Guide pratique du mont Teapot de Jinguashi : analyse complète d'une route de montagne minière de 3,15 km avec une pente moyenne de 7,1 %

Aperçu de l’itinéraire : une montée moyenne-longue façonnée par le terrain minier
La montée du mont Teapot à Jinguashi, longue de 3,15 kilomètres avec un dénivelé total de 223,6 mètres et une pente moyenne de 7,1 %, se positionne dans la classification des itinéraires cyclistes taïwanais comme une montée typique « d’intensité moyenne, de longueur moyenne » — ni aussi courte et violente que la pente du musée Ju Ming, ni aussi exigeante en endurance sur plusieurs heures que la route transversale nord ou le mont Hehuan. Une pente moyenne de 7,1 % représente pour les cyclistes ayant une certaine expérience de la montée une zone d’intensité « perceptible mais maîtrisable », adaptée à un rythme relativement stable sur l’ensemble du parcours, tout en offrant un défi suffisant pour que les cyclistes moins préparés ressentent une dépense énergétique significative.
Le nom officiel enregistré de ce segment sur Strava est « Contre-la-montre du mont Teapot-1 (départ de l’arche) ». Comme son nom l’indique, le point de départ de cet itinéraire utilise généralement un monument en forme d’arche comme repère de référence, la direction de l’arrivée progressant vers la zone du mont Teapot. Le mont Teapot lui-même culmine à 602 mètres d’altitude et appartient au massif de Caoshan dans la zone panoramique spéciale de Ruifang. Il doit son nom à sa forme évoquant une théière sans anse, et est également surnommé localement « la théière sans anse » ; fait intéressant, vu depuis le nord, la montagne ressemble à un lion accroupi, d’où son ancien nom de « rocher du lion ». Ce phénomène de dénominations différentes selon l’angle d’observation fait écho, d’une certaine manière, aux caractéristiques géomorphologiques complexes et changeantes de ce terrain minier.
La zone où se trouve cet itinéraire de montée appartient à la communauté minière bien connue de Jinguashi dans le district de Ruifang. Géologiquement, elle fait partie des cheminées de brèche silicifiée, un segment du corps minéralisé cupro-aurifère de la troisième zone de Changren — en d’autres termes, cette colline que vous gravissez était autrefois un site de ressources extrêmement important dans l’histoire minière de Taïwan. Ce contexte géologique confère à l’ensemble de la montée une épaisseur historique supplémentaire, bien au-delà d’un simple terrain d’entraînement physique.
Analyse segmentée du départ à l’arrivée : gestion du rythme en quatre phases
Décomposer cet itinéraire de 3,15 kilomètres avec une pente moyenne de 7,1 % en quatre étapes pour planifier votre rythme de pédalage vous aidera à répartir vos forces plus efficacement et à éviter l’épuisement dans la partie finale.
Première section (environ 0 à 800 mètres après le départ) : établir la référence de rythme
Cette section constitue l’échauffement et la phase de cadencement de toute la montée. Avec une pente moyenne de 7,1 % relevant de l’intensité moyenne, il est recommandé au départ de pédaler au rythme que vous utilisez habituellement sur les longues montées, en maintenant votre fréquence cardiaque entre 75 % et 82 % de votre fréquence cardiaque maximale, afin d’éviter un effort trop violent dès le début. La cadence de pédalage dans cette phase est recommandée autour de 80 à 90 tours par minute, un régime moyen-élevé qui permet aux muscles d’entrer progressivement en charge, plutôt que d’attaquer d’emblée avec un braquet lourd qui provoquerait une accumulation précoce de lactate.
Deuxième section (environ 800 mètres à 1,8 kilomètre) : zone où la pente peut varier
La pente moyenne de 7,1 % est une valeur globale ; le dénivelé réel du parcours présente nécessairement des variations. Dans cette section, il faut rester concentré et adapter braquet et cadence en fonction des changements de pente. Si vous rencontrez une section où la pente s’accentue nettement, rétrograder légèrement et augmenter la cadence pour maintenir la stabilité de la puissance sera plus efficace que de s’obstiner sur le même braquet en laissant la cadence chuter très bas. La fréquence cardiaque peut alors progressivement monter à environ 83 % à 88 % de la fréquence cardiaque maximale ; c’est la zone principale de production continue sur l’ensemble de l’itinéraire.
Troisième section (environ 1,8 à 2,6 kilomètres) : le milieu de parcours le plus éprouvant physiquement
C’est la phase où l’épreuve psychologique et physiologique est la plus marquée sur tout le parcours. La fatigue accumulée commence à se faire sentir, et de nombreux cyclistes traversent ici une lutte mentale du type « il en reste encore combien de temps ». Il est recommandé de distraire son attention dans cette section, par exemple en se concentrant sur le rythme respiratoire ou les détails de la surface de la route, afin d’éviter de se focaliser excessivement sur la sensation de fatigue et d’amplifier la perception de la douleur. Si les forces viennent manifestement à manquer, on peut envisager de ralentir brièvement, d’allonger la coordination entre cadence et respiration, plutôt que de s’arrêter brusquement — rester en mouvement est généralement moins coûteux que de s’arrêter complètement puis de redémarrer.
Quatrième section (environ 2,6 à 3,15 kilomètres, section finale) : conclusion et transition paysagère
Dans le dernier tronçon, à mesure que l’altitude continue de grimper, la vue et le paysage passent progressivement d’une route de montagne ordinaire au paysage géologique minier à nu caractéristique de la région, et la silhouette rocheuse du mont Teapot peut commencer à apparaître dans le champ de vision. C’est la section la plus riche en retours visuels de tout l’itinéraire. Il est recommandé de transformer la fatigue de ce dernier segment en anticipation de l’accomplissement imminent du défi, d’ajuster le rythme respiratoire et de conclure de manière stable.
Braquets et équipement : une configuration équilibrée pour une montée d’intensité moyenne
Contrairement à la pente du musée Ju Ming, qui nécessite des braquets extrêmement légers pour être surmontée, la pente moyenne de 7,1 % du mont Teapot se situe dans une plage que la configuration standard d’un vélo de route peut gérer, mais il est tout de même recommandé d’ajuster en fonction de ses capacités.
| Type de vélo / niveau | Configuration de braquet recommandée | Explication |
|---|---|---|
| Cycliste avancé (expérience confirmée en montée) | Petit plateau 50/34 avec cassette 11-28 | Une configuration standard de niveau compétition suffit pour la montée continue à 7,1 % de pente moyenne ; même sur les sections locales plus raides, une cadence raisonnable peut être maintenue |
| Niveau intermédiaire / cycliste loisir général | Petit plateau 50/34 ou 46/30 avec cassette 11-30, 11-32 | Une plage de cassette plus large offre davantage de marge de manœuvre dans la partie finale lorsque les forces déclinent, réduisant le risque d’épuisement |
| Cycliste débutant | Configuration gravel ou braquets plus légers recommandés | Si vous êtes peu habitué aux entraînements de montée moyenne-longue, il est recommandé de choisir une configuration avec une plage de braquets plus large, pour éviter d’être contraint de mettre pied à terre en cours de route |
Outre les braquets, comme cet itinéraire se situe dans un terrain minier, certaines sections peuvent présenter davantage de graviers ou de débris rocheux altérés en raison des caractéristiques géologiques. Il est recommandé de choisir des pneus offrant une bonne adhérence et une bonne résistance aux crevaisons, et de conserver une certaine marge de pression de gonflage pour absorber les irrégularités potentielles de la chaussée.
Ravitaillement et gestion de l’hydratation : les caractéristiques de consommation continue d’une montée moyenne-longue
Contrairement à la logique de ravitaillement de la pente du musée Ju Ming, courte et à haute intensité, la montée du mont Teapot, avec un temps de parcours relativement plus long (selon les capacités de chacun, environ 15 à 30 minutes), appelle une stratégie de ravitaillement plus proche de la gestion continue d’une montée moyenne-longue classique.
Il est recommandé de s’assurer que la gourde est remplie au moins aux quatre cinquièmes avant le départ ; par temps chaud, il est conseillé d’emporter une boisson pour sportifs pour compléter les électrolytes. En cours de route, si une fatigue notable s’accumule, on peut en profiter sur les sections à pente plus douce pour absorber une petite quantité de gel énergétique ou de glucides simples, afin d’éviter une chute de glycémie qui affecterait les performances de la partie finale.
Dans la région de Ruifang et Jinguashi, en raison de la demande touristique, il existe un nombre conséquent de commerces et de restaurants à proximité. Lors de la planification de l’itinéraire, on peut prévoir le temps de ravitaillement avant le départ autour de la communauté de Jinguashi, et après la montée, s’arrêter à proximité pour se reposer et reconstituer eau et calories.
Météo et saisons : le climat pluvieux caractéristique de la côte nord-est
Jinguashi, situé dans le district de Ruifang, appartient géographiquement à la côte nord-est de Taïwan, l’une des régions où la probabilité de précipitations est parmi les plus élevées de tout le pays. C’est une variable essentielle à prendre en compte lors de la planification d’une sortie sur cet itinéraire.
Saison automne-hiver (environ d’octobre à mars de l’année suivante) : pendant la période où la mousson du nord-est est dominante, la côte nord-est est souvent enveloppée d’un temps humide, froid et pluvieux. Même par une journée nuageuse brève, des pluies peuvent survenir à tout moment en montagne. Sur les sections à forte pente, une chaussée mouillée augmente nettement les risques à vélo. Il est recommandé de consulter impérativement les prévisions météorologiques en temps réel et les informations sur les précipitations avant de partir en cette saison ; en cas de pluie marquée ou de brouillard épais réduisant la visibilité, il est conseillé de reporter la sortie.
Été (environ de juin à septembre) : bien que la probabilité de précipitations reste élevée sur la côte nord-est en été, il y a relativement plus de fenêtres de temps clair et stable qu’en automne-hiver. C’est l’une des meilleures saisons en termes de conditions de visibilité : par bonne visibilité, la vue sur la mer et la géomorphologie minière autour du sommet se déploie à perte de vue. Cependant, les orages d’après-midi d’été restent à surveiller ; il est recommandé de partir le matin pour éviter la période de forte convection de l’après-midi.
Printemps : le temps est globalement instable, alternant chaleur naissante et froid. Il est recommandé de s’habiller en plusieurs couches pour s’adapter aux écarts de température, tout en surveillant les changements météorologiques en temps réel.
Quelle que soit la saison, comme cet itinéraire se trouve en zone montagneuse et que certaines sections présentent des caractéristiques géologiques particulières, il est recommandé d’être particulièrement attentif aux conditions de chaussée glissante et à la visibilité. La sécurité prime toujours sur la poursuite de records de vitesse.
Erreurs courantes et rappels de risques
Erreur n° 1 : sous-estimer l’accumulation de fatigue en milieu de parcours, départ trop rapide
Une pente moyenne de 7,1 % ne produit pas l’impact physique immédiat et violent d’une pente courte et très raide, ce qui peut facilement amener le cycliste à baisser sa garde dans la première partie et à attaquer avec une puissance trop élevée. Résultat : les forces chutent brutalement dans le milieu et la fin du parcours, ce qui ralentit en réalité le temps total. Il est recommandé de maintenir une mentalité de rythme stable sur l’ensemble du parcours, plutôt qu’un sprint initial suivi d’un effort forcé en fin de parcours.
Erreur n° 2 : ignorer les caractéristiques géologiques de la chaussée, mauvais choix de pression et de largeur de pneus
Certaines sections du terrain minier peuvent présenter des débris rocheux altérés ou des graviers. Si l’on choisit des pneus de course trop fins avec une pression trop élevée, le risque de glissade ou de crevaison augmente sur les surfaces irrégulières. Il est recommandé d’ajuster la pression en fonction des conditions de la route et de choisir des pneus offrant un équilibre entre adhérence et résistance aux crevaisons.
Erreur n° 3 : ne pas tenir compte du temps changeant de la côte nord-est, absence de préparation en cas de pluie soudaine
Comme indiqué dans la section météo précédente, la probabilité de précipitations dans cette région est élevée et le temps change rapidement. Il est recommandé d’emporter un imperméable léger ou une coupe-vent pendant la sortie, et de prêter attention au brouillard épais qui peut apparaître en montagne et affecter la visibilité et le jugement des conditions de route.
Erreur n° 4 : négligence sur les sections mixtes piétons-véhicules près de l’arrivée
En raison des sentiers de randonnée et de l’afflux touristique autour du mont Teapot, les routes près de l’arrivée peuvent compter davantage de piétons et de véhicules de visiteurs. Il est recommandé, à l’approche du tronçon final, de ralentir modérément et de rester attentif aux mouvements des piétons et des véhicules environnants pour garantir la sécurité.
Temps de référence par niveau de cycliste
Les temps suivants sont fournis à titre indicatif uniquement ; les performances réelles varient en fonction de la condition physique individuelle, des conditions météorologiques, de l’équipement du vélo, etc. :
| Niveau du cycliste | Temps de référence | Explication |
|---|---|---|
| Avancé / niveau compétition | Environ 9-13 minutes | Bonne endurance en montée, capable de maintenir une puissance élevée et stable sur tout le parcours, avec seulement de légers ajustements de rythme aux changements de pente |
| Intermédiaire / habitude de pédalage régulier | Environ 15-22 minutes | Expérience de base des montées moyennes-longues, rythme stable mais possible léger ralentissement dans le milieu et la fin du parcours |
| Débutant / première tentative | Environ 22-35 minutes | Il est recommandé de viser l’arrivée plutôt que la vitesse, avec possibilité de pauses fractionnées en cours de route selon les besoins |
Cet itinéraire, grâce à sa longueur modérée et sa pente dans une plage maîtrisable, est très adapté comme parcours d’entraînement pour les cyclistes généralistes souhaitant pratiquer la gestion de l’allure et le contrôle du rythme en montée. Contrairement aux pentes courtes et très raides qui épuisent les forces en un instant, il permet davantage d’entraîner une habitude de pédalage à production stable.
Recommandations de plan d’entraînement : comment améliorer systématiquement ses performances sur cette montée
Une montée moyenne-longue de 3,15 kilomètres avec une pente moyenne de 7,1 % appartient au type d’itinéraire relativement facile à améliorer grâce à un entraînement systématique. Contrairement aux pentes courtes et très raides qui dépendent fortement de la puissance explosive instantanée, elle se rapproche davantage de la logique traditionnelle de l’entraînement aérobie en montée. Avec une méthode appropriée, la courbe de progression est généralement plus visible.
Entraînement au rythme (Tempo Ride) : il est recommandé de planifier une séance par semaine centrée sur l’intensité du rythme, en trouvant un tronçon de 10 à 20 minutes avec une pente modérée, et de s’entraîner à une intensité proche du seuil lactique mais soutenable. Ce type d’entraînement est ce qui se rapproche le plus de la répartition globale de l’intensité de la montée du mont Teapot et contribue à améliorer la capacité de production continue du corps à intensité moyenne.
Entraînement spécifique à la cadence en montée : de nombreux cyclistes ont tendance, en montée, à pédaler inconsciemment avec une cadence trop basse en forçant sur le braquet. À long terme, cela sollicite excessivement les articulations du genou et provoque un épuisement précoce. Il est recommandé de s’entraîner délibérément à grimper avec une cadence plus élevée (au-dessus de 90 tours par minute) associée à un braquet plus léger, afin d’habituer le corps à un mode de pédalage plus efficace. Cela aide directement à gérer les changements de braquet nécessaires dans les variations de pente du milieu du parcours du mont Teapot.
Exercices pratiques de gestion de l’allure : comme cet itinéraire se prête très bien à la pratique de la gestion de l’allure, il est recommandé d’organiser plusieurs séances visant un « parcours à vitesse régulière » plutôt que de chercher uniquement le temps le plus rapide. En répétant les exercices, on apprend progressivement à maîtriser la répartition optimale des forces entre le début, le milieu et la fin d’une montée moyenne-longue. Cette capacité constituera une base importante pour affronter à l’avenir des itinéraires de montée plus longs.
Récupération et étirements : la montée sollicite fortement les quadriceps, les muscles fessiers et les mollets. Il est recommandé, après l’entraînement, de prévoir des étirements modérés et un relâchement au rouleau de massage pour éviter que la tension musculaire n’affecte la performance de la séance suivante et réduire le risque de blessure.
Défis prolongés : relier d’autres itinéraires célèbres de la côte nord-est
Pour les cyclistes qui connaissent déjà bien la montée du mont Teapot et souhaitent augmenter l’intensité du défi, la côte nord-est offre en réalité plusieurs options d’itinéraires dignes d’intérêt à relier, permettant de composer des parcours de plusieurs jours à plus haute intensité et aux paysages plus riches.
Le relief de cette région est vallonné et changeant. De Ruifang et Shuinandong à Fulong et Gongliao, un terrain alternant littoral et montagne a donné naissance à de nombreuses sections de montée aux caractéristiques variées. Intégrer la montée du mont Teapot dans un itinéraire en boucle plus long sur la côte nord-est permet non seulement d’allonger la distance et le temps de parcours globaux, mais aussi de découvrir sur différents tronçons des paysages et des ambiances humaines radicalement différents — de la mélancolie des communautés minières au rythme paisible des villages de pêcheurs, en passant par les vues grandioses des routes côtières. Cette transition paysagère à plusieurs niveaux est précisément ce qui attire le plus les cyclistes longue distance sur les itinéraires de la côte nord-est.
Par ailleurs, la route Jinshui, proche de cet itinéraire, est elle-même un tronçon riche en patrimoine humain et paysager. En chemin, on peut admirer des sites célèbres comme la cascade d’or et les ruines de l’usine de traitement de Shuinandong. Si le temps et les forces le permettent, on peut envisager de relier les deux itinéraires dans une même journée pour découvrir les multiples facettes de la communauté minière de Jinguashi sous différents angles.
Si votre objectif à long terme est de relever d’autres itinéraires de montée moyenne-longue célèbres de Taïwan, la montée du mont Teapot, avec sa pente moyenne de 7,1 % et ses caractéristiques de production continue et stable, constitue un excellent indicateur d’étalonnage des capacités — un cycliste capable de maintenir un rythme stable sur cet itinéraire et de terminer sans épuisement excessif possède généralement les conditions physiques de base pour affronter des montées plus longues.
Entretien du matériel et recommandations d’utilisation à long terme
En raison du terrain minier où se trouve la montée du mont Teapot, certaines sections peuvent contenir davantage de débris rocheux altérés et de poussière fine en raison des caractéristiques géologiques. La pratique répétée de ce type d’itinéraire entraîne une usure plus marquée de la transmission et du système de freinage du vélo que sur les routes de montagne asphaltées ordinaires — un détail d’entretien souvent négligé par de nombreux cyclistes.
Nettoyage de la transmission : il est recommandé, après chaque sortie sur ce type d’itinéraire en terrain minier, de vérifier si la chaîne, la cassette et les plateaux n’ont pas accumulé trop de poussière ou de sable, de nettoyer modérément et de réappliquer du lubrifiant, afin d’éviter que les particules abrasives n’accélèrent l’usure de la transmission. Sur ce type de terrain pratiqué régulièrement, le cycle de remplacement de la chaîne peut être légèrement plus court que sur asphalte ordinaire ; il est recommandé de vérifier régulièrement l’allongement de la chaîne.
Vérification du système de freinage : qu’il s’agisse de freins sur patins ou de freins à disque hydrauliques, les freinages ponctuels fréquents pendant la montée et la descente, combinés à la poussière de la route qui peut se déposer sur les patins ou les plaquettes, appellent une vérification régulière de l’usure des patins de frein pour garantir une puissance de freinage stable et fiable. C’est particulièrement important sur les itinéraires de montagne, car la fiabilité du système de freinage est directement liée à la sécurité de la sortie.
Suivi de l’état des pneus : comme mentionné dans la section équipement, certaines sections du terrain minier peuvent présenter davantage de graviers. Il est recommandé, après la sortie, de vérifier si les pneus présentent des corps étrangers enfoncés ou des coupures visibles, afin de détecter rapidement les risques potentiels de crevaison et d’éviter d’être pris au dépourvu lors de la prochaine sortie.
Vérification du cadre et des vis : les longues périodes de danseuse et les itinéraires à variations de pente fréquentes sollicitent également le couple de serrage des vis du cadre. Il est recommandé d’utiliser régulièrement une clé dynamométrique pour vérifier le couple de serrage des zones critiques (cintre, potence, tige de selle, etc.) afin de garantir la sécurité de la sortie.
Ces détails d’entretien apparemment mineurs, accumulés sur le long terme, contribuent concrètement à prolonger la durée de vie des composants du vélo et à garantir la sécurité et les performances de chaque sortie. Pour les cyclistes qui fréquentent régulièrement ce type d’itinéraires miniers et montagneux, il est d’autant plus important de prendre l’habitude de vérifications et d’entretien réguliers.
Recommandations personnalisées selon l’objectif de chaque cycliste
Pour conclure, voici quelques recommandations plus spécifiques et personnalisées pour les cyclistes ayant différents objectifs de sortie, afin de vous aider à planifier plus efficacement ce défi.
Si votre objectif est de maximiser l’entraînement : il est recommandé de choisir des créneaux en semaine, quand la circulation est plus faible, de répéter l’exercice de contrôle de l’allure à intensité fixe, et d’utiliser un cardiofréquencemètre ou un capteur de puissance pour enregistrer précisément l’évolution des données de chaque sortie. Sur le long terme, vous verrez clairement votre progression en matière de gestion de l’allure et d’endurance en montée.
Si votre objectif est l’expérience de loisir et l’appréciation des paysages : il est recommandé de choisir un matin de week-end par temps clair, de rouler à un rythme plus détendu, de faire plusieurs arrêts en chemin pour admirer la géomorphologie minière et la vue sur la mer au loin, en mettant l’accent sur l’expérience et la sensation plutôt que sur la poursuite de records de vitesse.
Si vous êtes organisateur de sorties en groupe : la montée du mont Teapot, grâce à sa longueur modérée et sa pente dans une plage moyenne maîtrisable, se prête très bien comme segment de défi central dans une activité de groupe. Il reste néanmoins recommandé, en fonction des écarts de niveau au sein du groupe, de prévoir suffisamment de temps d’attente au point de regroupement pour éviter que les membres moins forts ne se surmènent en essayant de rattraper le rythme.
Si vous planifiez un itinéraire de plusieurs jours sur la côte nord-est : il est recommandé de placer cet itinéraire au milieu du parcours plutôt qu’à la fin, afin d’éviter d’aborder cette montée alors que les forces sont déjà largement entamées, ce qui affecterait la qualité de l’accomplissement et la sécurité de la sortie.
Si vous êtes un débutant découvrant l’entraînement aux montées moyennes-longues : il n’est pas nécessaire de fixer dès le départ un objectif de temps trop ambitieux. Il est recommandé de viser d’abord « terminer le parcours complet sans s’arrêter, de manière stable » comme premier objectif, puis, après avoir accumulé plusieurs expériences complètes, de progresser progressivement vers des objectifs d’allure et de temps. Un rythme d’entraînement progressif, sur le long terme, préservera mieux la passion du cyclisme et l’équilibre de la charge corporelle qu’une course effrénée à la performance.
Foire aux questions
Cet itinéraire convient-il à d’autres types de vélos que le vélo de route ? Les vélos gravel, les vélos de route à configuration tout-terrain, et même certains VTT, peuvent gérer la pente et les conditions de chaussée de cet itinéraire. Comme certaines sections peuvent présenter un terrain graveleux, les vélos à pneus larges bénéficient au contraire d’un certain avantage en termes d’adhérence et de confort.
Faut-il une autorisation préalable ou y a-t-il des horaires de restriction ? La pratique sur les routes publiques ne nécessite généralement pas d’autorisation particulière, mais il est recommandé de vérifier avant la sortie s’il existe des restrictions temporaires de circulation ou des annonces de fermeture pour événements. Surtout les week-ends et jours fériés, lorsque l’affluence touristique est plus importante, certaines sections peuvent faire l’objet de mesures de régulation du trafic.
Est-ce adapté à la pratique nocturne ? Comme cet itinéraire se situe en zone montagneuse, l’éclairage nocturne est limité et certaines sections présentent des variations de pente marquées. La pratique nocturne n’est pas recommandée sans un équipement d’éclairage suffisant. Si vous devez vraiment rouler dans des conditions de luminosité insuffisante, équipez-vous impérativement de feux avant et arrière et d’éléments réfléchissants, et réduisez votre vitesse pour garantir la sécurité.
Conclusion : une montée moyenne-longue alliant valeur d’entraînement et patrimoine humain et paysager
La montée du mont Teapot à Jinguashi, avec sa combinaison de 3,15 kilomètres, 223,6 mètres de dénivelé et une pente moyenne de 7,1 %, offre un cadre d’entraînement en montée relativement équilibré — l’intensité est suffisante pour représenter un défi physique notable, mais la longueur et la répartition de la pente laissent également au cycliste suffisamment d’espace pour pratiquer la gestion de l’allure et le contrôle du rythme. Ajoutons à cela la géomorphologie minière particulière qui se révèle progressivement en cours de route et le paysage rocheux du mont Teapot lui-même : cet itinéraire, au-delà de sa valeur d’entraînement, offre une expérience visuelle différente des montées de montagne ordinaires.
Que vous l’envisagiez comme un objectif d’entraînement autonome ou comme un segment d’un itinéraire de plusieurs jours dans la région de la côte nord-est, de Jinguashi et de Jiufen, en préparant correctement les trois fondamentaux que sont la configuration des braquets, la planification du ravitaillement et l’évaluation météorologique, cet itinéraire sera une expérience de cyclisme digne d’être mémorisée.
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