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Guide pratique de la montée raide de Luchang : analyse complète du défi extrême de 4,09 km avec une pente moyenne de 9,6 %

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Guide pratique de la montée raide de Luchang : analyse complète du défi extrême de 4,09 km à 9,6 % de pente moyenne

Analyse des données : la montée courte la plus raide de tout le parcours

Pour vraiment comprendre ce que représente une pente moyenne de 9,6 %, il faut partir de la relation entre le pourcentage de pente et la charge ressentie. De manière générale, pour chaque point de pourcentage de pente supplémentaire, la puissance requise augmente de façon non linéaire, et cette augmentation devient particulièrement marquée au-delà de 8 %. À ce niveau, le cycliste ne doit pas seulement lutter contre la gravité, mais aussi gérer une série de facteurs combinés : le déplacement vers l’avant du centre de gravité, des besoins accrus en adhérence des pneus, et un changement de l’angle d’application de la force de pédalage. La montée de Luchang maintient une pente moyenne de 9,6 % sur 4,09 kilomètres, ce qui signifie que le cycliste ne dispose pratiquement d’aucune section de récupération notable. De l’attaque initiale jusqu’au sommet, il faut maintenir une puissance relativement élevée en continu. Cette caractéristique d’« intensité élevée sans interruption » est précisément la raison principale pour laquelle elle est considérée comme l’épreuve la plus représentative et la plus difficile de ce lot de parcours.

Si l’on compare cette pente moyenne de 9,6 % à d’autres montées difficiles et célèbres de Taïwan, le niveau de difficulté de la montée de Luchang se positionne clairement. L’ascension ouest du mont Wuling, bien que son dénivelé total dépasse souvent les 2000 mètres, est étalée sur plus de 20 kilomètres, ce qui ramène sa pente moyenne à environ 5 %. C’est une épreuve d’endurance de type « marathon ». La montée de Luchang, elle, relève d’un tout autre type de défi : elle se rapproche davantage de ce qu’on appelle en compétition une « montée explosive » ou « montée sprint », exigeant du cycliste qu’il maintienne une proportion très élevée de puissance au-dessus du seuil sur une durée relativement courte. Cette répartition de l’intensité est en réalité très similaire à la charge ressentie sur les lacets successifs de la route de la montagne Hehuan au niveau du virage en épingle à cheveux : certaines sections locales dépassent régulièrement les 10 %, voire approchent les 12 %, ne laissant au cycliste aucune possibilité d’adopter une attitude de croisière. Chaque portion doit être abordée avec une concentration totale sur le double défi de la pente et de la maniabilité.

En calculant la densité d’ascension, la montée de Luchang grimpe en moyenne d’environ 96 mètres par kilomètre. Ce chiffre, une fois converti dans les systèmes courants de classification des montées, approche ou dépasse déjà le seuil des « montées de première catégorie » (Catégorie 1 ou catégorie HC, selon la distance) de nombreuses classiques européennes. Bien sûr, avec une distance totale inférieure à 4,1 kilomètres, la montée de Luchang ne peut pas rivaliser en valeur absolue de dénivelé total avec les grandes ascensions européennes qui s’étendent souvent sur plus de dix kilomètres. Mais si l’on ne considère que la dimension de la « raideur de la pente », la montée de Luchang est assurément une montée difficile qui impose le respect même aux cyclistes les plus expérimentés. C’est aussi pourquoi, dans la tradition orale des cyclistes locaux de Miaoli, la montée de Luchang est souvent utilisée comme une « pierre de touche » pour tester ses capacités personnelles en montée et sa force de volonté. Beaucoup planifient spécifiquement un cycle d’entraînement pour venir relever ce défi et vérifier ainsi l’efficacité de leur préparation récente.

D’un point de vue physiologique, une montée à 9,6 % de pente moyenne durant entre 15 et 35 minutes correspond à un effet d’entraînement très proche de la zone frontière entre la « zone d’intensité VO2 Max » et la « zone d’intensité au seuil anaérobie ». La particularité de cette zone d’intensité est qu’elle exige simultanément du corps qu’il maintienne un taux d’utilisation élevé de la VO2 max tout en évitant que l’accumulation de lactate sanguin ne dépasse la capacité de l’organisme à l’éliminer. C’est un type d’intensité qui met extrêmement à l’épreuve la coordination des systèmes métaboliques. Pour les cyclistes amateurs dont le programme d’entraînement est plutôt orienté vers l’endurance longue distance et qui sont moins habitués aux intervalles à haute intensité, la première tentative sur la montée de Luchang se solde souvent par une sensation de frustration, comme si « le corps n’arrivait pas à suivre les besoins du système cardio-respiratoire ». C’est un phénomène normal, qui indique que le système métabolique anaérobie et la tolérance au lactate ne sont pas encore suffisamment entraînés. Répéter ce type de montée courte et intense est l’un des moyens les plus efficaces pour élever son plafond personnel en montée. C’est aussi pourquoi de nombreux cyclistes désireux de progresser en montée intègrent la montée de Luchang comme « séance dure » régulière dans leur plan d’entraînement périodisé.

Guide de la montée, section par section, du départ à l’arrivée

Première section : entrée sur la route agricole (0 à 1 km)

Le point de départ de la montée de Luchang se situe à l’entrée de la route agricole qui mène à la tribu Luchang, dans le canton de Nanzhuang. Dès le début, la pente est nettement plus raide que ce qu’on pourrait considérer comme une « pente d’échauffement ». Ce parcours ne laisse que très peu de marge pour une progression progressive. Il est conseillé de s’y préparer mentalement dès le départ et de déployer sa stratégie de contrôle de la fréquence cardiaque à l’avance. Au démarrage, il est recommandé de maintenir sa fréquence cardiaque entre 75 % et 80 % de la fréquence cardiaque maximale, avec une puissance d’environ 75 % à 80 % de sa FTP. Surtout, ne pas céder à l’envie de « partir fort » et épuiser prématurément ses réserves anaérobies. Le revêtement de cette section est un bitume typique de route agricole, relativement étroit, avec un espace de croisement limité. Il faut redoubler de vigilance, d’autant que c’est la route d’accès au célèbre site des chutes de Shenxiangu. Les week-ends et jours fériés, le trafic de voitures, de motos et de bus touristiques peut être important. La sécurité reste la priorité absolue.

Précisément parce que ce parcours ne comporte pratiquement pas de véritable section d’échauffement, il est fortement recommandé, avant d’atteindre le point de départ, d’effectuer un échauffement complet sur les sections plates, afin d’élever la fréquence cardiaque dans la zone aérobie, de préparer la température musculaire et la mobilité articulaire à un état propice à une production de puissance élevée. L’échauffement idéal consiste à prévoir, avant le défi proprement dit, au moins 15 à 20 minutes de pédalage progressif, entrecoupé de deux à trois accélérations d’intensité modérée d’environ 30 secondes, afin de préparer le système neuromusculaire et le système cardio-respiratoire à l’épreuve à haute intensité. Si l’on attaque la montée de Luchang à froid, avec une pente raide dès le départ, non seulement la période d’adaptation du corps sera compressée dans les sections les plus difficiles, mais le risque de déchirure musculaire ou de crampe augmentera considérablement. Ce point est particulièrement important pour les cyclistes plus âgés ou ceux dont le volume d’entraînement habituel est plus faible.

Deuxième section : la pente s’intensifie pleinement (1 à 2 km)

C’est la section où la montée de Luchang commence à révéler son vrai visage, féroce. La caractéristique statistique d’une pente moyenne de 9,6 % signifie qu’en excluant les sections de départ et d’arrivée relativement plus douces, la pente réelle au milieu est susceptible de se maintenir à 10 % ou plus. Ici, il est conseillé d’augmenter sa fréquence cardiaque à 85 % – 88 % de la fréquence cardiaque maximale, avec une puissance atteignant 90 % à 100 % de la FTP, entrant ainsi dans la phase de plateau de l’intensité au seuil. La cadence de pédalage doit être activement réduite à 60-70 RPM. Cette plage de cadence, bien qu’apparemment basse, permet sur une pente aussi raide de maintenir une meilleure efficacité de couple musculaire, évitant qu’une cadence trop élevée ne fasse grimper la charge cardio-respiratoire plus vite que la capacité réelle de travail des muscles. Sur cette section, il est impératif de planifier son braquet à l’avance et de s’assurer que la cassette est déjà engagée sur un pignon proche du plus petit. Car si l’on découvre en plein milieu de la pente que le braquet n’est pas assez léger, un changement de vitesse effectué dans l’urgence, avec une forte tension de chaîne, risque de provoquer des sauts de chaîne ou un coincement.

Troisième section : la zone d’épreuve centrale (2 à 3 km)

Si la montée de Luchang comporte une section que l’on pourrait appeler le « cœur de l’épreuve », c’est bien celle-ci. D’après la pente moyenne de 9,6 % et le relief, il est très probable que l’on y trouve les pentes instantanées les plus raides de tout le parcours, avec des valeurs qui peuvent approcher, voire dépasser 12 % à 13 %. Ce niveau de pente est déjà comparable à la difficulté de certains lacets en épingle à cheveux de la route de la montagne Hehuan. La stratégie centrale de cette section est une « discipline absolue de l’allure » : la fréquence cardiaque doit être maintenue autour de 88 % à 92 % de la fréquence cardiaque au seuil, avec une puissance comprise entre 100 % et 110 % de la FTP. C’est une intensité de sortie très proche de la limite personnelle, qui ne peut être tenue qu’avec un rythme respiratoire stable et une cadence régulière. Il est recommandé d’adopter une approche mixte, principalement assis, avec de brèves sorties de selle pour aider. Aux moments les plus raides, on peut se lever brièvement pour utiliser le poids du corps comme aide à la poussée, mais chaque sortie de selle ne devrait pas dépasser 10 à 15 secondes avant de se rasseoir, afin d’éviter une montée excessive de la fréquence cardiaque qui épuiserait les réserves pour la suite.

Dans cette section d’intensité extrême, le phénomène de roue avant qui se soulève (effet wheelie) est un autre détail technique à surveiller. Lorsque la pente devient très raide, si le centre de gravité du cycliste est trop reculé ou si l’angle de la sortie de selle est inadapté, le poids sur la roue avant diminue, ce qui peut entraîner une instabilité de direction, voire un léger cabrage, particulièrement dans les virages. Il est conseillé, dans les passages les plus raides, de déplacer légèrement le centre de gravité vers l’avant, de tenir le guidon sur le haut ou le bas du cintre (selon les habitudes et la pente), et de maintenir une contraction stable des muscles du tronc. Cela aide non seulement à préserver l’adhérence et la stabilité de la roue avant, mais permet aussi aux membres supérieurs d’aider à stabiliser le corps lors de l’effort de pédalage. De plus, la stratégie de concentration visuelle sur cette section mérite une attention particulière : en raison des variations brutales de pente, il est recommandé de porter son regard sur la route à 5 à 10 mètres devant soi, plutôt que de fixer la roue avant ou le sommet lointain. Cela permet de réagir rapidement aux nids-de-poule, aux chutes de pierres ou aux gravillons, car sur une section aussi raide et exigeant une puissance maximale, toute erreur de pilotage peut avoir des conséquences graves.

Quatrième section : le dernier acte de volonté (3 à 4,09 km)

Dans cette dernière partie, la fatigue atteint son point culminant de tout le parcours. La sensation de brûlure musculaire, l’essoufflement, voire un léger flou visuel peuvent apparaître à ce stade. Ce sont des réactions physiologiques normales lors d’une montée à haute intensité. Il est conseillé ici de déplacer son attention de « combien de distance reste-t-il » vers « ce tour de pédale, maintenant », et de traverser ce dernier tronçon avec une concentration extrême. La fréquence cardiaque est alors susceptible d’approcher ou d’atteindre la fréquence cardiaque maximale personnelle. La puissance doit être maintenue à la plus haute intensité soutenable, sans chercher à préserver des forces, car le sommet est en vue. À l’approche de l’arrivée, près de la tribu Luchang et de la pépinière de Luchang, le terrain s’ouvre progressivement. C’est un signal visuel qui rappelle au corps que l’épreuve est sur le point de s’achever. Au moment de franchir le sommet, ce mélange complexe d’épuisement et de sentiment d’accomplissement est précisément la mémoire sensorielle la plus profonde que la montée de Luchang laisse à chaque challenger.

Conseils sur les braquets et l’équipement

Face à une pente moyenne de 9,6 % et des pentes instantanées locales pouvant dépasser 12 %, le choix des braquets sur ce parcours est un facteur déterminant pour pouvoir terminer la montée, et pas seulement un paramètre secondaire influençant l’efficacité de l’allure :

Niveau du cycliste Plateau avant recommandé Cassette arrière recommandée Braquet le plus bas (braquet de montée) Remarques
Avancé / Compétition 50-34T (compact standard) 11-32T 34×32 Même pour les plus forts, il est conseillé de prévoir une plage de braquets généreuse pour les pentes raides locales
Intermédiaire / Entraînement général 48-32T ou petit plateau 34-24T 11-34T 32×34 ou 24×34 Priorité à une cadence contrôlable, éviter de forcer et de blesser les genoux
Débutant / Cycliste loisir Petit plateau avec grande cassette 11-36T et plus Le plus léger possible Recommandation forte d’utiliser une configuration de braquets de type VTT pour garantir une cadence stable jusqu’en haut

Il convient de souligner que le niveau de pente de la montée de Luchang dépasse la zone de confort de nombreuses configurations de braquets standard pour vélo de route. Si vous roulez principalement sur du plat ou des pentes douces et que votre configuration est orientée vers la vitesse, il est fortement recommandé, avant de relever ce défi, de vérifier que votre pignon le plus bas est suffisant pour un effort prolongé sur des pentes à deux chiffres. Si nécessaire, remplacez votre cassette ou votre plateau par une version plus généreuse, afin d’éviter de devoir forcer à une cadence extrêmement basse faute de braquet adapté. Cette façon de pédaler est non seulement inefficace, mais elle augmente aussi considérablement, sur la durée, le risque de blessure aux genoux et aux tendons.

Outre les braquets, la pression des pneus et le choix des pneus jouent également un rôle clé sur ce parcours. Bien que le revêtement de la route agricole de Luchang soit globalement en bon état, en tant que route d’accès, il est inévitable de trouver par endroits des nids-de-poule, des rapiéçages ou des accumulations de gravillons, en particulier dans les virages les plus raides où la stabilité de l’adhérence est directement liée à la sécurité. Il est conseillé de régler une pression de pneus légèrement inférieure à celle utilisée pour une croisière sur le plat, et de privilégier des pneus d’entraînement offrant une bonne adhérence et une bande de roulement adaptée aux surfaces rugueuses, plutôt que de rechercher à tout prix des pneus de course légers ou à faible résistance au roulement. Sur ce type de combinaison pente/revêtement, une adhérence fiable et stable est bien plus importante qu’une différence minime de résistance au roulement. De plus, la fiabilité du système de freinage doit être soigneusement vérifiée avant le départ, d’autant que pour la descente sur le même parcours après le sommet, les pentes raides et les virages feront rapidement monter la vitesse. Des freins à disque hydrauliques ou un système d’étrier de qualité offriront une décélération plus stable et plus prévisible, un détail crucial pour la sécurité dans un environnement aussi escarpé.

Stratégie de ravitaillement et d’hydratation

Bien que la longueur totale de la montée de Luchang ne soit que de 4,09 kilomètres, en raison de la pente extrême et de l’intensité dense, le temps de parcours réel pour la plupart des cyclistes se situera probablement entre 15 et 35 minutes. Ce type d’effort à haute intensité, de durée moyenne à courte, consomme énergie et eau bien plus rapidement qu’une croisière sur le plat de même durée. Il est conseillé, au point de repos avant l’attaque, généralement dans le centre de Nanzhuang ou à l’entrée de la tribu Luchang où l’on s’arrête habituellement pour se ravitailler, d’effectuer un ravitaillement complet en eau et en glucides, afin de s’assurer que le corps démarre avec des réserves énergétiques optimales. Comme le parcours n’offre que peu d’espace et de temps pour un ravitaillement en cours de route, emporter au moins une bouteille de boisson pour sportif ou d’eau additionnée d’électrolytes est un équipement de base. Si vous prévoyez de multiplier les tentatives ou de combiner avec d’autres parcours de longue distance, il est conseillé d’emporter en plus un gel énergétique en réserve d’urgence. Si vous sentez une baisse d’énergie notable avant la zone d’épreuve centrale, vous pourrez ainsi compenser rapidement et éviter le « mur » dû à une chute de glycémie.

Conseils sur la météo et la saison

La tribu Luchang, dans le canton de Nanzhuang, est située en zone montagneuse. L’altitude et le relief rendent le climat ici beaucoup plus variable qu’en plaine. En été, en particulier, des nuages convectifs peuvent se développer l’après-midi et donner des orages. Une fois la route mouillée, sur des pentes dépassant régulièrement 10 %, les risques de perte de contrôle et d’adhérence augmentent considérablement. Il est fortement recommandé d’éviter les heures de l’après-midi et de choisir de partir tôt le matin ou en début de matinée. En automne et en hiver, le climat est généralement plus stable et plus sec, ce qui en fait la meilleure saison pour tenter de battre son record personnel (PR). Cependant, les températures matinales sont basses et du brouillard peut se former en montagne. Il est conseillé de se préparer à se protéger du froid et à faire face à une visibilité réduite. De plus, comme ce parcours mène au célèbre site des chutes de Shenxiangu, le trafic augmente nettement les week-ends et jours fériés. Il est recommandé de privilégier les jours de semaine ou les heures très matinales des week-ends, afin d’éviter les perturbations du trafic et de profiter d’un environnement de défi plus calme et plus pur.

Erreurs courantes et risques d’abandon (DNF)

La première erreur courante est de sous-estimer sérieusement l’intensité réelle d’une pente moyenne de 9,6 %. De nombreux cyclistes ont l’habitude d’appliquer à ce parcours l’expérience de l’allure acquise sur des montées à 5 % – 7 % de pente moyenne. Résultat : ils sont épuisés avant même d’avoir atteint la moitié du parcours et sont contraints de mettre pied à terre. Cette « erreur d’évaluation basée sur l’expérience » est ce qui frustre le plus sur la montée de Luchang. La deuxième erreur est une configuration de braquets insuffisante. Comme mentionné précédemment, le niveau de pente de ce parcours dépasse la zone de confort de nombreuses configurations standard de vélo de route. Si l’on n’a pas vérifié et adapté sa cassette et son plateau à l’avance, il est très probable que l’on soit incapable de maintenir une cadence efficace dans la zone d’épreuve centrale. La troisième erreur est un ravitaillement en eau et en énergie insuffisant. Comme la longueur totale du parcours est courte, on pense facilement qu’il ne faut pas beaucoup de préparation. Mais la consommation d’énergie et d’eau lors d’un effort à haute intensité est bien plus rapide qu’on ne l’imagine. Une préparation insuffisante peut facilement conduire à des crampes ou à un épuisement dans la seconde moitié du parcours. La quatrième erreur est le risque d’accident dû à une maîtrise technique insuffisante, en particulier dans les virages en épingle à cheveux les plus raides, où le contrôle du centre de gravité et l’angle d’application de la force de pédalage exigent des compétences plus fines. Les cyclistes moins expérimentés risquent une chute à basse vitesse dans les virages raides en raison d’un déséquilibre. Le cinquième risque est un manque de préparation mentale. La densité d’intensité de la montée de Luchang peut créer une pression psychologique énorme. Sans une préparation mentale du type « ce parcours est par nature une bataille difficile », on peut facilement abandonner prématurément par frustration. Il est vivement conseillé aux débutants d’adopter une attitude prudente, avec pour seul objectif de terminer la montée, sans chercher à réaliser une performance dès la première tentative.

Temps objectifs selon le niveau du cycliste

Les fourchettes de temps ci-dessous sont une estimation raisonnable, basée sur une prise en compte globale de la longueur du parcours, du dénivelé, du niveau de pente moyenne, et en référence aux distributions de temps de parcours généralement observées sur des montées raides de difficulté similaire :

Niveau du cycliste Temps de parcours estimé Puissance moyenne (approx.) Vitesse moyenne
Compétition de haut niveau (FTP supérieure à 4,5 W/kg) 14 à 17 minutes Plus de 100 % de la FTP Environ 14 à 17 km/h
Avancé / Entraînement (FTP 3,5 à 4,5 W/kg) 18 à 23 minutes 90 à 100 % de la FTP Environ 11 à 14 km/h
Cycliste intermédiaire (FTP 2,8 à 3,5 W/kg) 25 à 32 minutes 80 à 90 % de la FTP Environ 8 à 10 km/h
Débutant / Cycliste loisir Plus de 35 minutes, avec pauses éventuelles Allure basée sur la sensation subjective Environ 6 à 8 km/h, pauses comprises

Il est important de préciser qu’en raison du niveau d’intensité extrêmement élevé d’une pente moyenne de 9,6 %, il est tout à fait acceptable et même encourageant pour un cycliste de niveau débutant ou loisir de s’arrêter brièvement en cours de route pour reprendre son souffle avant de continuer. Il ne faut pas se sentir frustré par ces pauses. La valeur de la montée de Luchang réside dans le fait qu’elle offre un terrain d’auto-évaluation réel et honnête. Quel que soit le temps final, le simple fait d’atteindre le sommet par ses propres moyens est déjà une réussite dont on peut être fier. Ce parcours est également un excellent indicateur pour évaluer l’efficacité de son entraînement. Il est conseillé aux cyclistes souhaitant progresser en montée d’intégrer la montée de Luchang comme parcours de test régulier dans leur planification périodique, en observant au fil des tentatives répétées leur progression en termes de puissance, de stratégie d’allure et de résilience mentale.

Interprétation pratique de la courbe de puissance et du rythme respiratoire

Pour les cyclistes équipés d’un capteur de puissance, la montée de Luchang est un parcours idéal pour examiner sa « tolérance à l’intensité extrême ». Comme la pente moyenne est de 9,6 % sur toute la longueur, votre courbe de puissance devrait théoriquement présenter un plateau relativement lisse, maintenu au-dessus de 90 % de la FTP, plutôt que des variations brutales comme sur un parcours vallonné. Si, en examinant vos données après l’effort, vous constatez plusieurs chutes nettes de puissance, cela signifie généralement que sur ces sections, la pente locale dépassant 12 % vous a contraint à ralentir, voire à marquer un bref arrêt pour reprendre votre souffle. C’est un phénomène normal, mais cela indique aussi qu’il y a peut-être une marge d’optimisation dans votre choix de braquet ou votre répartition d’énergie sur ces sections. Lors de tentatives répétées sur ce parcours, il est conseillé de prêter une attention particulière à la diminution progressive de ces « points de chute de puissance » au fil des cycles d’entraînement. C’est un indicateur concret pour évaluer si vous vous êtes réellement adapté à ce type de pente à haute intensité.

Pour les cyclistes sans capteur de puissance, les changements du rythme respiratoire peuvent servir d’indicateur pour savoir si l’intensité dépasse votre capacité. Sur la montée de Luchang, la pente étant continue et raide, le rythme respiratoire peut rapidement passer d’une respiration régulière en quatre temps à une respiration plus rapide en deux temps, voire en un temps. Cette transition n’est pas entièrement négative : elle signifie que vous mobilisez une part plus élevée du système énergétique anaérobie. Mais si le rythme respiratoire reste longtemps sur un temps, accompagné d’une sensation d’oppression thoracique ou de vertiges, c’est un signal d’alarme clair envoyé par le corps. Il faut immédiatement ralentir, voire s’arrêter pour se reposer, plutôt que de forcer. Apprendre à reconnaître ce point critique de transition du rythme respiratoire est, lors de ce type de montée courte et intense, une capacité d’auto-protection plus importante qu’un simple entraînement physique.

Planification d’intégration avec d’autres parcours de Nanzhuang

En raison de sa situation géographique, la montée de Luchang est souvent intégrée par les équipes locales dans des programmes de défi plus longs dans la région montagneuse de Nanzhuang, par exemple en les combinant avec des parcours célèbres comme le lac Xiangtian ou le versant Shitan de la montagne Xian. Il faut toutefois attirer l’attention sur un point : comme la densité d’intensité de la montée de Luchang est la plus élevée de ces parcours, si vous la placez au milieu ou en fin de programme, alors que votre énergie a déjà été consommée par les sections précédentes, le risque de relever ce défi augmente considérablement. Il est conseillé de placer la montée de Luchang au début du programme, afin d’aborder le défi le plus raide de tout le lot avec des réserves physiques complètes.

Si votre objectif est de faire de la montée de Luchang le défi final de votre programme, il est impératif, avant d’atteindre le point de départ, d’effectuer un ravitaillement complet et de vérifier votre état physique, tout en réduisant vos attentes en termes de temps de parcours, en mettant l’accent sur une « montée en sécurité » plutôt que sur la « recherche d’un record personnel ». Après tout, dans un état de fatigue partielle, s’attaquer de force à une pente moyenne de 9,6 % augmente nettement les risques de chute et de crampe par rapport à un état de pleine forme. Quelle que soit l’organisation choisie, il est conseillé de vérifier au préalable le dénivelé total cumulé à l’aide d’une trace GPX, afin d’éviter de sous-estimer l’intensité de la montée de Luchang et de se retrouver avec une fatigue sévère en fin de programme.

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