de la mer jusqu’à la haute montagne. La première moitié, en pente douce, traverse des paysages de prairies ouvertes ; la seconde moitié vous attend avec des pentes à 12 % et une série de lacets en épingle à cheveux — cette conception de parcours, douce d’abord puis raide, met sérieusement à l’épreuve la répartition de l’effort et la sagesse du rythme. Et le barbecue de mouton à volonté au lodge Gōenzan après l’arrivée est la conclusion la plus réconfortante et la plus attendue de ce dur combat. Si votre emploi du temps peut s’adapter aux dates de la course, faire de la « Hill Climb in Daisen » votre façon de défier le Mont Daisen sera une expérience inoubliable (les dates exactes, le nombre de places et les modalités d’inscription doivent être confirmés à l’avance auprès des organisateurs).
10. Intégrer le Mont Daisen dans votre itinéraire
Le Mont Daisen se trouve dans la préfecture de Tottori ; pour les cyclistes venus d’ailleurs ou de l’étranger, la logistique et la planification de l’itinéraire sont aussi importantes que la condition physique.
Choix de la base : vous pouvez choisir la ville de Yonago (à l’ouest de la montagne, pratique et bien équipée) ou les installations de villégiature au pied du Mont Daisen comme base de votre voyage à vélo. Yonago est proche du Mont Daisen, bien équipée, avec des konbini, des restaurants et des hébergements ; c’est un bon point de chute avant et après le vélo, et pratique pour faire vos achats de ravitaillement avant le départ.
Choix de la saison : le Mont Daisen est enneigé en hiver (la saison de ski s’étend environ de fin décembre à fin mars), et la route circulaire ainsi que les tronçons de plateau associés sont fermés en hiver. La meilleure saison pour venir à vélo est donc de la fin du printemps à l’automne. La verdure nouvelle du printemps, la fraîcheur de l’été, les couleurs automnales du col de Kagikake : chaque saison a son charme ; les feuillages d’automne sur la paroi sud au col de Kagikake sont particulièrement célèbres, une raison pour laquelle de nombreux photographes et cyclistes viennent spécialement, sans doute le plus beau moment de l’année au Mont Daisen.
Planification du temps : si vous faites le tour complet de la route circulaire, c’est une sortie qui approche la journée entière ; partez impérativement le matin, prévoyez une marge de temps suffisante et préparez bien ravitaillement et vêtements chauds ; si vous n’attaquez que ce court segment, vous pouvez être plus flexible, et même l’intégrer dans un plus grand voyage à vélo dans la région de Tottori et du plateau de Hiruzen. Dans tous les cas, il est recommandé de planifier la montée pendant une période de météo stable, en évitant les changements de temps possibles de l’après-midi, afin d’avoir une marge confortable pour terminer sereinement.
Conclusion
Ce segment court et raide de 3,49 km à 7,7 % sur la route circulaire du Mont Daisen est le coup de poing le plus direct au pied du « Fuji de Hōki ». Sa distance est courte, sa pente est soutenue, et il est parfait pour un entraînement par intervalles de puissance en montée, ou pour les cyclistes qui veulent une montée de qualité dans un temps limité ; et si vous élargissez votre regard au tour complet de la route circulaire, c’est un autre défi de niveau avancé, avec plus de 2000 mètres de dénivelé cumulé, nécessitant une journée entière et une préparation minutieuse. Cette flexibilité, « une route, plusieurs échelles », est ce qui rend le Mont Daisen si attachant : il peut satisfaire à la fois ceux qui veulent s’entraîner sur un court segment et ceux qui veulent faire le tour complet d’une montagne célèbre. Quelle que soit l’échelle choisie, avec un braquet adapté, des données claires et (pour le tour complet) un ravitaillement et des vêtements chauds suffisants, vous pourrez pleinement profiter du plaisir du cyclisme mêlant montée et paysages au pied du plus haut sommet de la région de Chūgoku. Au moment où vous vous tiendrez au col de Kagikake face à la paroi sud du Mont Daisen, vous comprendrez que ce « Fuji de Hōki » mérite vraiment le voyage.
Enfin, résumons l’essence de la stratégie de la montée du Mont Daisen en une phrase : d’abord, déterminez clairement quelle échelle vous allez gravir (segment court / tour complet / parcours de course), puis préparez équipement, ravitaillement et mental en conséquence. Pour le segment court, attaquez-le comme un intervalle explosif ; pour le tour complet, planifiez-le comme une expédition d’une journée ; pour la course, suivez les informations officielles pour vous inscrire. Si vous faites correctement cette chose fondamentale et cruciale, vous pourrez profiter en toute sécurité et avec plaisir de « votre » Mont Daisen au pied du plus haut sommet de la région de Chūgoku. Quelle que soit votre choix, la paroi sud impressionnante du col de Kagikake restera l’image la plus mémorable de ce voyage.
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