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Guide complet de la montée de Jiayi Shuidao : l'épreuve de 10,93 km à 6,6 % de moyenne dans le canton de Zhuqi

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Guide complet de la montée de Jiayi Shuidao : 10,93 km, 6,6 % de moyenne, l'épreuve du canton de Zhuqi

Guide complet de la montée de Jiayi Shuidao : 10,93 km, 6,6 % de moyenne, l’épreuve du canton de Zhuqi

Aperçu général et analyse des données

Jiayi Shuidao, segment Strava ID 3369733, est l’un des « terrains d’entraînement des jambes » bien connus des cyclistes du centre et du sud de Taïwan. Cet itinéraire se situe dans le canton de Zhuqi, dans le comté de Jiayi, et suit une route de liaison locale qui grimpe progressivement vers la montagne. La longueur totale officiellement enregistrée est de 10 933,4 mètres, soit 10,93 km, avec une pente moyenne de 6,6 %, classée dans la catégorie 4 (quatrième catégorie de montée) par le système de classification des montées de Strava.

Précisons d’abord un point souvent mal interprété : le champ « dénivelé total » de ce segment dans la base de données est actuellement de 0 mètre. Ce chiffre n’est pas fiable ; il s’agit essentiellement d’une valeur manquante, et non d’une absence réelle de dénivelé sur cette route. Puisque la distance et la pente moyenne sont des chiffres fiables, nous pouvons utiliser la formule d’estimation de base du dénivelé pour recalculer :

Dénivelé total ≈ Distance × Pente moyenne = 10 933,4 m × 6,6 % ≈ 722 m

Ces 722 mètres sont une valeur estimée dérivée de la pente moyenne, et non une mesure précise du dénivelé officiel. Lors d’une sortie réelle, en raison des ondulations de la route, des sections de descente légère suivies de montées plus raides, le dénivelé cumulé enregistré par votre compteur ou votre trace Strava sera probablement un peu plus élevé que cette estimation. C’est un défaut inhérent à toute méthode de calcul basée sur la pente moyenne : l’itinéraire ne peut pas être une montée linéaire à pente constante, et les micro-variations intermédiaires sont lissées. Il est recommandé de se fier aux données de votre propre appareil GPS après la sortie ; les 722 mètres ne servent que de référence pour la planification et l’évaluation approximative de la difficulté. En tant que cycliste à l’esprit d’ingénieur, mon réflexe face à un champ à zéro dans une base de données est de vérifier avant de citer. Je rappelle également à chaque lecteur : face aux chiffres de dénivelé affichés par toute plateforme ou application d’itinéraire, il vaut la peine de prendre l’habitude de recouper les informations, afin de ne pas laisser des données brutes erronées ou incomplètes fausser votre planification d’entraînement.

En comparant ces deux chiffres (10,93 km, 6,6 % de moyenne) aux autres montées célèbres de Taïwan, Shuidao se situe approximativement entre une montée de route communale et une grande ascension classique : la pente est plus raide que la plupart des sections vallonnées urbaines, mais la distance n’est pas longue. C’est le type « couteau court qui touche l’os » : pas besoin de tenir tout l’après-midi, mais il n’y a presque aucun segment de récupération en faux-plat pour faire redescendre la fréquence cardiaque. C’est aussi pourquoi de nombreux entraîneurs utilisent Shuidao comme itinéraire de test FTP ou de séance d’intervalles : la longueur tombe exactement dans la fenêtre de 8 à 15 minutes d’effort maximal, correspondant à la fenêtre temporelle classique du « test de seuil lactique » en entraînement de puissance.

En décomposant davantage la structure des données de cet itinéraire, on constate que la pente moyenne de 6,6 % constitue déjà le seuil d’une montée « à effort continu ». La perception intuitive de la pente pour un cycliste amateur moyen est à peu près la suivante : en dessous de 3 %, on ne sent presque pas la montée, c’est du niveau croisière ; de 4 % à 6 %, il faut commencer à ajuster son rythme de pédalage et on ressent clairement la charge sur les jambes ; au-dessus de 6 %, on entre dans la zone de « résistance continue », où le gainage et le rythme respiratoire doivent être activement engagés, sinon on perd facilement de la vitesse en milieu de parcours. La moyenne de Shuidao étant de 6,6 %, cela signifie qu’il n’y a pratiquement aucun segment de récupération en faux-plat sur tout le parcours. C’est pourquoi, même avec seulement 10,93 km, de nombreux cyclistes trouvent cette montée plus éprouvante que certains itinéraires de 15 km avec une pente moyenne de seulement 4 % : la fatigue en montée ne dépend jamais uniquement de la distance, mais de l’effet combiné de la pente et du temps.

Il convient également de noter que la catégorie 4 est un niveau relativement « accessible » dans le système Strava (la classification des montées Strava va, de la plus facile à la plus difficile, approximativement de 4, 3, 2, 1, HC ; plus le chiffre est petit ou avec la mention HC, plus la difficulté est élevée). Cela signifie que, bien que l’intensité de Shuidao ne soit pas négligeable, elle reste dans la plage où la plupart des cyclistes amateurs ayant une base d’entraînement peuvent maîtriser le rythme et progresser par la pratique répétée. C’est un excellent « poste avancé » : avant de bien réussir une grande ascension classique, s’entraîner à terminer Shuidao à un rythme idéal stable est une logique d’entraînement recommandée par de nombreux coachs.

Stratégie par sections : planification du rythme du départ à l’arrivée

Décomposer les 10,93 km en plusieurs phases permet de mieux gérer son allure. Les sections ci-dessous suivent la logique typique de répartition des pentes d’une montée de catégorie 4 ; pour les bornes kilométriques exactes, référez-vous à votre propre trace GPS et à la carte du segment Strava.

Première section (échauffement en montée douce) : La pente du début est généralement un peu plus douce que la moyenne globale. C’est la transition cruciale où le corps passe de la fréquence cardiaque de plat à celle de montée. Ne partez surtout pas avec une puissance dépassant votre seuil dès les premiers mètres. Beaucoup de DNF ou d’explosions en fin de parcours trouvent leur origine dans une fréquence cardiaque qui monte au-dessus de 90 % dès le premier kilomètre. Il est recommandé de démarrer en maintenant votre fréquence cardiaque autour de 75 à 80 % de votre fréquence cardiaque maximale, laissant au corps un processus d’adaptation progressive à la charge.

Deuxième section (section principale, pente proche ou légèrement supérieure à la moyenne de 6,6 %) : En entrant dans cette section, la pente commence à se stabiliser au niveau ou légèrement au-dessus de la moyenne globale de 6,6 %. C’est le cœur de l’itinéraire, la zone qui teste le plus votre capacité de sortie continue. Ici, il est recommandé d’adopter une stratégie de « puissance stable » plutôt qu’un pédalage intermittent de type « sprint puis récupération » : car une fois la fréquence cardiaque montée en flèche dans une montée, il faut beaucoup plus de temps pour la faire redescendre. Plutôt que de sprinter puis d’être contraint de ralentir pour reprendre son souffle, mieux vaut maintenir une puissance de sortie stable que vous pouvez tenir sur toute la section. Le temps total de parcours sera en réalité plus rapide qu’en alternant les allures rapides et lentes.

Troisième section (sections de pente raide locale / virages) : La plupart des montées de catégorie 4 présentent, dans leur deuxième moitié, des sections locales nettement plus raides que la moyenne. C’est là que les cyclistes perdent le plus facilement de la vitesse, voire sont contraints de mettre pied à terre. Face à ces sections, il est recommandé : ne restez pas trop longtemps en danseuse hors selle (plus de 30 secondes en danseuse fait monter la fréquence cardiaque rapidement et la rend difficile à faire redescendre) ; en position assise avec un braquet plus léger et un pédalage plus rapide (cadence élevée), vous serez plus économique et plus endurant qu’en écrasant un gros braquet.

Quatrième section (section finale) : À l’approche de l’arrivée, si vous avez bien géré votre allure précédemment, vous devriez avoir encore de l’énergie pour un sprint final ; si vous avez trop forcé en début de parcours, cette section sera souvent le « mur » le plus douloureux. Il est recommandé de considérer les 500 derniers mètres comme un objectif indépendant, en vous disant visuellement « il ne reste qu’un tout petit bout ». La segmentation mentale retarde efficacement la montée de la perception subjective de l’effort (RPE).

En reliant ces quatre sections, la philosophie de gestion de l’allure de tout l’itinéraire peut se résumer en une phrase : « tenir au début, encaisser au milieu, donner tout à la fin ». La plus grande erreur que commettent de nombreux cyclistes lors de leur première tentative sur Shuidao est de traiter l’itinéraire comme un tout, en maintenant le même objectif de puissance ou de fréquence cardiaque du début à la fin, ignorant ainsi le fait que chaque section a une pente réelle différente et une charge corporelle différente. Pour les cyclistes plus avancés, il est recommandé d’utiliser la fonction de tour (lap) de votre compteur : appuyez sur le bouton à chaque kilomètre ou à chaque point de changement de pente marqué. Après la sortie, examinez la puissance moyenne et les variations de fréquence cardiaque de chaque section. C’est ainsi que vous identifierez vraiment où vous perdez de la vitesse et où vous avez encore de la marge pour pousser davantage, permettant un ajustement plus précis de l’allure lors de la prochaine tentative. L’accumulation de ces données segmentées sur le long terme est l’une des méthodes les plus efficaces pour progresser en montée, bien plus efficace que de répéter des tentatives à l’aveugle en se fiant uniquement aux sensations.

Rapport de braquet et recommandations d’équipement

Avec une pente moyenne de 6,6 % et des sections locales pouvant dépasser 10 %, le choix du braquet déterminera directement si cette sortie sera un « entraînement efficace » ou une « épreuve douloureuse ».

Niveau du cycliste Plateau avant recommandé Cassette arrière recommandée Explication
Débutant / cycliste loisir 34/50 (Compact) 11-32T ou 11-34T Assurer des braquets suffisamment légers sur les sections raides pour éviter de devoir forcer en danseuse
Cycliste avancé 34/50 ou 36/52 11-28T ou 11-30T Concilier efficacité de croisière sur le plat et braquets de réserve en montée
Niveau compétition À ajuster selon son FTP et son rapport poids/puissance 11-25T ou rapport plus serré Rechercher une puissance élevée en position assise tout au long du parcours, le braquet servant à maintenir une cadence idéale

Côté équipement, pour ce type de montée de courte à moyenne distance mais à effort continu, il est recommandé de porter une attention particulière aux points suivants :

  • Roues : Pas besoin de roues à aérodynamisme extrême, c’est plutôt l’équilibre entre poids et rigidité qui compte. Des roues légères de montagne à profil moyen-bas (30-40 mm) seront plus adaptées que des roues aérodynamiques à profil profond.
  • Pression des pneus : Les routes de montagne présentent parfois des rapiéçages ou des gravillons. Il ne faut pas gonfler trop fort ; réduire légèrement la pression (en fonction du poids du cycliste et de la largeur des pneus) améliore l’adhérence et le confort.
  • Porte-bidons : Assurez-vous d’avoir au moins deux porte-bidons. Les besoins en hydratation lors d’une montée par forte chaleur estivale sont plus importants que ce que l’on imagine.
  • Compteur / ceinture cardio : Ce parcours se prête très bien à un entraînement structuré avec un capteur de puissance ou une ceinture cardio. Rouler uniquement aux sensations risque de provoquer un départ trop appuyé.

Au-delà du matériel, le poids du cycliste et son rapport poids/puissance (W/kg) restent les variables les plus déterminantes pour la performance en montée. L’équipement ne peut que compléter le tableau, il ne remplace pas la condition physique de base. Si vous ne disposez pas de capteur de puissance, vous pouvez utiliser les zones de fréquence cardiaque combinées à l’échelle de perception de l’effort (RPE 1-10) — sur le tronçon principal, il est conseillé de se maintenir entre RPE 6 et 7, c’est-à-dire une intensité où « l’on respire fort mais où l’on peut encore prononcer des phrases courtes de manière hachée ». Cette zone d’intensité correspond généralement à environ 80-90 % de la fréquence cardiaque maximale, un point idéal où un cycliste amateur peut maintenir un effort soutenu sans s’épuiser trop rapidement. Le système de freinage ne doit pas non plus être négligé : bien que la route des canaux d’eau soit une montée, la descente pour le retour emprunte la même pente. Assurez-vous que les plaquettes et les disques (ou les jantes en acier) sont en bon état pour éviter une défaillance thermique due au freinage continu sur une longue descente.

Stratégie de ravitaillement et d’hydratation

10,93 kilomètres avec une pente moyenne de 6,6 %, pour la plupart des cyclistes, le temps de parcours se situera entre 35 minutes et plus d’une heure (voir le tableau d’estimation des temps ci-dessous). Il s’agit d’un effort de montée de courte à moyenne distance mais d’intensité non négligeable. La stratégie de ravitaillement n’exige pas d’emporter une grande quantité d’aliments solides comme pour une longue piste forestière, mais la gestion de l’hydratation reste un facteur clé de la performance.

Avant le départ : Les principales réserves en eau et en électrolytes doivent être constituées 2 heures avant le départ, afin d’éviter de boire abondamment juste avant de partir, ce qui pourrait provoquer des troubles digestifs. En été, la région montagneuse de Chiayi est chaude et humide ; il est conseillé de commencer à surveiller son hydratation dès la veille au soir.

Pendant la montée : Pour cette durée d’effort, par temps frais, une seule bouteille de boisson pour sportifs ou d’eau électrolytique suffit généralement pour toute la montée. En revanche, si vous vous attaquez au parcours en pleine chaleur estivale à midi, il est recommandé d’avoir deux bidons, dont un contenant de la poudre d’électrolytes, afin d’éviter que la perte de sodium liée à une transpiration prolongée n’affecte l’efficacité de la contraction musculaire et ne provoque des crampes.

Après l’effort : Dans les 30 minutes dorées qui suivent la fin de la montée, un apport modéré en glucides et en protéines favorise la récupération musculaire, surtout si vous avez d’autres activités prévues plus tard dans la journée ou un entraînement le lendemain.

Côté aliments solides, comme le temps total de défi sur la route des canaux d’eau se situe pour la plupart sous la barre de l’heure (voir le tableau d’estimation des temps plus bas), pour les cyclistes de niveau avancé et au-delà, il n’est généralement pas nécessaire de s’alimenter pendant la montée : les réserves de glycogène suffisent à soutenir un effort intense de cette durée. En revanche, si vous êtes débutant et que vous prévoyez un temps de parcours supérieur à une heure, ou si vous placez la route des canaux d’eau en milieu ou fin d’une longue journée de randonnée (par exemple après avoir déjà parcouru plus de 50 kilomètres avant de vous attaquer à cette montée), il est conseillé de prendre une collation de glucides facilement digestibles 15 à 20 minutes avant le défi, comme une banane ou un gel énergétique, afin d’éviter le « mur » (bonking) en cours de montée dû à une hypoglycémie. Cette sensation de faiblesse soudaine dans tout le corps et de confusion mentale est bien plus difficile à gérer qu’une simple courbature musculaire, et présente également un risque pour la sécurité.

Recommandations météo et saisonnières

La région de Jhuci, à Chiayi, présente un relief de collines peu élevées. Les étés y sont chauds et humides, avec des orages fréquents en après-midi, ce qui influence directement le choix du créneau horaire pour la montée.

Saison recommandée : De la fin de l’automne au début du printemps suivant (environ de novembre à mars de l’année suivante) est la meilleure période pour relever le défi de la route des canaux d’eau. Les températures sont fraîches, l’humidité relativement plus basse, la charge ressentie est bien plus légère qu’en été, et l’on peut consacrer plus d’énergie à la gestion de l’allure et du rythme plutôt qu’à lutter contre la chaleur.

Créneau horaire recommandé : Même pendant la saison fraîche, il est conseillé d’éviter de partir en plein midi. Tôt le matin ou en fin d’après-midi, la lumière et la température sont plus clémentes. Les cyclistes qui s’y attaquent en été doivent absolument surveiller la régularité des orages d’après-midi : le relief montagneux favorise le développement rapide des systèmes nuageux convectifs. Il est recommandé d’avoir terminé le défi et d’être redescendu avant midi.

État de la route : Les routes de montagne présentent parfois des feuilles mortes, des gravillons ou des sections glissantes après la pluie. Il est conseillé de ralentir à l’avance à l’approche des virages et de ne pas pencher la moto avec un angle trop prononcé, afin d’éviter tout risque de chute.

Préparation vestimentaire : Le corps transpire abondamment pendant la montée, mais les écarts de température entre le matin et le soir dans la région montagneuse de Jhuci peuvent encore être sensibles. Il est recommandé d’adopter une stratégie vestimentaire en couches — une couche intérieure respirante, et une veste coupe-vent légère à emporter selon la météo. Avant d’atteindre le point de départ, vous pouvez garder une tenue chaude, puis ajuster en fonction des sensations une fois l’échauffement terminé et prêt à attaquer. Les cyclistes qui s’y rendent en été doivent impérativement se protéger du soleil. Bien que l’ombre des arbres offre une certaine protection en montagne, les sections en plein soleil restent nombreuses. Il est recommandé d’utiliser des manchons anti-UV et des lunettes de soleil sportives, pour allier protection solaire et sécurité visuelle pendant la conduite.

Erreurs courantes et risques d’abandon (DNF)

Lorsque la plupart des cyclistes échouent sur la route des canaux d’eau (parcours non terminé ou descente de vélo en cours de route), les causes peuvent généralement être classées dans les catégories suivantes :

Erreur n°1 : Un départ trop appuyé. Comme mentionné précédemment, beaucoup se laissent tromper par la pente douce du début et partent à une puissance proche du maximum. Résultat : en arrivant sur le tronçon principal, la fréquence cardiaque est déjà proche de ses limites et la suite ne se fait qu’au ralenti, voire à pied. Solution : pédalez tout du long à une puissance que vous pouvez maintenir jusqu’à l’arrivée. Mieux vaut avoir l’impression d’être « trop prudent » au début que de s’effondrer en fin de parcours.

Erreur n°2 : Un braquet insuffisant. Partir avec une configuration trop lourde (par exemple un plateau standard associé à une cassette compacte) pour affronter les sections raides oblige à forcer brutalement, ce qui augmente la charge sur les genoux et réduit l’efficacité. Solution : référez-vous au tableau de recommandations ci-dessus ; mieux vaut prévoir un braquet plus léger en réserve.

Erreur n°3 : Négliger l’hydratation et finir par avoir des crampes. Les cyclistes qui s’y attaquent en été sous-estiment facilement leur vitesse de transpiration. Lorsque la sensation de soif se fait sentir, il est généralement déjà trop tard. Solution : adoptez une stratégie d’hydratation « à heures fixes et en quantité définie », plutôt que d’attendre le signal de la soif pour agir.

Erreur n°4 : Sous-estimer l’impact psychologique des pentes raides locales. Sans préparation mentale par sections, la rencontre avec une pente plus raide que prévu peut facilement faire naître l’envie d’abandonner. Solution : avant le départ, familiarisez-vous avec la répartition approximative des pentes du parcours et gérez vos attentes mentales.

Erreur n°5 : Négliger la sécurité de la descente en ne se concentrant que sur la performance en montée. De nombreux cyclistes consacrent toute leur attention à la puissance et au temps pendant la montée, puis, une fois le défi terminé, provoquent un accident sur la descente en raison de la fatigue et d’une baisse de concentration. Pendant la montée, les muscles fournissent un effort important ; à la descente, la vitesse de réaction et la force de préhension ne sont déjà plus celles du départ. Il est recommandé de conserver une vitesse raisonnable à la descente, en particulier dans les virages et sur les sections à forte pente, où il faut ralentir à l’avance. Ne considérez pas la descente comme un exutoire pour « compenser les souffrances de la montée ».

Erreur n°6 : Suivre aveuglément le groupe et perdre le contrôle de son allure. Si vous relevez le défi de la route des canaux d’eau en groupe, il est facile, pour ne pas se laisser distancer, de suivre le rythme des cyclistes les plus rapides du peloton, dépassant ainsi l’intensité que vous aviez planifiée. Solution : avant le départ en groupe, communiquez avec vos coéquipiers et convenez que chacun puisse monter à son propre rythme, en se retrouvant au sommet plutôt qu’en roulant ensemble tout du long. C’est ainsi que l’on concilie sécurité et efficacité de l’entraînement.

Estimation du temps d’objectif selon le niveau du cycliste

Les estimations ci-dessous sont basées sur un modèle général de performance en montée pour 10,93 km avec une pente moyenne de 6,6 %. Elles sont fournies à titre indicatif avant départ ; le temps réel dépendra de votre condition physique, de la météo du jour, du vent et de votre équipement.

Niveau du cycliste Temps estimé Vitesse moyenne Description
Débutant / cycliste loisir 55 à 75 minutes Environ 8,7 à 11,9 km/h Objectif principal : terminer sans blessure, pauses courtes autorisées
Cycliste intermédiaire 40 à 55 minutes Environ 11,9 à 16,4 km/h Dispose d’une base d’entraînement en montée, capable de maintenir un rythme stable sans poser pied à terre
Cycliste confirmé / compétition 28 à 40 minutes Environ 16,4 à 23,4 km/h Dispose d’un entraînement structuré en puissance, maintient une intensité élevée sur tout le parcours
Cycliste d’élite / niveau professionnel Moins de 25 minutes Plus de 26 km/h Performance d’exception très rare, déconseillé comme objectif à court terme pour les amateurs

Rappel : ces fourchettes de temps sont issues d’un modèle approximatif et ne constituent pas des données officielles. Pour une première tentative, nous recommandons de viser « l’arrivée » comme objectif, sans fixer un seuil de temps trop ambitieux dès le départ. Adaptez votre allure à vos capacités et à vos sensations physiques : c’est la clé pour apprécier durablement le plaisir de la montée. Nous vous suggérons également de noter précisément, à chaque tentative, votre temps, votre fréquence cardiaque moyenne, votre puissance moyenne et vos sensations subjectives. Sur le long terme, ces données de première main refléteront plus fidèlement votre progression et l’efficacité de votre entraînement qu’un résultat ponctuel.

Liste de vérification avant départ

Avant de vous lancer sur la montée de Shui Dao, voici une liste de vérification finale pour éviter qu’un petit détail ne gâche toute votre sortie :

Élément à vérifier Description
Pression des pneus À ajuster selon votre poids et la largeur des pneus, pour éviter une résistance au roulement accrue en montée due à une pression insuffisante
Système de freinage Vérifier l’usure des plaquettes ; avant les freinages continus en descente, assurez-vous que la puissance de freinage est normale
Configuration des braquets Vérifier que le plus petit pignon de la cassette suffit pour les pentes raides, pour éviter de découvrir sur place qu’un braquet est trop lourd
Bidons et ravitaillement Au moins deux bidons ; en été, prévoir en plus des compléments en électrolytes
Compteur / appareil GPS Vérifier la charge de la batterie et charger à l’avance le tracé de l’itinéraire pour faciliter la navigation et le référencement de l’allure
Prévisions météo Avant le départ, vérifier la probabilité de pluie et les horaires des orages d’après-midi pour choisir un créneau de départ adapté
Kit d’outils de secours Chambre à air de rechange, pompe ou cartouche de CO2, outils de réparation simples ; en montagne, le ravitaillement est difficile, il faut pouvoir gérer les pannes soi-même

Conclusion : faites de Shui Dao votre référence d’entraînement

Si Shui Dao est si appréciée des cyclistes du centre et du sud de Taïwan, ce n’est pas seulement parce qu’elle est facile d’accès et proche du centre-ville de Chiayi, mais aussi parce que sa pente et sa longueur se situent dans une zone idéale « testable et reproductible » — vous pouvez y revenir régulièrement et utiliser le même parcours pour mesurer vos progrès physiques. Que vous l’utilisiez comme simulation avant une course ou comme simple entraînement de routine le week-end, tant que vous maîtrisez votre rythme, votre préparation des braquets et votre stratégie d’hydratation, cette montée de 10,93 km à 6,6 % de pente moyenne dans le canton de Zhuqi sera un parcours qui mérite d’être relevé encore et encore dans votre programme d’entraînement cycliste.

Enfin, un dernier rappel à tous ceux qui s’apprêtent à relever le défi de Shui Dao : les données et les tableaux de temps ne sont que des outils d’aide ; ce qui compte vraiment, ce sont les signaux réels que votre corps vous envoie pendant l’effort. Si la journée ne se passe pas bien, que votre fréquence cardiaque est anormalement élevée ou que vous ressentez un inconfort manifeste, mieux vaut ralentir le rythme, voire faire demi-tour en cours de route, plutôt que de vous forcer pour atteindre un objectif de temps. L’entraînement cycliste est un processus d’accumulation sur le long terme ; Shui Dao sera toujours là. Le jour où votre forme sera au mieux, il sera toujours temps de tenter votre record personnel. Nous souhaitons à chaque cycliste de trouver, sur les routes de montagne du canton de Zhuqi, son propre rythme et son sentiment d’accomplissement.

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