跳至主要內容

Guide pratique du pavillon Wangfeng à Meishan : analyse complète d'un parcours d'entraînement vallonné à Chiayi, 9 km et 6,4 % de pente

騎行路線

Stratégie pratique du Pavillon Wangfeng (Meishan) : analyse complète d'un parcours d'entraînement vallonné à Chiayi, 9 km, pente de 6,4 %

Aperçu du parcours : un segment d’entraînement vallonné sous-estimé à Chiayi

Le Pavillon Wangfeng de Meishan, segment Strava ID 3350609, est un parcours de montée dans la région vallonnée de Chiayi, souvent considéré par les cyclistes comme un « segment d’échauffement » mais dont la difficulté est fréquemment sous-estimée. Commençons par les données brutes : le parcours s’étend sur 9056,11 mètres, soit près de 9,06 kilomètres, avec une pente moyenne de 6,4 % sur l’ensemble du trajet. Il est classé dans la catégorie 3 (troisième catégorie de montée) selon le système de classification des montées de Strava. Cette classification n’est pas attribuée à la légère : la catégorie 3 signifie que le produit de la longueur et de la pente de cette route est suffisant pour représenter un défi réel pour le système cardiovasculaire et la force musculaire d’un cycliste amateur. Ce n’est absolument pas une « pente douce » que l’on peut « grimper sans effort » comme le prétendent certains débutants.

Beaucoup de gens, en voyant le nom « Pavillon Wangfeng » et la valeur de 1054,0 mètres dans le champ elevation_m de la base de données, supposent intuitivement que cette route grimpe de plus de mille mètres. Il faut ici faire une correction honnête des données : 1054 mètres correspond en réalité à l’altitude du point de vue du Pavillon Wangfeng lui-même, c’est-à-dire « à quelle hauteur vous vous trouvez lorsque vous atteignez l’arrivée », et non « le dénivelé total que vous gravissez du départ à l’arrivée ». En recalculant à partir de la distance multipliée par la pente moyenne, 9056,11 mètres multipliés par 6,4 % donnent un dénivelé total d’environ 580 mètres. C’est ce chiffre qu’il faut utiliser pour planifier votre effort et votre rythme : c’est le « dénivelé de ce segment ». En d’autres termes, le Pavillon Wangfeng est perché en hauteur, mais vous ne partez pas du niveau de la mer pour y arriver — le point de départ possède déjà une certaine altitude de base. Le dénivelé que cette route vous demande réellement de surmonter est cet écart d’environ 580 mètres. Cette confusion entre « le lieu est en altitude » et « le dénivelé de ce segment » est en réalité assez courante dans les données de nombreuses routes vallonnées à Taïwan. En tant que guide de parcours, nous pensons qu’il est plus significatif d’expliquer honnêtement cet écart plutôt que de reprendre aveuglément un chiffre impressionnant.

D’un point de vue fonctionnel, le rôle le plus adapté de ce parcours est celui de « route d’entraînement de progression adaptée aux débutants » dans le système de la route de montagne d’Alishan (province 18). Une distance d’un peu plus de 9 kilomètres ne vous contraint pas dans la gestion de votre énergie, et une pente moyenne de 6,4 % est suffisante pour vous faire ressentir une douleur musculaire soutenue. C’est une transition idéale entre les « pentes douces des collines périurbaines » et les « longues montées lourdes ». Pour les cyclistes qui se préparent à affronter la route principale d’Alishan (un parcours lourd de plus de 30 kilomètres et de plus de 1700 mètres de dénivelé), le Pavillon Wangfeng est un excellent terrain d’évaluation des capacités. Pour les débutants qui viennent tout juste de passer du plat aux collines, la longueur de cette route ne vous fera pas douter de votre vie à vélo ; c’est un bon point de départ pour construire votre confiance en montée.

En décomposant davantage la position de ce parcours dans l’ensemble du système d’entraînement vallonné de Chiayi, on découvre qu’il joue en réalité un rôle de transition entre l’avant et l’après. Le canton de Meishan se situe dans la zone de transition entre les collines de Chiayi et la chaîne de montagnes d’Alishan. Le terrain s’élève progressivement de la plaine vers les collines peu élevées, puis rejoint progressivement des zones montagneuses de plus haute altitude. Le Pavillon Wangfeng se trouve précisément sur ce point de transition, offrant un point de vue exceptionnel. Pour une équipe cycliste, cela signifie que le Pavillon Wangfeng peut être planifié comme l’une des étapes d’un « test par segments » — grimper d’abord le Pavillon Wangfeng, évaluer sa récupération cardiaque et la douleur dans les jambes, puis décider si l’on continue vers des segments de plus haute altitude le même jour, ou si l’on fait demi-tour pour une sortie de récupération. Cette flexibilité est un avantage d’entraînement que de nombreux parcours de longue distance à forte montée ne peuvent pas offrir.

D’un point de vue de l’analyse des données, ce parcours est également très adapté pour des tests de courte durée de la courbe de puissance. Avec 9 kilomètres et un temps de parcours de 20 à 50 minutes (selon le niveau du cycliste), cela tombe juste dans la plage de temps définie par de nombreux systèmes d’entraînement pour les « tests de seuil lactique en intervalles courts ». Si vous vous entraînez depuis longtemps avec un capteur de puissance, le Pavillon Wangfeng peut en réalité être utilisé comme un segment stable de validation de votre FTP (puissance fonctionnelle seuil). En roulant à chaque fois dans des conditions de vent et de température similaires, les données accumulées sur le long terme peuvent fournir une courbe de progression physique relativement objective, plus proche des conditions de conduite réelles qu’un test sur home-trainer statique en salle de sport.

Stratégie par segments : planification du rythme du départ au Pavillon Wangfeng

Décomposer les 9,06 kilomètres en plusieurs phases est plus efficace que de tenir coûte que coûte d’un seul bloc.

Première phase (0-2 km) : échauffement des pneus et adaptation du braquet. En entrant sur ce parcours depuis le plat ou une pente douce, le corps n’est généralement pas encore pleinement en état de grimper. Il est recommandé d’utiliser d’abord un braquet moyen-léger, en maintenant la cadence entre 85 et 95 tours par minute, afin de laisser la fréquence cardiaque monter progressivement plutôt que de grimper d’un coup. L’erreur que commettent de nombreux cyclistes sur ce segment est de voir la pente apparaître et d’écraser immédiatement un gros braquet, ce qui fatigue excessivement les quadriceps dès la première phase et ne laisse aucune marge pour la suite.

Deuxième phase (2-5 km) : le segment principal, la zone centrale la plus exigeante en pente. C’est généralement la zone où les variations de pente sont les plus marquées et où la charge sur le système cardiovasculaire est la plus importante. Il est recommandé de maintenir la puissance ou la fréquence cardiaque sous le seuil lactique (LT), mais dans une zone proche, c’est-à-dire à la frontière entre les zones 3 et 4, pour maintenir le corps dans un état « sous pression mais sans exploser ». La cadence est recommandée entre 70 et 85 tours par minute, en alternant position assise et position debout, afin d’éviter une fatigue excessive d’un seul groupe musculaire.

Troisième phase (5-7 km) : le milieu de parcours où le mental a tendance à se relâcher. De nombreux cyclistes, après avoir dépassé la moitié du parcours, savent que l’arrivée n’est plus loin et relâchent inconsciemment leur rythme. Résultat : ils sont pris au dépourvu lorsque la pente remonte soudainement. Sur ce segment, il est recommandé de maintenir délibérément sa concentration, de surveiller en continu la puissance ou la fréquence cardiaque, afin d’éviter une « fausse relaxation » qui casserait le rythme.

Quatrième phase (7-9 km) : la dernière montée vers le point de vue du Pavillon Wangfeng. Sur ce dernier segment, l’arrivée est proche. La plateforme du Pavillon Wangfeng se situe à plus de 1000 mètres d’altitude, avec généralement une vue dégagée et un terrain qui peut présenter de légères remontées de pente. Il est recommandé de conserver 15 à 20 % de réserve d’énergie pour ce segment, et d’ajuster le braquet de manière flexible en fonction des conditions réelles de la route, afin de garantir une arrivée à un rythme stable, plutôt que de finir épuisé et de devoir pousser le vélo dans les deux derniers kilomètres.

Il convient d’ajouter que la stratégie par segments ne consiste pas à changer mécaniquement de rythme à chaque jalon, mais à établir une « anticipation mentale » — savoir quel type de terrain vous allez rencontrer, afin que le corps et l’esprit ne soient pas déstabilisés par des changements soudains de pente. Le problème que rencontrent souvent les cyclistes lors d’une première tentative sur un parcours inconnu n’est pas un manque de condition physique, mais une surprise mentale : penser que l’arrivée est proche, puis voir la pente remonter soudainement, ce qui fait chuter le moral et perturbe le rythme. Grâce à une planification par segments, vous pouvez vous préparer mentalement à l’avance, en traitant chaque segment comme une petite tâche indépendante, plutôt que d’être écrasé par les 9 kilomètres du parcours dans leur ensemble.

Par ailleurs, le moment de passer de la position assise à la position debout mérite également quelques explications supplémentaires. En général, la montée en position debout (dancing on the pedals) peut fournir une puissance instantanée plus élevée sur une courte période, adaptée aux sections où la pente devient soudainement plus raide, ou dans les situations où il faut distancer un poursuivant ou sprinter vers l’arrivée. Cependant, la montée en position debout sollicite davantage le système cardiovasculaire. Si l’on maintient cette position trop longtemps, la fréquence cardiaque peut monter rapidement, accélérant l’accumulation de fatigue. À l’inverse, la montée en position assise, bien que la puissance instantanée soit plus faible, permet de maintenir une production de puissance plus stable et plus économique, adaptée à un parcours comme le Pavillon Wangfeng, avec une pente moyenne et nécessitant une production soutenue sur une longue durée. La stratégie recommandée est la suivante : rester principalement en position assise, passer en position debout uniquement sur les sections où la pente remonte nettement ou lorsqu’une accélération brève est nécessaire, et limiter la durée en position debout à 10-20 secondes maximum, afin d’éviter une consommation excessive des réserves de glycogène musculaire.

Recommandations de braquet et d’équipement

Pour un parcours avec une pente moyenne de 6,4 % et classé en catégorie 3, la configuration de l’équipement influence directement la qualité de la sortie et le temps de parcours.

Niveau du cycliste Plateau avant recommandé Cassette arrière recommandée Braquet minimum recommandé
Débutant / loisir 34T (petit plateau) Grande cassette 32-34T 34/32 ou moins
Avancé / semi-équipe 34-36T 28-30T 34/28
Compétition 36-39T 25-28T 39/25

Pour les cyclistes dont le rapport puissance/poids (W/kg) est inférieur à 3,0, il est fortement recommandé d’équiper un pédalier compact (compact crankset, 34/50T) avec une grande cassette (30T ou plus). Cette configuration de braquet permet de maintenir la cadence dans une plage efficace et d’éviter une pression inutile sur les articulations du genou due à un braquet trop lourd. Pour les cyclistes de niveau compétition avec un rapport puissance/poids supérieur à 4,0, un pédalier standard avec une cassette plus serrée peut être envisagé, afin de maintenir l’efficacité de la production de puissance et l’avantage de vitesse.

Côté roues, le dénivelé de ce parcours n’est pas extrême (environ 580 mètres), la sensibilité au poids des roues n’est pas aussi critique que sur la route principale d’Alishan, mais des roues plus légères peuvent néanmoins apporter une différence notable en termes de réactivité à l’accélération et d’efficacité en montée. Si ce parcours est utilisé comme segment d’entraînement quotidien, des roues en aluminium d’entraînement sont tout à fait suffisantes. S’il s’agit d’une simulation pré-compétition ou d’un contre-la-montre, on peut envisager des roues en carbone à profil moyen-bas, combinant légèreté pour la montée et un léger avantage aérodynamique.

Le réglage de la pression des pneus est également un détail souvent négligé. La qualité de la surface des routes vallonnées n’est pas toujours parfaitement lisse ; certaines sections peuvent présenter des rapiéçages ou des nids-de-poule. Une pression trop élevée réduit certes la résistance au roulement, mais augmente le risque de dérapage et de crevaison sur les surfaces irrégulières. Une pression trop basse augmente la résistance au roulement et ralentit l’efficacité en montée. En règle générale, il est recommandé d’ajuster en fonction du poids du cycliste et de la largeur des pneus. Pour un cycliste d’environ 70 kg avec des pneus de 25 à 28 mm, la pression avant peut être réglée entre 6,0 et 6,5 bar, et la pression arrière, supportant plus de poids, entre 6,5 et 7,0 bar. Les valeurs réelles doivent être affinées en fonction des sensations personnelles de conduite.

La géométrie du cadre et le réglage de la position méritent également une attention particulière. Sur les sections de montée, la sensibilité à la longueur de la potence et à la hauteur du cintre n’est pas moindre que sur les sections de sprint sur le plat — un réglage trop agressif (potence trop longue, cintre trop bas) peut certes offrir un avantage aérodynamique sur le plat, mais lors d’une montée soutenue à 6,4 %, cela peut restreindre l’espace de respiration et affecter l’efficacité de la ventilation. Si vous constatez que vous avez facilement du mal à respirer sur des parcours de pente moyenne comme le Pavillon Wangfeng, il vaut la peine de vérifier si votre position n’est pas trop orientée vers l’aérodynamisme sur le plat, au détriment du confort et de l’espace de respiration en montée.

Stratégie de ravitaillement et d’hydratation

Pour un parcours de 9 kilomètres avec une pente moyenne de 6,4 %, le temps de parcours pour un cycliste moyen se situe entre 30 et 55 minutes (selon les capacités individuelles). Il s’agit d’un type d’effort « court et intense », et la stratégie de ravitaillement doit être planifiée en fonction de cette durée d’effort.

Avant la sortie : Il est recommandé de prendre un repas ou une collation contenant des glucides 1 à 2 heures avant le départ, et de s’assurer que le corps est bien hydraté, plutôt que de boire massivement juste avant de monter sur le vélo, afin d’éviter des troubles gastro-intestinaux pendant l’effort.

Pendant la sortie : Étant donné que la durée d’un aller simple est généralement inférieure à une heure, pour la plupart des cyclistes, une seule gourde (500-750 ml) est généralement suffisante pour couvrir les besoins en eau de l’ensemble du parcours. Il n’est pas nécessairement indispensable d’ajouter des gels énergétiques ou des aliments solides comme du pain. Cependant, si la température du jour est élevée (les températures de surface des routes dans les collines de Chiayi sont souvent élevées en été), ou si vous prévoyez de continuer sur une distance plus longue après avoir terminé la montée du Pavillon Wangfeng (par exemple, enchaîner avec d’autres segments du système routier d’Alishan), il est recommandé d’emporter en plus un gel énergétique ou une barre sportive, et d’envisager un complément en électrolytes, afin d’éviter un déséquilibre électrolytique provoquant des crampes dû à une transpiration excessive.

Après la sortie : Les 15 à 30 minutes suivant la fin de la montée constituent la fenêtre d’or pour la récupération du glycogène musculaire. Il est recommandé de consommer une collation de récupération avec un ratio glucides/protéines d’environ 3:1 à 4:1, accompagnée d’une hydratation continue par petites gorgées, afin d’aider le corps à revenir progressivement d’un état d’effort intense à un état stable.

Il faut également rappeler le rythme de ravitaillement sur le retour en descente. De nombreux cyclistes, après avoir terminé la montée, concentrent toute leur attention sur la satisfaction d’avoir « enfin fini de grimper » et négligent le fait qu’il faut également maintenir une hydratation de base pendant la descente, surtout pendant les périodes de forte chaleur estivale. La descente ne consomme pas autant d’énergie que la montée, mais la perte d’eau du corps ne s’arrête pas pour autant. Il est recommandé de faire une courte pause au point de vue du Pavillon Wangfeng, de prendre des photos et de se reposer, tout en en profitant pour s’hydrater et consommer une petite quantité de glucides, avant de commencer la descente de retour. Cela évite d’oublier de se ravitailler en se concentrant sur la conduite en descente, et de découvrir en arrivant en bas qu’on est déshydraté ou en hypoglycémie.

Recommandations météo et saisonnières

Le terrain vallonné de Chiayi est nettement influencé par les moussons et les pluies orographiques. Lors de la planification d’une sortie sur le parcours du Pavillon Wangfeng, les facteurs météorologiques ne doivent pas se limiter à vérifier « s’il pleut ou non en bas de la colline ».

Printemps (mars-mai) : Le climat est relativement stable, mais il faut surveiller les fortes pluies brèves apportées par les fronts de la pluie de printemps, en particulier les systèmes nuageux convectifs de l’après-midi qui ont tendance à se soulever sur le relief vallonné. Il est recommandé de partir tôt le matin ou en début de matinée pour réduire le risque de pluie.

Été (juin-août) : C’est la saison la plus active des orages d’après-midi à Taïwan. Le relief vallonné favorise les précipitations convectives, et les zones montagneuses sont sujettes au brouillard qui réduit la visibilité. Il est fortement recommandé de partir entre 5 et 7 heures du matin, afin de terminer la montée et de redescendre avant la formation des systèmes convectifs de l’après-midi, évitant ainsi le double risque d’orages soudains et de chaussée glissante sur les sections les plus pentues. L’ensoleillement est intense en été, il faut donc renforcer les stratégies de protection solaire et d’hydratation.

Automne (septembre-novembre) : La mousson du nord-est n’a pas encore pris le relais et la saison des typhons touche à sa fin. C’est la saison la plus stable de l’année, idéale pour planifier des entraînements de longue distance ou relever le défi du système routier d’Alishan. Le risque météorologique pour le Pavillon Wangfeng en tant que segment d’entraînement est le plus faible à cette période.

Hiver (décembre-février) : Sous l’influence de la mousson du nord-est, les zones montagneuses peuvent connaître des températures basses, des vents forts et un brouillard épais. Le Pavillon Wangfeng, situé à plus de 1000 mètres d’altitude, aura une température nettement plus basse que dans la plaine. Il est recommandé d’emporter une veste coupe-vent chaude et des manchons, et de surveiller l’état de la chaussée pour détecter d’éventuelles zones humides ou verglacées.

Erreurs courantes et évaluation du risque d’abandon (DNF)

En examinant les erreurs que les cyclistes commettent généralement sur ce type de parcours court à pente moyenne, on peut identifier plusieurs modes d’échec courants :

Erreur n°1 : braquet trop lourd, départ trop explosif. Comme le parcours ne fait que 9 kilomètres, de nombreux cyclistes l’abordent avec un état d’esprit de « sprint ». Résultat : dans les 2-3 premiers kilomètres, la fréquence cardiaque monte près de son maximum, puis la suite se déroule dans une accumulation anaérobie, forçant à ralentir considérablement, voire à pousser le vélo, ce qui au final allonge le temps total de parcours.

Erreur n°2 : sous-estimer la charge cardiovasculaire d’un parcours à pente moyenne. Une montée de catégorie 3 ne nécessite certes pas plus d’une heure d’effort soutenu comme la route principale d’Alishan, mais une pente moyenne de 6,4 % signifie qu’il n’y a pratiquement aucun segment de récupération en pente douce sur l’ensemble du parcours. L’exigence de production de puissance soutenue près du seuil anaérobie est en réalité assez élevée, et les débutants sous-estiment souvent ce point, se lançant dans l’aventure sans préparation suffisante.

Erreur n°3 : négliger les risques météorologiques, en particulier les orages d’après-midi en été. Le relief vallonné, combiné au climat convectif typique de l’été taïwanais, fait que des fortes pluies et une chaussée glissante sur les sections les plus pentues en après-midi sont une situation courante à l’origine de chutes. Il est impératif d’ajuster l’heure de départ pour éviter ce risque.

Erreur n°4 : mauvais timing du ravitaillement, décider de manger ou non en cours de route. La décision de ravitaillement pour ce type de parcours court et intense doit être planifiée avant le départ, et non pas hésiter en cours de route à s’arrêter pour manger. L’hésitation elle-même interrompt le rythme et affecte la performance globale.

Le risque d’abandon (DNF) sur ce parcours est globalement faible. Les principaux risques se concentrent sur les conditions météorologiques (fortes pluies, chaussée glissante), les pannes d’équipement (crevaison, dysfonctionnement de la transmission) et les signes de coup de chaleur en cas de chaleur extrême. Avec une vérification de base avant le départ et un bon jugement météorologique, le taux de réussite devrait être assez élevé.

Erreur n°5 : négliger la vérification préalable du système de transmission. Face à un parcours avec une pente soutenue de 6,4 %, si le système de transmission n’a pas été correctement réglé au préalable, des problèmes de saut de chaîne ou de coincement peuvent facilement survenir au milieu de la montée. Cela interrompt non seulement le rythme de pédalage, mais peut également provoquer une blessure au genou en raison d’un changement de braquet soudain. Il est recommandé de vérifier avant le départ que les câbles de dérailleur avant et arrière ne sont pas détendus et que la chaîne ne présente pas d’usure excessive. En particulier si votre vélo n’a pas été entretenu depuis un certain temps, un parcours de montée soutenue comme le Pavillon Wangfeng est la pierre de touche idéale pour tester la fiabilité du système de transmission.

Erreur n°6 : sous-estimer la sollicitation des muscles du tronc lors d’une montée continue. De nombreux cyclistes ne se concentrent que sur la force des jambes et la capacité cardiovasculaire, en négligeant le rôle stabilisateur des muscles du tronc (abdominaux et bas du dos) lors d’une montée soutenue. Les cyclistes ayant un tronc insuffisamment fort ont tendance, dans la seconde moitié de la montée, à voir leur haut du corps osciller davantage latéralement et leur efficacité de transmission de puissance diminuer. C’est pourquoi, dans un programme de musculation régulier, le travail du tronc ne doit pas être négligé — il influence directement la stabilité de votre production de puissance sur des parcours de montée de durée moyenne comme le Pavillon Wangfeng.

Estimation des temps de parcours cibles par niveau de cycliste

Les estimations de temps suivantes sont basées sur les conditions du parcours (pente moyenne de 6,4 %, dénivelé total d’environ 580 mètres, longueur totale de 9,06 kilomètres) et s’appuient sur les plages de performances courantes observées chez les cyclistes amateurs sur des montées de classification similaire. Les résultats réels peuvent varier en fonction de la condition physique individuelle, du vent du jour et de l’état de la chaussée.

Niveau du cycliste Rapport puissance/poids de référence Temps estimé Vitesse moyenne de référence
Débutant / loisir 2,0-2,5 W/kg 45-55 minutes environ 10-12 km/h
Avancé général 2,5-3,2 W/kg 32-42 minutes environ 13-17 km/h
Expérimenté / semi-compétition 3,2-4,0 W/kg 24-30 minutes environ 18-22 km/h
Compétition / professionnel 4,0 W/kg et plus 18-23 minutes environ 24-30 km/h

Rappel : le tableau ci-dessus est fourni à titre de référence pour la planification de l’entraînement et ne constitue pas un temps officiel certifié. Lors d’un défi réel, il est recommandé de commencer par effectuer une première sortie à intensité modérée pour se familiariser avec le parcours, puis d’ajuster progressivement le rythme cible en fonction de vos propres données.

Il convient de noter que les estimations de temps ci-dessus sont calculées dans des conditions idéales : absence de vent, température modérée et chaussée sèche. En conditions réelles, le vent contraire, une chaussée glissante, la chaleur ou la différence entre une sortie en groupe et une sortie en solo peuvent faire varier le temps de parcours de plus ou moins 10 à 20 %. Si vous tentez ce parcours pour la première fois, il est recommandé de ne pas viser la plage la plus rapide du tableau, mais de vous fixer comme objectif principal de terminer la montée et d’enregistrer vos données de puissance ou de fréquence cardiaque du jour. Après avoir accumulé deux à trois sorties d’expérience, vous pourrez commencer à affiner votre rythme. Sur le long terme, le Pavillon Wangfeng est très adapté pour être intégré à votre plan d’entraînement périodique, en tant que segment fixe de test de condition physique. En répétant le même parcours dans différents états de forme, vous ressentirez votre progression de manière plus intuitive qu’en regardant simplement les chiffres sur votre capteur de puissance.

Conclusion : intégrez le Pavillon Wangfeng à votre carte d’entraînement

La valeur du parcours du Pavillon Wangfeng ne réside pas dans un dénivelé spectaculaire, mais dans le fait qu’il offre, sur une distance relativement accessible de 9 kilomètres, un entraînement de montée à intensité moyenne, solide et concret. Que vous soyez un cycliste avancé préparant l’enchaînement avec la route principale d’Alishan, ou un débutant qui commence tout juste à découvrir le relief vallonné, cette route mérite d’être prise au sérieux et correctement comprise — son dénivelé est honnêtement d’environ 580 mètres, et non les 1054 mètres mal interprétés. Le Pavillon Wangfeng, point d’arrivée, se dresse en hauteur, mais le chemin qui y mène met à l’épreuve votre capacité de production de puissance soutenue sur une pente de 6,4 %. Si vous comprenez les données et planifiez votre rythme, les retours d’entraînement que cette route peut vous offrir dépasseront largement sa longueur modeste sur la carte.

Lectures complémentaires sur le sujet

相關影片
訂閱CT的頻道

訂閱 CT Yeh,看武嶺實測與路線攻略

北進武嶺、西進武嶺、經典百K,每條路線都親自騎過,配速、爬升、補給點全部實拍實測。

467 部影片 · 累計 838 萬次觀看