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Stratégie pratique de Jiangmayuan à Dahu : décomposition systématique de la mer de nuages sur 5,8 km et 384 m de dénivelé

騎行路線

Stratégie terrain pour Jiang Ma Yuan à Dahu : décomposition systématique d'une montée de 5,8 km et 384 m de dénivelé

Analyse des données : comparaison avec d’autres montées réputées

Pour comprendre la position relative de Jiang Ma Yuan à Dahu sur la carte des montées cyclistes de Taïwan, la méthode la plus efficace consiste à la placer dans un système de coordonnées et à la comparer à d’autres itinéraires connus. Le chiffre de 6,6 % de pente moyenne, dans le contexte de la classification des montées cyclistes, se situe approximativement dans la fourchette « moyennement difficile à difficile » — comparé aux montées de type « marathon » comme la montée ouest de Wuling, qui dépassent souvent les 10 kilomètres avec une pente moyenne d’environ 5 % mais un dénivelé total dépassant facilement les 1 000 mètres, Jiang Ma Yuan appartient au type typique des montées « courtes et intenses ». Les meilleures comparaisons seraient certains tronçons de virages successifs de la route provinciale 9 (Beiyi), ou ces routes de montagne des régions vallonnées du centre et du sud qui font moins de 6 kilomètres mais exigent de produire une puissance proche du seuil fonctionnel (FTP, Functional Threshold Power) en un temps très court.

Du point de vue du dénivelé total, 384,2 mètres de dénivelé cumulé, si on le convertit en équivalent de bâtiments standard de 10 étages, cela représente environ 120 étages d’ascension continue, le tout compressé dans moins de 6 kilomètres de distance horizontale. Cela signifie que vous n’avez pratiquement aucun « segment de récupération » en faux-plat pour reprendre votre souffle. En comparaison avec certains itinéraires de défi longue distance de niveau parc national, Jiang Ma Yuan s’apparente davantage à une « séance d’intervalles à haute intensité » réalisée sur le terrain, plutôt qu’à un défi d’endurance en croisière stable. C’est aussi pourquoi de nombreuses équipes locales de Miaoli intègrent cet itinéraire dans leurs séances d’intensité en semaine, pour entraîner la capacité de production continue près du seuil anaérobie, et non simplement pour pratiquer le LSD (Long Slow Distance).

En examinant plus en détail les caractéristiques statistiques de la répartition des pentes : la pente moyenne de 6,6 % représente le résultat du dénivelé total divisé par la distance horizontale, mais le terrain réel présente des ondulations. Certains segments ont des pentes instantanées bien supérieures à cette moyenne, tandis que d’autres sont relativement doux, voire comportent de brèves descentes ou sections plates pour récupérer. Selon le type de revêtement et les caractéristiques générales du terrain vallonné de Miaoli, on peut estimer que dans la section médiane de Jiang Ma Yuan, au niveau des virages les plus raides, la pente instantanée pourrait atteindre 8 à 10 %. Un tel niveau de pente rend déjà relativement difficile une stratégie de pédalage basée sur la puissance (maintien d’un wattage stable), car le corps doit constamment ajuster le rythme de pédalage et les vitesses en fonction des variations de pente. C’est précisément là le cœur de l’exigence technique et physique de cet itinéraire.

D’un point de vue scientifique de l’entraînement, un itinéraire de moins de 6 kilomètres avec près de 400 mètres de dénivelé est essentiellement un stimulus mixte de haute intensité aérobie et anaérobie. En physiologie du sport, ce type de montée intense durant entre 20 et 40 minutes (selon les capacités du cycliste) se situe exactement dans la fenêtre temporelle la plus efficace pour l’« entraînement au seuil lactique » (Lactate Threshold Training) — les montées trop courtes (par exemple 1 à 2 minutes) stimulent principalement le système glycolytique anaérobie et la puissance neuromusculaire explosive, tandis que les montées trop longues (par exemple plus d’une heure) tendent vers l’endurance purement aérobie et l’efficacité du métabolisme énergétique. Une montée de distance moyenne comme Jiang Ma Yuan, de 20 à 40 minutes, permet précisément d’entraîner à la fois la capacité du corps à éliminer l’acide lactique et la tolérance à maintenir une production stable à une intensité proche du seuil. C’est pourquoi de nombreux entraîneurs recommandent aux athlètes d’intégrer ce type d’itinéraire dans la phase de base de la pré-saison, comme outil important pour établir la puissance au seuil, et pas seulement comme un itinéraire de défi récréatif.

Il convient de noter que la popularité de Jiang Ma Yuan dans la communauté Strava, qui a accumulé un niveau d’engouement considérable, tient non seulement à la courbe de difficulté bien conçue de l’itinéraire, mais aussi à sa grande accessibilité et à la commodité de l’aller-retour. De nombreuses équipes de Taipei, Hsinchu et Taichung intègrent Jiang Ma Yuan dans leurs programmes du week-end de « double traversée en un jour » ou de « multiples montées en un jour », comme point de jonction entre d’autres itinéraires réputés (comme le système de Guandao Mountain ou le réseau routier autour de Liyu Lake). Cette position de plaque tournante géographique a également permis à cet itinéraire d’accumuler une grande quantité de données de performances réelles de cyclistes de différents niveaux, disponibles pour comparaison.

Guide segment par segment, du départ à l’arrivée

Premier segment : phase d’échauffement en montée (0 à 1,5 km)

Le point de départ de l’itinéraire est généralement situé près de l’intersection de la route agricole qui part du centre-ville de Dahu en direction de Jiang Ma Yuan. La pente de ce segment est relativement douce, c’est l’un des rares tronçons de tout l’itinéraire où le système cardio-respiratoire peut entrer progressivement en état de fonctionnement. Il est recommandé de maintenir la fréquence cardiaque entre 70 % et 75 % de la fréquence cardiaque maximale, c’est-à-dire à la frontière entre les zones 2 et 3, et de maintenir la puissance autour de 65 % à 75 % du FTP. L’erreur la plus courante à ce stade est de rouler trop vite parce que la pente n’est pas encore prononcée, ce qui épuise prématurément le glycogène musculaire. Le rythme de pédalage recommandé est de 80 à 90 tours par minute (RPM), en utilisant un braquet plus léger pour garder des jambes fluides dans la rotation, plutôt que d’attaquer la pente avec un braquet lourd dès le départ. Cette phase est également une fenêtre temporelle en or pour ajuster le rythme respiratoire, vérifier que l’équipement et les ravitaillements sont bien fixés, et confirmer que le compteur GPS a bien commencé l’enregistrement.

Le revêtement de ce tronçon est généralement le bitume bidirectionnel typique des routes agricoles, avec une largeur limitée mais une visibilité encore assez dégagée, et quelques habitations isolées et vergers de part et d’autre. Comme on n’est pas encore vraiment entré dans la pente raide, de nombreux cyclistes n’ont pas encore mentalement basculé en « mode montée ». Il est recommandé de profiter de cette distance pour faire quelques exercices de respiration profonde, afin de passer d’un état d’esprit de croisière sur le plat à un état de concentration propre à la montée. C’est aussi le moment idéal pour ajuster finement la hauteur de selle sur les sections plates et vérifier que l’engagement des cales et des pédales automatiques est correct, car une fois dans les pentes raides, tout petit problème d’équipement sera amplifié en obstacle sérieux. En cas de sortie en groupe, c’est également la phase où le peloton s’étire naturellement et se divise selon les capacités de chacun ; il ne faut pas chercher à suivre la vitesse du cycliste devant soi, car la véritable épreuve reste à venir.

Deuxième segment : point de bascule de la pente (1,5 à 3 km)

En entrant dans ce tronçon, la pente s’élève nettement, c’est là que l’itinéraire de Jiang Ma Yuan commence vraiment à « se faire sentir ». Le terrain passe progressivement de la montée douce de la route agricole aux montées en virages successifs typiques du relief vallonné, avec des paysages de vergers et de plantations de thé qui apparaissent de part et d’autre, tandis que la pente commence à approcher, voire dépasser, la moyenne de l’itinéraire de 6,6 %. Il est recommandé ici de maintenir la fréquence cardiaque entre 80 % et 85 % de la fréquence cardiaque maximale, et d’augmenter la puissance à 85 % à 95 % du FTP, entrant ainsi dans ce qu’on appelle la zone d’entraînement « limite supérieure du seuil aérobie ». Le rythme de pédalage devrait naturellement descendre à 70-80 RPM en fonction de la pente, avec un passage anticipé aux braquets moyens ou bas, pour éviter de changer de vitesse précipitamment à l’approche d’une pente raide, ce qui pourrait provoquer un accroc de chaîne ou une chute de chaîne — une situation particulièrement dangereuse sur les montées en virages successifs, car une erreur de changement de vitesse survient souvent au moment précis où l’on a le plus besoin d’une production de couple stable.

La conception des virages de ce tronçon est typique des routes agricoles vallonnées de Miaoli, avec une montée en « zigzag », c’est-à-dire que la route suit les courbes de niveau de la colline en faisant des allers-retours pour réduire la sensation de pente globale. Cette conception est une arme à double tranchant pour le cycliste : d’un côté, les sections droites entre chaque virage ont une pente relativement uniforme, ce qui aide à établir un rythme de pédalage stable ; de l’autre, la sortie de virage est souvent l’endroit où la pente devient soudainement plus raide, car la route présente généralement une brève accélération de montée dans le virage lui-même. C’est aussi le point critique où de nombreux cyclistes perdent de la vitesse ou doivent rétrograder en urgence. Il est recommandé, avant d’approcher chaque virage, d’anticiper les conditions de la route et d’effectuer les changements de vitesse à l’avance, afin que le pignon arrière et le plateau avant soient déjà dans la combinaison de braquet appropriée avant d’entrer dans le virage. Ainsi, à la sortie du virage, on peut maintenir la production de couple sans perdre d’élan à cause d’une secousse due au changement de vitesse. De plus, c’est à partir de ce tronçon que l’on commence à voir des champs de gingembre et de cultures associées, ce qui est d’ailleurs l’origine du nom « Jiang Ma Yuan » (champ de gingembre). Si le rythme de pédalage le permet, il vaut la peine de prêter un peu attention au paysage agricole environnant, ce qui aide à détourner l’attention de la fatigue corporelle.

Troisième segment : la zone de défi centrale (3 à 4,5 km)

C’est le segment le plus crucial et le plus susceptible de briser psychologiquement les cyclistes sur l’ensemble du parcours de Jiangmayuan. Selon les caractéristiques de répartition des pentes de l’itinéraire, c’est ici que l’on trouve probablement les virages enchaînés les plus raides de tout le parcours, avec des pentes instantanées pouvant approcher, voire dépasser, les 10 %. La stratégie clé de ce segment repose sur la « discipline de l’allure » : de nombreux cyclistes, voyant la pente grimper soudainement, cèdent à la panique et accélèrent de manière explosive, épuisant ainsi leurs réserves anaérobies avant même d’atteindre le sommet, pour finir le reste du parcours avec un état d’esprit de « pousseur de vélo ». La bonne approche consiste à maintenir sa fréquence cardiaque près du seuil sans le dépasser (environ 88 à 92 % de la fréquence cardiaque maximale), à maintenir une puissance entre 95 et 105 % de son FTP, en autorisant de brèves explosions de puissance mais en revenant immédiatement à la normale. La cadence de pédalage recommandée est de 65 à 75 RPM, en alternant entre une position assise et des sorties de selle occasionnelles pour répartir la charge musculaire. Particulièrement à la sortie des virages les plus raides, se lever sur les pédales permet de maintenir efficacement la vitesse, mais il faut être conscient que la fréquence cardiaque grimpe instantanément ; la durée en danseuse ne doit donc pas être trop longue.

La préparation psychologique sur ce segment est souvent plus importante que la préparation physiologique. Lorsque le pourcentage de pente ou la sensation devient nettement plus difficile, le cerveau génère naturellement une impulsion de « vouloir mettre fin à la souffrance le plus vite possible », poussant le corps à accélérer inconsciemment — ce que la psychologie du sport appelle la « réaction d’évitement de la douleur ». Or, la règle d’or de l’allure en montée est tout à fait contraire : face aux sections les plus raides, il faut au contraire ralentir délibérément le rythme, allonger le cycle respiratoire, et utiliser sa volonté pour contrer cette pulsion instinctive d’accélération. Concrètement, on peut adopter la « méthode de décomposition par segments » : diviser ce kilomètre et demi en trois ou quatre objectifs visuels plus petits, comme le prochain virage, le prochain poteau électrique, le prochain arbre bien visible, et les atteindre un par un plutôt que de considérer toute la section comme un objectif unique et écrasant. Cela réduit efficacement la charge mentale et maintient la stabilité de l’allure. Par ailleurs, c’est également l’endroit où les signes de déshydratation et de crampes sont les plus susceptibles d’apparaître. Si vous ressentez de légères contractions précurseurs dans les mollets ou l’intérieur des cuisses, réduisez immédiatement l’intensité de votre effort plutôt que de forcer, car une crampe sévère en plein milieu de la montée signifie souvent devoir s’arrêter complètement et descendre du vélo, ce qui est contre-productif.

Quatrième segment : la fin vers le Château du Ciel (4,5 à 5,8 km)

Ce dernier segment se rapproche progressivement de la zone du restaurant paysager Yun Ye Ju, célèbre pour son « Château du Ciel ». La pente commence à s’adoucir, mais la fatigue musculaire atteint son paroxysme ici, et c’est paradoxalement sur cette portion « théoriquement plus facile » que beaucoup de cyclistes perdent le plus de vitesse. Il est recommandé de se préparer mentalement : même si le pourcentage de pente diminue, votre sensation d’effort subjectif peut rester très lourde — c’est un phénomène physiologique normal, et cela ne signifie pas que votre stratégie d’allure a échoué. Maintenir un rythme de pédalage stable, relâcher modérément les tensions du haut du corps et du tronc, porter le regard au loin plutôt que de fixer la roue avant — tout cela aide à tenir jusqu’à cette dernière ascension finale. En arrivant près du point de vue dégagé de Guanyunting, l’altitude vous offrira une vue plongeante sur toute la vallée de Dahu — c’est la récompense ultime de tout cet effort en montée.

D’un point de vue physiologique, ce phénomène de « pente qui s’adoucit mais fatigue subjective qui ne diminue pas, voire augmente » est directement lié à la fatigue du système nerveux central et à l’épuisement local du glycogène musculaire. Après les efforts de haute intensité de la première partie, les réserves locales de glycogène des quadriceps et des grands fessiers — les principaux muscles sollicités dans la montée — ont considérablement diminué. Même si la pente extérieure diminue, l’efficacité de recrutement des fibres musculaires est compromise par la fatigue, ce qui fait qu’atteindre la même puissance de sortie nécessite un effort subjectif plus important (RPE, Rate of Perceived Exertion). Comprendre ce mécanisme physiologique aide le cycliste à aborder sa fatigue de manière plus rationnelle dans cette phase finale, sans interpréter à tort « la pente qui s’adoucit mais l’essoufflement qui persiste » comme un échec de sa stratégie d’allure, et ainsi éviter des décisions inutiles comme accélérer excessivement ou abandonner. Après avoir atteint le sommet, il est recommandé de ne pas cesser immédiatement de pédaler, mais de continuer à rouler à très faible intensité ou de marcher lentement à côté du vélo pendant 3 à 5 minutes, afin de laisser la fréquence cardiaque et la respiration revenir progressivement à une zone calme. Cette méthode de récupération active est plus efficace pour accélérer le métabolisme du lactate et réduire les courbatures retardées (DOMS) du lendemain qu’un arrêt immédiat pour s’asseoir et se reposer.

Recommandations sur les braquets et l’équipement

Le parcours de Jiangmayuan, court mais avec des variations de pente très marquées, impose des exigences plus élevées qu’il n’y paraît sur la configuration des braquets. Voici les recommandations de braquets pour les cyclistes de différents niveaux :

Niveau du cycliste Plateau avant recommandé Cassette arrière recommandée Plus petit braquet (braquet de montée) Remarques
Avancé / Compétition 52-36T (demi-compact) 11-30T 36×30 Adapté aux cyclistes avec un FTP élevé et habitués à une cadence élevée en danseuse
Intermédiaire / Entraînement général 50-34T (compact standard) 11-32T 34×32 Équilibre entre vitesse sur le plat et endurance en montée
Débutant / Cycliste loisir 50-34T ou plus petit 11-34T ou plus grand 34×34 Priorité à la capacité de terminer toute la montée avec un pédalage régulier

Outre la configuration des braquets, la pression des pneus est également un détail souvent négligé. La chaussée du parcours de Jiangmayuan est principalement en enrobé de route agricole, généralement en bon état mais avec quelques nids-de-poule et accumulations de feuilles mortes. Il est recommandé de réduire la pression des pneus de 5 à 10 psi par rapport à une sortie sur le plat, pour augmenter l’adhérence et réduire les vibrations, en particulier à la sortie des virages où une adhérence stable au sol est nécessaire. Concernant le choix des roues, pour ce type de montée courte, il n’est pas nécessaire de rechercher excessivement l’aérodynamisme ; il faut plutôt privilégier la légèreté, car sur les sections en montée, le poids des roues a un impact bien plus important sur la réactivité à l’accélération et l’efficacité globale de l’effort que le coefficient de traînée aérodynamique.

La gestion du poids du vélo est également un aspect qui mérite une réflexion sérieuse sur ce parcours. Pour un itinéraire avec un dénivelé total de 384,2 mètres et une distance horizontale de 5,8 kilomètres, chaque kilogramme supplémentaire (vélo + cycliste) augmente théoriquement le travail de montée de manière significative. Pour les cyclistes de compétition visant un record personnel (PR), vérifier avant le départ s’il est possible d’alléger les bidons, la trousse à outils et les ravitaillements embarqués est un détail qui vaut la peine d’être optimisé. Bien entendu, cela ne signifie pas qu’il faut sacrifier l’équipement de sécurité indispensable : chambre à air de rechange, pompe ou cartouche de CO2, et kit d’outils de base doivent rester à bord. Après tout, même si ce parcours n’est pas long, en cas de panne mécanique, pousser le vélo sur ces pentes raides serait extrêmement éprouvant physiquement. Par ailleurs, l’état du système de freinage doit également être vérifié avant le départ, en particulier pour les cyclistes équipés de freins à disque hydrauliques : il faut surveiller l’épaisseur résiduelle des plaquettes, car la descente de Jiangmayuan présente également une pente certaine ; si le freinage est défaillant, le risque de perte de contrôle dans la descente augmente nettement. Côté tenue, étant donné que la température corporelle centrale monte rapidement pendant l’ascension, il est recommandé de porter un maillot à manches courtes avec une bonne respirabilité et évacuation de la transpiration, et selon la saison, d’emporter des manchons légers faciles à enfiler et retirer pour réguler la température corporelle, afin d’éviter qu’une chaleur excessive ne provoque une fatigue prématurée.

Stratégie de ravitaillement et d’hydratation

Pour un parcours de 5,8 kilomètres avec un temps de parcours estimé entre 20 et 45 minutes (selon le niveau du cycliste), il n’est théoriquement pas nécessaire de se ravitailler en cours de montée, mais la préparation avant le départ est absolument indispensable. Il est recommandé de prendre un ravitaillement contenant des glucides 30 à 45 minutes avant l’attaque de la montée, avec une quantité d’environ 30 à 60 grammes de glucides, afin que la glycémie et les réserves de glycogène soient dans un état relativement optimal. Côté hydratation, étant donné que la transpiration augmente considérablement pendant l’ascension, en particulier dans la chaleur humide de l’été dans les collines de Miaoli, il est recommandé de s’assurer d’être bien hydraté avant de partir, en absorbant environ 500 ml d’eau 1 à 2 heures avant le départ. Si vous choisissez de tenter un record personnel (PR) ou d’effectuer plusieurs répétitions d’entraînement, il est recommandé de compléter avec une boisson électrolytique entre chaque montée, afin d’éviter un déséquilibre électrolytique provoquant des crampes dû aux efforts répétés de haute intensité.

Si Jiangmayuan est intégré comme une section d’un parcours plus vaste (par exemple une sortie d’une journée combinant le réseau routier environnant), la stratégie de ravitaillement doit être planifiée de manière plus complète. Dans ce cas, il est recommandé d’avoir effectué un arrêt ravitaillement complet avant d’atteindre le point de départ de l’ascension de Jiangmayuan, de vérifier que le niveau des bidons est suffisant pour couvrir la consommation de la montée à venir, et d’envisager d’emporter un gel énergétique instantané ou une barre énergétique comme réserve d’urgence en cours de montée. Même si elle n’est pas forcément utilisée, c’est une préparation tout à fait raisonnable dans le cadre de la gestion des risques. Le ravitaillement de récupération après l’effort est tout aussi important : lors de l’arrêt près de la zone panoramique du Château du Ciel, il est recommandé de profiter de la « fenêtre d’or de 30 minutes après l’effort » pour la supplémentation en glucides et protéines. Absorber une quantité appropriée de glucides et de protéines aide à accélérer la réparation musculaire et la resynthèse du glycogène. Si le programme de la journée prévoit de continuer avec d’autres sections ou de parcourir une distance plus longue, ce ravitaillement de récupération aura un impact direct sur les performances de la suite du parcours.

Recommandations météo et saisonnières

La zone vallonnée à la frontière entre les cantons de Dahu et de Sanyi, où se trouve Jiangmayuan, présente des différences climatiques saisonnières qui influencent considérablement l’expérience cycliste. En été (environ de juin à septembre), des orages isolés sont fréquents en après-midi, et l’humidité combinée à la chaleur en zone montagneuse rend la température ressentie étouffante. Il est recommandé de partir tôt le matin pour éviter la chaleur de midi et le risque de pluie de l’après-midi, tout en renforçant la protection solaire et la fréquence d’hydratation. En automne et en hiver (environ d’octobre à février de l’année suivante), le climat est relativement frais et sec, ce qui en fait la saison dorée pour tenter de battre son record personnel (PR) sur cet itinéraire. À des températures plus basses, les muscles maintiennent en effet une meilleure efficacité de production de puissance, mais des brouillards peuvent se former en altitude aux heures fraîches du matin ; lorsque la visibilité diminue, il est impératif de ralentir et d’allumer ses feux. Au printemps (de mars à mai), c’est la fin de la saison des fraises de Dahu, et le paysage agricole le long du parcours est le plus riche, mais il faut également être attentif aux routes glissantes causées par les systèmes de pluies printanières.

Erreurs courantes et risques d’abandon (DNF)

La première erreur courante est de sous-estimer l’intensité requise pour une montée courte. Beaucoup de cyclistes, voyant « seulement 5,8 kilomètres », baissent leur garde et attaquent à pleine puissance sans échauffement, pour se retrouver dans la section de défi centrale (aux kilomètres 3 à 4,5) contraints de ralentir fortement, voire de mettre pied à terre, en raison d’une accumulation trop rapide de lactate. La deuxième erreur courante est un mauvais choix de braquet, en particulier chez les cyclistes sur route utilisant un plateau standard (53-39T) associé à un petit pignon : face à des pentes instantanées approchant les 10 %, ils découvrent rapidement qu’ils n’ont « plus de braquet disponible » et sont obligés de forcer à une cadence extrêmement basse, ce qui représente une charge considérable pour les genoux et peut, à terme, provoquer des blessures. La troisième erreur est une préparation insuffisante en ravitaillement et en hydratation, en particulier chez les cyclistes qui s’attaquent à la montée en été et sous-estiment leur perte en eau, ce qui entraîne des signes de déshydratation dans la seconde partie du parcours, comme des vertiges ou des crampes musculaires. La quatrième erreur est une erreur d’allure due à une méconnaissance du parcours : comme les pentes de Jiangmayuan varient fortement et sont concentrées sur des sections spécifiques, les cyclistes qui ne connaissent pas l’itinéraire sont pris au dépourvu lorsque la pente s’accentue soudainement. Il est recommandé aux novices d’adopter une allure prudente, de viser d’abord la simple arrivée, et de ne parler de performance qu’à la deuxième tentative. Le cinquième risque est une mauvaise évaluation météorologique, en particulier les orages d’été qui arrivent vite et fort : routes glissantes en montagne et mauvaise visibilité, il est fortement conseillé de surveiller en permanence les prévisions météo en temps réel et de conserver une marge de manœuvre pour un repli.

Le sixième risque, souvent négligé, est le problème de désynchronisation du rythme lors d’une sortie en groupe. Lorsqu’un groupe de cyclistes aux niveaux très disparates s’attaque ensemble à Jiangmayuan, les plus faibles ont tendance à forcer pour suivre le rythme des premiers afin de ne pas retarder le groupe. Cette façon de rouler « à se donner des airs », sur un parcours à 6,6 % de pente moyenne avec des sections locales approchant les deux chiffres, est très dangereuse : elle peut mener à une défaillance prématurée, voire à une perte d’équilibre et une chute sur les sections raides. Il est recommandé, lors d’une sortie en groupe à Jiangmayuan, de convenir à l’avance qu’il est acceptable de se détacher naturellement dans la section de défi centrale, que chacun roule à son allure, et de se retrouver près de la zone d’observation du château dans le ciel (Sky Castle), plutôt que de s’obstiner à maintenir une formation compacte jusqu’au sommet. Le septième point d’attention concerne le risque de pilotage à la descente. Beaucoup concentrent toute leur attention sur le défi physique de la montée et oublient qu’au retour, en redescendant par le même chemin, les virages successifs et la pente font rapidement grimper la vitesse. Surtout dans un état où, juste après un effort intense en montée, la force musculaire des jambes et les réflexes ont déjà diminué, le risque de pilotage est en réalité plus élevé que celui de la montée elle-même. Il est impératif de garder une vitesse prudente, de freiner tôt et d’éviter de coller à l’extérieur des épingles.

Temps objectifs selon le niveau du cycliste

Les fourchettes de temps ci-dessous sont des estimations raisonnables basées sur la longueur du parcours, le dénivelé et la pente moyenne, en référence à la distribution des temps de montée généralement observée sur des ascensions de difficulté similaire. Les performances réelles varieront en fonction de la condition physique individuelle, de la météo du jour et de la configuration de l’équipement :

Niveau du cycliste Temps estimé Puissance moyenne approximative Vitesse moyenne
Compétiteur d’élite (FTP supérieur à 4,5 W/kg) 16 à 19 minutes Plus de 95 % du FTP Environ 18 à 21 km/h
Entraînement avancé (FTP de 3,5 à 4,5 W/kg) 20 à 25 minutes 85 à 95 % du FTP Environ 14 à 17 km/h
Cycliste intermédiaire (FTP de 2,8 à 3,5 W/kg) 26 à 33 minutes 75 à 85 % du FTP Environ 11 à 13 km/h
Cycliste débutant loisir 35 à 45 minutes Allure selon ressenti subjectif Environ 8 à 10 km/h

Quel que soit votre niveau, pour une première tentative à Jiangmayuan, il est recommandé de se fixer comme objectif principal « terminer sans mettre pied à terre », puis d’accumuler progressivement une mémoire corporelle des points de bascule de pente grâce à un entraînement répété. C’est ainsi que vous pourrez, lors de futures tentatives, adopter une stratégie d’allure réfléchie plutôt que de vous battre à l’instinct jusqu’au sommet. La valeur de cet itinéraire ne réside pas seulement dans le défi lui-même, mais aussi dans le fait qu’il offre un terrain d’entraînement exceptionnel pour apprendre à maintenir la stabilité de sa production de puissance et sa résilience mentale sur un terrain aux pentes fortement variables — une capacité essentielle pour de nombreuses ascensions de longue distance en haute montagne.

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