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Guide pratique de la route industrielle Shaoya (Tuban) : 10,4 km, 672 m de dénivelé, la longue montée secrète de la côte sud

騎行路線

Stratégie pratique pour la route industrielle de Shaoya (section Tuba) : une longue montée secrète de 10,4 km avec 672 m de dénivelé dans le Sud de la route circulaire

Pente moyenne de 6,4 %, dénivelé total de 672 m, longueur totale de 10,37 km — c’est une montée continue de distance moyenne à longue, pourtant cachée dans les montagnes du canton de Daren, à l’extrême sud de Taitung, où circulent peu de voitures et de personnes.

I. Examinons d’abord les données

Avant de planifier cet itinéraire, vérifions d’abord la cohérence des données de base. La route industrielle de Shaoya (section Tuba) affiche officiellement une distance totale de 10 368,6 mètres, un dénivelé total de 672,4 mètres et une pente moyenne de 6,4 %. Vérification par recoupement entre distance et pente : 10 368,6 mètres × 6,4 % ≈ 663,6 mètres, soit un écart de moins de 10 mètres avec le dénivelé total annoncé de 672,4 mètres. La cohérence interne des données est bonne et on peut les utiliser en toute confiance.

Élément Donnée Point de vue technique
Distance totale 10,37 km Section de montée de distance moyenne à longue
Dénivelé total 672,4 m Accumulation continue tout au long du parcours, sans section de récupération notable
Pente moyenne 6,4 % Intensité moyenne à élevée, nécessite une préparation complète à la montée
Point le plus raide Environ 16,9 % (données du site) Sections locales nécessitant une attention particulière au braquet et à la répartition de l’effort

Le point de départ de cet itinéraire se situe près du pont suspendu de Tuba, puis grimpe jusqu’au point le plus haut. C’est l’une des montées longues les plus représentatives de la région de la route circulaire sud de Taitung. Par rapport à la montée de la station radio Sanhe de Zhiben mentionnée précédemment (8,5 km, pente moyenne de 5,7 %), la route industrielle de Shaoya est plus exigeante tant en distance qu’en pente moyenne. Avec des sections locales pouvant atteindre 16,9 %, c’est un itinéraire de montée de niveau avancé qui nécessite une préparation complète pour être réalisé en toute sécurité.

II. Situation géographique et contexte de l’itinéraire

La route industrielle de Shaoya est située dans le canton de Daren, dans le comté de Taitung. C’est l’une des communes autochtones les plus méridionales de Taïwan, dont la majorité des habitants sont des Paiwan. Le réseau de routes industrielles du canton de Daren est assez développé : outre la route industrielle de Shaoya, on trouve la route communale Est 68 qui relie Tuba et Daxi, la route communale Est 70 qui relie Xinhua et Dawu, ainsi que plusieurs routes industrielles comme Daxi, Xinhua et Daxin, formant ensemble un réseau dense reliant les villages autochtones de la côte Pacifique.

Le point de départ de cet itinéraire, le pont suspendu de Tuba, est lui-même un édifice chargé d’histoire. Le pont suspendu a été construit à l’origine en 1938, pendant la période de domination japonaise, pour relier la tribu de Tuba à la tribu de Xinxing. Après plus de cinquante ans d’utilisation, il a été abandonné suite à des dommages causés par des catastrophes naturelles, avant d’être reconstruit en 2011. Le nouveau pont, long de 123 mètres, adopte une structure en arc. L’entrée du pont et les murs de câbles sont décorés de motifs traditionnels paiwan — serpents à cent pas, poteries, guerriers —, un repère culturel qui mérite qu’on s’y arrête pour l’admirer avant d’entamer cette montée.

III. Stratégie par sections : découper les 10,4 km en quatre segments

Première section (0–2,5 km) Départ du pont suspendu de Tuba : la fenêtre d’or pour établir le rythme

Les 2,5 premiers kilomètres après le départ du pont suspendu de Tuba constituent la section la plus cruciale pour établir le rythme de toute la montée. La pente y est généralement relativement douce, c’est la période de transition où le corps passe du mode de conduite sur le plat au mode de montée. Il est recommandé de contrôler consciemment sa puissance dès le début, en maintenant une intensité d’environ 75 à 82 % de la FTP, afin d’éviter de monter trop fort simplement parce que le terrain est relativement clément, et de réserver des réserves d’énergie pour les sections plus raides à venir.

Avec une pente moyenne de 6,4 % et une distance totale dépassant 10 km, cet itinéraire appartient au type typique de « longue montée à consommation continue ». Toute dépense d’énergie excessive dans la première partie sera ressentie de manière décuplée dans la seconde moitié. Il est recommandé de vérifier dès cette section que votre rythme respiratoire et votre cadence sont stables, afin de vous préparer aux défis plus exigeants à venir.

Deuxième section (2,5–5,5 km) Entrée dans la montée principale : l’épreuve de l’endurance et de la volonté

En entrant dans la partie médiane de l’itinéraire, la pente commence à augmenter de manière continue et marquée : c’est la zone de montée centrale de tout le parcours. La pente moyenne de 6,4 % étant déjà d’intensité moyenne à élevée, et certaines sections pouvant présenter des pentes proches ou supérieures à la moyenne, il est recommandé d’adopter une stratégie « principalement assis, debout en complément » — pédaler assis permet de maintenir une charge cardio-respiratoire et un rythme respiratoire plus stables, adaptés à un effort soutenu sur la durée ; ce n’est qu’aux moments où la pente augmente nettement qu’il faut se lever brièvement pour ajouter du couple, puis se rasseoir immédiatement pour retrouver le rythme.

Cette section étant peu fréquentée et éloignée des axes principaux, il est fortement recommandé aux cyclistes d’emporter suffisamment d’eau, car il n’y aura ni point de ravitaillement ni magasin sur une longue distance.

Troisième section (5,5–8 km) La section la plus raide : l’épreuve de volonté à 16,9 %

Selon les données du site, le point le plus raide de cet itinéraire peut atteindre 16,9 %. Une telle pente entre dans une catégorie qui doit être prise au sérieux — ce n’est pas seulement un défi physique, c’est aussi un test de la pertinence de votre configuration de braquets. Avant d’entrer dans cette section, assurez-vous que le dérailleur avant est bien passé sur le petit plateau et que le dérailleur arrière est sur un braquet suffisamment bas, afin d’éviter de découvrir en pleine montée que le braquet n’est pas assez léger et d’être contraint de forcer brutalement, ce qui est une cause fréquente de lésions du genou et de crampes.

Face à une telle pente, la gestion du rythme respiratoire est particulièrement importante. Il est recommandé d’adopter une respiration « courte et profonde », en maintenant une cadence relativement élevée d’environ 70 à 80 tr/min. Utilisez un braquet plus léger et une cadence plus rapide pour répartir la charge de chaque coup de pédale, plutôt que de forcer sur la force musculaire avec un braquet lourd et une cadence basse — cette dernière approche entraîne plus facilement une fatigue musculaire prématurée, voire des crampes.

Quatrième section (8–10,4 km) Finale vers le sommet : tenir le dernier souffle

Sur les 2 derniers kilomètres, la fatigue du corps s’accumule nettement. Le principe clé à ce moment-là est « préserver le rythme plutôt que la vitesse ». Plutôt que de fixer la vitesse moyenne sur le compteur, concentrez-vous sur la stabilité de la cadence et de la respiration. Mieux vaut ralentir que de compromettre l’économie du geste, afin d’éviter que la fatigue excessive n’entraîne une déformation du mouvement ou des crampes.

Une fois au point le plus haut, si vous prévoyez de redescendre par le même chemin, assurez-vous d’abord que votre fréquence cardiaque est revenue dans une plage relativement sûre et vérifiez que le système de freinage est en bon état. Dans les montagnes du canton de Daren, certaines sections de route peuvent présenter une légère dégradation de surface ou une accumulation de feuilles mortes due à l’exposition au soleil et à la pluie. Contrôlez votre vitesse à la descente, en particulier en freinant tôt avant les virages à visibilité réduite.

IV. Recommandations sur les braquets et l’équipement

Compte tenu des sections locales pouvant atteindre 16,9 %, la configuration des braquets doit être résolument « prudente et souple » :

  • Dérailleur avant : il est fortement recommandé d’utiliser un plateau compact 50/34 ou plus léger, et d’éviter les plateaux de compétition comme le 53/39, sinon le braquet sera nettement trop lourd face à une pente de 16,9 %.
  • Dérailleur arrière : il est recommandé d’avoir au minimum une cassette 11-32T ; si vous vous entraînez peu à la montée ou si votre condition physique est encore en cours de développement, une cassette 11-34T ou même plus large offrira une marge de sécurité plus grande.
  • Pression et largeur des pneus : l’état de la chaussée des routes industrielles du canton de Daren varie considérablement. Il est recommandé d’utiliser des pneus d’au moins 28C et d’ajuster la pression en fonction des conditions réelles de la route, pour concilier adhérence et confort.
  • Système de freinage : les sections de descente de cet itinéraire méritent également une attention sérieuse. Il est recommandé de vérifier l’usure des plaquettes et la puissance de freinage avant le départ, en particulier si vous utilisez des freins à disque : assurez-vous que le circuit hydraulique ou les câbles sont en bon état.

V. Stratégie de ravitaillement et d’hydratation

Cet itinéraire étant situé sur des routes industrielles de montagne isolées de la route circulaire sud, il n’y a pratiquement aucun magasin ni point de ravitaillement sur le parcours. Il est fortement recommandé de préparer un ravitaillement complet avant de partir :

Moment Recommandation de ravitaillement
30 minutes avant le départ Hydratation complète, garantir un état d’hydratation optimal du corps
Toutes les 20-30 minutes Au moins 150-200 ml d’eau, ajuster la fréquence selon la température
Avant la section raide (environ au km 5,5) Prendre un gel énergétique ou une collation d’effort, pour réserver des réserves d’énergie pour la section la plus raide
Après le sommet Prendre des électrolytes, se préparer pour la descente et le retour

En été, emportez impérativement une quantité d’eau suffisante (au moins 1,5 à 2 litres). En été, les températures dans les montagnes de la route circulaire sud dépassent souvent 33 °C ; combinées à l’effort intense de la montée continue, les risques de déshydratation et de coup de chaleur ne doivent pas être négligés.

VI. Considérations météorologiques et saisonnières

Le canton de Daren est situé dans les montagnes de la route circulaire sud, une position géographique particulière. Pendant la saison des typhons d’été et d’automne, il est facilement exposé à de fortes pluies, avec des risques de chutes de pierres et d’affaissement de la chaussée dans les routes de montagne. Il est recommandé de vérifier impérativement les précipitations récentes et d’éventuelles annonces de fermeture de routes avant de partir. Il est déconseillé de s’y rendre immédiatement après un typhon ; attendez que l’état des routes soit confirmé sûr avant de planifier votre sortie.

En hiver, la mousson du nord-est affecte cette zone montagneuse dans une moindre mesure que les zones côtières, mais les températures matinales peuvent rester basses. Il est recommandé de prévoir des vêtements superposés pour vous protéger du froid. Dans l’ensemble, les saisons du printemps et de l’automne offrent un climat plus stable et constituent la période idéale pour planifier cette sortie.

VII. Erreurs courantes et risques d’abandon (DNF)

  1. Développement trop lourd : Sous-estimer la difficulté de la pente la plus raide à 16,9 % et utiliser un braquet inadapté, ce qui oblige à mettre pied à terre ou provoque des crampes en cours de route.
  2. Ravitaillement insuffisant : Le long de cet itinéraire, il n’y a pratiquement aucun commerce sur lequel compter. Ne pas emporter assez d’eau expose à un double déficit énergétique et hydrique dans la seconde moitié du parcours.
  3. Négliger les risques météorologiques : Ne pas vérifier les précipitations récentes et l’état de la route, et s’y rendre imprudemment après un typhon ou de fortes pluies, augmentant les risques de chutes de pierres et de glissades.
  4. Gestion de l’allure incontrôlée en début de parcours : Se laisser tromper par la pente relativement douce du début, épuiser trop tôt ses réserves d’énergie et ne plus avoir de ressources face aux pentes raides de la fin.
  5. Négliger l’entretien des freins avant la descente : Après avoir atteint le sommet, être pressé de redescendre sans avoir vérifié l’état du système de freinage, augmentant le risque de perte de contrôle en descente.

VIII. Temps de référence estimés selon le niveau du cycliste

Les temps ci-dessous sont fournis à titre de référence pour l’entraînement ; les performances réelles varient en fonction de la condition physique, de la température et de l’état de la route :

Niveau du cycliste Temps estimé Vitesse moyenne de référence
Avancé / niveau compétition 30–42 minutes 15–21 km/h
Intermédiaire / avec base d’entraînement 42–58 minutes 11–15 km/h
Loisir / débutant en montagne 58–80 minutes 8–11 km/h

La route industrielle de Shaoya est un parcours de montée solide de distance moyenne à longue, avec un dénivelé total dépassant 670 mètres et des pentes locales proches de 17 %. Elle constitue un excellent terrain de validation avant de s’attaquer à des montées plus difficiles (comme Wuling ou d’autres ascensions classiques renommées). Avec un braquet bien choisi, un ravitaillement préparé et une évaluation des risques météorologiques, cette longue montée cachée dans la région montagneuse du Sud de la ligne de ceinture offre une expérience d’entraînement en montée solide et enrichissante.

IX. Point de vue sur l’entraînement en puissance : un terrain idéal pour simuler une course d’endurance en montée

Pour les cyclistes qui se préparent à des courses de montée longue distance (comme la Coupe Wuling, le Tour de Hualien-Taitung et d’autres épreuves classiques), la route industrielle de Shaoya est un terrain d’entraînement très adapté. Avec ses 10,37 kilomètres et une pente moyenne de 6,4 %, une ascension complète prend environ 30 à 60 minutes (selon le niveau du cycliste), une durée qui se situe précisément dans la fourchette typique d’une montée unique lors de nombreuses courses, permettant de simuler efficacement la charge physiologique d’un effort soutenu prolongé en conditions réelles de course.

Il est recommandé d’adopter une stratégie d’entraînement par « contrôle de puissance segmenté » : maintenir les 5 premiers kilomètres entre 78 % et 85 % de la FTP, autoriser une brève augmentation à 90 %–100 % dans la section la plus raide du milieu, puis redescendre à 75 %–82 % dans la partie finale selon l’état de forme, afin de s’exercer à résister à l’intensité maximale au milieu de la montée tout en préservant des réserves pour la fin. Ce type d’entraînement est plus ciblé pour améliorer les performances réelles en course de montée longue distance que de simples séances d’intervalles axées sur le sprint en côte courte.

X. Sécurité de l’itinéraire et préparation aux situations d’urgence

La route industrielle de Shaoya étant située dans la région montagneuse isolée du Sud de la ligne de ceinture, et le signal téléphonique pouvant être instable sur certains tronçons profonds, il est impératif de se préparer complètement aux situations d’urgence avant de partir. Il est recommandé d’informer à l’avance vos proches de votre itinéraire complet et de vos heures de départ et de retour prévues, et d’envisager d’emporter une petite trousse de premiers secours contenant des désinfectants de base, des bandages élastiques et vos médicaments personnels habituels.

Si vous partez seul, choisissez de préférence un créneau hors vacances et hors heures de pointe avec une météo stable, et vérifiez que votre vélo est en bon état mécanique — les problèmes mécaniques de base comme une crevaison ou une chaîne déraillée sont beaucoup plus difficiles à gérer sur une route industrielle isolée que sur une route urbaine. Emporter un kit d’outils complet (chambre à air de rechange, pompe, jeu de clés Allen, outil de chaîne) est l’équipement de base indispensable pour cette route ; il n’est pas conseillé de sous-estimer la préparation sous prétexte que la distance n’est pas si longue.

XI. Perspective comparative avec d’autres itinéraires de la région montagneuse du Sud

Si l’on replace la route industrielle de Shaoya dans le système de coordonnées des itinéraires de la région de Taitung Sud, sa difficulté se situe entre les pentes douces de banlieue et les défis de montagne longue distance bien connus ; c’est un tronçon représentatif de « haute intensité moyenne, distance moyenne à longue ». Par rapport à la station de radio Sanhe de Zhiben présentée précédemment (8,5 km, pente moyenne de 5,7 %), la route industrielle de Shaoya est plus exigeante tant en distance totale qu’en dénivelé total, et constitue l’étape suivante idéale pour les cyclistes avancés.

Pour les cyclistes qui construisent leur capacité en montée longue distance, il est recommandé de commencer par des montées de distance moyenne comme Sanhe pour s’entraîner au choix du braquet et au rythme respiratoire, puis, une fois les techniques de base maîtrisées, de s’attaquer à des tronçons comme la route industrielle de Shaoya avec plus de 670 mètres de dénivelé total, avant de progresser progressivement vers des défis encore plus difficiles. Cette planification d’entraînement progressive réduit efficacement les risques de blessures sportives tout en accumulant solidement l’expérience pratique des montées longues.

XII. Détails techniques du changement de pente

Le point le plus raide de la route industrielle de Shaoya atteint 16,9 %, une pente qui exige une technique de pilotage plus fine. Tout d’abord, la répartition du poids — sur les sections extrêmement raides dépassant 15 %, la roue avant a tendance à s’alléger et à perdre de la précision de contrôle en raison du déplacement du centre de gravité vers l’arrière. Il est conseillé d’incliner légèrement le buste vers l’avant pour ramener le poids sur le milieu du cadre, tout en évitant une inclinaison excessive qui ferait patiner la roue arrière et perdre la motricité. Cet équilibre subtil entre l’avant et l’arrière ne se trouve qu’avec une pratique répétée.

Ensuite, le timing des changements de vitesse. Au point de transition où la pente passe d’une montée modérée à une montée extrêmement raide, il est recommandé de rétrograder un à deux crans à l’avance, plutôt que d’attendre de ressentir une résistance évidente pour rétrograder à la dernière minute — cela évite les risques de coincement de chaîne ou de saut de pignon lors d’un changement de vitesse sous forte charge, en particulier pour les cyclistes équipés de groupes plus anciens, qui devraient prendre l’habitude d’anticiper et de rétrograder à l’avance.

XIII. Observation de la végétation et de l’écosystème dans la région montagneuse du Sud

Le canton de Daren, situé dans les montagnes de basse altitude à l’extrême sud de Taïwan, possède une végétation riche et diversifiée. Le long de la route industrielle de Shaoya, on peut observer un paysage typique de forêt de feuillus subtropicale, dont les espèces et la densité évoluent à mesure que l’altitude augmente. Si votre allure le permet, n’hésitez pas à ralentir légèrement pour observer les changements subtils de la végétation en bord de route — cette expérience de contact rapproché avec l’écosystème naturel est un précieux privilège que la conduite sur routes urbaines ne peut absolument pas offrir.

Par ailleurs, la région montagneuse du Sud est l’un des corridors écologiques importants de Taïwan. On peut parfois apercevoir des oiseaux qui filent ou entendre le chant des insectes ; ces sons naturels subtils tissent la bande-son unique de la route industrielle de Shaoya, et c’est aussi ce qui rend cet itinéraire, comparé aux parcours urbanisés, le plus propice à la détente et à l’apaisement.

XIV. Récupération après l’effort et planification de l’entraînement à long terme

Après avoir relevé le défi de la route industrielle de Shaoya, avec plus de 670 mètres de dénivelé total et des pentes locales proches de 17 %, le stress métabolique subi par le corps est considérable. Il est recommandé, dans les 15 à 20 minutes suivant l’arrivée, d’effectuer des étirements dynamiques modérés et un pédalage de récupération pour permettre à la fréquence cardiaque de redescendre progressivement, évitant ainsi l’inconfort du système circulatoire causé par un arrêt complet soudain après un effort intense. Au retour ou une fois rentré chez soi, des étirements approfondis et un massage de relaxation ciblant les quadriceps, les fessiers et les mollets sont des étapes essentielles pour prévenir les courbatures du lendemain et les blessures sportives potentielles.

Pour les cyclistes qui considèrent la route industrielle de Shaoya comme un jalon d’entraînement à long terme, il est recommandé de relever ce défi à intervalles réguliers (par exemple une fois par mois) et de consigner précisément à chaque fois le temps de parcours, la fréquence cardiaque moyenne et la sensation subjective de fatigue. Ce suivi longitudinal de données met clairement en évidence la progression de l’endurance en montée et de la production de puissance, et sert également de référence concrète pour évaluer si l’on est prêt à s’attaquer à des montées longues plus difficiles.

XV. Pour les cyclistes qui s’attaquent pour la première fois à une longue montée du Sud

Si la route industrielle de Shaoya est votre première tentative d’une montée de distance moyenne à longue avec plus de 600 mètres de dénivelé total, il est impératif de viser avant tout une « ascension terminée en toute sécurité », plutôt que de rechercher un temps précis. Lors d’une première tentative sur un itinéraire de cette difficulté, la tolérance du corps à un effort soutenu de haute intensité sur une longue durée n’a pas encore été éprouvée ; chercher à aller vite prématurément risque d’épuiser vos réserves dans la seconde moitié, voire de déclencher des signaux d’alerte physiques comme des crampes ou des vertiges.

Avant le départ, vérifiez que vous avez accumulé récemment une base d’entraînement en montée suffisante (par exemple la station de radio Sanhe de Zhiben mentionnée précédemment ou d’autres montées de distance moyenne), et emportez suffisamment d’eau et de nourriture énergétique. Une fois en route, soyez attentif aux signaux de votre corps ; si vous ressentez un inconfort manifeste, n’hésitez pas à vous arrêter pour vous reposer, voire à faire demi-tour, plutôt que de forcer. Chaque défi affronté sérieusement face à ses limites est le carburant le plus précieux pour accumuler une vraie capacité en montée longue distance, et la route industrielle de Shaoya est précisément un terrain d’entraînement solide qui mérite d’être pratiqué à répétition pour progresser pas à pas.

Seize — Annexe : liste de contrôle de l’équipement et de l’itinéraire avant le départ

Compte tenu du fait que la route industrielle de Shaoya se situe dans une zone montagneuse isolée du Sud de la ligne de ceinture, avec peu de passage et de ressources d’approvisionnement limitées, il est recommandé de vérifier les éléments suivants dans l’ordre avant le départ : l’état du vélo (usure des plaquettes de frein, fluidité du système de vitesses, lubrification de la chaîne, pression des pneus et état du pneu extérieur), l’équipement personnel (casque, gants, maillot et cuissard, protection solaire), les provisions (au moins 1,5 à 2 litres d’eau, gels énergétiques ou en-cas, compléments électrolytiques), la préparation aux urgences (trousse de premiers secours, outillage embarqué, chambre à air de rechange, batterie externe), la communication et le partage de l’itinéraire (batterie du téléphone suffisante, cartes hors ligne téléchargées, itinéraire complet et heure de retour estimée communiqués à vos proches), et la vérification météo (précipitations récentes, prévisions du jour, avis de fermeture de route). Cette liste peut sembler fastidieuse, mais elle constitue une garantie essentielle pour mener à bien ce défi de longue montée secrète en toute sécurité, en particulier pour ceux qui s’y rendent seuls — aucune place ne doit être laissée au hasard.

Dix-sept — Conclusion : intégrez la route industrielle de Shaoya à votre carte d’entraînement

Les options de parcours vallonnés à Taitung sont nombreuses, des montées explosives sur courte distance aux défis de haute montagne sur longue distance. La route industrielle de Shaoya, avec ses 10,37 kilomètres, son dénivelé total de 672,4 mètres et sa pente maximale de 16,9 %, complétée par le pont suspendu de Tudan et la culture du peuple Paiwan, constitue un parcours rare alliant défi physique et profondeur culturelle. Que vous cherchiez à accumuler de la puissance en montée sur longue distance ou simplement à explorer le secret des terres autochtones les plus méridionales de Taïwan, cette route mérite pleinement sa place sur votre carte cycliste de Taitung, comme un terrain d’entraînement solide à revisiter et à redéfier sans cesse. Lors de votre prochaine planification d’un itinéraire sur la ligne de ceinture sud, n’oubliez pas d’inclure le pont suspendu de Tudan et la route industrielle de Shaoya, et allez affronter personnellement cette longue montée cachée à l’extrême sud de Taïwan, avec une préparation complète et un esprit de respect — lorsque vous atteindrez le sommet et regarderez en arrière chaque montée et descente parcourue, vous découvrirez que ce résultat d’entraînement solide est bien plus digne de fierté que n’importe quel certificat d’arrivée, et deviendra la source de confiance la plus solide pour affronter les défis plus difficiles à venir — car vous aurez prouvé par vous-même que vous êtes capable, avec un rythme régulier et de la discipline, de conquérir une longue montée du Sud de la ligne de ceinture avec un dénivelé total dépassant 670 mètres et une pente maximale approchant les 17 %.

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