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Guide pratique du sentier Dalu de Guanwu : 27,3 km, 1 540 m de dénivelé, un long faux plat montant façon marathon vers les nuages et le roi des cerisiers

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Stratégie terrain pour la route forestière de Dalu, Guanwu : 27,3 km, 1 540 m de dénivelé, un long col de type marathon vers les nuages et le Roi des cerisiers

Stratégie terrain pour la route forestière de Dalu, Guanwu : 27,3 km, 1 540 m de dénivelé, un long col de type marathon vers les nuages et le Roi des cerisiers

Introduction : un col de type « marathon » sous-estimé

Dans le milieu du cyclisme sur route à Taïwan, quand on parle de cols pour les durs, la plupart pensent immédiatement aux « classiques » comme Wuling, Hehuan North ou Daxueshan. Mais si vous avez déjà gravi ces montagnes célèbres et que vous cherchez un prochain objectif, la route de Guanwu mérite définitivement une place dans votre liste. Ce col, qui part de l’entrée de Zhang Xueliang jusqu’au point de contrôle au 22e kilomètre de la route forestière de Dalu (soit le tronçon proche du poste de contrôle de police), affiche une distance mesurée sur Strava de 27 302,8 mètres, soit 27,3 kilomètres, pour un dénivelé total de 1 540,8 mètres et une pente moyenne de 5,6 %.

Rien qu’en regardant les chiffres, on ne se rend pas forcément compte, mais en les mettant tous ensemble, on découvre un col très typique de type « marathon » sur longue distance : ce n’est pas une montée courte et raide comme les neuf virages en épingle de la route provinciale 9 (Beiyi), ni une route de montagne « sprint » qui se termine en cinq ou six kilomètres. Ici, il faut produire une puissance constante et stable pendant plus de 27 kilomètres, durant environ une heure et demie à trois heures (selon le niveau du cycliste). Vérifions avec un calcul simple : 27,3 km multipliés par une pente moyenne de 5,6 % donnent un dénivelé théorique d’environ 1 529 mètres, ce qui correspond presque exactement aux 1 540,8 mètres officiels. Cela signifie que la répartition des pentes sur cet itinéraire est relativement stable, sans « section violente » avec des à-coups brutaux. C’est un long col à courbe de pente relativement linéaire, idéal pour trouver son rythme.

C’est aussi ce qui rend la route de Guanwu à la fois si fascinante et si exigeante : pas de raccourci, seulement de l’endurance. Il faut apprendre à gérer son allure, à endurer, à trouver son propre rythme de respiration et de pédalage dans cette longue ascension. Cet article aborde le sujet de la manière la plus solide possible : vue d’ensemble de l’itinéraire, stratégie par sections, braquets et équipement, stratégie de ravitaillement, gestion de la météo, erreurs courantes, temps objectifs, et enfin conseils d’entraînement avant le départ, pour vous aider à préparer chaque aspect de cet itinéraire.

I. Vue d’ensemble de l’itinéraire et analyse des données : situer Guanwu sur la carte des cols taïwanais

Pour comprendre le niveau de difficulté de la route de Guanwu, le meilleur moyen est de la comparer à d’autres cols taïwanais célèbres. Wuling (en prenant l’exemple de Cingjing à Wuling) dépasse souvent les 30 kilomètres, avec un dénivelé approchant les 2 000 mètres et une pente moyenne qui reste régulièrement au-dessus de 6 % ; c’est un « ultra-marathon » qui teste l’endurance extrême et la gestion de la dégradation physique sur la durée. La montée vers Hehuan North a une pente relativement douce mais une distance plus longue ; c’est un col « progressif et touristique ». La route de Daxueshan est célèbre pour ses « pentes violentes », avec plusieurs sections à plus de 10 % et même proches de 15 % au milieu ; c’est un test de force « au corps à corps ». La route d’Alishan (en prenant l’exemple du centre-ville de Chiayi à Alishan) dépasse les 50 kilomètres ; c’est un col « d’épuisement sur très longue distance » où le ravitaillement et l’endurance mentale priment.

La route de Guanwu, avec ses 27,3 kilomètres, ses 1 540,8 mètres de dénivelé et sa pente moyenne de 5,6 %, se situe justement dans un point idéal entre « distance moyenne » et « longue distance » — la distance est assez longue pour vous faire vivre le défi d’une production de puissance stable sur la durée ; le dénivelé est assez conséquent pour que les cuisses et le cardio ressentent une charge évidente ; mais la pente moyenne de 5,6 % n’a pas la puissance destructrice des pentes violentes de Daxueshan. Cela signifie que si vous gérez bien votre allure et contrôlez vos zones de fréquence cardiaque, c’est un itinéraire que l’on peut « terminer » plutôt que de « se faire écraser par la pente ».

Que signifie cette répartition des pentes pour le cycliste ? En termes simples, elle ne teste pas votre capacité à produire une puissance maximale à un instant donné pour franchir une pente mortelle à 15 %, mais votre capacité à maintenir une intensité soutenable pendant près de deux à trois heures, tout en gérant la fatigue perçue, le rythme de ravitaillement et l’état mental. C’est pourquoi je qualifie cet itinéraire de col « type marathon » dans le titre — ce qui compte, ce n’est pas la puissance explosive, mais l’endurance et la discipline.

Il faut également noter que la zone d’arrivée de cet itinéraire se situe à proximité de la zone de loisirs de Guanwu du parc national de Shei-Pa, à une altitude proche de 2 000 mètres, en zone de haute montagne. Plus l’altitude est élevée, plus la teneur en oxygène est faible. Pour un cycliste de plaine, même avec une production de puissance identique à d’habitude, l’essoufflement subjectif et la fatigue seront nettement plus importants. C’est l’une des variables à prendre en compte lors de la planification de cet itinéraire, en particulier sur le tronçon final proche du point de contrôle au 22e kilomètre de la route forestière de Dalu, où le corps du cycliste est généralement déjà dans un état de fatigue relative. Combinée à la baisse d’oxygène due à l’altitude, cela rend les derniers kilomètres particulièrement longs.

II. Stratégie section par section, du départ à l’arrivée : découper les 27 kilomètres en cinq segments

Face à un long col de 27,3 kilomètres, la pire erreur est de le considérer comme un défi unique à « avaler d’une traite ». Les cyclistes expérimentés en longue ascension savent que découper un long itinéraire en petites sections mentalement digestes est une technique clé pour contrôler l’allure et maintenir sa concentration. Voici une découpe approximative de l’ensemble du parcours en cinq segments d’environ 5 à 6 kilomètres chacun, avec des stratégies de rythme et de zones de fréquence cardiaque pour chaque section.

Première section (0-5 km, départ depuis l’entrée de Zhang Xueliang) : C’est l’ouverture de toute l’ascension. Physiquement, le corps n’est pas encore complètement en route ; les muscles et le cardio ont besoin d’un temps d’échauffement. L’erreur la plus courante à ce stade est de « partir trop fort », car la fatigue n’est pas encore accumulée et beaucoup de cyclistes partent à un rythme proche du maximum, pour le payer cher au milieu ou en fin de parcours. Il est recommandé de maintenir sa fréquence cardiaque autour de 70 % à 75 % de sa fréquence cardiaque maximale (environ à la limite entre les zones 2 et 3), avec un effort perçu (RPE) de 4 à 5 sur 10, pour laisser le corps s’échauffer progressivement plutôt que de se pousser dès le début en zone anaérobie. La cadence de pédalage recommandée est de 75 à 85 tours par minute, une cadence moyenne à élevée, en évitant de tirer sur la force des cuisses avec un braquet lourd, pour réserver la fatigue musculaire pour la suite.

Deuxième section (5-10 km, entrée dans la phase d’ascension stable) : Sur ce tronçon, la pente commence à révéler la nature « continue » de l’itinéraire. Pas de pentes trop raides, mais une fatigue qui s’accumule avec la sensation de « ça monte tout le temps ». C’est la section la plus importante pour établir son rythme. Il est recommandé de trouver une respiration que vous pouvez maintenir sans être essoufflé au point de ne plus pouvoir parler, avec une cadence stable, pour que le corps entre dans une sorte d’état « pilote automatique ». La fréquence cardiaque peut légèrement monter à 75-80 %, avec un RPE autour de 5-6. Sur ce tronçon, il faut commencer à penser à la première petite prise alimentaire, sans attendre d’avoir faim.

Troisième section (10-16 km, le milieu qui teste la volonté) : C’est la section de tout l’itinéraire où la fatigue mentale est la plus susceptible de s’installer, car la distance est déjà à moitié parcourue mais l’arrivée semble encore lointaine. La fatigue physique s’accumule et la nouveauté du paysage peut devenir monotone à mesure que l’altitude monte et que les nuages s’épaississent. La stratégie mentale la plus importante à ce stade est de « ne pas penser à la distance restante », mais de se concentrer sur les 100 ou 200 mètres immédiats et sur le rythme de pédalage. La fréquence cardiaque peut se maintenir entre 75 % et 82 %, mais il faut surveiller attentivement si vous ne la laissez pas monter trop haut sans vous en rendre compte — exploser au milieu est l’une des causes les plus courantes d’abandon (DNF) sur un long col. Cette section est aussi le moment recommandé pour le deuxième ravitaillement officiel : prendre une barre énergétique ou un gel, et s’assurer que l’hydratation n’a pas été interrompue.

Quatrième section (16-22 km, au cœur de la route forestière de Dalu et variations de pente) : En approchant du point de contrôle au 22e kilomètre de la route forestière de Dalu, l’itinéraire entre dans une zone plus reculée, la végétation change nettement et la température baisse avec l’altitude. Cette section peut présenter de légères variations de pente. Il est recommandé de rester souple : sur les passages un peu plus raides, réduire légèrement la cadence et se mettre en danseuse pour changer de position et soulager le dos ; sur les passages plus doux, reprendre rapidement une position assise pour alterner la charge entre le tronc et les cuisses. La zone de fréquence cardiaque peut être légèrement ajustée entre 78 % et 85 % selon l’état physique, mais il faut absolument garder une réserve pour le sprint final et ne pas épuiser toutes ses munitions à ce stade.

Cinquième section (22-27,3 km, la dernière épreuve de volonté avant l’arrivée) : C’est la dernière section de tout l’itinéraire, celle où il faut s’appuyer sur sa volonté. La fatigue physique est à son maximum, et la baisse d’oxygène due à l’altitude croissante augmente nettement l’effort perçu, avec un RPE qui peut atteindre 7-8. À ce stade, il est recommandé de ralentir le rythme, de ne pas chercher la vitesse mais la stabilité — pédaler à l’intensité la plus faible qui permette de continuer à faire tourner les pédales jusqu’à l’arrivée, tout en pensant à s’hydrater régulièrement et à se couvrir (surtout si le brouillard est présent, la température ressentie sera bien plus basse que prévu). Lorsque vous apercevez enfin les panneaux indiquant l’approche du point de contrôle au 22e kilomètre de la route forestière de Dalu et du poste de police, ce sentiment d’accomplissement sera la plus belle récompense de ce voyage.

III. Conseils sur les braquets et l’équipement

Un long col de 27,3 kilomètres, avec une pente moyenne de 5,6 % et plus de 1 500 mètres de dénivelé, impose des exigences claires en matière de braquets : il faut des braquets suffisamment légers pour pouvoir maintenir une cadence stable même lorsque la fatigue s’accumule dans la seconde partie du parcours, plutôt que d’être obligé de forcer brutalement avec la force musculaire. Voici un tableau de recommandations de braquets selon le niveau du cycliste.

Niveau du cycliste Configuration de pédalier recommandée Configuration de cassette recommandée Braquet minimum de référence Explication
Avancé / compétition 50-34T (compact) 11-28T ou 11-30T Environ 1,13-1,21 Production de puissance moyenne stable sur tout le parcours, pour ceux qui ont de l’expérience en montée
Intermédiaire / cyclotouriste 50-34T (compact) 11-32T ou 11-34T Environ 1,0-1,06 Recommandation de choisir une cassette plus légère pour préserver les forces en fin de parcours
Débutant / première expérience de long col 46-30T ou plateau plus petit 11-34T et plus, ou conversion de dérailleur arrière type VTT Moins de 0,88 Priorité à terminer plutôt qu’à la vitesse ; un braquet léger est une bouée de sauvetage

Outre les braquets, les recommandations d’équipement suivantes ne doivent pas être négligées :

  • Roues et pression des pneus : pour un long col, il est recommandé de choisir des pneus d’entraînement durables avec une bonne adhérence, ou des pneus de route résistants à l’usure. Ajustez la pression en fonction de votre poids et des conditions de la route ; en montagne, il y a parfois des feuilles mortes et des gravillons, une pression trop élevée peut provoquer des glissades.
  • Système de freinage : bien que cet itinéraire soit principalement une montée, n’oubliez pas que la descente fait également 27 kilomètres. Vérifiez à l’avance l’usure des plaquettes et l’état du circuit de freinage (hydraulique pour les freins à disque hydrauliques, ou câbles pour les mécaniques). Un freinage continu sur une longue descente peut provoquer un échauffement et une perte d’efficacité ; il est recommandé de relâcher les poignées de temps en temps pour laisser le système de freinage refroidir.
  • Vêtements en couches : Guanwu se trouve à près de 2 000 mètres d’altitude. Les écarts de température entre le matin et le soir en montagne, ainsi que la température ressentie en cas de brouillard, peuvent être supérieurs à 10 degrés de moins qu’en plaine. Il est recommandé d’adopter un système en couches : une couche de base respirante, une couche intermédiaire chaude et une couche externe coupe-vent et imperméable, pour pouvoir s’adapter facilement à la température ressentie.
  • Éclairage et éléments réfléchissants : si vous prévoyez de partir avant l’aube ou si vous craignez de redescendre tard, emportez impérativement des feux avant et arrière ainsi que des accessoires réfléchissants. L’éclairage est limité sur les routes de montagne, la sécurité est toujours la priorité.
  • Préparation du vélo : avant le départ, vérifiez que le système de vitesses fonctionne correctement, que la chaîne est lubrifiée et que les freins répondent bien. En cas de panne mécanique pendant un long col, les points de ravitaillement et les magasins de vélos sont extrêmement rares en montagne. L’auto-vérification et les outils de réparation de base (chambres à air, pompe ou cartouches de CO2, jeu de clés Allen) sont indispensables.

IV. Ravitaillement et gestion de l’hydratation : le facteur clé de la réussite sur 27 kilomètres

Le facteur le plus souvent négligé sur un long col, mais qui fait souvent la différence entre la réussite et l’échec, est la gestion du ravitaillement et de l’hydratation. Sur 27,3 kilomètres, avec un temps estimé d’une heure et demie à trois heures (selon le niveau du cycliste), le corps perd beaucoup d’eau et d’électrolytes. Si le rythme de ravitaillement n’est pas planifié, on risque de « taper le mur » (bonk) dans la seconde partie — un état de chute brutale de la glycémie, de faiblesse musculaire et de confusion mentale, qui peut dans les cas graves empêcher de continuer à pédaler.

Plan d’hydratation : il est généralement recommandé de consommer 500 à 750 millilitres d’eau par heure. Compte tenu de la chaleur ressentie pendant la montée et de l’air plus sec à mesure que l’altitude augmente sur la route de Guanwu, il est recommandé d’emporter au moins deux bidons (soit environ 1 000 à 1 500 millilitres au total). Par temps chaud ou si vous transpirez beaucoup, passez à trois bidons ou à un système de poche à eau. Avant le départ, vérifiez s’il y a des magasins ou des points de repos où vous pouvez vous réapprovisionner en eau le long du parcours. Les points de ravitaillement le long de la route forestière de Dalu sont relativement rares ; il est recommandé de planifier en partant du principe que vous devez « emporter suffisamment d’eau vous-même », sans compter sur la possibilité d’acheter de l’eau en cours de route.

Supplémentation en électrolytes : une transpiration prolongée entraîne une perte importante de sodium, de potassium et d’autres électrolytes. Si vous ne buvez que de l’eau plate sans électrolytes, vous risquez des crampes ou une hyponatrémie. Il est recommandé d’ajouter de la poudre d’électrolytes ou une boisson pour sportifs dans vos bidons, ou d’emporter des comprimés de sel, à prendre en fonction de la quantité de transpiration chaque heure.

En-cas et gels énergétiques : il est recommandé de consommer 30 à 60 grammes de glucides par heure, via des gels énergétiques, des bananes, des barres énergétiques, ou des options traditionnelles comme le thé au gingembre et à la cassonade ou des noix salées. Le premier ravitaillement officiel est recommandé environ 40 à 50 minutes après le départ (correspondant à la deuxième section de la stratégie décrite ci-dessus), lorsque les réserves de glycogène commencent à baisser ; un apport précoce permet d’éviter une chute brutale de la glycémie. Le deuxième ravitaillement est recommandé au milieu du parcours (environ 1 h 30), pour s’assurer qu’il reste suffisamment de carburant pour la bataille de volonté finale.

La psychologie du moment du ravitaillement : beaucoup de cyclistes commettent l’erreur courante de reporter le ravitaillement en se disant « je n’ai pas encore faim, pas encore soif ». Résultat : quand la faim ou la soif se fait réellement sentir, le corps est déjà en état de déficit énergétique et hydrique, et l’efficacité du ravitaillement est considérablement réduite. La bonne approche est de « se ravitailler à heures fixes » plutôt que « selon les sensations » : réglez une alarme sur votre montre ou votre compteur pour boire de petites gorgées toutes les 20 à 30 minutes et prendre un en-cas toutes les heures. Remplacez les sensations par la discipline pour maintenir un équilibre stable de la glycémie et de l’hydratation.

V. Conseils météo et saisonniers : les pièges du brouillard et des écarts de température à Guanwu

Comme son nom l’indique, la région de Guanwu est une zone de loisirs de haute montagne souvent enveloppée de nuages et de brouillard. Avec une altitude proche de 2 000 mètres, la violence des changements climatiques dépasse de loin ce qu’un cycliste de plaine peut imaginer. Même si le soleil brille en bas au départ, il est très possible d’entrer soudainement dans une zone de brouillard au milieu ou en fin de montée : visibilité réduite, chute brutale de la température, chaussée glissante. Ce sont des variables à prendre très au sérieux lors de la planification de cet itinéraire.

Température et température ressentie : en règle générale, la température baisse d’environ 0,6 degré tous les 100 mètres d’altitude. Avec une altitude proche de 2 000 mètres à Guanwu, la température au sommet peut être supérieure à 10 degrés inférieure à celle de la plaine. Si l’on ajoute l’humidité du brouillard et l’effet du vent, la température ressentie sera encore plus basse. Il est recommandé, même en été, d’emporter une veste coupe-vent légère pour faire face au froid au sommet et pendant la descente.

Brouillard et visibilité : le brouillard à Guanwu s’épaissit généralement dans l’après-midi à mesure que l’humidité monte. Il est recommandé de prévoir un « départ à l’aube », d’une part pour éviter la période où le brouillard est le plus épais dans l’après-midi, et d’autre part pour éviter les orages de l’après-midi fréquents en montagne. Si vous rencontrez en cours de route une section de brouillard épais avec une visibilité nettement réduite, ralentissez, allumez vos feux et redoublez de vigilance. Les routes de montagne ont de nombreux virages et le risque augmente nettement lorsque la visibilité est mauvaise.

Préparation à la pluie : le temps en montagne change rapidement. Même si le ciel est dégagé au départ, il est recommandé d’emporter un imperméable léger ou une veste imperméable pour parer à toute éventualité. Si vous êtes mouillé, combiné à l’altitude élevée et aux basses températures, le risque d’hypothermie augmente considérablement. C’est un problème de sécurité à prendre très au sérieux pour toute sortie longue en montagne.

Rappel saisonnier : dans la région de Guanwu, vers le mois de mars, les cerisiers de montagne entrent en pleine floraison, dont le plus célèbre est l’immense vieux cerisier « Roi des cerisiers », qui attire de nombreux visiteurs et photographes venus spécialement pour l’admirer. C’est l’origine de la phrase « on va voir le Roi des cerisiers ? » dans la description de cet itinéraire. Si vous prévoyez d’y aller pendant la saison de floraison, il est recommandé de vérifier à l’avance l’état exact de la floraison pour l’année en cours et les dernières informations du parc national, car la période de floraison peut varier légèrement d’une année à l’autre en fonction du climat. De plus, le trafic et l’affluence touristique augmentent nettement pendant la saison de floraison ; il est recommandé de partir tôt et de faire attention à la sécurité sur les tronçons où se mêlent voitures et cyclistes. Outre les cerisiers au printemps, Guanwu offre également des paysages de montagne différents selon les saisons, en raison de son altitude et de sa topographie. Pour planifier votre voyage, il est recommandé de vous fier aux dernières annonces officielles et aux conditions sur place.

VI. Erreurs courantes et risques d’abandon (DNF)

Les raisons d’un échec (DNF, Did Not Finish) sur un long col sont, dans la grande majorité des cas, non pas une seule erreur majeure, mais l’accumulation d’une série de petites négligences. Voici quelques-unes des erreurs les plus courantes sur les itinéraires de longue distance et de moyenne altitude comme Guanwu.

Erreur n°1 : trop vite au début, effondrement à la fin. C’est l’erreur la plus classique et la plus courante. Beaucoup de cyclistes, voyant que les premiers kilomètres ont une pente relativement douce et que les sensations sont encore faciles, ne peuvent s’empêcher d’accélérer. Résultat : au milieu ou en fin de parcours, la fatigue musculaire et cardiaque s’accumule rapidement, le rythme prévu est complètement perdu, et l’on peut même avoir des jambes en coton ou des crampes. La solution est de respecter strictement la stratégie de rythme par sections décrite précédemment, en utilisant la fréquence cardiaque et le RPE comme régulateurs objectifs, plutôt que de rouler aux sensations.

Erreur n°2 : ravitaillement insuffisant ou mal planifié. Comme mentionné précédemment, le ravitaillement doit être effectué à heures fixes par discipline, et non pas attendre d’avoir faim ou soif. De nombreux cas de DNF ne sont pas dus à un manque de condition physique, mais à une chute brutale de la glycémie ou à un déséquilibre électrolytique en fin de parcours, provoquant des crampes musculaires ou une baisse de moral, forçant l’abandon en cours de route.

Erreur n°3 : sous-estimer le risque d’hypothermie en altitude. La région de Guanwu a un brouillard changeant et de grands écarts de température. Si vous partez uniquement avec une tenue d’été classique, sans aucun vêtement chaud ou coupe-vent, en cas de baisse de température ou de pluie, vous risquez facilement des symptômes d’hypothermie pendant la montée ou la descente, notamment des frissons, une confusion mentale, des mouvements ralentis. C’est un risque de sécurité à prendre très au sérieux.

Erreur n°4 : préparation insuffisante face aux pannes mécaniques. Sur les itinéraires de montagne de longue distance, les points de ravitaillement et les magasins de vélos sont rares. Si vous n’avez pas effectué les vérifications de base avant le départ (freins, vitesses, pression des pneus, entretien de la chaîne), et qu’en cours de route vous subissez une rupture de chaîne, une crevaison ou un déraillement, sans outils de réparation de base, vous risquez fort de devoir mettre fin prématurément au défi, voire de vous retrouver dans l’attente de secours.

Erreur n°5 : négliger le choix des braquets et forcer sur un braquet lourd. Certains cyclistes insistent pour utiliser les braquets auxquels ils sont habitués en terrain plat pour attaquer un long col. Résultat : sur les sections à pente continue, ils sont obligés de forcer à une cadence très basse, et la fatigue musculaire des cuisses s’accumule bien plus rapidement qu’avec un braquet adapté permettant de maintenir une cadence moyenne à élevée. C’est aussi une cause courante d’épuisement prématuré des forces en fin de parcours.

VII. Temps objectifs de référence selon le niveau du cycliste

Voici un tableau approximatif de temps objectifs pour aider les cyclistes de différents niveaux à se fixer des objectifs raisonnables. Veuillez noter que le temps réel de réalisation sera influencé par la météo du jour, le vent, l’état physique personnel, le nombre de pauses, etc. Les chiffres ci-dessous ne sont donnés qu’à titre indicatif ; ne vous forcez jamais à dépasser vos limites de sécurité pour courir après un temps.

Niveau du cycliste Temps estimé (montée uniquement) Puissance moyenne de référence (watts/kg, estimation) Zone de fréquence cardiaque recommandée
Compétition / cycliste expérimenté Environ 80-100 minutes Environ 3,2-3,8 W/kg et plus Principalement zones 3-4
Cyclotouriste avancé Environ 100-130 minutes Environ 2,5-3,2 W/kg Principalement zones 2-3
Cycliste intermédiaire Environ 130-170 minutes Environ 2,0-2,5 W/kg Principalement zone 2, avec incursions en zone 3
Débutant / première expérience de long col Plus de 170 minutes, pauses comprises Environ 1,5-2,0 W/kg Objectif : terminer ; pas d’exigence stricte de zone

Il faut particulièrement souligner que ce tableau n’a pas pour but de pousser les cyclistes à comparer leur vitesse avec celle des autres, mais de vous aider à fixer raisonnablement « votre propre » objectif. Sur un long col, la réussite la plus importante est toujours de « terminer en sécurité », et non de courir après un chiffre.

VIII. Conseils d’entraînement avant le départ : un plan de préparation de 4 à 6 semaines pour l’endurance en montée

Face au défi d’un long col de 27,3 kilomètres et de 1 540,8 mètres de dénivelé, si vous n’avez pas l’habitude d’un entraînement régulier de longue distance, il est recommandé de prévoir au moins 4 à 6 semaines de préparation spécifique, pour construire progressivement la capacité du corps à supporter une charge d’ascension prolongée.

Semaines 1 à 2 (phase de construction de l’endurance de base) : l’objectif de cette phase est d’accumuler des heures de vélo longues, à intensité faible à modérée, plutôt que de chercher la vitesse ou l’intensité. Il est recommandé de faire 2 à 3 sorties par semaine, dont au moins une de plus de 90 minutes sur du plat ou des faux plats, avec une intensité contrôlée autour d’un effort perçu de 4 à 5. L’objectif est de construire la base aérobie et l’endurance musculaire, tout en habituant le corps à la position prolongée sur le vélo.

Semaines 3 à 4 (phase de renforcement spécifique en montée) : à ce stade, commencez à intégrer un véritable entraînement en montée. Cherchez près de chez vous une pente de 4 % à 8 % de dénivelé, d’au moins 3 à 5 kilomètres de long, pour des répétitions. Il est recommandé d’adopter une méthode d’entraînement « en pyramide » : montez d’abord une fois à intensité modérée, récupérez, puis effectuez une deuxième montée, en augmentant progressivement la distance et la durée continues de montée, pour simuler le rythme d’effort soutenu des sections de 5 à 6 kilomètres de la stratégie de Guanwu. C’est aussi à ce stade qu’il est recommandé de s’entraîner au rythme du ravitaillement : testez réellement pendant vos sorties si les gels énergétiques et les en-cas que vous avez choisis conviennent à votre estomac, afin d’éviter de tester un nouveau produit pour la première fois le jour J et de souffrir de troubles digestifs.

Semaine 5 (phase d’intégration avec simulation longue distance) : cette semaine, il est recommandé de planifier une sortie de simulation dont la distance et le dénivelé se rapprochent le plus possible de l’itinéraire de Guanwu, par exemple une route de plus de 20 kilomètres avec plus de 1 000 mètres de dénivelé, pour un test grandeur nature. Testez complètement votre stratégie d’allure, votre plan de ravitaillement et votre configuration d’équipement, et notez les réactions de votre corps et les points de fatigue au cours de la sortie, afin d’ajuster votre stratégie pour le défi officiel.

Semaine 6 (phase de réduction de charge et de récupération) : la semaine précédant le défi, il est fortement recommandé de réduire considérablement l’intensité et la durée de l’entraînement, pour laisser le corps récupérer de la charge des semaines précédentes et emmagasiner l’énergie nécessaire pour le jour J. À ce stade, vous pouvez prévoir une ou deux sorties courtes et faciles pour garder la sensation du pédalage, mais évitez tout entraînement de haute intensité ou de longue durée. Assurez-vous également de dormir suffisamment et d’avoir une alimentation équilibrée, pour être au mieux de votre forme le jour du défi.

En plus de l’entraînement à vélo, un travail modéré de la ceinture abdominale (planche, pont, etc.) et de la force des membres inférieurs (squats, montées de marches, etc.) peut également améliorer l’efficacité du pédalage et la stabilité de la position en montée. Il est recommandé d’en faire 1 à 2 fois par semaine, en alternance avec les sorties à vélo, pour éviter une accumulation excessive de fatigue.

IX. Questions fréquentes (Q&A)

Q1 : Cet itinéraire convient-il à un débutant sur route ?
R : L’ampleur de l’itinéraire de Guanwu — 27,3 kilomètres et 1 540,8 mètres de dénivelé — représente une certaine difficulté pour un débutant sans aucune expérience des longs cols. Cependant, avec une préparation progressive de 4 à 6 semaines, un choix de braquets suffisamment légers et un état d’esprit « viser l’arrivée plutôt que la vitesse », c’est un itinéraire que l’on peut aborder progressivement. Il est recommandé aux débutants de trouver un compagnon de route expérimenté pour une première tentative ; s’entraider mutuellement est plus sûr.

Q2 : Quelle quantité d’eau et de nourriture faut-il prévoir ?
R : Selon les recommandations du chapitre sur le ravitaillement, prévoyez au moins 1 000 à 1 500 millilitres d’eau (2 bidons ou plus). Pour les en-cas ou gels énergétiques, il est recommandé de consommer 30 à 60 grammes de glucides par heure. Pour l’ensemble du parcours, prévoyez 2 à 3 portions de ravitaillement (gels énergétiques, bananes, barres énergétiques, etc.), et augmentez en fonction de votre transpiration personnelle et de la température du jour.

Q3 : Quel est le meilleur moment pour partir ?
R : Compte tenu du fait que le brouillard a tendance à se former dans l’après-midi à Guanwu, réduisant la visibilité, et qu’il y a parfois des orages en montagne l’après-midi, il est fortement recommandé de partir à l’aube. D’une part, cela permet d’éviter la dépense d’énergie pendant les heures chaudes ; d’autre part, cela permet de terminer la majeure partie de la montée avant que le brouillard ne s’installe, améliorant ainsi la sécurité et la qualité de la vue.

Q4 : À quoi faut-il faire attention pendant la descente ?
R : La descente de 27,3 kilomètres est également un défi de longue distance. Avant de descendre, vérifiez que le système de freinage est en bon état. Un freinage continu sur une longue descente peut provoquer un échauffement et une perte d’efficacité ; il est recommandé de relâcher les freins par intervalles pour laisser le système refroidir. De plus, les routes de montagne ont de nombreux virages ; en cas de brouillard ou de chaussée glissante, réduisez impérativement votre vitesse. Pensez aussi à vous couvrir, car l’effet de refroidissement éolien pendant la descente fait chuter nettement la température ressentie, ce qui peut facilement provoquer un refroidissement.

X. Résumé des transports et de l’organisation du voyage

Le point de départ de cet itinéraire se situe autour de l’entrée de Zhang Xueliang et l’arrivée s’étend jusqu’au point de contrôle au 22e kilomètre de la route forestière de Dalu, à proximité du centre des visiteurs de Guanwu du parc national de Shei-Pa. Il est recommandé de combiner le « défi de la montée » avec une « petite excursion dans la zone de loisirs de Guanwu » lors de la planification. Si le temps le permet, après avoir terminé le défi de la montée, garez correctement votre vélo, marchez jusqu’au centre des visiteurs de Guanwu pour une pause et un ravitaillement, et profitez-en pour visiter les sites célèbres des environs comme le sentier des cyprès géants de Kuishan. Ainsi, cette sortie ne sera pas seulement un défi physique, mais aussi un voyage de découverte approfondie de l’écologie forestière de montagne du parc national de Shei-Pa.

Avant le départ, il est recommandé de consulter les prévisions météo du jour, les informations d’ouverture et de réglementation du parc national (en particulier si vous prévoyez d’aller plus loin dans la route forestière de Dalu ou sur les sentiers associés ; certaines sections peuvent être soumises à des demandes ou à des restrictions, veuillez vous référer aux dernières annonces officielles), et de prévoir suffisamment de temps pour l’aller-retour. Après tout, c’est un défi de longue distance qui nécessite d’aller et revenir en montagne ; la gestion du temps et de l’énergie est tout aussi importante.

En résumé, la route forestière de Dalu à Guanwu, avec ses 27,3 kilomètres, ses 1 540,8 mètres de dénivelé et sa pente moyenne de 5,6 %, offre un défi d’endurance typique de type « marathon ». Elle ne gagne pas par des pentes violentes et soudaines, mais par une ascension continue qui teste la sagesse de la gestion de l’allure, la discipline du ravitaillement et la gestion de la volonté. Si vous partez bien préparé et avec un état d’esprit stable, vous découvrirez que cet itinéraire ne vous offre pas seulement la satisfaction d’avoir terminé, mais aussi une expérience profonde de traversée des nuages et de proximité avec les forêts de haute montagne de Taïwan. Je souhaite à tous les cyclistes qui se préparent à relever le défi de Guanwu d’atteindre l’arrivée sains et saufs, et de voir de leurs propres yeux ce célèbre Roi des cerisiers, ainsi que les paysages majestueux de haute montagne du parc national de Shei-Pa.

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