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Paradis et enfer au bout du lac : analyse complète de l'ascension des Lacs de Covadonga

騎行路線

Un chemin qui mêle pèlerinage et souffrance

Covadonga occupe une place particulière dans l’histoire espagnole — c’est le lieu saint où commence la légende de la Reconquista, et la grotte de la Vierge dans la vallée reste encore aujourd’hui un important lieu de pèlerinage catholique. Mais pour les cyclistes sur route du monde entier, Covadonga a une autre signification : depuis ce sanctuaire, la route s’élève jusqu’au cœur des Picos de Europa pour atteindre deux lacs glaciaires — le Lago Enol et le Lago de la Ercina. Ce parcours est le légendaire col du Tour d’Espagne, les « Lagos de Covadonga ».

Ce qui rend cet itinéraire fascinant, c’est son double caractère : la première moitié serpente à travers la forêt, une pente exigeante mais qui conserve un certain rythme ; la seconde moitié, en revanche, change brutalement de visage à l’approche du sommet, la pente se raidit soudainement, forçant le cycliste à puiser ses dernières forces dans des prairies d’altitude à l’air raréfié et à la vue si dégagée qu’elle en devient presque grandiose. De nombreux cyclistes décrivent que la souffrance et la beauté des Lagos de Covadonga se produisent simultanément — vous êtes à bout de souffle, mais vous ne pouvez pas détourner le regard, car les pics calcaires et les lacs de prairie des deux côtés sont tout simplement trop spectaculaires. Cette expérience où « le paysage et le tourment coexistent » évoque la route de Hehuan Mountain à Taïwan — ce paysage de haute montagne enveloppé de nuages et de brume autour de Wuling, si dégagé qu’on en oublie instantanément les jambes endolories, sauf que les Lagos de Covadonga compriment ce drame dans une distance plus courte.

Fiche technique de l’itinéraire

Élément Détail
Pays / Massif Communauté autonome des Asturies, Espagne, parc national des Picos de Europa
Départ → Arrivée Sanctuaire de Covadonga → Belvédère des Lagos de Covadonga (Lago Enol / Lago de la Ercina)
Longueur Environ 12 km (les bases de données divergent sur le point de départ exact, les valeurs couramment citées se situent entre 12 et 13 km)
Dénivelé total Environ 900 à 1 000 m
Pente moyenne Environ 7 à 8 % (légèrement inférieure si l’on inclut la pente douce d’approche du sanctuaire de Covadonga, plus élevée si l’on ne compte que le tronçon de montée principal)
Pente maximale Les valeurs citées pour le tronçon avant le sommet se situent généralement autour de 15 %, les sources divergent, se référer aux panneaux sur place
Altitude départ / arrivée Sanctuaire de Covadonga environ 260 m, lacs d’arrivée environ 1 100 m
Origine de la notoriété Utilisée à de multiples reprises comme arrivée d’étape clé du Tour d’Espagne depuis les années 1980, l’une des arrivées en altitude les plus anciennes de l’épreuve

Contrairement à l’Angliru, un col « jeune mais féroce », les Lagos de Covadonga sont apparus plus souvent et plus longtemps dans l’histoire du Tour d’Espagne, accumulant ainsi une riche mémoire sportive et un lien émotionnel fort avec les supporters. C’est précisément en raison de cette longue histoire que les rénovations routières à différentes époques et les légers ajustements des points de départ et d’arrivée selon les éditions de la course expliquent les écarts de données précises entre les différentes sources. C’est normal, et les lecteurs ne doivent pas s’étonner de trouver des chiffres légèrement différents.

Décomposition par sections : forêt, prairies, et le dernier coup de théâtre

Première section : du sanctuaire de Covadonga à l’entrée de la forêt (début)

Après avoir quitté le sanctuaire de Covadonga, la route s’élève d’abord doucement le long de la vallée, avec une pente qui se maintient globalement entre 5 % et 7 %. Les deux côtés sont bordés de hêtraies et de chênaies denses, et la route est relativement fraîche sous l’ombre des arbres — c’est le tronçon le plus confortable de tout le parcours. Cette section est idéale pour établir un bon rythme de pédalage, car la suite ne fera que se corser.

Deuxième section : montée en lacets continus (milieu)

La route commence à enchaîner une série d’épingle à cheveux, sortant progressivement de la forêt et ouvrant la vue. La pente de ce tronçon varie de manière plus régulière, se situant majoritairement entre 7 % et 10 %. C’est la section centrale pour « trouver son rythme » sur toute l’ascension. À mesure que l’altitude gagne, les silhouettes acérées des pics calcaires des Picos de Europa se dessinent au loin — c’est aussi, de l’avis de nombreux cyclistes, le tronçon offrant le paysage le plus riche en couches de tout le parcours : d’un côté, une dépense énergétique continue, de l’autre, un panorama grandiose qui se déploie progressivement. La qualité de la chaussée sur cette section de lacets continus est globalement correcte, mais la courbure des virages est parfois plus serrée qu’elle n’y paraît, surtout au retour en descente : il faut anticiper l’angle des virages à l’avance pour éviter d’aborder un virage à une vitesse trop élevée et de devoir corriger en catastrophe. La plupart des cyclistes recommandent de pédaler en position assise et stable sur ce tronçon, en évitant autant que possible les relances fréquentes en danseuse, afin d’économiser les réserves de force nécessaires pour les pentes raides de la fin.

Troisième section : la fausse accalmie vers Mirador del Fito (milieu-fin)

Sur certaines portions, la pente s’adoucit brièvement, laissant croire que le plus dur est passé. C’est en réalité le piège psychologique des Lagos de Covadonga — comme sur la première partie de l’Angliru, cette apparente occasion de reprendre son souffle pousse facilement le cycliste à mal évaluer la répartition de ses forces restantes, pour finalement se retrouver à court d’énergie au moment d’aborder la véritable montée finale.

Quatrième section : le sprint final avant les lacs (fin)

Sur le dernier tronçon avant d’atteindre le Lago Enol, la pente se raidit nettement, certaines portions étant largement citées comme les plus raides de tout le parcours, approchant ou dépassant le haut de la fourchette à deux chiffres. Ce tronçon est complètement dégagé des arbres, dans un terrain de prairies d’altitude à la vue extrêmement ouverte. Le spectacle des vaches et des moutons paissant tranquillement au bord de la route contraste fortement avec l’effort haletant du cycliste. Une fois ce passage surmonté, les lacs d’altitude d’un bleu éclatant apparaissent soudain devant les yeux — un choc visuel souvent décrit comme une expérience où « la souffrance est instantanément guérie ».

Une histoire qui a grandi avec le Tour d’Espagne

Les liens entre les Lagos de Covadonga et le Tour d’Espagne sont bien plus profonds que ceux de l’Angliru. Cet itinéraire a été inscrit à de multiples reprises au programme de la course depuis les années 1980, l’une des premières arrivées en altitude utilisées par le Tour d’Espagne, témoin de l’évolution de cette épreuve, passée d’un Grand Tour relativement marginal à l’événement de premier plan qu’il est aujourd’hui. Grâce à ses nombreuses apparitions et à la longue période qu’il couvre, les Lagos de Covadonga ont accumulé une immense mémoire collective chez les supporters — certains moments décisifs pour le classement général certaines années, certaines remontées mythiques de coureurs dans les pentes raides finales, tout cela confère à cet itinéraire une place particulière dans le cœur des supporters espagnols. D’une certaine manière, il joue un rôle similaire à celui de l’Alpe d’Huez sur le Tour de France : ce protagoniste récurrent qui « revient chaque année et se voit confier de nouvelles histoires ».

La signification religieuse et historique du sanctuaire de Covadonga ajoute également à cette ascension une épaisseur culturelle que l’Angliru ne possède pas. La légende veut que la bataille décisive de la Reconquista espagnole ait eu lieu à proximité, et la grotte de la Vierge attire encore aujourd’hui de nombreux pèlerins. Le point de départ du cycliste porte donc en lui-même une certaine solennité — vous ne vous contentez pas de relever le défi d’une pente, vous vous engagez sur une route chargée de mémoire historique. Cette expérience où « le sport et la culture s’entremêlent » rend les Lagos de Covadonga particulièrement singuliers parmi les nombreuses ascensions de montagne européennes, bien plus qu’un simple terrain d’épreuve physique.

Les Picos de Europa constituent l’un des massifs calcaires les plus spectaculaires d’Espagne, protégé en permanence en tant que parc national. Cela explique aussi pourquoi le paysage naturel le long des Lagos de Covadonga est si saisissant — pics calcaires escarpés, prairies d’altitude verdoyantes, lacs glaciaires d’une clarté limpide. Ces conditions géologiques et écologiques combinées créent l’expérience unique de cet itinéraire, où « la souffrance et la beauté coexistent », et c’est la raison fondamentale pour laquelle il continue d’attirer chaque année des cyclistes du monde entier en pèlerinage.

Préparation du matériel et stratégie de pédalage

L’intensité globale de la pente des Lagos de Covadonga est plus modérée que celle de l’Angliru, mais la préparation du matériel ne doit pas être prise à la légère. Voici quelques conseils pratiques :

Développement : Les braquets de montagne d’entrée de gamme courants sur les vélos de route (par exemple 34-28 ou 34-30) suffisent dans la plupart des cas pour les pentes du début et du milieu, mais compte tenu du raidissement net de la pente sur le tronçon final, et du fait que le cycliste aura déjà largement épuisé ses forces à ce moment-là, il est recommandé d’opter plutôt pour un braquet plus léger, afin de garder une marge pour affronter les pentes raides finales.

Ravitaillement : En haute saison, il est possible de trouver de petits commerces ou des points d’eau en cours de route sur les Lagos de Covadonga, mais hors saison ou en dehors des périodes de forte affluence, ce n’est pas garanti. Il est recommandé d’emporter suffisamment d’eau et de ravitaillement énergétique, sans dépendre entièrement des points de ravitaillement en cours de route. Le point d’arrivée étant un site touristique très fréquenté, on trouve généralement des services de restauration de base après avoir atteint les lacs, mais veuillez vous référer aux conditions sur place ou aux annonces officielles pour les horaires d’ouverture réels.

Conditions météo : Les Lagos de Covadonga se trouvent dans une zone climatique atlantique humide. Même en été, des pluies soudaines ou du brouillard peuvent survenir. Il est recommandé d’emporter une veste coupe-vent et imperméable légère, surtout si vous prévoyez de vous attarder au sommet pour admirer les lacs ou de programmer une descente — la chute de température est souvent plus rapide que prévu.

Les expériences communes qui ressortent des récits et des partages communautaires

En parcourant les partages des communautés cyclistes et des blogs personnels sur les Lagos de Covadonga, plusieurs thèmes reviennent sans cesse. Le premier est « l’effet de distraction du paysage » — de nombreux cyclistes admettent que le paysage est si captivant qu’ils ne peuvent s’empêcher de s’arrêter fréquemment pour prendre des photos, ce qui perturbe leur rythme initial. C’est en réalité aussi un rappel : si l’objectif est de battre son record personnel sur ce parcours, il faut consciemment réprimer l’envie de s’arrêter pour les photos ; mais si l’objectif est simplement de vivre la beauté de cet itinéraire, alors ralentir et multiplier les arrêts est au contraire l’approche la plus recommandable. Après tout, le paysage naturel de cet itinéraire compte parmi les plus remarquables des ascensions routières du monde entier, et manquer le paysage en cours de route serait vraiment dommage.

Le deuxième thème récurrent est « l’interférence de la foule touristique », en particulier les week-ends de haute saison. De nombreux partages mentionnent que les croisements avec les randonneurs à pied et les camping-cars sont plus fréquents que prévu, et recommandent d’éviter autant que possible les heures de pointe touristiques pour une expérience plus authentique. Le troisième thème concerne « la surprise de la pente finale » — de nombreux cyclistes pensaient que les Lagos de Covadonga étaient d’intensité moyenne, pour finalement être pris au dépourvu par la pente raide de la dernière section. Ces retours d’expérience relèvent certes de ressentis subjectifs, mais leur récurrence rappelle aux futurs challengers : ne baissez surtout pas votre garde sous prétexte que le début et le milieu semblent faciles.

Estimation de puissance et d’allure : combien de temps selon les différents niveaux ?

En reprenant le modèle physique précédent :

P = (Fg + Fr + Fa) × v / rendement de transmission

Fg = m × g × sin(arctan(pente))       composante gravitationnelle
Fr = m × g × cos(arctan(pente)) × Crr  résistance au roulement
Fa = 0.5 × ρ × CdA × v²               résistance aérodynamique

Hypothèses de calcul : masse totale m = 70 kg de cycliste + 9 kg de vélo et équipement = 79 kg ; g = 9,81 m/s² ; Crr ≈ 0,005 ; CdA ≈ 0,32 m² ; densité de l’air réduite à environ 1,12 kg/m³ pour une altitude moyenne d’environ 700 m sur l’ensemble du parcours ; rendement de transmission ≈ 0,975. En intégrant dans le modèle un parcours d’environ 12,2 km et un dénivelé total d’environ 997 m (pente moyenne d’environ 8,2 %), les résultats sont les suivants :

Rapport puissance/poids Profil type Temps d’ascension estimé Vitesse moyenne
2,0 W/kg Débutant qui termine Environ 1 h 40 Environ 7,3 km/h
2,5 W/kg Amateur moyen Environ 1 h 21 Environ 9,0 km/h
3,0 W/kg Confirmé Environ 1 h 08 Environ 10,7 km/h
4,0 W/kg Niveau compétition Environ 51 min 57 s Environ 14,1 km/h
5,0 W/kg Niveau professionnel Environ 42 min 23 s Environ 17,3 km/h

Ce sont des estimations issues d’un modèle physique, sans prise en compte du vent, de la qualité de la chaussée, des différences morphologiques et des variations de pente ; les valeurs réelles peuvent différer. Il est à noter que la pente moyenne des Lagos de Covadonga est nettement plus modérée que celle de l’Angliru, mais l’intensité instantanée du tronçon final ne doit pas être sous-estimée. Pour une pente locale de 12 % à 10 km/h, la puissance requise est d’environ 278 W (environ 3,97 W/kg, calculé pour un poids de 70 kg) ; si l’on accélère à 14 km/h, la puissance requise grimpe à environ 395 W (environ 5,64 W/kg). Sur les sections plus raides approchant les 15,5 %, maintenir 10 km/h nécessite environ 353 W (environ 5,04 W/kg), et vouloir maintenir 14 km/h porte la puissance requise à près de 500 W (environ 7,14 W/kg) — c’est déjà une zone de production anaérobie de très haute intensité, qu’un cycliste amateur aura beaucoup de mal à maintenir à cette vitesse en fin de longue ascension. Cela explique aussi pourquoi les coureurs professionnels affichent des expressions de douleur et des changements de posture si marqués dans le sprint final de ce tronçon.

L’enseignement pratique de ces chiffres pour les cyclistes amateurs est le suivant : l’intensité globale des Lagos de Covadonga est certes inférieure à celle de l’Angliru, mais le « piège » réside dans le fait que la pente apparemment gérable du début et du milieu pousse facilement à dépenser trop d’énergie, pour se retrouver à court de forces sur le sprint final en pente raide. Il est recommandé d’adopter une stratégie d’allure « prudente au début, en gardant des réserves pour la fin », en particulier sur le dernier kilomètre avant les lacs : mieux vaut réduire volontairement sa vitesse à l’avance que de s’acharner sur les pentes les plus raides avec des réserves à plat.

Deux lacs : une destination finale qui n’en est pas une

Il convient de préciser que les Lagos de Covadonga ne constituent pas une destination unique, mais deux lacs d’altitude adjacents — le Lago Enol et le Lago de la Ercina. La plupart des cyclistes, après avoir terminé l’ascension principale, arrivent d’abord au parking et au belvédère au bord du Lago Enol, qui est généralement aussi la ligne d’arrivée officielle des versions de course. Si les forces et le temps le permettent, continuer sur une courte section relativement plate ou légèrement vallonnée permet d’atteindre le deuxième lac, le Lago de la Ercina, dont la vue diffère légèrement de celle du Lago Enol, le lac étant lui-même plus proche des falaises calcaires abruptes, avec un paysage tout aussi grandiose.

Cette conception « un seul défi, deux paysages » donne aux Lagos de Covadonga un sentiment d’exploration plus grand que de nombreuses ascensions à arrivée unique. De nombreux cyclistes recommandent, même si l’objectif principal est de terminer le tronçon d’ascension officiel, de prévoir un peu de temps pour continuer vers le deuxième lac, car les paysages géologiques présentés par les deux lacs diffèrent réellement. Si l’on fait demi-tour après le premier, on manque une partie des vues les plus essentielles des Picos de Europa. Bien entendu, cela signifie aussi que la distance totale et le dénivelé total réellement parcourus varient selon le lac où l’on choisit de s’arrêter — c’est d’ailleurs l’une des raisons pour lesquelles les chiffres de distance et de dénivelé cités par les différentes sources divergent. Lors de la planification de l’itinéraire, il est recommandé de considérer les deux lacs comme faisant partie de l’expérience complète, plutôt que de considérer le premier lac comme la fin et de faire demi-tour précipitamment. Après avoir parcouru tout ce chemin jusqu’aux Picos de Europa, il serait dommage de ne pas aller au bout de l’essentiel de l’itinéraire.

Le point de vue des cyclistes taïwanais : évaluez vos capacités

L’intensité globale des Lagos de Covadonga présente certaines similitudes avec la route de Beiyi ou le col de Fengguizui à Taïwan — ce sont des ascensions de distance modérée, de pente moyenne à soutenue, qui exigent une bonne gestion du rythme. Mais les Lagos de Covadonga ajoutent la variable du « retournement final », ce qui les rapproche davantage de certains tronçons de la route Yangjin : l’avant semble gérable, puis la pente se raidit soudainement pour mettre la volonté à l’épreuve. Si vous êtes capable de terminer Fengguizui en maintenant une fréquence cardiaque stable, vous avez la capacité de base pour affronter le début et le milieu des Lagos de Covadonga ; mais le véritable test est de savoir si vous pouvez, alors que vos forces sont déjà largement entamées, produire une réserve de puissance supplémentaire sur le tronçon final en pente raide.

Du point de vue de l’adaptation climatique, pour les cyclistes taïwanais qui s’entraînent principalement sur les pistes cyclables de basse altitude, il est recommandé de planifier à l’avance plusieurs séances d’entraînement en montagne à moyenne ou haute altitude (par exemple Wuling, Hehuan Mountain ou la route d’Alishan) avant de relever le défi des Lagos de Covadonga, afin de permettre au corps de s’adapter d’abord à un effort de montée de haute intensité durant plusieurs dizaines de minutes, ainsi qu’aux changements de rythme respiratoire liés à l’augmentation de l’altitude. Bien que l’altitude d’arrivée des Lagos de Covadonga soit bien inférieure à celle des routes de haute montagne taïwanaises, pour les cyclistes qui manquent d’entraînement en longue ascension, un effort de moyenne à haute intensité continu de plus d’une heure reste un défi non négligeable. Une planification d’entraînement progressive avant le départ est donc essentielle.

Sur le plan pratique du déplacement pour aller rouler sur place : les Lagos de Covadonga se trouvent dans un parc national, où certaines saisons et périodes peuvent être soumises à des restrictions de circulation (par exemple, limitation de l’accès aux véhicules privés, mise en place de navettes). La planification réelle doit se baser sur les dernières informations officielles, et il ne faut pas se fier à des informations obsolètes trouvées en ligne. La météo en montagne est également très changeante : il est recommandé d’éviter les périodes les plus chaudes du plein été européen et de prévoir suffisamment de temps pour faire face aux éventuelles restrictions de circulation ou aux files d’attente. Comme il s’agit d’un site touristique très fréquenté et d’un lieu de pèlerinage sportif, le flux de personnes et de véhicules en haute saison est bien plus important que sur une ascension de montagne classique ; il faut être particulièrement attentif aux piétons et aux véhicules touristiques.

Rappels de sécurité

Certains tronçons des Lagos de Covadonga se chevauchent avec les flux touristiques, en particulier à l’approche des lacs où l’on croise fréquemment des randonneurs à pied, des camping-cars et des bus touristiques. Il est impératif de rester vigilant, de contrôler sa vitesse et d’éviter de dépasser ou de forcer le passage dans les épingles à cheveux à visibilité réduite. Les changements météorologiques dans les Picos de Europa sont également violents : un ciel dégagé en bas ne signifie pas nécessairement un ciel dégagé au sommet. Il est recommandé d’emporter un équipement léger coupe-vent et imperméable. Sur les tronçons de descente, les variations de pente sont importantes et les virages nombreux, sans compter les croisements possibles avec les touristes et leurs véhicules : il faut absolument contrôler sa vitesse tout au long de la descente et ne pas relâcher son attention sur les conditions de la route sous le coup de l’excitation du paysage. Si vous prévoyez de vous attarder pour admirer les lacs d’altitude, soyez attentif à l’ensoleillement et à l’exposition aux UV : l’intensité des rayons ultraviolets en altitude est souvent plus élevée qu’on ne l’imagine. Une protection solaire et une hydratation adéquates sont recommandées. Si, au cours d’un effort intense en montée, vous ressentez une oppression thoracique, des palpitations anormales, des vertiges, une vision floue ou tout autre signe d’alerte médicale, arrêtez immédiatement de pédaler et cherchez de l’aide à proximité. Les conseils de cet article sont fournis à titre indicatif uniquement et ne sauraient remplacer une évaluation médicale professionnelle. L’entraînement et les défis doivent être progressifs, et les différences individuelles sont considérables.

Par ailleurs, certains tronçons des Lagos de Covadonga longent le bord de vallées escarpées, et les glissières de sécurité ne sont pas nécessairement aussi complètes que sur les routes urbaines. Lors du pédalage ou des arrêts photo, soyez attentif au terrain sous vos pieds et évitez de vous laisser absorber par la prise de photos au point d’ignorer les conditions environnantes et les variations de pente. Si vous êtes accompagné de votre famille ou de débutants, convenez à l’avance des points de rendez-vous et d’un plan d’urgence. La couverture du signal en terrain montagneux est limitée : en cas de séparation ou d’incident, les communications peuvent être moins fluides qu’en plaine. Une préparation minutieuse avant le départ est indispensable. Entre compagnons de route, il est recommandé de convenir de points d’attente et d’horaires fixes, afin d’éviter des pertes de contact prolongées en montagne en raison de trop grands écarts d’allure entre les cyclistes, surtout par mauvais temps. L’entraide au sein du groupe est particulièrement importante.

Points clés à retenir

  • Les Lagos de Covadonga font environ 12,2 km de long, avec un dénivelé total d’environ 997 m et une pente moyenne d’environ 8,2 %. C’est l’une des arrivées en altitude les plus anciennes du Tour d’Espagne ; les chiffres varient légèrement selon les sources.
  • L’itinéraire se décompose en quatre sections : l’échauffement en pente douce en forêt, la montée régulière en lacets, le piège psychologique de la fausse accalmie, et le sprint final en pente raide avant les lacs.
  • Selon le modèle physique, un amateur moyen à 2,5 W/kg met environ 1 h 21 pour terminer le parcours, tandis qu’un coureur de niveau professionnel à 5,0 W/kg met environ 42 minutes ; la puissance instantanée requise sur le tronçon final en pente raide peut approcher, voire dépasser 7 W/kg.
  • Il est recommandé d’adopter une stratégie d’allure « prudente au début, en gardant des réserves pour la fin », afin d’éviter l’effondrement sur le tronçon final en pente raide par épuisement des forces.
  • L’itinéraire se trouve dans un parc national et peut être soumis à des restrictions de circulation : vérifiez impérativement les dernières annonces officielles avant le départ.
  • Les flux touristiques se mêlent aux cyclistes tout au long du parcours : soyez particulièrement attentif aux piétons et aux véhicules touristiques, et contrôlez votre vitesse en descente.
  • Après avoir terminé l’ascension principale et atteint le Lago Enol, si les forces et le temps le permettent, envisagez de continuer vers le deuxième lac, le Lago de la Ercina, pour découvrir une stratigraphie plus complète du paysage des Picos de Europa, mais évaluez toujours vos forces et votre plan de retour, et restez dans vos limites.

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