Guide de la route forestière Sima Xian à Xuejian : analyse complète de la montée de 24,94 km, données, braquets et stratégie de ravitaillement

Aperçu de l’itinéraire et analyse des données
La piste forestière de Xuejian Simaxian est un itinéraire de montée longue distance très représentatif situé dans le canton de Tai’an, dans le comté de Miaoli. Le parcours part de la jonction des routes de montagne du canton de Tai’an, serpente le long du système de la piste forestière de Simaxian, et se termine à l’entrée de la zone de loisirs de Xuejian, dans le parc national de Shei-Pa. Si cet itinéraire est régulièrement évoqué dans le monde du cyclisme, ce n’est pas parce qu’il présente des pourcentages de pente spectaculaires, mais parce qu’il combine la « longueur » avec une « pente moyenne stable », créant ainsi une double épreuve d’endurance et de force mentale. Selon les données du segment Strava (Segment ID 10432801), la longueur totale de cet itinéraire est de 24 939,2 mètres, soit environ 24,94 kilomètres, avec une pente moyenne (avg_grade) indiquée de 5,6 %. Ces deux chiffres constituent la base de toutes les stratégies par sections, recommandations d’équipement et estimations de temps de cet article ; les lecteurs doivent s’y référer lors de la planification de leur sortie.
Avant d’entrer dans le vif du sujet avec les stratégies par sections, il faut honnêtement aborder un problème de données, et c’est un point d’attention particulier que cet article souhaite signaler à tous les cyclistes. Dans certains enregistrements de bases de données, les données GPS brutes d’altitude de cet itinéraire indiquent un dénivelé positif total de 3 342 mètres. Cependant, si l’on croise ce chiffre avec la distance et la pente moyenne, on constate une incohérence évidente. Pour atteindre un dénivelé positif de 3 342 mètres sur une distance de 24,94 kilomètres, la pente moyenne en résultant serait de 13,4 %, ce qui signifierait qu’il n’y a pratiquement aucun faux-plat ou descente pour récupérer sur tout le parcours, et que les 24,94 kilomètres devraient être maintenus à un pourcentage à deux chiffres. En comparant avec tous les itinéraires de montée longue distance connus à Taïwan, un tel niveau de données est extrêmement rare pour une montée continue de plus de 20 kilomètres ; on peut même dire que physiquement et topographiquement, il est peu probable qu’une telle pente se forme naturellement sur une simple route forestière en asphalte ou en gravier — car pour maintenir une pente moyenne supérieure à 13 % sur plus de 20 kilomètres, il faudrait généralement un terrain montagneux extrêmement accidenté avec des lacets continus, ce qui ne correspond pas aux caractéristiques topographiques réelles de la piste de Xuejian (montée progressive le long des courbes de niveau, avec plusieurs sections de transition relativement douces).
La cause probable de ces données anormales est le problème d’interférence du signal GPS spécifique aux pistes forestières. Les pistes forestières traversent souvent des forêts denses, où la canopée provoque des réflexions du signal satellite et des effets de trajets multiples (multipath). De plus, certaines sections présentent un relief accidenté, ce qui fait que les appareils GPS ont tendance à enregistrer de « fausses montées » lors de la mesure de l’altitude — c’est-à-dire qu’une même montée réelle est comptabilisée plusieurs fois en superposition, ce qui fait que le dénivelé positif total final est bien supérieur à la montée réelle du terrain. Ce phénomène n’est pas rare dans les traces GPS de pistes forestières longues et de sentiers de randonnée ; il s’agit d’un type d’erreur de mesure connue des appareils, et non d’une pente réellement aussi extrême sur l’itinéraire lui-même.
Par conséquent, cet article adopte une pente moyenne de 5,6 % combinée à une distance de 24,94 kilomètres, et utilise la formule de base de calcul inverse de la pente (dénivelé positif ≈ distance × pente) pour estimer un dénivelé positif total plus raisonnable, situé entre 1 350 et 1 400 mètres. Ce chiffre correspond parfaitement à la pente moyenne de 5,6 % et se situe dans la même gamme d’intensité de montée que d’autres itinéraires de pistes forestières longues connus à Taïwan (par exemple, les itinéraires forestiers situés dans les montagnes autour du parc national de Shei-Pa), ce qui en fait une estimation raisonnable et fiable. Il est recommandé à tous les cyclistes qui se préparent à relever ce défi de se fier aux enregistrements en direct de leur montre GPS ou de leur compteur pour le dénivelé positif réel, et de considérer les 1 350 à 1 400 mètres comme une base de référence raisonnable pour planifier leur condition physique et leur ravitaillement, plutôt que de croire aveuglément au chiffre brut de 3 342 mètres non vérifié dans les bases de données. Cette attitude de scepticisme et de vérification croisée des données est en réalité une compétence fondamentale que tout cycliste sérieux devrait posséder lors de la planification d’un défi longue distance — face à toute donnée d’itinéraire, en particulier pour les pistes forestières et les chemins agricoles qui ne sont pas des routes officiellement cartographiées, il faut toujours vérifier mutuellement la distance et la pente, afin de ne pas mal évaluer la répartition de l’effort avant la course, ni même de prendre des décisions de ravitaillement trop prudentes ou trop audacieuses en raison d’une mauvaise estimation du dénivelé total.
Dans l’ensemble, la piste forestière de Xuejian Simaxian est un itinéraire de montée de type « marathon » plutôt que « sprint ». Il n’y a pas de section unique dont la pente serait si raide qu’elle forcerait à mettre pied à terre (sauf cas particuliers de condition physique), mais elle use continuellement la force musculaire et la volonté du cycliste sur près de 25 kilomètres. Le point culminant peut atteindre environ 1 600 à 2 000 mètres d’altitude en montagne, et les variations de température et de concentration en oxygène se feront progressivement sentir dans la seconde partie. Cet itinéraire est plus adapté à l’entraînement à la gestion de l’effort sur la durée, à la tolérance mentale et au contrôle du rythme de ravitaillement, plutôt qu’à la recherche pure de puissance explosive.
Stratégie par sections, du départ à l’arrivée
Pour décortiquer complètement un itinéraire forestier long de près de 25 kilomètres, on ne peut pas se contenter d’un seul chiffre de pente pour résumer l’ensemble du parcours. Il faut le diviser en plusieurs sections aux caractéristiques différentes, et analyser section par section les variations de pente, les changements de revêtement et les stratégies de répartition de l’effort. Ci-dessous, l’ensemble du parcours est grossièrement divisé en six sections selon l’altitude et les caractéristiques du terrain, afin de permettre aux cyclistes de se construire une carte mentale avant de relever le défi.
Première section : du départ à environ 4 km (section d’échauffement sur revêtement)
Le point de départ est généralement relié aux routes de montagne du canton de Tai’an. Cette première partie est en grande partie encore sur asphalte, avec un revêtement relativement lisse et une pente plus douce, oscillant entre 3 % et 5 %. C’est la « zone d’échauffement » la plus importante de tout le défi. De nombreux cyclistes commettent l’erreur stratégique la plus courante sur une longue montée forestière : attaquer avec une puissance trop élevée pendant cette phase où l’énergie est encore abondante et l’adrénaline à son maximum. Il est recommandé de maintenir la fréquence cardiaque entre 65 % et 75 % de la fréquence cardiaque maximale personnelle, et la puissance de sortie autour de 60 % à 70 % de la FTP (puissance fonctionnelle seuil), afin de véritablement réveiller le corps et de laisser le système cardio-respiratoire et les muscles s’adapter progressivement à la charge de la montée continue, plutôt que de gaspiller de précieuses réserves de glycogène dès le début.
Deuxième section : environ 4 à 9 km (zone de transition avec augmentation de la pente et changement de revêtement)
À partir de la deuxième section, la pente commence à augmenter nettement, avec des passages courts pouvant atteindre 7 % à 9 %, et le revêtement peut commencer à alterner entre asphalte et gravier. C’est la section typique où la piste forestière passe d’une route de liaison existante à une route gérée par le service forestier. Les cyclistes doivent ici être particulièrement attentifs aux changements d’adhérence des pneus, surtout après la pluie ou par temps humide, où le mélange de gravier et de terre peut provoquer un patinage de la roue arrière. Il est recommandé d’ajuster la puissance de sortie à 70 %-80 % de la FTP, et la fréquence cardiaque peut être autorisée à monter légèrement jusqu’à 75 %-80 % de la fréquence cardiaque maximale, tout en gardant une marge de sécurité. Surtout, il ne faut pas se laisser tenter par une attaque en danseuse parce que la pente devient plus raide ; sur une longue montée forestière, le pire est de dilapider son énergie anaérobie limitée dès le milieu du parcours.
Troisième section : environ 9 à 14 km (zone centrale de la piste forestière en gravier)
Cette section peut être considérée comme la zone centrale la plus exigeante en termes de conditions de route sur l’ensemble du parcours. Le revêtement se transforme en une piste forestière entièrement en gravier, et certaines sections peuvent présenter des ornières profondes ou des accumulations de sable meuble en raison du passage des véhicules d’exploitation forestière. La pente reste globalement autour de la moyenne de 5,6 %, mais en raison de la résistance accrue du revêtement, l’effort réel de pédalage sera nettement supérieur à celui d’une section asphaltée de même pente. Il est recommandé ici d’adopter un rythme de pédalage « principalement assis, avec des sorties de selle ponctuelles », en réduisant au minimum les mouvements de danseuse inutiles pour économiser l’énergie et éviter le patinage de la roue arrière. En termes de stratégie de ravitaillement, cette section est le moment idéal pour planifier une petite pause, s’hydrater et prendre un gel énergétique, car l’altitude continuera d’augmenter dans les sections suivantes, la température baissera et la dépense énergétique ressentie augmentera. Il est préférable de reconstituer sa glycémie et son hydratation dans un endroit relativement plat.
Quatrième section : environ 14 à 18 km (entrée dans la forêt de moyenne et haute altitude)
À mesure que l’altitude dépasse les 1 000 mètres, la végétation environnante change, passant progressivement d’une forêt secondaire à une forêt plus primitive. La température est nettement plus basse qu’en contrebas, et surtout tôt le matin ou en début d’après-midi, lorsque le brouillard est fréquent, la visibilité peut être considérablement réduite. La pente de cette section reste globalement proche de la moyenne, mais en raison de l’air plus raréfié à haute altitude, même si la puissance de sortie reste identique, l’effort perçu (RPE) augmentera progressivement. Il est recommandé de commencer à ajuster consciemment sa puissance à partir d’ici, en préférant réduire légèrement la puissance pour maintenir une cadence stable, afin d’éviter une montée soudaine et imprévue de la fréquence cardiaque. La zone de fréquence cardiaque recommandée se situe entre 78 % et 85 % de la fréquence cardiaque maximale, ce qui est déjà proche de la limite supérieure que la plupart des cyclistes amateurs peuvent maintenir sur la durée. Si la sensation d’effort devient trop pénible, il faut immédiatement ralentir plutôt que de forcer.
Cinquième section : environ 18 à 22 km (zone d’épreuve de la volonté en fin de parcours)
C’est la section de tout l’itinéraire où le phénomène du « mur » est le plus susceptible de se produire. Après près de 20 kilomètres de montée continue, les réserves de glycogène musculaire de la plupart des cyclistes sont déjà fortement épuisées, et les contraintes physiologiques supplémentaires liées à l’altitude et aux variations de température font que, même si la pente n’est pas particulièrement plus raide ici, la sensation subjective sera la plus douloureuse de tout le parcours. C’est aussi le moment où l’on vérifie si la stratégie de ravitaillement a été correctement exécutée — si les ravitaillements des sections précédentes n’ont pas été suivis, on risque ici une hypoglycémie, des crampes ou une perte de concentration. Les pistes forestières en montagne sont étroites et certaines sections longent des talus ; une baisse d’attention augmente donc les risques. Il est recommandé de ralentir le rythme à ce moment-là, de traverser cette section avec une puissance de sortie plus conservatrice, et si nécessaire, de mettre pied à terre et de marcher quelques minutes pour reprendre son souffle. Cela n’aura pas un impact majeur sur le temps total de l’ascension, mais cela peut éviter un accident ou des crampes qui rendraient la poursuite impossible.
Sixième section : d’environ 22 km à l’arrivée (fin en faux-plat avant la zone de loisirs de Xuejian)
Dans la dernière section, à l’approche de l’entrée de la zone de loisirs de Xuejian, la pente de certaines parties s’adoucit légèrement, offrant au cycliste l’occasion de retrouver un rythme de pédalage régulier pour préparer la fin. Il est recommandé ici, selon l’énergie restante, d’augmenter modérément l’intensité de la puissance pour foncer vers l’arrivée, tout en restant attentif au fait que l’on se trouve déjà à plus de 1 600 mètres d’altitude, où la température peut être nettement plus basse qu’en contrebas. En cas de vent ou de brouillard, la sécurité de conduite doit primer sur la performance. Après l’arrivée, il est recommandé d’ajouter immédiatement des vêtements chauds, car après une longue montée, la transpiration abondante combinée à la chute brutale de température en altitude peut facilement provoquer une hypothermie ou un rhume si l’on ne se couvre pas à temps. C’est particulièrement important si l’on relève ce défi en automne ou en hiver.
Recommandations sur les braquets et l’équipement
La piste forestière de Xuejian Simaxian, en tant qu’itinéraire forestier long de près de 25 kilomètres avec une pente moyenne de 5,6 % et un revêtement varié (alternance d’asphalte et de gravier), impose des exigences en matière de configuration des braquets et d’équipement du vélo radicalement différentes de celles d’un itinéraire court à forte pente. Le défi principal de cet itinéraire n’est pas la pente maximale instantanée, mais la dépense composite résultant d’un effort soutenu sur la durée et d’un revêtement changeant. Le choix de l’équipement doit donc se concentrer sur « l’endurance » et « l’adaptabilité au revêtement », plutôt que sur la simple recherche d’un braquet léger pour la montée.
En ce qui concerne la configuration des braquets, il est fortement recommandé d’équiper le vélo d’un système de transmission offrant une large plage de rapports, afin que le cycliste puisse trouver, lors d’une montée longue et continue, un braquet permettant de maintenir une cadence stable et de pédaler longtemps en position assise sans avoir à se lever fréquemment. Pour les cyclistes sur route, s’ils prévoient de relever ce défi, il est recommandé de choisir un groupe avec une large cassette arrière, associé à un pédalier compact (Compact Crankset), afin que le braquet le plus léger puisse répondre aux besoins de montée dans la seconde partie, lorsque l’altitude augmente et que l’énergie diminue. Pour les cyclistes qui relèvent le défi avec un VTT ou un vélo de gravel, l’avantage d’une large plage de rapports est encore plus évident, car elle permet de gérer plus sereinement le couple supplémentaire nécessaire sur les sections en gravier en raison de la résistance accrue.
Voici un tableau récapitulatif des configurations de braquets recommandées par type de vélo et des situations d’utilisation correspondantes, pour référence :
| Type de vélo | Pédalier recommandé | Plage de cassette arrière recommandée | Description de la situation d’utilisation |
|---|---|---|---|
| Vélo de route (orientation compétition) | Compact 50-34T | 11-32T ou 11-34T | Adapté aux cyclistes avancés ayant une bonne condition physique et recherchant un temps de parcours plus rapide ; une large plage reste nécessaire pour gérer la fatigue en fin de parcours |
| Vélo de route (orientation loisir) | Compact 50-34T ou plus petit | 11-34T ou plus large | Adapté aux cyclistes de condition physique moyenne ; priorité à la disponibilité d’un braquet suffisamment léger en fin de parcours pour éviter l’épuisement |
| Vélo de gravel | Monoplateau 40T ou double plateau 46-30T | Cassette large 10-42T ou 10-51T | Meilleure adaptabilité aux sections en gravier ; la large plage permet de gérer à la fois les sections asphaltées et les sections en gravier |
| VTT (semi-rigide) | Monoplateau 30-32T | Cassette large 10-51T | Meilleure adaptabilité au terrain ; adapté aux cyclistes prudents sur l’état de la route et dont l’objectif prioritaire est de terminer le parcours |
Le choix des pneus est l’élément le plus souvent négligé dans la planification de l’équipement pour cet itinéraire, mais il peut directement influencer la capacité à terminer le parcours en toute sécurité. Étant donné qu’une proportion importante du parcours se déroule sur une piste forestière en gravier, et que certaines sections peuvent présenter des pierres tranchantes ou des débris rocheux laissés par le passage des véhicules d’exploitation forestière, les pneus étroits à haute pression couramment utilisés sur les vélos de route (par exemple les pneus de compétition en 25c ou 28c) sont non seulement inconfortables sur ce type de revêtement, mais présentent également un risque nettement accru de crevaison et de coupure. Il est fortement recommandé de choisir des pneus dotés d’une couche anti-crevaison plus épaisse, avec une largeur d’au moins 32c. Si l’on utilise un vélo de gravel ou un VTT, le choix de pneus tout-terrain avec une certaine profondeur de sculpture améliorera considérablement l’adhérence et la stabilité de conduite sur les graviers meubles, en particulier lors de la descente au retour, où les pneus tout-terrain sont d’une grande aide pour les distances de freinage et la stabilité dans les virages.
La préparation de chambres à air de rechange et d’outils de réparation n’est absolument pas une option sur cet itinéraire, mais une nécessité. En raison de l’éloignement de la piste forestière en montagne, en cas de crevaison ou de pneu à plat, il n’y a pratiquement aucun magasin de vélos ni point de ravitaillement à proximité pour demander de l’aide. Si l’on n’a pas emporté suffisamment de chambres à air de rechange, de pneus ou, pour les systèmes tubeless, de liquide préventif et de mèches de réparation, on risque de devoir marcher plusieurs kilomètres en poussant le vélo, voire d’appeler un service de dépannage, ce qui peut prendre un temps considérable en montagne en raison du mauvais signal et des routes difficiles. Il est recommandé d’emporter au moins une chambre à air de rechange (si l’on utilise un système tubeless, vérifier que le liquide préventif est suffisant et emporter des mèches de réparation), ainsi qu’une pompe portable de base ou des cartouches de CO2, et de s’assurer au préalable de posséder les compétences de base en réparation sur le bord de la route, plutôt que de compter sur ses compagnons de route ou sur une aide extérieure.
De plus, compte tenu des grandes variations d’altitude et des écarts de température potentiellement importants, il est recommandé d’emporter une veste coupe-vent et chaude, légère et pliable. Même si la température est chaude en contrebas au départ, une fois arrivé au point culminant, la chute de température combinée à l’effet de refroidissement éolien en descente peut rendre la température ressentie bien inférieure aux prévisions. Pour les gants, il est recommandé de choisir un modèle offrant un certain amorti et une bonne isolation. Sur les sections en gravier, les vibrations et la fatigue des mains lors de la manipulation du cintre seront nettement plus importantes que sur une route asphaltée classique.
Stratégie de ravitaillement et d’hydratation
Sur une montée de piste forestière longue de 24,94 km, avec la contrainte inhérente d’un ravitaillement difficile en montagne, la planification de la stratégie de ravitaillement et d’hydratation est presque aussi importante que l’entraînement physique lui-même. Le long de cet itinéraire, il n’y a pratiquement aucun dépanneur ni commerce pour se ravitailler. Une fois engagé sur la piste forestière, on entre dans une zone où le ravitaillement dépend entièrement des provisions que l’on transporte soi-même. La planification du ravitaillement avant le départ doit donc être extrêmement minutieuse et complète.
En ce qui concerne la quantité d’eau à emporter, il est recommandé de faire une estimation globale en fonction de la température du jour du défi, de la transpiration personnelle et du temps de parcours estimé. En général, lors d’une montée longue par température modérée, la perte d’eau horaire se situe entre 500 et 800 millilitres. Si le temps de parcours estimé est de deux à trois heures ou plus, la quantité totale d’eau à emporter devrait être d’au moins 1 500 millilitres ; les cyclistes de plus grande corpulence ou qui transpirent beaucoup devraient emporter 2 000 millilitres ou plus. Comme la capacité des porte-bidons du cadre est limitée, il est recommandé d’utiliser un sac à dos d’hydratation avec poche à eau, ce qui permet non seulement d’augmenter considérablement la capacité d’emport d’eau, mais aussi de ranger les aliments de ravitaillement, la veste de pluie, la batterie externe et d’autres articles d’urgence, le tout en un seul équipement.
En ce qui concerne le rythme du ravitaillement énergétique, il est recommandé d’adopter le principe du « peu mais souvent », plutôt que d’attendre d’avoir clairement faim ou de sentir une baisse d’énergie pour commencer à se ravitailler. Pour la longueur et l’intensité de cet itinéraire, il est recommandé de faire un petit ravitaillement énergétique toutes les 20 à 30 minutes, sous forme de gel énergétique, de barre énergétique ou d’en-cas (comme des bananes, des patates douces ou d’autres sources de sucres naturels). En particulier, aux deux points clés mentionnés dans les stratégies par sections précédentes — la troisième section (environ 9 à 14 km, zone centrale en gravier) et la cinquième section (environ 18 à 22 km, zone d’épreuve de la volonté) — il faut absolument s’assurer que le ravitaillement a bien été suivi. Ce sont précisément les deux sections où une chute brutale d’énergie due à l’épuisement du glycogène est la plus susceptible de se produire.
La supplémentation en électrolytes ne doit pas non plus être négligée, surtout si l’on relève ce défi en été. Une transpiration abondante entraîne une perte rapide de sodium, de potassium et d’autres électrolytes. Si l’on ne compense que l’eau sans tenir compte des électrolytes, on risque des crampes musculaires dans la seconde partie du parcours, ce qui est particulièrement dangereux sur une piste forestière en montagne, car une crampe peut provoquer une perte soudaine d’équilibre et une chute. Il est recommandé d’ajouter de la poudre d’électrolytes dans les bidons ou la poche à eau, ou d’emporter des comprimés d’électrolytes, et d’ajuster la fréquence de supplémentation en fonction de la température et de la transpiration.
Comme il n’y a pas de points de ravitaillement fiables le long de l’itinéraire, il est fortement recommandé de préparer toutes les provisions en contrebas avant le départ, en privilégiant l’excédent plutôt que de risquer de manquer en espérant trouver un commerce en cours de route. Si l’on prévoit de relever le défi complet aller-retour (aller et retour), la quantité de ravitaillement doit être doublée, car même si le retour est en grande partie en descente, la conduite en descente après un effort épuisant nécessite également de la concentration et de l’énergie pour être maîtrisée ; il ne faut pas la prendre à la légère.
Recommandations météo et saisonnières
La piste forestière de Xuejian Simaxian est située dans les montagnes autour du parc national de Shei-Pa, avec un dénivelé allant du pied de la montagne jusqu’à environ 1 600 à 2 000 mètres d’altitude. Un tel écart d’altitude signifie que les conditions météorologiques peuvent varier beaucoup plus brutalement que sur un itinéraire de plaine ou de basse altitude, un facteur à ne absolument pas négliger lors de la planification du calendrier du défi.
Les orages d’après-midi en montagne sont l’un des risques météorologiques les plus importants à anticiper sur cet itinéraire. En été, dans les montagnes du centre de Taïwan, des orages localisés se forment fréquemment l’après-midi en raison d’une convection intense, et ils arrivent rapidement et violemment, passant souvent d’un ciel dégagé à une pluie torrentielle en quelques dizaines de minutes. Après la pluie, la piste forestière devient glissante, en particulier sur les sections mélangeant gravier et terre ; la combinaison de l’humidité et d’une mauvaise visibilité augmente considérablement le risque de chute et de sortie de route. Il est fortement recommandé de partir tôt le matin pour relever ce défi, avec pour objectif d’avoir terminé la majeure partie de la montée avant le milieu de la journée, période où la convection est la plus intense, ou du moins d’être déjà redescendu dans une zone relativement sûre.
Le brouillard épais est également un phénomène météorologique courant et à ne pas prendre à la légère sur les pistes forestières en montagne, en particulier sur les sections à plus haute altitude où la végétation dense masque la visibilité. Le brouillard réduit non seulement la visibilité, affectant le jugement du cycliste sur l’état de la route, les virages et les véhicules venant en sens inverse (le cas échéant, les véhicules d’exploitation forestière), mais il rend également la sensation de froid et d’humidité plus intense. Si le brouillard est exceptionnellement épais le jour du défi, il est recommandé d’évaluer prudemment s’il ne faut pas reporter le défi ; la sécurité doit toujours primer sur la planification de l’itinéraire.
Le risque de chutes de pierres est une caractéristique inhérente aux itinéraires de type piste forestière, en particulier sur les sections à forte pente ou dont la géologie des talus est instable. Après de fortes pluies ou un séisme, le risque de chutes de pierres augmente nettement. Il est recommandé aux cyclistes de rester attentifs en permanence à la présence éventuelle de traces de chutes de pierres récentes sur la chaussée. Si l’on remarque des signes évidents d’éboulement ou d’accumulation de pierres sur une section, il faut immédiatement ralentir, voire mettre pied à terre et marcher, et surtout ne pas se précipiter pour traverser une section à visibilité réduite ou à l’état incertain par simple souci de rapidité.
En ce qui concerne le choix de la saison, l’automne et l’hiver sont généralement les périodes où les précipitations sont relativement plus faibles dans les montagnes du centre de Taïwan, où la qualité de l’air est meilleure et où l’on a plus de chances d’admirer les mers de nuages et les crêtes montagneuses. Il faut toutefois également être attentif aux températures basses du petit matin et de la nuit en automne et en hiver, en particulier sur les sections à haute altitude proches de l’arrivée ; l’équipement de protection contre le froid doit être préparé en abondance. En été, bien que les heures d’ensoleillement soient plus longues, les orages d’après-midi et la sensation d’effort due à la chaleur et à l’humidité sont des variables supplémentaires à prendre en compte. Si l’on choisit l’été pour relever le défi, il faut partir encore plus tôt et redoubler d’attention sur l’hydratation et la protection solaire.
En ce qui concerne les réglementations d’entrée en montagne, comme le point d’arrivée de la piste de Xuejian est adjacent à la zone de loisirs de Xuejian du parc national de Shei-Pa, certaines sections ou certaines périodes peuvent être soumises à des contrôles d’accès au parc national ou à des exigences de demande d’autorisation. Les réglementations réelles pouvant évoluer dans le temps, il est impératif de se conformer aux dernières réglementations d’entrée du parc national de Shei-Pa. Avant le départ, il est recommandé de vérifier en ligne ou par téléphone si un permis d’entrée en montagne ou d’autres formalités sont nécessaires, afin d’éviter que la méconnaissance des règles n’affecte l’itinéraire ou ne viole les réglementations de contrôle.
Erreurs courantes et risques d’abandon (DNF)
En raison de son environnement topographique unique et de ses contraintes de ravitaillement, un itinéraire de montée de piste forestière longue présente plusieurs catégories d’erreurs courantes qui peuvent particulièrement facilement conduire à un échec du défi (DNF, Did Not Finish), voire à un accident. Voici au moins cinq points de risque auxquels les cyclistes doivent être particulièrement vigilants.
La première erreur courante est une planification insuffisante du ravitaillement, ce qui est également la cause d’échec la plus fréquente sur les montées de pistes forestières longues. De nombreux cyclistes ont l’habitude d’estimer l’eau et l’énergie nécessaires pour une montée de piste forestière longue sur la base de leur expérience de ravitaillement sur des itinéraires courts. Résultat : ils se retrouvent souvent au milieu du parcours avec des bidons vides et des gels énergétiques épuisés, sans aucun commerce à proximité pour se réapprovisionner, et sont finalement contraints de faire demi-tour prématurément ou d’attendre les secours sur place. La section sur la stratégie de ravitaillement ci-dessus détaille les quantités recommandées ; il faut absolument privilégier l’excédent plutôt que de prendre des risques.
Le deuxième risque est celui des chutes de pierres et des éboulements de chaussée, un risque géologique inhérent aux itinéraires de type piste forestière, en particulier après la pluie ou un séisme, où la vigilance doit être maximale. Il y a eu des cas de cyclistes blessés en tombant à cause de pierres instables négligées sur la chaussée, et des cas de personnes s’étant engagées par inadvertance sur des sections dangereuses sans avoir remarqué les signes d’éboulement des talus. Il est recommandé de rester constamment attentif à l’observation du terrain environnant pendant la conduite, et face à une section suspecte, de préférer ralentir, voire mettre pied à terre et marcher.
Le troisième risque est le changement brutal de météo, en particulier les orages d’après-midi et le brouillard épais mentionnés précédemment. La météo en montagne change beaucoup plus rapidement qu’en plaine. Si le calendrier du défi est mal planifié, on risque fort de rencontrer une pluie soudaine ou du brouillard en montant vers les sections à haute altitude proches de l’arrivée, ce qui non seulement rend la conduite beaucoup plus difficile, mais fait également grimper en flèche le risque d’hypothermie. Il est recommandé de partir tôt, de surveiller en permanence les prévisions météorologiques et l’évolution du temps sur place, et si nécessaire, d’abandonner résolument le défi et de faire demi-tour.
Le quatrième risque est celui des erreurs de pilotage dues au dérapage sur les graviers, en particulier chez les cyclistes qui ont fait un mauvais choix de pneus (par exemple des pneus de compétition trop étroits ou avec une sculpture trop peu profonde). Sur les sections de piste forestière en gravier, ils sont particulièrement susceptibles de déraper en raison d’une adhérence insuffisante : dans le meilleur des cas, une chute avec des écorchures ; dans le pire des cas, une perte d’équilibre qui les fait glisser vers le talus au bord de la route, causant des blessures plus graves. Cela rejoint l’importance du choix des pneus soulignée dans la section sur les recommandations d’équipement.
Le cinquième risque est la difficulté d’obtenir de l’aide en cas de panne mécanique. La piste forestière est située dans une zone reculée, où le signal du téléphone portable est souvent instable, voire totalement inexistant. En cas de panne mécanique impossible à réparer soi-même (par exemple une détérioration grave du système de transmission, une déformation importante de la roue, etc.), appeler un service de dépannage ou contacter des compagnons pour obtenir de l’aide peut s’avérer extrêmement difficile. Il faudra peut-être marcher plusieurs kilomètres en poussant le vélo pour atteindre une zone avec du signal ou une présence humaine. Il est recommandé de relever ce défi autant que possible accompagné, d’éviter de le faire en solitaire, et de s’assurer que le vélo a subi un contrôle et un entretien complets avant le départ, afin de réduire au minimum la probabilité d’une panne mécanique.
Outre ces cinq risques principaux, il faut également rappeler aux cyclistes l’importance d’une évaluation honnête de leur condition physique personnelle. Une montée de piste forestière longue impose des exigences élevées en matière de tolérance cardio-respiratoire et musculaire. Si l’on s’attaque prématurément aux 24,94 kilomètres complets sans un volume d’entraînement suffisant, on risque fort de subir un épuisement physique grave dans la seconde moitié du parcours, voire de déclencher des conditions physiologiques plus graves comme un coup de chaleur ou une hypoglycémie. Il est recommandé aux cyclistes, avant de relever ce défi, de s’assurer qu’ils disposent au minimum d’une base d’entraînement leur permettant de pédaler en continu pendant deux à trois heures ou plus, et qu’ils maîtrisent le rythme de l’effort sur longue distance. Il ne faut surtout pas se lancer par simple coup de tête sur un itinéraire forestier long dépassant ses capacités.
Temps objectifs selon le niveau du cycliste
La piste forestière de Xuejian Simaxian, longue de près de 25 kilomètres avec une pente moyenne de 5,6 %, est un itinéraire de défi de type effort continu de longue distance et d’intensité modérée. Le temps de parcours peut varier considérablement en fonction du niveau de condition physique du cycliste, du choix de l’équipement et des conditions météorologiques du jour. Voici des temps objectifs de référence pour différents niveaux de cyclistes, exprimés en heures, pour servir de base à la planification de l’itinéraire.
| Niveau du cycliste | Puissance de sortie moyenne de référence (% FTP) | Temps de parcours estimé (aller simple) | Description |
|---|---|---|---|
| Cycliste élite/compétition | Environ 80 % à 90 % FTP | Environ 1,5 à 2 heures | Dispose d’une base d’entraînement systématique de longue durée, maîtrise le rythme sur longue distance et le pilotage sur piste forestière |
| Cycliste loisir avancé | Environ 70 % à 80 % FTP | Environ 2 à 2,5 heures | A une certaine expérience de l’entraînement en montée, capable de maintenir une puissance de sortie moyenne à élevée de manière stable |
| Cycliste loisir général | Environ 60 % à 70 % FTP | Environ 2,5 à 3,5 heures | Dispose de capacités de base en montée, a besoin de plus de pauses et de temps de ravitaillement en cours de route |
| Cycliste débutant | Environ 50 % à 60 % FTP ou moins | Environ 3,5 à 5 heures ou plus | Il est recommandé d’utiliser un équipement avec une plage de braquets plus large et de prévoir un temps de ravitaillement et de repos suffisant |
Les estimations de temps ci-dessus ne sont que des références pour l’aller simple. Si l’on prévoit de relever le défi complet aller-retour, même si le retour est en grande partie en descente et demande moins d’énergie, il faut tout de même prendre en compte la concentration nécessaire pour la conduite en descente et le temps que cela implique. Il est recommandé de prévoir au moins 1 heure supplémentaire comme marge pour le retour et les pauses en cours de route. De plus, le temps de parcours réel peut varier en fonction de la température du jour, de la direction du vent, de l’état de glissance de la chaussée et de la condition physique du moment. Il est recommandé à tous les cyclistes, lors de la planification du calendrier du défi, de prévoir une marge de temps généreuse plutôt que de s’obstiner à atteindre un objectif de temps spécifique en forçant alors que l’énergie est épuisée. Terminer le parcours en toute sécurité doit toujours être l’objectif prioritaire de ce défi de piste forestière longue.
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