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Guide pratique de Dakeng Road à Linkou : une leçon d'introduction aux montées urbaines de 5,13 km avec 255 m de dénivelé

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Stratégie pratique de la route Dakou à Linkou : 5,13 km, 255 m de dénivelé, une initiation au grimpeur urbain

Stratégie pratique de la route Dakou à Linkou : 5,13 km, 255 m de dénivelé, une initiation au grimpeur urbain

« La distance est courte, mais ne la sous-estimez pas — la route Dakou est le genre de montée qui, après le premier passage, vous donne envie d’ouvrir Strava pour comparer avec les parcours voisins. »

La route Dakou (segment Strava ID 8851413), située dans le district de Linkou à Nouveau Taipei, à la limite de Taishan, est devenue ces dernières années un incontournable du calendrier des sorties matinales, des sorties nocturnes et des sorties de groupe du week-end dans le monde du cyclisme de la région de Taipei. La raison est simple : elle est proche du centre-ville, son profil de pente est complet, la qualité de la chaussée est stable, et c’est l’une des rares montées qui procure une sensation d’entraînement même en « faisant un petit tour » après le travail.

Cet article ne parle ni du paysage, ni de la gastronomie. Il décortique purement la route Dakou sous trois angles : les données, la tactique et l’équipement.

Aperçu du parcours et analyse des données réelles

Commençons par les chiffres concrets. Selon les enregistrements du segment Strava :

Élément Valeur
Distance 5134,8 mètres (environ 5,13 km)
Dénivelé total 254,9 mètres
Pente moyenne 4,2 %
Zone de départ Frontière entre les districts de Taishan et Linkou, Nouveau Taipei
Chaussée Route agricole asphaltée, état stable

Abordons d’abord une question que beaucoup se posent : « 5,13 km multipliés par 4,2 %, cela donne environ 216 mètres de dénivelé, ce qui ne correspond pas aux 254,9 mètres officiels. Y a-t-il une erreur ? »

C’est en réalité un phénomène normal et courant sur tous les parcours GPS de montée, ce n’est pas une erreur. La pente moyenne est une valeur approximative calculée en simplifiant par « dénivelé total ÷ distance horizontale », tandis que le dénivelé total de Strava est calculé point par point à partir du capteur d’altitude GPS, en incluant chaque variation du parcours (y compris les sections où l’on redescend légèrement puis remonte). En d’autres termes, les 254,9 mètres sont la quantité totale d’élévation que vous allez réellement « grimper », et les 4,2 % servent à vous donner une impression générale que « cette route est globalement de difficulté moyenne à soutenue ». Les deux sont des informations complémentaires, pas des contradictions mutuellement exclusives.

Pour un cycliste sur route standard, quel niveau de difficulté ces données représentent-elles ? Nous pouvons faire une classification simple :

  • Pente moyenne inférieure à 3 % : niveau échauffement, sortie de récupération, presque pas besoin de se lever sur les pédales
  • Pente moyenne de 3 à 5 % (la route Dakou se situe dans cette fourchette) : intensité modérée, nécessite une certaine base aérobie et une efficacité de pédalage, mais ne vous force pas à passer constamment sur le plus petit braquet pour survivre
  • Pente moyenne de 5 à 8 % : parcours avancé, teste l’endurance musculaire et la capacité cardio-respiratoire en même temps
  • Pente moyenne supérieure à 8 % : parcours de dur à cuire, nécessite généralement un braquet spécialement configuré pour la montée

La route Dakou se situe dans ce point idéal de « l’intensité modérée », ce qui explique pourquoi elle est adaptée pour servir de parcours de référence pour l’entraînement — l’intensité est suffisante pour que vous la ressentiez, mais elle ne fait pas exploser les débutants, ce qui la rend parfaite pour suivre l’évolution de vos progrès sur une période donnée.

En décomposant davantage, où se situe cette combinaison de 5,13 km et 254,9 m de dénivelé dans le système de coordonnées des montées célèbres de Taïwan ? Comparée à des parcours durs et longs comme Beihuang, Fengguizui ou la traversée Bafu, qui dépassent souvent les 10 km et les 600 à 700 m de dénivelé, la route Dakou n’est clairement pas de ce niveau « jambes en compote pendant trois jours après une sortie ». Elle se rapproche davantage d’un stimulus d’entraînement « concentré » : obtenir une quantité suffisante d’effet d’entraînement aérobie et d’endurance musculaire en montée, avec un temps relativement court et un risque relativement maîtrisable. Pour les cyclistes qui ne peuvent dégager qu’une heure d’entraînement en semaine après le travail ou en soirée, ce type de parcours « court et à haute efficacité » est en réalité plus pratique que les longues montagnes, car vous n’avez pas besoin de planifier toute une matinée ou un après-midi — vous pouvez sortir dès que la lumière le permet après le travail.

Un autre point à noter : le plateau de Linkou, où se trouve la route Dakou, possède lui-même une certaine altitude de base (altitude moyenne du plateau d’environ 255 m), ce qui signifie qu’en montant depuis la plaine urbaine, vous traverserez en réalité deux types de caractéristiques de terrain : « l’ascension vers le bord du plateau » et « les ondulations douces sur le plateau ». Si vous arrivez depuis la direction de Xinzhuang ou Taishan, la première partie peut inclure l’ascension du versant du plateau, ce qui explique pourquoi la sensation de pente en conditions réelles est plus vallonnée que ce que suggère le simple chiffre de 4,2 % de pente moyenne — ce n’est pas un problème de données du segment Strava lui-même, mais une différence de terrain sur le parcours d’accès, à prendre en compte lors de la planification de votre sortie.

Stratégie segment par segment, du départ à l’arrivée : gestion du rythme en trois phases

Bien que la route Dakou ne fasse qu’un peu plus de 5 km au total, la pente n’est pas uniformément répartie. Voici une décomposition en trois phases pour vous aider à établir une carte mentale de l’allure (les virages réels et les variations de pente sont à vérifier sur place et sur votre trace GPS).

Première phase (environ 0 à 1,8 km) : échauffement en montée, trouver le rythme

La partie initiale de l’attaque est généralement la zone qui sert à « réveiller le corps » sur l’ensemble du parcours. Les variations de pente y sont plus douces, et l’objectif n’est pas la vitesse, mais de synchroniser la fréquence cardiaque et la cadence. Une erreur courante chez de nombreux cyclistes est de foncer dès le départ avec la cadence du plat, pour se retrouver avec les jambes à moitié mortes en arrivant dans la partie raide du milieu.

Stratégie recommandée :

  • Maintenez la cadence dans votre plage de croisière habituelle (la plupart des gens autour de 80 à 95 rpm)
  • Contrôlez la fréquence cardiaque à la limite entre la Zone 2 et la Zone 3, ne foncez pas directement en zone anaérobie dès le début
  • Profitez de cette section pour ajuster votre rythme respiratoire et économiser de l’énergie pour le milieu

L’autre point clé de cette section est de « percevoir la route et l’environnement ». La route Dakou est une route agricole de niveau intermédiaire à la frontière Linkou/Taishan ; le trafic y est généralement faible, mais il peut y avoir des véhicules de résidents locaux, occasionnellement des camionnettes ou des scooters. La montée plus douce du début est justement le moment idéal pour observer le marquage au sol, les nids-de-poule et la position des grilles d’évacuation, afin de construire mentalement une « carte des points dangereux ». Que ce soit pour accélérer ou pour des sorties répétées, vous pourrez anticiper et éviter plutôt que de réagir à la dernière seconde. Si vous roulez en groupe, cette section est aussi le bon moment pour se parler, confirmer le rythme et répartir l’ordre des relais — plutôt que de chacun s’échapper et creuser l’écart dès le début, il vaut mieux utiliser le début comme zone d’échauffement pour calibrer la vitesse de l’équipe, laissant ainsi aux partenaires moins forts l’espace pour suivre le rythme, et éviter que le groupe ne se disloque complètement dans la seconde moitié.

L’établissement du rythme respiratoire est tout aussi important. Beaucoup de cyclistes ont l’habitude d’utiliser un mode passif où ils « n’ajustent leur respiration que lorsqu’ils sont à bout de souffle », mais une meilleure approche est d’associer activement un rythme respiratoire fixe (par exemple, une inspiration sur deux coups de pédale, une expiration sur deux coups de pédale) à la cadence, afin que le corps entre à l’avance dans un mode d’absorption d’oxygène stable. Une fois ce rythme respiratoire établi pendant l’échauffement, vous pourrez entrer plus rapidement dans un « état stable aérobie » en abordant les pentes raides du milieu, au lieu de vous démener pour réajuster votre respiration à chaque changement de pente.

Deuxième phase (environ 1,8 à 3,5 km) : la section de test principal, la pente se fait clairement sentir

C’est la section où l’on « commence à ressentir » l’ensemble du parcours, et c’est aussi celle qui contribue principalement aux 4,2 % de pente moyenne. L’ascension continue fera naturellement chuter la cadence ; le point clé ici est de ne pas forcer sur un braquet plus lourd pour maintenir la cadence initiale, mais plutôt de passer naturellement à un braquet plus léger, afin de maintenir la cadence dans une plage où vous pouvez produire un effort soutenu (il est généralement recommandé de ne pas descendre sous 70 rpm pour éviter une surcharge des genoux).

La transition entre la position assise et la position debout est également une technique clé de cette section :

  • Montée assis : adaptée à une production de puissance stable sur la durée, le poids du corps repose sur la selle, réduisant la charge cardio-respiratoire
  • Montée debout (danseuse) : adaptée aux accélérations courtes ou lorsque la pente devient soudainement plus raide, mais la consommation d’oxygène est nettement plus élevée ; il n’est pas recommandé de l’utiliser longtemps dans cette section, sauf si vous visez un record de chrono

En pratique, le milieu est la « zone de tous les combats » de l’ensemble du parcours — si vous avez observé les temps de segment des cyclistes PR au classement Strava, c’est généralement ici que se situent les plus grands écarts, et non dans les sections relativement plates du début et de la fin. Cela signifie que la tolérance à la pente dans le milieu est la variable clé qui détermine votre temps total. Pour l’entraînement sur cette section, vous pouvez essayer la technique de la « danseuse par segments » : chaque passage en danseuse ne dépasse pas 10 à 15 secondes, puis vous vous rasseyez immédiatement pour récupérer. En sollicitant brièvement les muscles fessiers en position debout pour répartir la charge des quadriceps, vous retardez l’accumulation de la fatigue musculaire locale.

Un autre détail souvent négligé est la gestion du regard. En montée, beaucoup ont l’habitude de baisser la tête pour fixer la roue avant ou le compteur, ce qui contracte le haut du corps et restreint légèrement les voies respiratoires. Il est recommandé de porter le regard sur la route à 5 à 10 mètres devant vous : d’une part, cela permet de voir à l’avance les changements de pente et l’état de la chaussée ; d’autre part, cela aide à maintenir une extension naturelle du tronc et du cou, réduisant les tensions musculaires inutiles. Ce qui est le plus éprouvant dans les pentes du milieu, ce n’est souvent pas la force musculaire absolue, mais la capacité à rester relâché et efficace dans le corps tout en produisant un effort continu — c’est aussi pourquoi les cyclistes expérimentés semblent toujours rouler plus facilement que les débutants : la différence ne réside pas dans la force des jambes, mais dans l’efficacité globale de la production d’effort et la gestion du rythme mental.

Troisième segment (environ 3,5 à 5,13 km) : conclusion et relief varié, gérer les dernières forces

En entrant dans le dernier segment, beaucoup de cyclistes se laissent emporter par la vue de la ligne d’arrivée et en font trop, ce qui les épuise dans les derniers mètres. Il est recommandé ici d’adopter le principe de « garder une réserve » — maintenir une intensité qui vous permet de tenir jusqu’au bout tout en conservant assez d’énergie après la descente pour le retour ou la suite du parcours.

Si vous utilisez Dakeng Road comme partie d’un entraînement par intervalles (par exemple, deux montées aller-retour pour accumuler l’intensité), il est d’autant plus important de faire preuve de retenue sur ce segment, afin d’éviter d’épuiser vos réserves de glycogène dès la première montée, ce qui ferait chuter considérablement la qualité de la seconde.

Il convient de noter que de nombreux cyclistes ont une définition très floue de « l’arrivée » — si vous considérez la ligne d’arrivée du segment Strava comme unique objectif, il est facile de se relâcher complètement et de cesser tout effort au moment même où vous la franchissez. Physiologiquement, c’est un gaspillage d’efficacité, car votre système cardio-respiratoire est encore en état de forte production à ce moment-là ; un relâchement soudain et total peut au contraire provoquer un léger malaise (vertiges, nausées). Une meilleure approche consiste à maintenir un pédalage doux après la ligne d’arrivée, permettant à la fréquence cardiaque de redescendre progressivement plutôt que de chuter brutalement à zéro. Si le parcours se poursuit après l’arrivée, cette habitude de pédalage de récupération vous aidera également à récupérer plus rapidement et à enchaîner sur la suite du trajet.

Conseils sur les braquets et l’équipement

Pour un parcours avec une pente moyenne de 4,2 % et des sections locales légèrement supérieures à la moyenne, voici les recommandations de braquets :

  • Cyclistes sur route : plateau standard ou compact (50/34) associé à une cassette 11-28T ou 11-30T, largement suffisant pour la plupart des cyclistes, sans avoir recours à des braquets de niveau VTT
  • Débutants / cyclistes moins forts : il est conseillé de prévoir une cassette 11-32T, voire plus large, afin d’éviter qu’une cadence trop basse ne crée des contraintes articulaires
  • Pression des pneus route : pas besoin d’ajustement particulier pour ce type de revêtement, conservez votre pression d’entraînement habituelle (à ajuster selon votre poids et la largeur des pneus)
  • Roues : pour cette distance et cette pente, pas besoin de jantes légères spécifiques, des roues d’entraînement standard suffisent amplement

Rappel de la liste d’équipement :

  • Allumez votre compteur ou le GPS de votre téléphone et vérifiez que le signal est stable, afin d’enregistrer précisément le dénivelé et vos performances PR
  • Emportez un kit de réparation de crevaison simple ; en zone montagneuse, une crevaison imprévue rend difficile l’appel d’un véhicule de secours
  • Prévoyez des éclairages (avant et arrière) en permanence ; pour les sorties matinales ou en fin de journée, l’ombre des arbres en montagne rend la luminosité très changeante

Si vous considérez Dakeng Road comme un segment de référence pour votre entraînement à long terme (c’est-à-dire que vous le refaites régulièrement pour comparer vos données), il est conseillé de vous équiper d’un capteur de puissance ou au moins d’une ceinture cardiaque. Comparer uniquement le « temps de parcours » peut être perturbé par des variables externes comme le vent, la température ou votre état d’esprit du jour, ce qui donne des résultats différents pour un même niveau d’effort. Les données de puissance ou de fréquence cardiaque offrent une référence d’intensité plus stable, non influencée par l’environnement extérieur, et leur accumulation sur le long terme permet d’évaluer plus précisément votre courbe de progression.

Côté réglages du vélo, avant le départ, faites une vérification rapide : l’épaisseur des patins de frein est-elle encore suffisante (les descentes en montagne exigent une puissance de freinage fiable), les pneus présentent-ils des fissures visibles ou des corps étrangers, la transmission fonctionne-t-elle correctement sans sauter de pignon. Ces vérifications prennent moins de cinq minutes mais réduisent considérablement le risque d’interruption de sortie due à une panne mécanique, surtout sur les sections à fort dénivelé où une transmission capricieuse affecte directement votre gestion du rythme et la répartition de vos forces.

Stratégie de ravitaillement et d’hydratation

Pour un parcours de l’ordre de 5 kilomètres comme Dakeng Road, où le temps de montée se situe généralement entre 15 et 25 minutes (selon la condition physique et le fait de répéter ou non la montée), un ravitaillement en cours de route n’est pas vraiment nécessaire pour une seule montée, mais quelques conseils pratiques s’imposent :

  • Avant la sortie : 30 à 60 minutes avant le départ, consommez des glucides en quantité modérée pour éviter une glycémie instable à jeun pendant la montée
  • Configuration des bidons : en période de forte chaleur estivale, emportez au moins un bidon de 750 ml ; si vous prévoyez plusieurs montées aller-retour, prévoyez deux bidons ou un point de ravitaillement en eau en cours de route
  • Si vous planifiez des montées répétées (par exemple 3 à 5 fois) : prévoyez impérativement un temps de récupération entre chaque montée et complétez en électrolytes pour éviter les crampes

En été, les après-midis à New Taipei City sont souvent marqués par de brèves averses orageuses, ce qui rend les routes de montagne glissantes. Il est conseillé de planifier vos sorties tôt le matin ou en fin de journée, et de consulter les prévisions météo en temps réel avant de partir.

Si vous intégrez Dakeng Road dans un programme d’« entraînement de montées répétées » (par exemple comme élément central d’une séance d’intervalles, avec 3 à 5 montées aller-retour), la stratégie de ravitaillement doit être plus fine. Entre chaque montée, en plus de boire de l’eau, complétez avec des glucides (gels énergétiques, bananes, barres énergétiques sont des choix courants) pour éviter que la glycémie ne chute rapidement en milieu ou fin de séance, ce qui ferait baisser simultanément concentration et efficacité de l’effort. Par ailleurs, beaucoup négligent l’« apport en sel » — les montées répétées à haute intensité en été provoquent une transpiration abondante ; ne boire que de l’eau sans électrolytes peut entraîner des crampes en fin de séance, particulièrement au niveau des mollets et des ischio-jambiers. Si vous êtes sujet aux crampes, emportez une boisson isotonique ou des comprimés d’électrolytes, plus efficaces que l’eau plate pour maintenir une contraction neuromusculaire normale.

Conseils météo et saisonniers

  • Printemps (mars à mai) : climat relativement agréable, mais attention aux risques de pluie liés aux fronts météorologiques
  • Été (juin à août) : températures élevées, UV intenses, privilégiez les sorties tôt le matin ou en fin de journée, renforcez la protection solaire et l’hydratation
  • Automne (septembre à novembre) : avant l’impact complet de la mousson du nord-est, c’est généralement l’une des meilleures saisons pour rouler, avec des écarts de température jour-nuit qui commencent à se creuser
  • Hiver (décembre à février) : sous l’influence de la mousson du nord-est, les zones montagneuses de New Taipei City sont sujettes à des pluies froides et humides ; sur sol mouillé, réduisez votre vitesse et soyez attentif aux distances de freinage

Quelle que soit la saison, les conditions météo en montagne peuvent varier plus brutalement qu’en ville. Avant de partir, consultez impérativement les prévisions en temps réel et la qualité de l’air.

Du point de vue du créneau horaire, Dakeng Road, de par sa courte distance et un temps de montée généralement inférieur à une demi-heure, se prête très bien à une fenêtre d’entraînement courte après le travail en semaine. Attention toutefois : autour du plateau de Linkou, la couverture d’éclairage public en montagne après la tombée de la nuit peut être moins complète qu’en ville, et certaines sections sont ombragées par les arbres, ce qui fait que la luminosité diminue plus vite qu’en plaine, même en fin de journée. Fixez-vous comme limite de sécurité d’« arriver avant le coucher du soleil » ; si vous estimez rouler jusqu’à la nuit tombante, vérifiez que vos feux sont bien chargés, que vos accessoires réfléchissants (gilet, bandes réfléchissantes) sont en place, et envisagez de rouler accompagné plutôt que seul pour réduire les risques globaux de la nuit en montagne.

Erreurs courantes et risques d’abandon (DNF)

Bien que Dakeng Road ne soit pas un parcours extrêmement exigeant, plusieurs schémas d’erreur courants méritent votre attention :

  1. Départ trop rapide : comme mentionné dans la stratégie d’allure, de nombreux cyclistes attaquent la section d’échauffement à pleine intensité, ce qui les épuise avant les sections de pente du milieu de parcours
  2. Braquet insuffisant : rouler en route avec un plateau compact et une cassette étroite, puis se retrouver avec une cadence extrêmement basse sur les pentes du milieu, risque de provoquer des douleurs au genou, voire des blessures
  3. Ignorer les signes de chaussée glissante : après la pluie ou lorsque la rosée du matin n’est pas encore sèche, les routes de montagne deviennent glissantes, surtout au freinage dans les virages
  4. Hydratation insuffisante : sous-estimer la dépense physique ressentie sur un parcours court, surtout en été où la chaleur pousse à négliger l’importance de boire
  5. Programmer plusieurs montées répétées sans évaluer sa condition : un débutant qui tente 3 montées ou plus dès la première fois risque des crampes ou un abandon prématuré en raison d’un manque d’endurance musculaire en fin de parcours
  6. Relâcher son attention dans la descente retour : après avoir épuisé ses forces dans la montée, beaucoup de cyclistes voient leur concentration diminuer et leurs réflexes ralentir dans la descente, surtout dans les virages où le moment de freinage est mal évalué. Il est conseillé de rester vigilant au retour, sans relâcher son attention sur la route sous prétexte que « le principal défi est terminé »
  7. Négliger le déséquilibre de poussée d’un seul côté : lors d’une montée prolongée, la fatigue peut entraîner une asymétrie de force entre la jambe gauche et la jambe droite, augmentant la charge compensatoire sur les genoux ou les hanches. Il est conseillé d’intégrer un travail de gainage et de renforcement unilatéral pour améliorer la stabilité du mouvement en montée
  8. Suivre aveuglément le rythme des autres en sortie de groupe : chacun a des capacités et des objectifs d’entraînement différents ; si vous suivez aveuglément le rythme d’un partenaire plus fort en groupe, vous risquez de forcer au-delà de votre zone de confort, de vous épuiser prématurément, voire de devoir vous arrêter en cours de route. Roulez selon vos propres zones de fréquence cardiaque ou de puissance, plutôt que de viser simplement à « suivre le groupe »

Objectifs de temps de référence selon le niveau du cycliste

Les temps ci-dessous ne sont que des fourchettes approximatives. Les performances réelles varient en fonction de la condition physique, de l’état du jour, du vent et des différences d’équipement. Il est recommandé de se baser principalement sur la courbe de progression de vos propres chronos passés plutôt que de simplement comparer avec les résultats des autres :

Niveau du cycliste Temps de parcours approximatif
Cycliste confirmé / niveau compétition Moins de 12 à 15 minutes
Amateur de niveau intermédiaire à avancé 15 à 19 minutes
Cycliste loisir général 19 à 25 minutes
Débutant / première tentative en côte Plus de 25 minutes, allez-y selon vos capacités

Plutôt que de courir après un temps absolu, il est plus judicieux de considérer Dakelu comme un « parcours étalon » pour suivre votre progression sur le long terme — roulez-y à intervalles réguliers et comparez l’évolution de vos zones de fréquence cardiaque et de vos temps de parcours. Cela aura bien plus de valeur pour l’entraînement qu’un chrono isolé.

D’un point de vue planification de l’entraînement, il est recommandé d’effectuer un « test de référence » toutes les 4 à 6 semaines : réitérez Dakelu avec le même protocole d’échauffement et des conditions météo similaires, puis notez précisément votre fréquence cardiaque, votre cadence, votre temps de parcours et votre sensation subjective de fatigue (vous pouvez utiliser l’échelle RPE de 1 à 10). En accumulant ces données sur le long terme, vous verrez progressivement les tendances d’évolution de votre endurance aérobie, de votre seuil lactique et de votre capacité de récupération — c’est bien plus pertinent pour l’entraînement que de simplement chercher un record personnel ponctuel. Pour les cyclistes qui préparent des ascensions longues comme Wuling ou la route nordique de Beihuan, Dakelu peut également servir de parcours de vérification avant la course — si vous trouvez déjà cette courte côte d’intensité modérée difficile, cela signifie que votre endurance aérobie de base et votre force musculaire ont probablement besoin d’être renforcées. Dans ce cas, tenter prématurément une grande montagne sur longue distance comporte des risques accrus.

Conclusion : une côte urbaine à intégrer dans votre programme d’entraînement

La valeur de Dakelu ne réside pas dans son niveau de difficulté extrême, mais dans le fait qu’elle se situe juste dans une zone d’intensité idéale pour l’entraînement quotidien : assez courte pour être programmée à tout moment ; assez exigeante pour vraiment travailler le cardio et l’endurance musculaire ; assez proche du centre-ville pour commencer à s’entraîner sans perdre un temps considérable dans les déplacements.

Si vous cherchez une portion en côte à intégrer régulièrement à votre programme hebdomadaire sans y consacrer trop de temps, la Dakelu de Linkou mérite définitivement une place dans votre liste. N’oubliez pas de vérifier l’état de la route et la météo avant de rouler, allez-y selon vos capacités, et améliorez progressivement votre temps de parcours.

Pour finir, un dernier rappel : tous les intervalles de temps et conseils d’entraînement de cet article sont des valeurs approximatives. Les conditions réelles varient selon votre niveau de forme personnel, la météo du jour, l’état de la chaussée et la configuration de votre équipement. Il est recommandé aux cyclistes débutants de viser d’abord « terminer le parcours et se familiariser avec la route » lors de la première tentative, sans se fixer d’objectif de performance trop élevé dès le départ, afin d’éviter de négliger la sécurité et les signaux du corps en cherchant la vitesse. Une fois que vous maîtrisez bien la répartition des pentes, la position des virages et l’état de la surface, vous pourrez progressivement optimiser chaque sortie avec des données d’allure et de puissance. Ce rythme d’entraînement permet une progression durable, évite les blessures, et permet réellement de maximiser la valeur d’entraînement de Dakelu.

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