跳至主要內容

Guide pratique du site de navigation du mont Datun : 17 kilomètres, 1465 mètres de dénivelé, analyse complète de la pente la plus redoutable du nord de Taïwan

騎行路線

大屯山助航站實戰攻略:17公里、1465公尺爬升,北台灣最硬魔王坡完全解析

Dans le milieu du cyclisme sur route du nord de Taïwan, dès qu’on prononce les mots « station de navigation », l’expression des cyclistes change subtilement — un mélange de crainte et de douleur gravée dans la mémoire musculaire. La station de navigation du mont Datun, avec le col de Fengguizui et la route Yangjin, figure parmi les trois cols « démons » du nord de Taïwan, et ce n’est pas pour rien.

Vue d’ensemble du parcours et analyse des données réelles

Commençons par les chiffres. Le parcours vers la station de navigation du mont Datun s’étend sur 17,21 kilomètres, avec un dénivelé total de 1465 mètres, une pente moyenne de 6,0 %, et un niveau de difficulté classé en catégorie 5 — dans la plupart des bases de données d’itinéraires, c’est déjà la classification la plus élevée, ce qui signifie que cette route n’est pas seulement « longue », mais « longue et dure » en combinaison.

Si vous ne regardez que la pente moyenne de 6,0 %, vous pourriez penser : « Bon, 6 %, ce n’est pas si terrible, la montée depuis le côté urbain de Fengguizui dépasse déjà ce pourcentage. » Mais c’est précisément la première chose que cet article veut exposer honnêtement : la pente moyenne est une valeur sur l’ensemble du parcours, pas la réalité du terrain.

Vérifions avec un calcul simple : si les 17 211,7 mètres du parcours montaient uniformément à 6,0 %, le dénivelé théorique serait de 17 211,7 × 0,06 ≈ 1033 mètres. Or, le dénivelé total réel de ce parcours est de 1465,18 mètres, soit un écart de plus de 430 mètres entre les deux. Cet écart n’est pas une erreur de données, mais le reflet fidèle du terrain réel — il vous dit que cette route n’est absolument pas une « montée régulière » à pente constante, mais un terrain composite avec des variations marquées au milieu, où les pentes raides et les courtes descentes alternent.

En d’autres termes, la sensation réelle sur le vélo sera la suivante : sur certains tronçons, vous pédalerez sur des pentes à 10 %, voire frôlant les 15 %, à bout de souffle, puis soudain une courte descente ou une section presque plate vous offrira une pause, pour que votre rythme cardiaque, à peine redescendu, soit immédiatement ramené dans la zone rouge. Ce terrain de « fausse récupération » épuise la capacité à gérer l’acide lactique et la résilience mentale bien plus qu’une longue pente stable à 6 % — car votre corps ne sait jamais si le prochain virage cache une pause ou un enfer.

C’est aussi pourquoi de nombreux vétérans qui ont roulé sur la route Yangjin ou le col de Fengguizui se font encore « piéger » lors de leur première tentative sur la station de navigation du mont Datun : vous pensez que le chiffre de la pente moyenne vous dit la difficulté de la route, mais c’est le dénivelé total qui vous indique le vrai travail que votre corps devra fournir. Un dénivelé total de 1465 mètres équivaut à grimper d’un seul coup plus d’un tiers de la hauteur du Taipei 101 depuis le niveau de la mer, et ce sur moins de 18 kilomètres.

Administrativement, le parcours traverse le district de Shilin à Taipei, et se situe géographiquement dans le massif du mont Datun, au sein du parc national de Yangmingshan. La façon généralement reconnue de parcourir cette route est de suivre les routes de montagne à la frontière entre Taipei et la Nouvelle-Taipei, en montant continuellement en direction d’Erziping et de Datunping, pour finalement atteindre les abords des installations de la station de navigation près du sommet principal du mont Datun. La station de navigation elle-même est une installation sans personnel utilisée par l’Administration de l’aviation civile du ministère des Transports pour le guidage aérien ; ce n’est pas un site touristique, et les véhicules et piétons sont contrôlés à l’approche du bâtiment lui-même. Cependant, les cyclistes sur route considèrent généralement « atteindre le portique de la station de navigation ou le point de contrôle » comme le repère du sommet et le lieu de photo souvenir, ce qui constitue la méthode de validation conventionnelle au sein de la communauté cycliste locale.

Les modalités précises de raccordement de la chaussée asphaltée, le point de départ du contrôle et les tronçons fermés sur place sont sujets à modification selon les annonces de l’Office de gestion du parc national de Yangmingshan. Avant de rouler, veuillez impérativement vous référer aux dernières annonces officielles et à la signalisation sur place.

Stratégie par sections : comprendre le rythme et les variations des 17 kilomètres

Le pire pour une longue montée, c’est de « rouler à l’instinct ». Un volume de 17 kilomètres et 1465 mètres de dénivelé suffit à faire complètement exploser quiconque se trompe d’allure dans la seconde partie. Voici une décomposition du parcours en plusieurs phases psychologiques et physiologiques selon les caractéristiques du terrain, pour fournir un cadre de référence pour l’allure et le rythme de pédalage.

Première section : phase d’échauffement en montée
Au début de l’ascension, le corps n’est pas encore pleinement en état de pédalage aérobie ; les muscles et le système cardio-respiratoire ont besoin de temps pour s’adapter à l’effort continu. L’erreur la plus courante à ce stade est de se laisser emporter par l’adrénaline et d’attaquer la pente à pleine puissance dès le départ, pour payer un lourd tribut sur les sections suivantes. Il est recommandé de réduire délibérément l’intensité de la puissance sur ce tronçon, en laissant la fréquence cardiaque monter lentement dans une zone que vous pouvez maintenir longtemps (généralement entre les deuxième et troisième zones cardiaques), plutôt que de foncer directement en zone anaérobie dès le début.

Deuxième section : entrée dans la zone vallonnée de montagne
À mesure que l’altitude augmente, la route présente des virages et des variations de pente marqués — c’est là que le « dénivelé total bien supérieur à l’estimation par pente moyenne » mentionné plus haut commence à montrer sa puissance. Dans cette section, la pente alterne entre raide et douce, avec même de courtes descentes pour reprendre votre souffle. Rappelez-vous : une courte descente n’est pas une occasion d’accélérer, mais une fenêtre pour ajuster votre rythme respiratoire, vous hydrater et laisser l’acide lactique se métaboliser un peu. Beaucoup de cyclistes ne peuvent s’empêcher d’accélérer dans les descentes, pour se retrouver avec les jambes complètement bloquées dès la prochaine pente raide.

Troisième section : tronçon de montagne de la route Bala
La route de montagne centrale de ce parcours est réputée pour ses nombreux virages, ses pentes raides et sa largeur relativement étroite. Historiquement construite comme route de défense militaire, elle n’a pas été conçue comme une route touristique à pente douce ; ses variations de pente se rapprochent donc davantage des caractéristiques d’une piste de montagne que d’une montée douce en périphérie. Ce tronçon est l’une des zones de plus forte pression psychologique de tout le parcours — les virages successifs vous empêchent de voir le prochain changement de pente. Il est conseillé de porter le regard sur les tournants de la route un peu plus loin, plutôt que de fixer l’asphalte juste devant vous, afin d’éviter une usure mentale inutile due à l’anticipation.

Quatrième section : zone de récupération en pente douce autour d’Erziping
Dans la zone où l’altitude atteint environ 800 mètres, le parcours passe près d’Erziping, où le terrain est relativement ouvert et plat — c’est l’un des rares endroits de tout le parcours où vous pouvez vraiment détendre les épaules et le cou, et redresser légèrement le haut du corps pour respirer. Il est fortement recommandé de faire ici un ravitaillement complet (voir la section suivante), plutôt que de grignoter des gels énergétiques en roulant, car la section la plus dure de tout le parcours arrive juste après.

Cinquième section : de Datunping à la station de navigation — la section d’assaut
C’est la section avec la plus forte densité de montée de tout le parcours, et celle où le plus de gens s’effondrent. L’altitude continue de grimper, les nuages et le brouillard enveloppent souvent cette zone, la visibilité et la température changent nettement, et la pente ressentie paraît plus oppressante que les chiffres ne le suggèrent en raison des lacets successifs. À ce stade, vous avez déjà parcouru une dizaine de kilomètres, et la fatigue accumulée commence à se refléter dans l’efficacité du pédalage — c’est précisément pour cela que le contrôle de l’allure dans les premières sections est si crucial : si vous avez déjà épuisé vos réserves de glycogène dans les première et deuxième sections, vous vivrez presque certainement l’expérience douloureuse des « jambes qui se bloquent » sur ce tronçon.

Sixième section : l’assaut final vers la station de navigation
Sur le dernier tronçon avant le portique de la station de navigation et le point de contrôle, la pente effectue généralement une dernière élévation de clôture, qui épuise les dernières forces. Il est recommandé d’adopter ici un braquet plus léger avec un cadencement plus élevé, plutôt que de forcer sur un gros braquet en sprint — un sprint en gros braquet fait rapidement s’accumuler l’acide lactique dans les muscles des cuisses, ce qui ralentit au contraire le temps final d’ascension.

Rapport de braquet et équipement : le double défi de la longue montée et de la haute altitude

Les exigences en matière d’équipement sur cet itinéraire proviennent essentiellement de la superposition de deux dimensions : la dépense énergétique liée à la distance et les variations brutales de température liées à l’altitude.

Configuration des braquets
Avec un dénivelé total de 1465 mètres et une densité de rampes raides dans la partie médiane du parcours, une configuration de cassette à large plage de braquets est fortement recommandée. Un cycliste sur route standard utilisant un plateau 53/39 avec une cassette 11-25T sera très probablement contraint de « pédaler en danseuse en forçant » sur les sections à plus de 10 %, augmentant inutilement la dépense énergétique et le risque d’élévation de la fréquence cardiaque. Il est recommandé de configurer au minimum un petit plateau de 34T ou plus, associé à un grand pignon de 28T, voire 32T, afin de pouvoir maintenir une position assise et un pédalage à cadence stable sur les sections les plus raides. Ces dernières années, de nombreux cyclistes choisissent directement des vélos de route de type montagne ou des groupes équipés de cassettes à très large plage pour ce type d’itinéraire. Ce n’est pas exagéré, mais une stratégie d’équipement raisonnable qui réduit réellement les risques de blessure et de crampe.

Protection thermique et gestion climatique
C’est un aspect que de nombreux cyclistes de plaine ont tendance à sous-estimer. La station de navigation est proche du sommet du mont Datun, à plus de mille mètres d’altitude. Combiné à la forte probabilité de nuages et de brouillard en montagne et à des vents marqués, la température au sommet est souvent inférieure de 5 à 10 degrés ou plus à celle de la plaine. La température ressentie chute encore plus rapidement en cas de transpiration et de vent. Après avoir atteint le sommet, sans protection thermique adéquate, le risque d’hypothermie lors de la descente ne doit pas être sous-estimé. Il est recommandé, même en partant en été, d’emporter un gilet coupe-vent léger ou des manchons, et de les enfiler immédiatement après le sommet avant d’entamer la descente, afin d’éviter que la chute brutale de température corporelle pendant la descente à grande vitesse ne provoque une raideur musculaire, une lenteur des réflexes, voire des crampes ou des symptômes d’hypothermie.

Roues et système de freinage
Les sections de descente continue imposent une épreuve sévère au système de freinage, en particulier sur les routes de montagne sinueuses et raides. Un freinage prolongé par à-coups peut facilement provoquer une surchauffe des plaquettes et une déformation des disques. Si vous utilisez des freins sur jante en aluminium, soyez particulièrement attentif au risque de surchauffe de la jante due au freinage continu en descente. Avant le départ, vérifiez impérativement l’usure des plaquettes et l’état du circuit hydraulique (pour les freins à disque hydrauliques) ou la tension des câbles (pour les freins mécaniques). Ce n’est pas un entretien facultatif, mais un contrôle indispensable pour votre sécurité.

Stratégie de ravitaillement et d’hydratation

17 kilomètres, 1465 mètres de dénivelé, à vitesse modérée, pour la plupart des cyclistes amateurs, il faudra au moins 1h30 à 3 heures ou plus pour atteindre le sommet (selon les capacités individuelles et le nombre de pauses). À cette intensité et cette durée d’effort, la perte d’eau et d’électrolytes par le corps dépasse largement celle d’une sortie en plaine.

Avant le départ : Il est recommandé de terminer un apport complet en eau et en glucides au moins 30 minutes avant, afin d’éviter d’aborder les pentes raides à jeun ou en état de déshydratation.

En cours de route : Les points de ravitaillement sont rares sur tout le parcours en montagne. Prévoyez au minimum plus d’un bidon d’eau et emportez des gels énergétiques ou des encas pour faire face à la dépense calorique prolongée. La zone de faux-plat autour de Erziping mentionnée précédemment est l’un des rares endroits du parcours idéal pour s’arrêter et se ravitailler complètement, plutôt que de manger en pédalant.

Électrolytes : Les écarts de température en montagne sont importants, et la transpiration ainsi que la vitesse d’évaporation sont fortement influencées par le vent. Se contenter de boire de l’eau en négligeant les électrolytes peut facilement entraîner des crampes dans la seconde partie du parcours. Il est recommandé d’utiliser des boissons pour sportifs ou des comprimés contenant du sodium, du potassium et d’autres électrolytes, en particulier lors des journées chaudes et humides d’été.

Considérations météorologiques et saisonnières : brouillard et pluie fréquents en montagne, fortes amplitudes thermiques jour/nuit

Le climat général du parc national de Yangmingshan est « humide et brumeux ». La zone du mont Datun, en raison de l’effet de soulèvement orographique et de l’influence de la mousson du nord-est, est fréquemment enveloppée de nuages et de brouillard, et la visibilité peut chuter brutalement en peu de temps. Ce n’est pas seulement un problème pour les photos, mais cela affecte directement la sécurité à vélo — une chaussée mouillée réduit considérablement l’adhérence dans les virages, et les angles morts dus au brouillard faussent la perception de la vitesse en descente.

Saison des pluies et saison des typhons : Les orages d’après-midi et les bandes périphériques des typhons entre l’été et l’automne à Taïwan apportent fréquemment des pluies torrentielles soudaines en montagne. Après de fortes pluies, les routes de montagne peuvent présenter des chutes de pierres, des glissements de terrain ou des accumulations d’eau. Il est conseillé de vérifier les prévisions météorologiques avant de partir et de surveiller les éventuelles annonces de fermeture de routes par le parc national.

Hiver : Le massif du Datun étant relativement élevé et directement exposé à la mousson du nord-est, des températures très basses, voire des chutes de neige, peuvent survenir en hiver. Pour relever ce défi en hiver, il est impératif de renforcer l’équipement de protection thermique et de surveiller les risques de verglas ou de chaussée glissante.

Meilleure saison pour le défi : Le printemps et l’automne sont généralement des fenêtres météorologiques relativement stables, avec des températures modérées et une probabilité de pluie plus faible. C’est aussi la saison où la visibilité a le plus de chances d’être dégagée, permettant d’admirer le bassin de Taipei et le littoral tout au long du parcours. Cependant, la météo en montagne étant par nature difficile à prévoir à 100 %, il est recommandé de revérifier les conditions météorologiques en temps réel le jour du départ.

Erreurs courantes et risque d’abandon (DNF)

Si cet itinéraire fait échouer de nombreux cyclistes pourtant expérimentés, au-delà de la difficulté du terrain lui-même, c’est le plus souvent à cause d’erreurs stratégiques :

  1. Perte de contrôle de l’allure dans la première partie : Comme mentionné précédemment, être emporté par l’adrénaline et fournir un effort trop intense au début de l’ascension est la cause principale des défaillances. La règle d’or pour une longue montée est toujours : « Mieux vaut être prudent au début que de s’effondrer à la fin ».

  2. Négliger le moment du ravitaillement : Beaucoup ont l’habitude d’attendre d’être au bord de la rupture pour se ravitailler. Mais sur cet itinéraire aux ascensions denses, une fois les réserves de glycogène réellement épuisées, l’efficacité du ravitaillement est considérablement réduite, et il peut même être trop tard pour récupérer avant d’atteindre le seuil des crampes.

  3. Braquet insuffisant : Si vous n’avez pas vérifié au préalable que votre braquet peut encaisser les pentes raides et continues, vous risquez fort d’être contraint de mettre pied à terre sur les sections les plus raides, ce qui non seulement vous fait perdre du temps, mais porte aussi un coup dur au moral.

  4. Sous-estimer les changements climatiques : Négliger l’équipement de protection thermique et entamer directement une longue descente dans un environnement venteux et humide après le sommet est un terrain propice à l’hypothermie et aux crampes.

  5. Ne pas avoir vérifié les pannes mécaniques au préalable : Une longue ascension est une épreuve sévère pour le système de transmission et de freinage. Sans vérification de base avant le départ, un déraillement ou un passage de vitesses irrégulier en cours de route perturbera sérieusement votre rythme.

Temps objectifs de référence selon le niveau du cycliste

Étant donné la forte densité de dénivelé et la complexité du relief de cet itinéraire, estimer le temps de parcours uniquement sur la base de la vitesse moyenne n’est pas précis. Voici des fourchettes de temps objectif approximatives pour différents niveaux de cyclistes (le temps réel peut varier considérablement en fonction de la condition physique, de la météo et du nombre de pauses) :

Niveau du cycliste Temps de référence Remarques
Cycliste avancé / compétition Environ 1h30 Nécessite une base d’entraînement en montée de longue durée et une bonne gestion de la puissance
Cycliste intermédiaire expérimenté Environ 1h30 à 2h30 Une certaine expérience de la montée est requise, une stratégie de ravitaillement est recommandée
Cycliste loisir général Environ 2h30 à 3h30 ou plus Pauses fractionnées recommandées, ne pas chercher à forcer l’allure, l’objectif premier est de terminer en sécurité
Premier défi Selon la condition individuelle, avec une marge de temps flexible Il est recommandé de rouler en groupe et de vérifier au préalable sa condition physique et son équipement

Quel que soit le créneau dans lequel vous vous situez, l’esprit fondamental de cet itinéraire n’est pas d’« aller vite », mais de « pouvoir absorber intégralement les 1465 mètres de dénivelé avec un rythme stable ». Pour la plupart des cyclistes amateurs, réussir à atteindre la station de navigation sans mettre pied à terre et en pédalant tout du long est en soi une réalisation dont on peut être fier.

Conseils d’entraînement : comment se préparer pour cet itinéraire

Si vous n’êtes pas un grimpeur né, mais que vous souhaitez augmenter vos chances de réussite grâce à un entraînement systématique, voici quelques axes d’entraînement à intégrer à votre plan :

Base d’endurance de longue durée : Avant de vous attaquer à la station de navigation du mont Datun, il est recommandé de vous assurer d’avoir une base d’endurance aérobie d’au moins 2 heures de vélo continu. Le dénivelé total et la durée de cet itinéraire sont une épreuve prolongée pour le système cardio-respiratoire et l’endurance musculaire. Si votre kilométrage et vos heures d’entraînement habituels sont insuffisants, vous risquez fort de « taper dans le mur » en fin de parcours, avec une épuisement du glycogène.

Entraînement par intervalles en montée : Étant donné les variations brutales de pente dans la partie médiane du parcours, avec des sections raides et d’autres plus douces, un simple entraînement à allure constante ne suffit pas à simuler ce terrain réel. Il est recommandé d’ajouter à votre programme des séances de montée par intervalles — par exemple, répéter des cycles d’ascension à haute intensité suivis de récupération sur des pentes plus courtes, afin d’entraîner le corps à ajuster rapidement sa puissance et à récupérer lors de changements brutaux de pente.

Renforcement musculaire du tronc et des membres inférieurs : L’alternance prolongée entre le pédalage en danseuse et le pédalage assis continu exige une grande stabilité du tronc et une force musculaire importante des membres inférieurs. Un entraînement en musculation adapté (squats, montées de marches, etc.) peut efficacement réduire le risque d’être contraint de mettre pied à terre en cours de longue montée en raison d’une force musculaire insuffisante.

Test sur un parcours similaire : Si vous disposez près de chez vous d’une pente de difficulté comparable mais plus courte, elle peut servir de terrain d’essai avant l’échéance. Vous pourrez y ressentir concrètement votre réaction cardiaque et votre niveau de fatigue perçu sur des pentes raides et continues, afin de calibrer votre stratégie d’allure pour le défi officiel.

Psychologie : l’équipement invisible plus important que la force des jambes

Sur les longues ascensions, la condition physique ne représente que la moitié de l’équation ; l’autre moitié, souvent sous-estimée, est la gestion de la force mentale. La station de navigation de Datunshan (Dàtúnshān) impose une exigence particulièrement élevée en matière de résilience mentale en raison de son relief totalement irrégulier — vous ne pourrez jamais vous rassurer en vous disant « encore un petit effort et ça va s’adoucir », car derrière le prochain virage se cache très probablement une autre section de pente raide et continue.

Il est recommandé de se préparer mentalement sur plusieurs plans. Tout d’abord, la fixation d’objectifs par segments : plutôt que de considérer les 17 kilomètres comme un objectif global et vague, il vaut mieux le découper en plusieurs étapes topographiques comme évoqué précédemment, et s’accorder une petite récompense mentale à chaque segment terminé, afin d’éviter que la pensée « il reste encore un long chemin » ne brise prématurément votre volonté. Ensuite, accepter le fait que le rythme sera perturbé : cet itinéraire ne vous permet tout simplement pas de maintenir une cadence de pédalage stable. Plutôt que de résister à cette irrégularité, considérez-la comme la nature intrinsèque du parcours et apprenez à vous adapter au terrain en ajustant votre puissance avec sérénité. Enfin, s’autoriser à se reposer : pousser le vélo à pied ou s’arrêter brièvement pour reprendre son souffle n’est pas un signe d’échec. Savoir mettre de côté son ego aux moments cruciaux pour protéger ses genoux et son système cardiopulmonaire est la véritable marque d’une sagesse de cycliste accompli.

Liste de vérification du matériel : le dernier contrôle avant le départ

Outre le développement et le système de freinage mentionnés précédemment, voici la liste du matériel à vérifier point par point avant de relever le défi :

  • Pression et état des pneus : la surface de la route en montagne comporte parfois des gravillons et des nids-de-poule. Il est recommandé de choisir une pression adaptée à votre poids et à la largeur de vos pneus, et de vérifier qu’ils ne présentent ni fissures ni usure marquée.
  • Réglage du système de vitesses : les pentes raides et continues exigent une grande réactivité du changement de vitesse. Avant le départ, assurez-vous que le dérailleur avant et arrière passent les vitesses de manière fluide, afin d’éviter qu’un saut de chaîne ou une chaîne coincée ne perturbe votre rythme en cours de route.
  • Éclairage et équipements réfléchissants : si le défi risque de s’étendre jusqu’au crépuscule ou de coïncider avec des périodes de brouillard en montagne, il est conseillé d’emporter des feux avant/arrière et des accessoires réfléchissants pour améliorer votre sécurité dans des conditions de faible visibilité.
  • Communication et localisation : le signal peut être instable sur certaines sections du parcours en montagne. Il est recommandé d’informer vos proches de l’itinéraire et du trajet prévus avant le départ, et d’emporter une batterie externe pour garantir une autonomie suffisante de votre téléphone en cas de besoin.
  • Outils de réparation d’urgence : chambres à air, kit de réparation, mini-pompe ou cartouches de CO₂, ainsi qu’un jeu de clés Allen de base, sont des équipements indispensables à emporter pour toute sortie longue distance en montagne.

Conclusion : le vrai défi au-delà des chiffres

Revenons aux chiffres initiaux : 17,21 kilomètres, 1 465 mètres de dénivelé positif, pente moyenne de 6,0 %. Ces chiffres suffisent déjà à classer cet itinéraire dans la catégorie de difficulté de niveau 5, mais les cyclistes qui connaissent vraiment ce parcours savent que la pente moyenne n’est que le début de l’histoire ; c’est le terrain composite aux pentes irrégulières et marquées du tronçon central qui constitue la variable décisive entre la réussite et l’échec.

Si vous planifiez de relever le défi de la station de navigation de Datunshan, il est recommandé de vous assurer d’abord d’avoir une expérience stable et aboutie sur d’autres itinéraires de montée de moyenne et longue distance (comme Fengguizui ou la route provinciale Yangjin), avant de vous attaquer à cette pente redoutable du nord de Taïwan qui cumule les trois épreuves que sont la distance, le dénivelé et la complexité du terrain. Préparez minutieusement votre développement, votre ravitaillement et votre protection contre le froid, et remplacez l’impulsion du moment par une stratégie de rythme rationnelle : c’est la clé pour véritablement conquérir cet itinéraire légendaire.

Que vous mettiez finalement 90 minutes ou 3 heures et demie pour atteindre le sommet, avaler intégralement les 1 465 mètres de dénivelé avec vos propres jambes est en soi un exploit digne d’être inscrit dans votre palmarès personnel de cycliste. Que chaque challenger, dans des conditions de préparation optimales, puisse savourer cette expérience unique de douleur et de plaisir que procure cet itinéraire.

Lectures complémentaires

相關影片
訂閱CT的頻道

訂閱 CT Yeh,看武嶺實測與路線攻略

北進武嶺、西進武嶺、經典百K,每條路線都親自騎過,配速、爬升、補給點全部實拍實測。

467 部影片 · 累計 838 萬次觀看