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Guide pratique de la route Xiping : 8,3 km, 793 m de dénivelé, l'épreuve de montée la plus exigeante aux abords de New Taipei

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Stratégie pratique pour la route Xiping : 8,3 km, 793 m de dénivelé, le test de montée le plus exigeant aux abords de New Taipei

Stratégie pratique pour la route Xiping : 8,3 km, 793 m de dénivelé, le test de montée le plus exigeant aux abords de New Taipei

Aperçu du parcours et analyse des données réelles

La route Xiping (route départementale 北31 de New Taipei) est une route de montagne importante reliant Xizhi à Pingxi. Cet article se concentre sur le segment de montée classique numéro 956511 sur Strava — qui part de la direction de Bao Changkeng à Xizhi et progresse vers Pingxi. Les données officielles de ce segment ne sont pas longues, seulement 8326,75 mètres (8,33 km), mais le dénivelé total atteint 793,926 mètres, ce qui donne une pente moyenne de 4,9%.

Commençons par une question de chiffres honnête mais importante : si l’on calcule simplement le dénivelé en multipliant « distance par pente moyenne », 8326,75 mètres multipliés par 4,9% donneraient un dénivelé théorique d’environ 408 mètres seulement, soit presque le double d’écart avec les 793,9 mètres enregistrés par Strava. Ce n’est pas une erreur de données, mais le chiffre « pente moyenne » est en soi trompeur. L’ascension de la route Xiping ne se fait pas en maintenant régulièrement 4,9% jusqu’en haut, mais présente un profil typique de route de montagne avec « alternance de pentes douces et raides, et montée continue dans les virages ». Au milieu du segment, plusieurs courtes pentes raides approchent ou dépassent même 10%, et l’effet cumulé des nombreux épingles à cheveux et virages successifs fait que le dénivelé cumulé GPS est bien supérieur à ce que peut refléter le calcul simplifié « distance multipliée par pente moyenne ». En d’autres termes, 4,9% n’est qu’une « moyenne », pas une « répartition uniforme » : lors de la planification de vos sensations et de votre rythme, basez-vous sur « 793 mètres de dénivelé total, avec des pentes raides au milieu », plutôt que de naïvement supposer que tout le parcours est une douce montée à 5%.

Cette route est si polarisante dans le milieu cycliste — certains la considèrent comme une pierre de touche pour les débutants, d’autres comme un menu fixe des sorties matinales du week-end — précisément parce qu’elle combine les deux caractéristiques de « accessible aux débutants » et « douloureuse si on la prend au sérieux ». Les 8,33 km ne sont pas longs pour un cycliste moyen, et à un rythme normal, on peut la terminer en 35 minutes à 1 heure, mais la densité de dénivelé de près de 800 mètres (environ 95 mètres de montée par kilomètre) frôle déjà la zone d’intensité de nombreuses montées réputées. Ce n’est absolument pas une route sur laquelle on peut s’élancer après un simple échauffement.

La route Xiping fait partie de la route départementale 北31, qui part de Bao Changkeng à Xizhi au nord et va jusqu’à Pingxi au sud. Après avoir franchi le col de Panshi, on rencontre une série d’épingles à cheveux, ce qui explique pourquoi les données de montée de ce segment semblent « peu honnêtes ». Pour les cyclistes familiers des terrains vallonnés de la banlieue nord, cette combinaison de « pente moyenne douce, mais passages localement exigeants » n’est pas rare, mais le contraste est particulièrement marqué sur la route Xiping, et il vaut la peine d’établir des attentes mentales correctes avant de s’y attaquer.

D’un point de vue scientifique de l’entraînement, ce type de parcours où « le dénivelé total est bien supérieur à la valeur théorique distance multipliée par pente moyenne » est en réalité un excellent terrain pour évaluer la « tolérance à l’intensité variable » d’un cycliste. Les cyclistes qui ont une bonne capacité de roulage sur le plat mais manquent d’expérience face aux changements brusques de pente ont souvent des performances inférieures aux attentes sur ce type de route, car le corps est forcé de basculer rapidement et à plusieurs reprises entre les systèmes métaboliques aérobie et anaérobie. Les exigences sur la régulation cardio-respiratoire et la vitesse de récupération musculaire sont bien plus sévères que sur une longue montée uniforme. C’est aussi pourquoi de nombreux clubs du nord intègrent la route Xiping dans leurs séances d’intensité en semaine, pour entraîner l’« adaptabilité aux pentes » des membres plutôt que la simple « force musculaire en montée ».

Si l’on observe du point de vue du classement Strava, les temps de segment de ce type de parcours sont souvent plus discriminants que ce que les chiffres de dénivelé laissent paraître — car les sections raides filtrent directement les cyclistes dont la stratégie d’allure est correcte ou non. Deux cyclistes qui terminent en environ 30 minutes peuvent avoir des courbes de puissance réelles complètement différentes. C’est pourquoi de nombreux entraîneurs expérimentés recommandent à leurs élèves, au-delà du temps total, d’enregistrer la puissance par segment sur cette route et d’analyser progressivement leurs différences d’efficacité de rendement entre les pentes raides et les pentes douces.

Stratégie segment par segment, du départ à l’arrivée

Premier segment (0 à 2 km) : échauffement en pente douce, ne vous précipitez pas

Les 2 premiers kilomètres depuis le départ de Bao Changkeng ont une pente relativement douce, oscillant entre 3% et 5%, avec une chaussée plane et une vue dégagée. C’est la zone idéale pour laisser le cœur et les jambes entrer progressivement dans le rythme de la montée. Sur ce segment, il est recommandé d’adopter une « allure aérobie », avec une fréquence cardiaque autour de 70% à 75% de la fréquence cardiaque maximale, et une cadence maintenue entre 80 et 90 rpm. Beaucoup de cyclistes se laissent emporter sur ce segment parce que la pente n’est pas raide, puis manquent de réserves dans les pentes raides suivantes — c’est l’une des erreurs d’allure les plus courantes sur ce parcours.

Deuxième segment (2 à 4 km) : entrée dans un terrain vallonné, apparition de l’alternance raide/doux

Après la zone d’échauffement, le parcours commence à présenter des ondulations marquées. Certaines sections voient la pente grimper soudainement à 7% ou 8%, puis redescendre à environ 4% sur des pentes plus douces. Cette variation de pente « en dents de scie » est précisément la raison clé pour laquelle le dénivelé total est bien supérieur à la valeur théorique. Il est recommandé de passer sur un braquet plus léger dans cette zone, et d’aborder chaque pente raide avec un état d’esprit d’« intervalle court » — après avoir franchi la pente raide, récupérez immédiatement votre fréquence cardiaque sur la pente douce, plutôt que de maintenir la même intensité élevée jusqu’au bout.

Troisième segment (4 à 6 km) : la zone de défi central, épingles à cheveux et pentes à deux chiffres en alternance

C’est le segment le plus dur de tout le parcours. Les épingles à cheveux successives amplifient visuellement la sensation de pente, et la chaussée présente effectivement de courtes pentes raides approchant ou dépassant 10%. Sur ce segment, il est recommandé d’alterner « danseuse et position assise » pour répartir la charge sur les différents groupes musculaires des jambes et éviter une fatigue excessive d’un seul groupe. La cadence peut être réduite à 60 à 70 rpm avec un braquet plus lourd pour la danseuse, mais veillez à rester dans une plage où vous pouvez maintenir un rythme respiratoire stable — ne laissez pas votre fréquence cardiaque monter dans une zone irrécupérable juste pour attaquer la pente.

Quatrième segment (6 à 8,3 km) : montée finale plus douce, arrivée en direction de Pingxi

Dans les 2 derniers kilomètres et quelques, la pente s’adoucit progressivement pour revenir dans la zone de 4% à 5%, proche de la pente moyenne. C’est la phase pour retrouver son rythme et se préparer à l’arrivée. Ici, il est recommandé d’augmenter légèrement la cadence et d’alléger le braquet, pour permettre aux jambes de retrouver progressivement leur élasticité tout en maintenant la puissance, afin de garder des réserves pour la descente ou la suite du parcours.

Une fois arrivé au sommet, si le temps le permet, faites une pause pour vous hydrater et récupérer, puis décidez selon votre état de forme si vous redescendez par le même chemin ou si vous continuez vers le vieux quartier de Pingxi pour explorer, transformant cette séance de montée en une petite excursion complète en montagne de banlieue.

Il convient de souligner que cette division en quatre segments est une répartition approximative basée sur l’intensité relative du relief. En réalité, les variations de pente peuvent être plus morcelées et plus fréquentes que ce que la description textuelle laisse entendre. Avant de rouler, si les conditions le permettent, il est recommandé de consulter une fois le profil d’altitude via un fichier GPX ou la fonction d’aperçu du parcours sur Strava, pour établir une carte mentale plus précise des pentes. Cela vous aidera bien mieux à prendre les bonnes décisions d’allure que de rouler simplement à l’instinct. En particulier à la jonction entre le deuxième et le troisième segment, le changement de pente est assez brutal : sans préparation mentale, il est facile de voir son rythme perturbé par la pente raide avant même d’avoir ajusté sa respiration.

Par ailleurs, la descente au retour nécessite également une planification prudente. Les épingles à cheveux de la route Xiping ne testent pas seulement la répartition de l’effort à la montée, mais aussi la technique de virage et le timing de freinage à la descente. Surtout si la montée a déjà épuisé une grande partie de vos forces, votre vitesse de réaction et votre concentration peuvent diminuer à la descente. Il est recommandé de ralentir modérément et de freiner tôt avant d’entrer dans les virages, pour éviter un freinage d’urgence en plein virage qui pourrait faire déraper les pneus.

Rapport de braquet et recommandations d’équipement

Pour le niveau de condition physique d’un cycliste amateur moyen, face à ce type de parcours « au dénivelé moyen modéré mais aux pentes localement raides », la configuration des braquets est bien plus importante que le simple chiffre du dénivelé moyen. Voici les configurations recommandées :

Niveau du cycliste Configuration de braquet recommandée Explication
Débutant / condition physique moyenne Plateau 34/50, cassette 11-32 ou 11-34 Garantir une marge de braquet suffisante sur les sections raides pour éviter une fréquence cardiaque excessive ou des blessures aux genoux
Cycliste intermédiaire Plateau 34/50, cassette 11-30 Plateau compact standard associé à une cassette à large plage, conciliant efficacité sur le plat et souplesse en montée
Avancé / orienté compétition Plateau 36/52 ou plateau standard, cassette 11-28 Recherche de vitesse et de records personnels, mais nécessite une force musculaire en montée suffisante pour affronter les pentes à deux chiffres

Côté équipement, il est recommandé d’utiliser une pression de pneus légèrement inférieure (à ajuster selon la largeur du pneu et le poids du cycliste ; pour des pneus de route, on peut la régler entre 90 et 100 psi) afin d’améliorer l’adhérence et le confort dans les épingles à cheveux. Lors des fortes chaleurs estivales, il est conseillé d’emporter au moins deux bidons, car l’ombrage le long de la route Xiping n’est pas suffisant, et la chaleur dégagée en montée étant élevée, les besoins en hydratation seront nettement supérieurs à ceux d’une sortie sur le plat.

Concernant la vérification du vélo, avant le départ, il est impératif de contrôler l’état des patins de frein et le réglage des câbles de frein, car les descentes enchaînant les épingles à cheveux sollicitent fortement le système de freinage. Une puissance de freinage insuffisante ou des plaquettes usées peuvent poser un problème de sécurité en descente. Il n’est pas nécessaire de remplacer les roues par des modèles de compétition allégés ; des roues d’entraînement standard suffisent amplement pour l’intensité de ce parcours.

Si vous utilisez un vélo à freins à disque, il est recommandé de vérifier avant le départ le jeu entre les plaquettes et le disque, afin d’éviter tout risque d’évanouissement de freinage (brake fade) lors des freinages prolongés en descente. Pour les freins sur jante traditionnels, il faut particulièrement surveiller le risque de surchauffe localisée de la jante en aluminium due aux freinages appuyés répétés dans les épingles en descente ; il est conseillé d’adopter un freinage par à-coups plutôt qu’un freinage continu, afin de laisser le système de freinage respirer.

Côté vestimentaire, étant donné la densité des montées et la chaleur dégagée, il est recommandé de choisir un maillot en matière respirante et évacuant la transpiration, et d’adapter manches ou gilet selon la saison pour faire face aux écarts de température en montagne. Les variations de température selon l’altitude le long de la route Xiping peuvent être plus marquées qu’en ville ; en particulier, le matin en automne et en hiver, la température en montagne est souvent inférieure de plusieurs degrés à celle de la ville. En attendant le demi-tour au sommet ou du côté de Pingxi, on peut facilement avoir froid ; il est conseillé de prévoir une veste coupe-vent légère pour éviter l’hypothermie. Gants et lunettes de soleil sont également recommandés en permanence : outre la protection solaire et contre le vent, les épingles à cheveux présentent parfois des feuilles mortes ou des graviers, et un équipement de protection adapté peut réduire les risques d’écorchures en cas de chute.

Ravitaillement et gestion de l’hydratation

La distance totale n’étant que de 8,33 km, il n’est théoriquement pas nécessaire de se ravitailler abondamment en cours de route. Cependant, étant donné la densité des montées et l’intensité élevée, il est recommandé de terminer son repas principal 1 à 2 heures avant la sortie, et de consommer une portion de glucides faciles à digérer 15 à 20 minutes avant le départ, comme une banane ou un gel énergétique. Si vous ressentez une fatigue marquée ou des signes avant-coureurs de crampes pendant l’effort, il est conseillé de faire une petite pause ravitaillement sur les sections à pente douce (premier ou quatrième segment) plutôt que de forcer dans les épingles raides.

Côté hydratation, pour une sortie par forte chaleur estivale, l’effort combiné de 8 km de montée à cette intensité et de la descente peut générer une perte sudorale de 500 à 800 ml, voire davantage. Il est recommandé d’emporter au moins un bidon de 500 ml et de se réapprovisionner au sommet ou du côté de Pingxi, afin d’éviter que la déshydratation n’affecte la concentration et les réflexes en descente. Si vous prévoyez un aller-retour ou un entraînement en répétitions de montée combiné à d’autres parcours, il est conseillé de supplémenter en électrolytes pour éviter les risques de crampes liés à une transpiration prolongée.

Le choix du moment du ravitaillement mérite également une attention particulière. Beaucoup de cyclistes ont l’habitude de ne boire ou de ne manger que lorsqu’ils ressentent la soif ou une baisse nette d’énergie. Or, à ce stade, le corps est déjà en état de déshydratation légère ou d’hypoglycémie, et l’efficacité du ravitaillement s’en trouve réduite. Il est recommandé d’adopter une stratégie de « ravitaillement proactif », c’est-à-dire de planifier à l’avance un rythme de ravitaillement fixe, par exemple boire de petites gorgées toutes les 15 à 20 minutes, plutôt que d’attendre que le corps envoie des signaux d’alerte pour réagir dans l’urgence. Pour les cyclistes sujets aux crampes dans la seconde moitié de la montée, il est également possible d’augmenter modérément l’apport en sodium et en potassium la veille de la sortie, afin de réduire le risque de déséquilibre électrolytique.

Si vous prévoyez d’intégrer la route Xiping dans une séance longue distance (par exemple comme section de montée d’un parcours de 100 km), il est conseillé de vérifier avant d’atteindre le début du parcours que le niveau d’eau dans les bidons est suffisant pour soutenir cette consommation intense de 8 km. Si nécessaire, vous pouvez vous ravitailler à l’avance dans une supérette de la ville de Xizhi, afin d’éviter d’interrompre le rythme de l’entraînement en zone montagneuse faute de ravitaillement.

Recommandations météo et saisonnières

La route Xiping est située dans la zone montagneuse de Nouveau Taipei. Son climat est nettement influencé par la mousson du nord-est et les pluies orographiques. En automne et en hiver (d’octobre à février), les routes sont fréquemment humides et le brouillard est courant, en particulier aux premières heures du matin et en fin de journée où la visibilité peut chuter considérablement. Il est impératif d’équiper le vélo de feux avant et arrière et de réduire l’allure, notamment dans les sections d’épingles à cheveux. En été (de juin à septembre), il faut surveiller les orages de l’après-midi et les risques de chutes de pierres ou d’éboulements avant et après les typhons. L’état des routes en montagne évolue rapidement ; il est recommandé de consulter avant la sortie les informations en temps réel sur le trafic de Nouveau Taipei et celles de l’Administration des routes du ministère des Transports, afin de confirmer que la route n’est pas fermée pour cause de conditions météorologiques.

Le printemps (de mars à mai) et le début octobre, quand le temps est clair et frais, sont généralement les saisons les plus propices pour relever ce défi : températures modérées, probabilité de pluie relativement faible, et c’est aussi la période prisée par de nombreux clubs cyclistes pour leurs séances d’entraînement en montée régulières. Si vous visez un record personnel (PR), il est conseillé d’éviter les après-midi chauds et humides de l’été et de choisir plutôt les heures matinales, lorsque les températures sont plus basses et que la résistance de l’air et la charge perçue sont moindres.

Erreurs courantes et risques d’abandon (DNF)

Bien que ce parcours soit court, la répartition inégale des pentes en fait l’échec le plus fréquent : « un rythme trop rapide au début, puis une défaillance dans les pentes raides de la seconde moitié ». De nombreux cyclistes, voyant un dénivelé moyen de seulement 4,9 %, baissent leur garde et attaquent les 2 premiers kilomètres avec une puissance proche de celle du plat. Résultat : lorsqu’ils abordent les pentes à deux chiffres du troisième segment, leur fréquence cardiaque est déjà au maximum, et ils doivent mettre pied à terre ou ralentir considérablement, ce qui compromet sérieusement l’expérience de la sortie et la confiance.

Une autre erreur fréquente est un équipement insuffisant, en particulier chez les cyclistes sur route avec un braquet trop lourd (par exemple plateau standard 39/53 avec cassette 11-25). Dans les sections raides, faute d’un braquet assez léger, ils sont contraints de se mettre en danseuse trop longtemps, ce qui surcharge les genoux et le bas du dos, pouvant même provoquer des blessures. Il est recommandé d’ajuster le système de transmission à l’avance selon le tableau de braquets ci-dessus, plutôt que de découvrir sur place que le braquet est insuffisant.

Rouler sous la pluie ou sur chaussée humide est également un facteur de risque courant. Les épingles à cheveux enchaînées sur asphalte glissant, combinées à des angles morts importants sur certaines sections, augmentent les risques de collision ou de perte de contrôle dans les virages. Il est conseillé d’éviter autant que possible ce parcours par temps humide, ou de réduire nettement la vitesse dans les virages et de signaler à l’avance aux compagnons de sortie les signaux de ralentissement, afin d’éviter les carambolages en groupe.

Par ailleurs, certains cyclistes, ayant sous-estimé l’intensité de la montée, n’emportent pas assez d’eau et présentent des signes de déshydratation ou de crampes dans les pentes intermédiaires, les obligeant à s’arrêter dans les épingles. S’arrêter dans ces virages à visibilité réduite comporte un risque de sécurité ; il est conseillé de planifier à l’avance les points de ravitaillement plutôt que de réagir dans l’urgence quand les forces sont épuisées.

En sortie de groupe, un autre risque d’abandon est fréquent : pour suivre le cycliste le plus fort du groupe, on force son allure, ce qui fait dépasser sa fréquence cardiaque maximale dès les pentes intermédiaires, jusqu’à l’abandon pur et simple dans le troisième segment, le cœur du défi. Il est recommandé, en groupe, de se fixer des objectifs réalistes en fonction de sa propre condition physique. Si vous ne pouvez pas suivre le rythme du groupe, mieux vaut ralentir plus tôt et garantir une arrivée en sécurité plutôt que de forcer par esprit de compétition jusqu’aux crampes ou à l’inconfort physique. Ce type d’effort précipité provoque souvent des blessures qui nécessitent une période de récupération bien plus longue, pour un bénéfice final nul.

Enfin, les pannes mécaniques sont un facteur d’abandon à ne pas négliger. Les montées enchaînées exigent beaucoup du système de transmission et de la tension de la chaîne. Si la chaîne est mal entretenue ou le dérailleur mal réglé, des sauts de chaîne ou des coincements peuvent survenir au milieu des pentes raides, interrompant non seulement le rythme mais pouvant, dans les cas graves, provoquer une perte d’équilibre due à une coupure soudaine de la puissance. Il est recommandé de vérifier avant le départ que le système de transmission fonctionne correctement et d’emporter un kit d’outils de base pour parer à toute éventualité.

Objectifs de temps selon le niveau du cycliste

Les temps ci-dessous sont donnés à titre indicatif ; les performances réelles varient en fonction de la condition physique, de l’état du jour, du vent et du braquet utilisé :

Niveau du cycliste Temps de parcours visé (8,33 km par montée) Puissance moyenne de référence (estimée pour 70 kg de poids corporel)
Débutant / cycliste loisir 50 à 70 minutes (pauses comprises) 100 à 150 watts
Amateur général 35 à 45 minutes 150 à 200 watts
Niveau club intermédiaire 25 à 32 minutes 200 à 250 watts
Niveau compétition / cycliste intense 18 à 24 minutes 280 watts et plus

Il est à noter que, en raison de la forte densité de dénivelé et de la répartition inégale des pentes sur ce parcours, le coefficient de variation de la puissance délivrée est généralement élevé. Cela signifie que même des cyclistes de niveau comparable peuvent afficher des temps de parcours nettement différents selon leur stratégie d’allure (par exemple, un départ prudent suivi d’une accélération en fin de parcours, ou l’inverse). Pour une première tentative, il est recommandé de « partir prudemment, d’observer l’évolution des pentes segment par segment, puis de décider de l’intensité à fournir », afin d’éviter de se lancer à fond sans information suffisante.

Pour les cyclistes souhaitant suivre leur courbe de progression personnelle, il est conseillé de relever régulièrement le défi sur ce segment à intervalles fixes, et de comparer les tendances d’évolution des zones de fréquence cardiaque et des temps de parcours : cela offre une valeur d’entraînement bien supérieure à une performance ponctuelle. On peut également utiliser un capteur de puissance pour enregistrer la stabilité de sa production sur les sections raides et les sections plus douces, afin d’optimiser progressivement sa stratégie d’allure.

Par ailleurs, un point de rappel : les valeurs de puissance du tableau ci-dessus sont estimées sur la base d’un poids corporel de 70 kg. Si votre poids s’écarte nettement de cette référence, il est plus précis de convertir ces valeurs en rapport puissance/poids pour évaluer votre niveau d’intensité. De manière générale, un cycliste capable de maintenir une intensité d’environ 3,0 à 3,5 watts par kilogramme sur 8 km de montée sans ralentir sensiblement se situe approximativement au niveau club intermédiaire ; si l’on peut tenir tout le parcours à plus de 4,0 watts par kilogramme, on approche alors d’un niveau semi-professionnel ou compétitif. En raison des variations brutales de pente sur ce parcours, la « stabilité soutenue » de la puissance reflète souvent mieux le niveau réel que le simple pic de puissance maximale — c’est d’ailleurs l’une des sections de référence que de nombreux entraîneurs utilisent pour évaluer l’économie de pédalage en montée de leurs athlètes.

Conclusion : la sensation réelle au-delà des chiffres

Les chiffres de la route Xiping — 8,33 km, 793 mètres de dénivelé positif, 4,9 % de pente moyenne — semblent modérés, mais la sensation réelle à vélo est bien plus exigeante que ce que ces données laissent paraître. C’est précisément là que l’interprétation des données sur les routes de montagne induit le plus facilement les débutants en erreur : la moyenne ne rend jamais pleinement compte de la réalité du terrain. Pour les cyclistes cherchant à relever le défi d’un parcours de montée périurbain « à distance maîtrisable, à intensité soutenue et au paysage agréable », la route Xiping est sans conteste l’un des terrains d’entraînement les plus dignes d’être travaillés en boucle de la ville de Nouveau Taipei. Mais il faut garder à l’esprit : emportez le bon braquet, une allure prudente sur le premier tronçon, et une préparation mentale face aux pentes à deux chiffres avant de vous élancer — c’est ainsi seulement que vous pourrez vraiment savourer le sentiment d’accomplissement offert par ce parcours, au lieu d’être pris au dépourvu par les lacets raides du milieu.

Que vous fassiez de la route Xiping votre segment d’entraînement quotidien ou le menu fixe de vos sorties de groupe du week-end, faites toujours de la sécurité et de la progressivité une priorité, accumulez progressivement la familiarité et la confiance sur ce parcours, avant de viser des temps plus rapides ou des itinéraires prolongés.

Il est également conseillé, après avoir terminé votre première tentative, de prendre le temps de revoir vos données Strava, de comparer les temps de section et la courbe de fréquence cardiaque, d’identifier le segment où vous avez le plus décroché et celui où vous aviez encore de la marge pour pousser. Cette analyse a posteriori vous aidera souvent bien plus qu’une simple recherche du temps total à prendre des décisions d’allure plus précises lors de votre prochain défi. La route Xiping n’est certes pas le parcours de montée le plus difficile de Taïwan, mais en tant que segment d’entraînement périurbain où « les chiffres mentent, le terrain, lui, est honnête », elle mérite d’être travaillée en profondeur par tout cycliste qui prend son entraînement au sérieux.

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