Guide de la route Balaka : 10,2 km de montée classique en pente douce sur Yangmingshan, décryptage des données sur la difficulté réelle du « dernier doigt de la Paume de Rulai »

10,2 km de distance, 917 m de dénivelé positif total, 5,8 % de pente moyenne affichée sur Strava, classement en catégorie 3 — la route Balaka (comté 101甲, reliant Zhuzihu à Yangmingshan et le district de Sanzhi à Nouvelle-Taipei) est l’un des « faux-plats » les plus réputés des environs de Taipei, et le « dernier doigt » du parcours à contre-sens de la « Paume de Bouddha », connu de la communauté cycliste locale.
Si cette route est célèbre, c’est pour moitié grâce à ses paysages, et pour moitié grâce à sa réputation « relativement abordable » — comparée aux montées de Fengguizui ou de Neishuangxi, les autres ascensions de Yangmingshan, la route Balaka offre une chaussée large, des virages amples, et une pente qui se fait effectivement plus « douce ». Mais avant d’écrire ce guide et de vérifier les données officielles, nous devons honnêtement faire face à une réalité : la difficulté réelle de cette route est probablement plus corsée que sa réputation de « faux-plat » ne le laisse croire. Voici donc, chiffres à l’appui, une analyse complète de cette route.
一、Commençons par aligner les chiffres : d’où vient la réputation de « faux-plat » à 5,8 %
La pente moyenne officielle de la route Balaka est affichée à 5,8 %. Pris isolément, ce chiffre se situe effectivement dans la catégorie « modérée à douce » des ascensions, ce qui constitue la principale justification de son surnom de « l’un des faux-plats les plus populaires de Taipei ». Mais le problème est le suivant : si l’on multiplie la longueur totale de 10,1975 km par la pente moyenne de 5,8 %, le dénivelé total théorique devrait être d’environ 591,5 m. Or, le dénivelé total officiellement indiqué est de 917,0 m — un écart de plus de 325 m, soit près de 55 %. Ce n’est pas une variation dans la marge d’erreur, mais un écart qu’il faut honnêtement signaler.
À l’inverse, si l’on divise les 917 m de dénivelé total par les 10,1975 km de distance, la pente moyenne réelle se rapproche davantage de 9,0 %, ce qui ne relève plus du « faux-plat », mais d’une catégorie de montée modérée à soutenue.
Cet écart peut provenir de plusieurs situations : premièrement, la route Balaka n’est pas une montée pure et continue ; elle comporte plusieurs sections de petites ondulations (de courtes descentes suivies de nouvelles montées). Les appareils GPS, en calculant le « dénivelé total », additionnent les valeurs absolues de toutes les sections ascendantes, ce qui donne un chiffre de dénivelé total nettement supérieur au simple « dénivelé net entre le départ et l’arrivée ». Si le champ « pente moyenne » est calculé à partir de la différence de hauteur nette, il sous-estime alors considérablement l’intensité réelle de la montée ; deuxièmement, cela peut aussi refléter l’existence réelle de sections plus raides masquées par la moyenne — certains virages ont une pente bien supérieure à 5,8 %, mais comme ils sont précédés et suivis de faux-plats ou de petits paliers qui diluent la moyenne, la valeur globale s’en trouve abaissée.
Quelle que soit la cause, nous recommandons aux cyclistes d’aborder cette route avec une prudence supérieure à l’impression de « faux-plat à 5,8 % », en particulier dans sa seconde moitié. Elle a certes un côté « relativement abordable » — bonne qualité de chaussée, visibilité dégagée, variations de pente moins brutales que sur certains autres tronçons de Yangmingshan — mais comprendre la dépense énergétique de cette route à travers les 917 m de dénivelé sera bien plus proche de la difficulté réelle à vélo que de se fier uniquement au chiffre de 5,8 %. C’est aussi la position la plus importante de ce guide : une route agréable ne signifie pas une route facile.
二、Vue d’ensemble du parcours et logique de découpage
Avec ses 10,2 km, la route se prête à un découpage en cinq sections fonctionnelles pour planifier l’allure et la gestion des sensations. Les sections ci-dessous sont une division fonctionnelle basée sur le rythme topographique typique des longues montées (départ, entrée dans la montée principale, zone de défi intermédiaire, faux-plat de récupération, sprint final vers le sommet). Pour les variations réelles de pente, il est toujours recommandé de s’appuyer sur les lectures en temps réel de votre compteur :
| Section kilométrique | Fonction | Zone de fréquence cardiaque recommandée | Cadence recommandée |
|---|---|---|---|
| 0~2K | Échauffement au départ, trouver son rythme | Zone 2~3 (65 %~80 % LTHR) | 85~95 rpm |
| 2~4,5K | Entrée dans la montée principale, la pente devient nette | Zone 3~4 (80 %~90 % LTHR) | 75~90 rpm |
| 4,5~7K | Virages enchaînés du milieu, section la plus dure du parcours | Zone 4 (88 %~95 % LTHR) | 65~85 rpm |
| 7~8,5K | Faux-plat de récupération, une courte respiration | Zone 3 (78 %~85 % LTHR) | 90~100 rpm |
| 8,5~10,2K | Sprint final vers le sommet, vent renforcé près de la crête | Zone 4 (88 %~95 % LTHR) | 70~85 rpm |
La logique derrière ce plan d’allure est simple : sur une montée d’une dizaine de kilomètres, si l’on met la fréquence cardiaque dans le rouge dès le départ, les trois sections de virages enchaînés du milieu ne tiendront pas. À l’inverse, si l’on reste trop conservateur sur toute la durée, le sprint final manquera de punch. Ce qui fait la difficulté d’une montée de 10 km, c’est avant tout la « gestion du rythme » plutôt que l’explosivité sur un point précis — c’est aussi la différence fondamentale avec les montées courtes de 4 km comme la route Xiding : les montées courtes laissent une grande marge d’erreur, les longues montées de 10 km n’en laissent presque aucune. Une erreur d’allure dans les premières sections se paie cash dans la partie centrale.
三、Détails pratiques section par section : stratégies de pilotage pour les cinq segments
Première section (0~2K) : trouver son rythme respiratoire. En entrant sur la route Balaka depuis Zhuzihu, la pente au départ est relativement douce — c’est d’ailleurs l’une des sources de la réputation de « faux-plat » de toute la route. Pas besoin de pousser fort ici ; l’objectif est d’amener la fréquence cardiaque en douceur de la croisière sur le plat vers la Zone 2~3, tout en observant la direction du vent et l’état de la chaussée (humidité) du jour — la météo dans la région de Yangmingshan change bien plus vite qu’en ville. Profitez de ce début pour évaluer la couverture nuageuse et la visibilité, et décider si vous devez ajuster votre itinéraire.
Deuxième section (2~4,5K) : la pente devient nette, c’est la vraie fin de l’échauffement. Passé ce point, l’illusion de « faux-plat » du début se brise progressivement ; la pente continue fera ressentir à la plupart des cyclistes une première accélération nette du rythme cardiaque et de la respiration. Ici, il est recommandé de baisser activement la cadence dans la plage de 75~90 rpm, d’échanger le couple contre une puissance stable, et d’éviter de maintenir une cadence trop élevée qui mettrait le système cardio-respiratoire en surcharge trop tôt.
Troisième section (4,5~7K) : la zone de virages enchaînés la plus dure du parcours. C’est la section où l’écart entre la réputation de la route Balaka et la sensation réelle est le plus grand, et c’est aussi le tronçon qui explique le plus directement la contradiction « 5,8 % vs 9 % » évoquée plus haut — plusieurs cyclistes ayant roulé cette route rapportent que ces virages enchaînés contiennent effectivement des sections nettement plus raides que la moyenne générale. La stratégie recommandée est de « fixer le virage immédiat, sans regarder le sommet », de décomposer la longue distance en une série de petits objectifs, un virage à la fois, pour éviter le découragement psychologique en voyant le kilométrage restant et en se disant « c’est encore si loin ».
Quatrième section (7~8,5K) : un faux-plat de récupération bien mérité. Après avoir tenu les virages enchaînés du milieu, la pente redescend nettement ici — c’est l’occasion rare de souffler sur tout le parcours. Profitez de ce tronçon pour remonter la cadence à 90~100 rpm, laisser le lactate se métaboliser, et faire un ravitaillement rapide (voir la section ravitaillement ci-dessous) pour garder de l’énergie pour le sprint final.
Cinquième section (8,5~10,2K) : la dernière épreuve avant le sommet, le vent comme variable clé. À mesure que l’on approche de la crête et de la sortie vers Sanzhi, le terrain s’ouvre et le vent est généralement nettement plus fort que dans les sections boisées du milieu — surtout pendant la saison de la mousson du nord-est, où un vent de face peut encore alourdir la difficulté ressentie de ce dernier tronçon. Il est recommandé de conserver au moins 10 % à 15 % de réserve d’énergie pour cette section, et d’ajuster souplement votre allure cible en fonction des conditions de vent du moment, sans épuiser toutes vos forces dans la partie centrale.
四、Recommandations de braquets et d’équipement
Avec une pente moyenne recalculée proche de 9 % sur l’ensemble du parcours et des sections potentiellement plus raides dans les virages enchaînés du milieu, pour les cyclistes sur route avec un plateau standard (53/39T), il est recommandé d’opter au minimum pour une cassette 11-30T. Pour les cyclistes de niveau moyen ou souhaitant garder une marge, un plateau compact (50/34T) avec une cassette 11-32T ou 11-34T est conseillé, afin de maintenir une cadence efficace même dans les virages les plus durs du milieu, sans être contraint de se mettre en danseuse et d’épuiser trop de glycogène. Les systèmes 1x qui se sont répandus ces dernières années (par exemple un mono-plateau 40T avec une cassette 10-36T) conviennent également très bien à ce type de parcours long avec des variations de pente importantes : ils simplifient les décisions de changement de vitesse et permettent au cycliste de se concentrer sur la gestion de l’allure.
La pression des pneus est à ajuster en fonction du poids du cycliste et de l’humidité de la chaussée du jour. Pour un cycliste d’environ 70 kg, on peut régler l’avant à 85~90 psi et l’arrière à 90~95 psi ; en cas de pluie récente ou de chaussée humide, on peut baisser d’environ 5 psi sur chaque roue pour gagner en adhérence. Côté freinage, les variations de pente sur les descentes de la route Balaka sont importantes, et la visibilité dans les virages de montagne est limitée : il est fortement recommandé d’utiliser des freins à disque hydrauliques ou des freins sur jante en bon état, et de prendre l’habitude de freiner par à-coups dès le début de la descente, pour éviter une surchauffe qui réduirait la puissance de freinage.
5. Stratégie de ravitaillement et d’hydratation : une montée de 10 km à ne pas prendre à la légère
Avec ses 10,2 km et 917 m de dénivelé positif, le temps pour atteindre le sommet varie de 35 minutes à plus d’une heure selon le niveau du cycliste. Cela entre dans la plage de distance où « un ravitaillement en cours de route influence réellement la performance », et on ne peut plus le traiter à la légère comme une côte courte. Il est recommandé d’emporter au moins une gourde de 750 ml ou plus avant le départ. Si le temps est chaud ou si vous prévoyez d’intégrer la route de Balaka dans un parcours plus long comme le « Paume de Bouddha » avec plusieurs ascensions, il est conseillé d’emporter également un gel énergétique ou une collation, à consommer dans la quatrième section (7~8,5 km, faux-plat de récupération), en profitant de l’accalmie pour s’hydrater et refaire le plein d’électrolytes, afin d’éviter de manger en pleine section de virages la plus difficile, ce qui pourrait compromettre la maniabilité.
Le climat de la région de Yangmingshan est bien plus changeant que celui du centre-ville. Même en été, les systèmes convectifs de l’après-midi se forment rapidement en montagne, et la température ressentie diminue nettement avec l’altitude. Il est recommandé, même par temps clair au départ, d’emporter une veste coupe-vent légère pour faire face au froid et aux rafales possibles au sommet.
6. Météo et saisons : ne pas négliger le microclimat de Yangmingshan
La route de Balaka, située à l’ouest du parc national de Yangmingshan, présente un climat subtropical de montagne typique des reliefs volcaniques. Elle est influencée toute l’année par la mousson du nord-est, les nuages orographiques et les pluies convectives de l’après-midi, avec des changements météorologiques bien plus rapides que dans le centre de Taipei. En hiver (de novembre à février), pendant la mousson du nord-est, le brouillard épais et la bruine sont fréquents en montagne, la visibilité pouvant chuter à quelques dizaines de mètres seulement. De plus, le vent est naturellement plus fort sur la section d’ascension. Il est recommandé de vérifier impérativement la météo en temps réel avant de partir à cette saison, de revoir à la baisse son objectif d’allure, et d’emporter suffisamment de vêtements chauds et coupe-vent. Le printemps (mars-avril) offre un climat relativement stable, c’est l’une des fenêtres de roulage les plus recommandées de l’année ; la végétation reverdit progressivement, idéal pour combiner une sortie avec la découverte des paysages autour de Zhuzihu. Les pluies convectives de l’après-midi en été sont extrêmement fréquentes dans la région de Yangmingshan ; il est conseillé de partir à l’aube et de surveiller en permanence les images radar pour éviter tout risque de foudre en cours de route. L’automne (septembre-octobre) est généralement la saison où la qualité de l’air et la visibilité sont les meilleures de l’année, et c’est aussi la période la plus adaptée pour planifier le défi multi-ascensions « Paume de Bouddha » sur plusieurs jours.
7. Erreurs courantes et évaluation des risques
- Se laisser tromper par la réputation de « faux-plat » et partir trop vite : c’est l’erreur d’allure la plus fréquente sur la route de Balaka — de nombreux cyclistes, ayant lu que le parcours est décrit comme un « faux-plat populaire », attaquent la montée à intensité élevée dès le début, puis s’effondrent dans la section de virages la plus difficile (4,5~7 km), contraints de s’arrêter plusieurs fois pour reprendre leur souffle.
- Sous-estimer la charge prolongée des 917 m de dénivelé total : sur une montée de 10 km, la dépense énergétique est continue, ce n’est pas comme une côte courte où l’on peut récupérer après un effort explosif. Il est recommandé d’évaluer sa répartition d’effort en se basant sur le dénivelé réel (et non la pente moyenne).
- Ignorer le vent au sommet : plus on approche de la sortie sur la crête, plus le vent se renforce généralement. Sans réserve d’énergie pour faire face au vent contraire, le dernier segment peut devenir particulièrement éprouvant.
- Chaussée glissante après la pluie et visibilité insuffisante dans les virages : la visibilité est déjà limitée dans la section de virages du milieu ; après la pluie, avec l’humidité et l’accumulation de feuilles mortes, il est impératif de ralentir bien à l’avance sur le retour en descente.
- Circulation dense le week-end et croisements avec les cars de tourisme : la route de Balaka est proche de Zhuzihu ; le week-end, de nombreux cars de tourisme et voitures particulières se rendent vers les restaurants locaux et les champs de callas. Redoublez de vigilance, surtout dans les virages à visibilité réduite : restez sur la droite et anticipez les véhicules venant en sens inverse.
8. Temps de référence pour les cyclistes de différents niveaux
Les temps ci-dessous sont donnés à titre indicatif ; les performances réelles varient selon le vent du jour, l’état de forme et le poids de l’équipement. Le vent sur la section d’ascension influence particulièrement les résultats :
| Niveau du cycliste | Temps estimé | Puissance moyenne de référence (cycliste de 70 kg) |
|---|---|---|
| Avancé / niveau compétition | 30~38 minutes | 3,8~4,3 W/kg |
| Intermédiaire / entraînement régulier | 40~50 minutes | 2,8~3,3 W/kg |
| Débutant / cycliste loisir | 55~75 minutes | 1,8~2,3 W/kg |
Il est important de noter qu’en raison de l’écart entre la pente moyenne officielle et le dénivelé réel, si vous estimez votre temps cible sur la route de Balaka en vous basant sur vos performances sur d’autres parcours à pente plus régulière (par exemple la route de Xiding avec sa pente moyenne de 4,0 %), vous risquez fortement de sous-estimer la difficulté. Il est recommandé de se fier aux fourchettes mesurées présentées dans cet article et de viser prudemment le haut de la fourchette comme objectif pour une première tentative.
9. La place de la route de Balaka dans le défi multi-ascensions « Paume de Bouddha »
Dans la culture des clubs cyclistes de Taipei, le « Paume de Bouddha » est un parcours de défi combinant plusieurs ascensions autour de Yangmingshan, ainsi nommé car le réseau routier évoque la forme d’une paume avec des doigts qui en rayonnent. Les « doigts » fréquemment cités incluent la route de Balaka, Fengguizui, Neishuangxi, Pingjing Street et d’autres routes autour de Yangmingshan, mais les clubs de cyclistes divergent légèrement sur la combinaison exacte et l’ordre des parcours, sans qu’il existe de version officielle absolument unifiée. Le « contre-sens » désigne le fait de relever ces ascensions dans l’ordre inverse de celui habituellement pratiqué ; dans cette configuration, la route de Balaka est souvent placée en apothéose comme le « dernier doigt ».
Si elle convient bien en dernière position, c’est en partie parce que sa chaussée relativement large et lisse ainsi que le rythme de sa pente offrent une certaine complétabilité même après que l’énergie a été largement entamée par les doigts précédents. Mais comme cet article le répète à plusieurs reprises, les 917 m de dénivelé réel ne sont en aucun cas une formalité. Si vous la placez en fin de parcours multi-ascensions, veillez impérativement à conserver une réserve d’énergie suffisante, et ne la sous-estimez pas sous prétexte qu’elle est « soi-disant en faux-plat ». C’est d’ailleurs l’une des leçons les plus souvent citées par les cyclistes expérimentés ayant terminé le défi « Paume de Bouddha » dans leurs retours d’expérience.
10. Planification de l’entraînement : comment intégrer la route de Balaka à votre programme
Pour les cyclistes qui préparent des défis de plus longue durée (comme le parcours complet du « Paume de Bouddha » avec ses multiples ascensions, ou des épreuves de longue distance comme le Wuling), la route de Balaka est un terrain d’entraînement idéal pour la « simulation de montée de distance moyenne » — suffisamment longue pour tester réellement la gestion de l’allure et le rythme de ravitaillement, sans pour autant exiger une journée entière comme le Wuling qui s’étend sur vingt à trente kilomètres. Il est recommandé de l’intégrer dans les séances de « rythme soutenu » pendant la phase de base, en réalisant une ascension complète à une allure proche de l’intensité de course, afin de calibrer votre capacité de tenue de puissance dans les zones 3~4 ; pendant la semaine d’affûtage précédant une compétition, vous pouvez réduire l’intensité et l’utiliser simplement pour vous familiariser avec le rythme du parcours et valider les réglages de votre équipement.
11. Rappels de sécurité routière et état de la route
Bien que la route de Balaka soit un itinéraire cycliste très prisé, c’est aussi une route départementale ouverte à la circulation, avec un trafic non négligeable le week-end. En particulier près de Zhuzihu, pendant la saison des callas ou aux heures de repas, les cars de tourisme et les voitures particulières sont nombreux à faire des allers-retours. Roulez impérativement sur le côté droit et restez vigilant en permanence. La visibilité étant limitée dans la section de virages du milieu, il est recommandé de porter un gilet réfléchissant et d’installer un feu arrière clignotant pour être mieux visible. En groupe, évitez d’occuper toute la largeur de la chaussée afin de permettre aux véhicules de dépasser en sécurité. Le drainage des routes de montagne étant limité, des nids-de-poule localisés, des chutes de pierres ou des affaissements de chaussée peuvent apparaître après la pluie ou un typhon. Renseignez-vous sur l’état récent de la route auprès des groupes de cyclistes locaux avant de partir, et évitez de vous y rendre dans les un ou deux jours suivant des conditions météorologiques extrêmes.
12. Liste de vérification de l’équipement
Avant de partir à l’assaut de la route de Balaka, il est recommandé d’effectuer les vérifications suivantes : confirmer que la pression des pneus est ajustée en fonction de la température du jour et de l’humidité de la chaussée ; vérifier que le système de vitesses passe correctement sous charge en montée, en particulier le dérailleur arrière face aux changements de vitesse fréquents dans les virages successifs ; s’assurer d’emporter au moins une gourde de 750 ml ou plus, et pour les longues sorties ou les défis multi-ascensions, prévoir en plus un gel énergétique ; emporter une veste coupe-vent légère pour le froid et le vent au sommet ; vérifier que les batteries des feux avant et arrière sont suffisamment chargées, surtout si vous prévoyez de partir plus tard dans la journée ; s’assurer que le téléphone est chargé et que des cartes hors ligne sont téléchargées, car le réseau mobile peut être instable sur certaines sections en montagne.
13. Conclusion : redécouvrir ce « faux-plat » à travers des données honnêtes
La route de Balaka a de quoi mériter sa place parmi les ascensions les plus populaires de Taipei — sa chaussée large, ses virages amples, ses panoramas dégagés, et son rôle symbolique d’apothéose dans le défi multi-ascensions « Paume de Bouddha ». Mais le message central que cette guide veut faire passer est le suivant : ne vous laissez pas trop rassurer par l’étiquette de « faux-plat à 5,8 % ». Les 917 m de dénivelé réel nous disent que la dépense énergétique réelle de cette route se rapproche davantage d’une montée de niveau 9 %, c’est-à-dire moyennement difficile à difficile, avec en particulier les virages successifs de la partie médiane et le vent avant le sommet comme variables à prendre sérieusement au sérieux.
Utilisez le tableau des temps par section, les recommandations de braquet et le rythme de ravitaillement fournis dans cette guide comme point de départ, puis affinez-les en continu avec les retours de données de vos propres sorties. Vous découvrirez alors que le charme de la route de Balaka réside précisément dans ce « décalage entre les données et la sensation » — elle enseigne aux cyclistes une leçon essentielle : un jugement fiable de l’allure doit toujours se fonder sur des chiffres honnêtes, et non sur la réputation d’un parcours.
14. Suggestions d’entraînements combinés avec le réseau routier du Yangmingshan voisin
Si vous avez déjà parcouru la Balaka Road seul à plusieurs reprises et que vous avez une certaine confiance dans votre gestion de l’allure, l’étape suivante consiste à envisager de la relier à d’autres montées célèbres autour du Yangmingshan pour former un parcours d’entraînement ou de défi plus complet. Une pratique courante consiste à utiliser Fengguizui ou Neishuangxi comme échauffement ou plat principal en début de parcours, puis d’enchaîner avec la Balaka Road en guise de conclusion selon votre état de forme — ce qui rejoint le concept de la « Paume de Bouddha » inversée mentionné précédemment. Ce type de parcours combinant plusieurs montées impose des exigences bien plus élevées sur le système cardiopulmonaire et l’endurance musculaire qu’une simple montée isolée. Il est recommandé de s’assurer d’abord de pouvoir terminer seul et facilement l’intégralité de la Balaka Road, avant de progressivement l’intégrer dans des parcours combinés sur plusieurs jours, afin d’éviter de vous attaquer d’emblée à des combinaisons trop éprouvantes qui risqueraient de vous forcer à abandonner en cours de route.
Pour les cyclistes qui se préparent pour la série Wuling ou d’autres épreuves longue distance dans les zones montagneuses de Nouveau Taipei, la Balaka Road est également idéale pour être intégrée à une simulation d’entraînement deux à trois semaines avant la course, afin de valider votre stratégie d’allure et le timing de votre ravitaillement sur les montées de moyenne et longue distance. C’est nettement plus prudent que d’affronter une longue montée pour la première fois le jour de la course.
15. Complément technique sur les données officielles
Enfin, pour clarifier l’écart entre la « pente moyenne de 5,8 % » et le « dénivelé positif total de 917 mètres » mentionnés à plusieurs reprises dans les sections précédentes, voici un complément technique à l’intention des cyclistes souhaitant approfondir le sujet. Lorsque les appareils GPS et la plateforme Strava calculent le « dénivelé positif total » (Elevation Gain), ils additionnent généralement les gains d’altitude positifs segment par segment. Autrement dit, dès que le parcours comporte une section de descente suivie d’une remontée, la hauteur regagnée après la descente est comptabilisée à nouveau dans le dénivelé positif total. En revanche, si le champ « pente moyenne » est calculé en divisant la différence d’altitude nette entre le point de départ et le point d’arrivée par la distance horizontale, il ne reflète pas ces effets cumulés des ondulations intermédiaires. C’est précisément pour cette raison qu’un parcours qui semble « monter tout du long » peut parfois afficher un dénivelé positif total nettement supérieur à la valeur théorique déduite de la pente moyenne. Pour les cyclistes qui planifient leur stratégie d’allure, le conseil pratique est le suivant : plutôt que de vous focaliser sur la pente moyenne, un chiffre unique facilement dilué par les ondulations intermédiaires, référez-vous directement au dénivelé positif total et au temps de parcours estimé. L’évaluation de la dépense énergétique qui en résulte sera plus proche de la sensation réelle de pédalage et vous aidera à établir un plan d’allure et de ravitaillement plus précis.
Lectures complémentaires
- Yangmingshan Balaka Road : le paradis de l’ascension dans le jardin arrière des Taipeiots
- Le dernier doigt de la Paume de Bouddha : une sortie lente sur la Balaka Road dans le brouillard et la mémoire volcanique du Yangmingshan
- Guide complet de l’Alishan Road : 53,57 km et plus de 2 000 mètres de dénivelé, le sanctuaire de la longue randonnée dans le sud de Taïwan
- Guide pratique du Wuzhi Mountain : 10 km, 839 mètres de dénivelé, ne vous laissez pas berner par la « pente moyenne de 5,7 % »
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