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Stratégie pratique pour Yunling Hill à Shibi : l'art de l'endurance et de la gestion de l'allure sur une montée longue et douce de 10,76 km

騎行路線

Stratégie pratique pour la Colline des Nuages de Shibi : l'art de l'endurance et de la gestion de l'allure sur 10,76 km de faux plat montant

Vue d’ensemble de l’itinéraire et analyse des données : la difficulté cachée du faux plat montant

Commençons par situer cet itinéraire dans le référentiel des parcours de montée de Taïwan. Avec ses 10,76 kilomètres, cette distance entre dans la catégorie des « montées longues », une plage qui exige généralement du cycliste de maintenir un effort continu pendant plus d’une demi-heure, sollicitant l’endurance cardio-respiratoire et musculaire de manière bien plus complexe que les montées courtes et raides. La pente moyenne de 4,2 %, bien que peu élevée sur le papier, se situe précisément dans une zone dangereuse où les cyclistes ont tendance à « mal évaluer leur allure » — car la pente n’étant pas assez raide, beaucoup adoptent inconsciemment un rythme proche de celui d’un parcours plat, pour ne réaliser qu’au septième ou huitième kilomètre que leurs réserves d’énergie sont déjà presque épuisées. C’est précisément là que les faux plats montants de longue distance piègent le plus facilement les cyclistes.

Comparer avec la logique tactique des montées courtes et raides permet de mieux comprendre la spécificité de la Colline des Nuages de Shibi. Face à une montée courte et raide de 2 à 3 kilomètres avec des pentes de 8 à 10 %, le cycliste adopte généralement une stratégie de « sortie à haute intensité sur une courte durée » — car la distance étant courte, même si l’effort initial est trop violent, il suffit de tenir la période de souffrance du milieu de parcours pour atteindre le sommet, et le risque d’épuisement total reste relativement maîtrisable. Mais face à un faux plat montant de 10,76 kilomètres comme la Colline des Nuages de Shibi, la même stratégie d’« effort excessif » mènera presque certainement à des conséquences désastreuses, car la consommation du système énergétique lors d’une montée longue s’apparente davantage à une gestion d’endurance aérobie de type marathon qu’à une production explosive anaérobie de type sprint. Une fois les réserves de glucides et de glycogène épuisées dans la première partie du parcours, même si la pente ne s’accentue pas nettement dans la seconde moitié, le corps subira un phénomène de « mur » avec une fatigue significative.

La région de Shibi, où se trouve cet itinéraire, se situe à une altitude d’environ 1400 à 1700 mètres, une plage suffisante pour créer des différences notables de température et de concentration en oxygène par rapport au niveau de la mer. Bien que l’on ne soit pas encore à une altitude déclenchant des symptômes d’altitude marqués (on considère généralement que le risque de mal aigu des montagnes significatif n’augmente nettement qu’au-delà de 2500 mètres), pour les cyclistes habitués à s’entraîner à basse altitude, un effort prolongé à haute intensité à cette altitude peut effectivement se traduire par une légère baisse de l’efficacité respiratoire et un ralentissement de la récupération. C’est aussi l’une des raisons pour lesquelles la Colline des Nuages de Shibi, malgré des chiffres de pente moyenne qui semblent doux, s’avère souvent plus éprouvante que prévu.

Du point de vue de l’efficacité de l’entraînement, la combinaison de 10,76 kilomètres avec une pente moyenne de 4,2 % constitue un parcours d’entraînement idéal pour « l’endurance aérobie et la stabilité de l’allure ». Cette intensité ne vous plonge pas rapidement dans un état métabolique anaérobie sévère, mais vous permet au contraire de maintenir longtemps la partie supérieure de la zone aérobie (environ à la frontière entre les zones 3 et 4), ce qui est précisément la plage d’intensité idéale pour améliorer la densité mitochondriale, la densité capillaire et l’efficacité du métabolisme des graisses. Pour les cyclistes qui se préparent à des épreuves de montée plus longues (comme les parcours de la série Wuling), la Colline des Nuages de Shibi est un parcours d’entraînement spécifique très adapté, permettant de simuler efficacement les sensations d’un effort soutenu prolongé et les défis de gestion de l’allure.

Stratégie segment par segment, du départ à l’arrivée

Premier segment : le départ et l’établissement du rythme (0-2 km)

Face au défi de longue distance de 10,76 kilomètres, le réglage du rythme au départ est bien plus important que sur les montées courtes. Sur ce segment, il est recommandé de maintenir sa fréquence cardiaque dans une plage relativement prudente (environ 65 à 75 % de la fréquence cardiaque maximale), une cadence de pédalage entre 80 et 90 tours par minute, et de commencer avec une intensité que vous « sentez pouvoir tenir sur tout le parcours ». La première erreur que commettent de nombreux cyclistes sur cet itinéraire est de partir à un rythme de croisière sur plat, voire légèrement plus rapide, parce que la pente ne semble pas raide ; ce mauvais réglage du rythme se paiera souvent sept ou huit kilomètres plus loin. Il est recommandé de commencer dès ce segment à s’entraîner à « doser selon les sensations » plutôt qu’à décider de l’intensité de l’effort en fonction de la « raideur visuelle de la pente ».

Deuxième segment : entrée dans la section ombragée en montée (2-4,5 km)

À mesure que l’altitude augmente, l’itinéraire entre dans une section plus boisée et ombragée, où la répartition des pentes est relativement uniforme, ce qui en fait une zone clé pour établir un rythme stable. Ici, il est recommandé d’augmenter légèrement la fréquence cardiaque cible pour atteindre le milieu de la zone 3 (environ 75 à 80 % de la fréquence cardiaque maximale) et de commencer à se concentrer sur la gestion du rythme respiratoire — il est conseillé d’adopter une respiration régulière de trois pas pour une inspiration et trois pas pour une expiration (ou d’ajuster le ratio selon votre cadence de pédalage). Ce schéma respiratoire régulier aide à maintenir une efficacité d’absorption d’oxygène stable et évite une accélération de la dépense énergétique due à une respiration désordonnée. Pour les utilisateurs de capteur de puissance, il est recommandé de fixer la puissance cible de ce segment entre 75 et 85 % de la FTP, une intensité soutenable sur la durée tout en permettant une progression régulière.

Troisième segment : section panoramique de la mer de bambous et transition d’altitude (4,5-7 km)

Cette section pénètre progressivement dans la zone de la mer de bambous de Shibi, où les bosquets de bambous Moso offrent un paysage plus riche, mais c’est aussi une zone de transition d’altitude plus marquée : la température diminue progressivement avec l’altitude et l’air se raréfie. Ici, il est conseillé aux cyclistes de commencer à surveiller les changements de leur efficacité respiratoire — si vous constatez qu’à intensité égale, l’essoufflement est plus marqué que lors d’un entraînement en plaine, c’est une réaction normale d’acclimatation à l’altitude, pas de quoi s’inquiéter outre mesure, mais il convient de réduire légèrement l’intensité de l’effort pour laisser au corps plus de marge pour affronter la suite du parcours. Ce segment est également un moment important pour le ravitaillement : il est recommandé d’effectuer ici un apport complet en eau et en énergie pour préparer les sections plus longues à venir.

Quatrième segment : maintien de l’endurance sur moyenne-longue distance (7-9 km)

En entrant dans la partie finale du parcours, c’est le segment qui met le plus à l’épreuve l’endurance mentale de toute la Colline des Nuages de Shibi. Après environ sept kilomètres d’effort continu, la fatigue du corps commence à s’accumuler nettement, et bien que ce segment ne présente pas de pentes particulièrement raides, l’effort soutenu épuise progressivement les réserves d’endurance. Ici, il est recommandé d’adopter une stratégie d’« ancrage de l’allure » — choisissez une valeur de puissance ou de fréquence cardiaque dont vous êtes certain de pouvoir tenir jusqu’à l’arrivée, et exigez-vous de ne pas accélérer brusquement pour abréger la souffrance, ni de laisser l’intensité chuter trop en dessous de la plage cible sous l’effet de la fatigue. Ce qu’il faut le plus éviter dans une montée longue, ce sont les fortes fluctuations d’allure ; un rythme irrégulier, tantôt rapide tantôt lent, épuise les réserves bien plus vite qu’une intensité modérée et stable.

Cinquième segment : section finale vers la plateforme panoramique de la Colline des Nuages (9-10,76 km)

Sur ce dernier tronçon, à mesure que l’on approche de la célèbre plateforme panoramique de la Colline des Nuages, l’altitude atteint le point le plus élevé de tout le parcours, la température baisse généralement de façon perceptible, et si les conditions météorologiques le permettent, c’est aussi un endroit idéal pour admirer la mer de nuages. Sur le plan physique, il est recommandé d’ajuster le rythme final en fonction des réserves restantes — si l’allure des segments précédents a été bien gérée, vous devriez avoir encore de la marge pour augmenter légèrement l’intensité et foncer vers l’arrivée ; mais si vous ressentez déjà des signes manifestes d’épuisement (comme l’incapacité à maintenir la cadence, une vision floue, une fatigue anormale), il faut alors donner la priorité à une arrivée en sécurité, en ralentissant modérément, car à cette altitude et après un effort prolongé, pousser trop fort un sprint final pourrait augmenter le risque d’accident. Une fois arrivé, il est conseillé de s’arrêter un moment sur la plateforme panoramique pour laisser le corps s’adapter progressivement aux changements d’altitude et de température avant d’entamer le retour.

Conseils sur les braquets et l’équipement

Bien que la pente moyenne de la Colline des Nuages de Shibi ne soit que de 4,2 %, la distance de 10,76 kilomètres fait que le choix des braquets doit avant tout privilégier le « maintien d’une cadence stable sur la durée » plutôt que la simple gestion des pentes locales. Voici un tableau de référence pour la configuration des braquets :

Niveau du cycliste Plateau recommandé Cassette recommandée Explications
Débutant / condition physique moyenne 34/50 (petit plateau 34 dents) 11-32T ou 11-34T Privilégier la protection des genoux et la stabilité de la cadence sur longue distance
Intermédiaire / expérience de longue distance 34/50 ou 36/52 11-30T Configuration équilibrée entre efficacité de croisière et gestion de l’effort
Avancé / cycliste endurant 36/52 ou plateau standard 11-28T Recherche d’efficacité de sortie stable sur la durée
Défi de performance extrême Selon la FTP et le rapport poids/puissance Ajustement selon l’allure cible du jour Recommandé avec un capteur de puissance pour un contrôle précis de la courbe de sortie

Côté équipement, étant donné l’altitude élevée et la durée de pédalage importante de cet itinéraire, il est particulièrement recommandé de soigner la superposition des couches de vêtements — chaleur et respirabilité. En montagne, la température baisse d’environ 0,6 °C tous les 100 mètres d’altitude ; la région de Shibi se situant entre 1400 et 1700 mètres, l’écart de température avec la plaine peut être considérable. Il est conseillé d’emporter une veste coupe-vent légère ou des manchons de bras, faciles à enfiler ou retirer selon la température corporelle et l’altitude. Pour le choix des roues, comme cet itinéraire consiste principalement en une montée longue en croisière, des roues de hauteur de jante moyenne, conciliant efficacité de roulement et poids, constituent un choix équilibré. En outre, une longue durée de pédalage exige davantage de la selle : vérifiez que son angle et le matériau de son rembourrage conviennent à une utilisation prolongée, afin d’éviter qu’un inconfort postural ne nuise à la stabilité de l’allure.

Stratégie de ravitaillement et d’hydratation

La Colline des Nuages de Shibi dépassant les 10 kilomètres et se situant à une altitude élevée, la stratégie de ravitaillement y est bien plus importante que sur les montées courtes. Il est recommandé de prendre un repas complet et facile à digérer 2 à 3 heures avant le départ, afin de garantir des réserves de glycogène suffisantes pour un effort prolongé. Pendant le parcours, il est conseillé de consommer un gel énergétique ou un aliment sportif toutes les 20 à 30 minutes, accompagné d’une hydratation régulière, afin d’éviter le phénomène du « mur » dû à un ravitaillement négligé pendant un effort long. Point d’attention particulier : à cette altitude élevée et avec des températures plus basses, la sensation de soif est souvent plus lente à se manifester qu’en plaine ou à basse altitude, ce qui expose au risque de déshydratation sans s’en rendre compte. Il est donc recommandé de boire activement selon un calendrier régulier, plutôt que de se fier uniquement à la sensation de soif pour décider du moment de s’hydrater.

En environnement de haute altitude, il est également conseillé de surveiller les signes légers de mal des montagnes, comme des maux de tête, de légères nausées ou une fatigue inhabituelle. Bien que l’altitude de la région de Shibi n’atteigne pas le seuil où le mal aigu des montagnes sévère est fréquent, pour les cyclistes peu habitués à évoluer en altitude, il reste prudent d’adopter une approche conservatrice : dès l’apparition de symptômes d’inconfort marqués, ralentissez immédiatement, voire faites une pause, sans insister pour continuer le défi. Après l’effort, pensez à vous couvrir : dans les zones de haute altitude en montagne, même en été, la température peut chuter nettement en fin de journée, et après un effort prolongé, la capacité de régulation de la température centrale du corps diminue temporairement ; des mesures de protection contre le froid sont donc nécessaires pour éviter de prendre froid.

Recommandations météo et saisonnières

La région de Shibi se trouve dans la zone montagneuse du comté de Yunlin, à une altitude élevée, avec des conditions climatiques nettement différentes de celles de la plaine ou des collines de Gukeng. La Colline des Nuages est célèbre pour ses mers de nuages, dont la formation nécessite des conditions spécifiques de pression atmosphérique, d’humidité et de relief. Aux premières heures de la matinée en automne et en hiver, les conditions d’observation des nuages sont relativement plus favorables, mais cela ne constitue pas une règle absolue : la possibilité réelle d’observer la mer de nuages dépend des conditions météorologiques du jour. Il est recommandé de consulter les prévisions météo récentes avant le départ comme aide à la décision, sans s’attendre à voir absolument la mer de nuages.

En raison de l’altitude élevée, les températures sur cet itinéraire sont généralement plus fraîches que sur les parcours de plaine ou de basse altitude. Même en été, aux premières heures du matin et en fin de journée, une couche supplémentaire peut être nécessaire. En hiver, il faut particulièrement veiller à la protection contre le froid et au risque de chaussée glissante : dans les routes de montagne, l’humidité peut se condenser par temps froid et humide, et il est impératif de ralentir et de redoubler de vigilance dans les descentes. De plus, comme la partie finale de l’itinéraire atteint des zones de montagne plus élevées, la probabilité de brouillard et de nuages est relativement plus importante ; il est conseillé d’emporter un gilet réfléchissant ou des feux de signalisation pour garantir la sécurité en cas de visibilité réduite.

Erreurs courantes et risque d’abandon

La première erreur courante est de « sous-estimer la dépense d’endurance d’une longue distance parce que la pente est douce » — c’est le mode d’échec le plus représentatif de la Colline des Nuages de Shibi : de nombreux cyclistes, voyant la pente moyenne de 4,2 %, croient à tort qu’il s’agit d’un parcours relativement facile, partent à une allure trop rapide, et voient leurs forces chuter brutalement après sept ou huit kilomètres, au point parfois de ne pas pouvoir terminer le défi. La deuxième erreur courante est une « planification insuffisante du ravitaillement » : une montée longue consomme bien plus d’énergie et d’eau qu’un parcours court ; sans ravitaillement régulier, l’effet de mur apparaît facilement dans la seconde moitié, ce qui est l’un des facteurs physiologiques les plus fréquents d’abandon en cours de route.

La troisième erreur courante est d’« ignorer l’impact de l’altitude et des écarts de température sur le corps » : la région de Shibi se situe nettement plus haut que la plaine, avec des différences de température, de concentration en oxygène et d’humidité par rapport au point de départ. Sans équipement de protection contre le froid adapté ou sans préparation mentale préalable, la performance peut être affectée par les écarts de température et la baisse d’efficacité respiratoire, voire provoquer de légers symptômes d’inconfort. La quatrième erreur courante est une « forte fluctuation de l’allure » : dans une montée longue, le rythme irrégulier, tantôt rapide tantôt lent, est ce qu’il faut le plus éviter. Certains cyclistes accélèrent brusquement en voyant la pente s’adoucir, puis doivent fortement ralentir quand elle se redresse ; ce mode d’allure instable épuise les réserves bien plus vite qu’une intensité modérée et stable. La cinquième erreur courante est de « sous-estimer les risques du retour ou de la descente » : après avoir terminé une montée longue, le corps est généralement dans un état de fatigue considérable ; si la concentration diminue à cause de la fatigue lors d’une longue descente, le risque d’accident dans les virages ou aux changements de pente augmente. C’est un point crucial où il faut rester très vigilant même après avoir franchi la ligne d’arrivée.

Objectifs de temps selon le niveau du cycliste

Voici un tableau de référence des objectifs de temps selon le niveau du cycliste :

Niveau du cycliste Temps de référence Plage de fréquence cardiaque moyenne Stratégie recommandée
Débutant / première tentative 70-90 minutes Zone 2-3 (65-78 % FC max) Objectif principal : terminer et se familiariser avec l’allure sur longue distance
Cycliste loisir moyen 50-70 minutes Zone 3 (75-83 % FC max) Allure stable sur tout le parcours, éviter un départ trop rapide
Cycliste avancé avec base d’entraînement 38-50 minutes Zone 3-4 (80-88 % FC max) Maintenir une intensité moyenne-élevée stable, gestion de l’endurance
Compétiteur / chasseur de record personnel Moins de 35 minutes Zone 4 (85 % FC max et plus) Nécessite une base complète d’endurance longue distance et d’acclimatation à l’altitude

Il faut souligner que, en raison de la longueur de l’itinéraire et de son altitude élevée, le temps réel de réalisation est soumis à davantage de variables que sur un parcours court : le vent, la température, l’état du ravitaillement du jour et la base d’entraînement en endurance de chacun peuvent entraîner des différences notables de temps. Pour les cyclistes qui tentent cet itinéraire pour la première fois, il est vivement recommandé de commencer avec une allure prudente, en faisant de « terminer en sécurité et maîtriser le rythme d’une longue montée » l’objectif premier, plutôt que de chercher d’emblée la performance.

Périodisation de l’entraînement : intégrer la Colline des Nuages de Shibi dans un plan de préparation aux montées longues

Pour les cyclistes qui ambitionnent de relever des défis de montée plus longs et plus difficiles (comme les classiques Wuling ou Hehuanshan), la Colline des Nuages de Shibi est un parcours d’entraînement spécifique au rapport qualité-prix exceptionnel. Dans une planification de cycle de six à huit semaines, les deux premières semaines peuvent être consacrées à une « phase d’acquisition de la perception de l’allure » : l’objectif n’est pas de chercher la vitesse, mais de s’entraîner à réprimer l’envie d’accélérer sur des sections où la pente semble douce, en parcourant la totalité du trajet à une intensité stable et légèrement prudente, afin de développer une sensibilité fine à l’allure sur longue distance. Cette phase est idéale pour utiliser un capteur de puissance ou une ceinture cardiaque afin d’enregistrer les données segment par kilomètre, d’analyser ensuite les fluctuations d’intensité sur les différentes sections et d’identifier les zones où l’allure est la plus instable pour les améliorer.

Au milieu du cycle d’entraînement, environ de la troisième à la cinquième semaine, l’accent peut être déplacé vers la « phase de maintien du seuil lactique », c’est-à-dire tenter d’élever l’intensité moyenne de l’ensemble du parcours à un niveau proche, sans le dépasser, de son seuil lactique personnel, et observer combien de temps cette intensité peut être maintenue et à quel kilomètre une baisse nette d’intensité commence à se manifester. Ce type d’entraînement est très efficace pour améliorer la tolérance à un effort soutenu de moyenne-haute intensité sur la durée, et constitue un stimulus d’entraînement indispensable pour préparer des épreuves de montée longue. En fin de cycle, de la sixième à la huitième semaine, on peut entrer dans la « phase de simulation de compétition » : tenter de parcourir l’itinéraire dans des conditions proches de celles de l’épreuve cible (par exemple, des moments de ravitaillement similaires, une configuration d’équipement similaire), en traitant la Colline des Nuages de Shibi comme une véritable « mini-simulation du Wuling », afin de vérifier si la stratégie de ravitaillement, le plan d’allure et la préparation mentale sont au point.

Au-delà des données de puissance et de fréquence cardiaque, l’entraînement aux montées longues recommande également de prêter une attention particulière au « coefficient de variation de l’allure », c’est-à-dire d’observer si l’amplitude des fluctuations de puissance ou de fréquence cardiaque sur l’ensemble du parcours diminue progressivement au fil du cycle d’entraînement. Plus le coefficient de variation est faible, plus votre maîtrise de l’allure est mature, ce qui aura une influence déterminante sur votre capacité à maintenir une performance stable et à éviter un épuisement prématuré dû à une perte de contrôle de l’allure lors de futurs défis de montée plus longs et plus élevés. La Colline des Nuages de Shibi, grâce à sa distance modérée (pas assez longue pour qu’une séance d’entraînement dure trop longtemps), à sa répartition uniforme des pentes (idéale pour s’entraîner à une sortie stable) et à son altitude non négligeable (offrant une première acclimatation aux sensations d’altitude), est un choix rare qui combine commodité et efficacité d’entraînement pour les cyclistes des régions de Yunlin, Chiayi et Tainan qui préparent des épreuves de montagne longue distance.

La Colline des Nuages de Shibi, en tant qu’itinéraire représentatif de longue distance, de pente faible à moyenne et de haute altitude, est un terrain d’entraînement exceptionnel pour les cyclistes des régions de Yunlin, Chiayi et Tainan qui souhaitent travailler leur gestion de l’endurance et la stabilité de leur allure. Elle mérite d’être relevée à plusieurs reprises, pour accumuler progressivement sa propre expérience des montées longues, et peut servir de point de contrôle intermédiaire solide et fiable, ainsi que de source de confiance, avant de s’attaquer à des parcours de montagne plus longs et plus difficiles.

Lecture pratique de la courbe de puissance et de la variation de l’allure

La Colline des Nuages de Shibi, grâce à sa répartition relativement uniforme des pentes et à sa distance de 10,76 kilomètres, est un parcours idéal pour examiner sa propre « stabilité de puissance sur la durée ». Une courbe de puissance idéale devrait se présenter comme une ligne relativement lisse, avec une faible amplitude de fluctuation, plutôt que comme un parcours vallonné avec des hauts et des bas marqués. Si, en examinant les données après l’effort, vous constatez que votre courbe de puissance est nettement élevée dans la première partie puis chute fortement dans la seconde, cela signifie que votre allure au départ était trop agressive et que vous avez épuisé trop tôt de précieuses réserves de glucides. C’est l’erreur d’allure la plus courante et la plus importante à corriger sur un faux plat montant de longue distance.

Il est recommandé aux cyclistes équipés d’un capteur de puissance de prêter une attention particulière à l’écart entre la « puissance normalisée » et la « puissance moyenne ». Cet indicateur a une valeur de référence bien plus grande sur une montée longue que sur une montée courte et raide. Si l’écart entre les deux est trop important, cela signifie que votre intensité de sortie n’était pas stable pendant le parcours : même si le chiffre de puissance moyenne semble correct, la dépense ressentie sera bien supérieure à ce que le chiffre indique, et dans ce cas, même si vous terminez sans encombre, le temps de récupération le lendemain sera plus long. En relevant ce parcours à plusieurs reprises et en enregistrant les données, réduire progressivement l’écart entre puissance normalisée et puissance moyenne est l’axe d’entraînement central pour améliorer ses performances sur les faux plats montants de longue distance, et constitue le meilleur terrain d’apprentissage de la discipline de l’allure pour préparer de futurs défis de montagne plus longs comme le Wuling ou le Hehuanshan.

Planification d’itinéraires combinés avec les parcours environnants du comté de Yunlin

La Colline des Nuages de Shibi, située au cœur de la zone montagneuse de Yunlin, est souvent intégrée par les équipes cyclistes locales dans des itinéraires de longue randonnée combinant la zone panoramique de Caoling et le fond du lac Dahu à Huashan, Gukeng. Comme cet itinéraire est lui-même long et à haute altitude, si vous prévoyez de le combiner avec d’autres parcours, il est recommandé de placer la Colline des Nuages de Shibi au cœur ou dans la première partie de l’ensemble du trajet, afin d’aborder ce défi de faux plat montant avec les réserves physiques les plus complètes possibles, et d’éviter de l’affronter alors que l’énergie est déjà largement entamée.

Si votre objectif est d’enchaîner la Colline des Nuages de Shibi et le fond du lac Dahu à Huashan, Gukeng le même jour, veillez à prendre en compte les caractéristiques d’intensité très différentes des deux parcours : Dahu est un itinéraire de distance moyenne avec un effort soutenu de moyenne-haute intensité, tandis que la Colline des Nuages de Shibi est un itinéraire de longue distance avec une gestion d’endurance de moyenne-basse intensité. Il est recommandé de prévoir un repos et un ravitaillement suffisants entre les deux sections, afin de laisser au corps le temps de récupérer de modes de métabolisme énergétique différents, pour garantir une bonne qualité de pédalage et la sécurité sur l’ensemble du trajet.

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