De la mer aux nuages : Haleakalā, le volcan de Maui, une ascension de 3 000 mètres à travers trois zones climatiques
À trois heures du matin, l’air au niveau de la mer est encore chargé de la chaleur humide d’une île tropicale du Sud. Tu enfourches ton vélo en maillot à manches courtes pour les premiers coups de pédale. Au lever du jour, tu te tiendras au bord du cratère d’un volcan éteint à plus de trois mille mètres d’altitude, contemplant la mer de nuages qui déferle sous tes pieds, avec une température ressentie qui pourrait bien ne plus dépasser quelques degrés. Ce n’est pas une exagération — c’est la description la plus honnête de cette route sur le Haleakalā, à Maui, à Hawaï : un départ quasi au niveau de la mer pour une ascension ininterrompue jusqu’au cratère volcanique éteint à 3 055 mètres, reconnue mondialement comme l’une des routes cyclables avec le « plus long dénivelé continu ».
Fiche technique de l’itinéraire
| Élément | Détail |
|---|---|
| Pays / Massif | Maui, État d’Hawaï, États-Unis — Parc national du Haleakalā |
| Départ → Arrivée | Zone côtière de Maui (la plupart des challengers partent d’une ville proche du niveau de la mer) → Centre des visiteurs au sommet du Haleakalā |
| Longueur | Environ 60 kilomètres au total (les statistiques varient selon le point de départ ; les références courantes citent entre 55 et 63 kilomètres) |
| Dénivelé total | Plus de 3 000 mètres (quasi équivalent à l’altitude du sommet, car le départ est proche du niveau de la mer) |
| Pente moyenne | Environ 5 % sur l’ensemble, mais la caractéristique majeure est la durée extrêmement longue, plus que la raideur |
| Pente maximale | Selon les données, elle se situe entre un chiffre moyen à élevé et environ 10 %, avec des écarts importants entre les sources ; se fier aux panneaux sur place |
| Altitude départ / arrivée | Départ proche du niveau de la mer → Arrivée à environ 3 055 mètres (10 023 pieds) |
| Origine de la notoriété | Reconnue mondialement comme l’une des routes cyclables avec le « dénivelé continu unique » le plus important, et célèbre site d’observation du lever de soleil |
Le nom Haleakalā signifie « Maison du Soleil » en hawaïen. Le cratère de ce volcan éteint constitue à lui seul plus des trois quarts de la surface terrestre de Maui, une ampleur rare dans l’archipel hawaïen. Cette route a été achevée en 1935, initialement pour permettre aux touristes de monter en voiture jusqu’au sommet pour admirer le lever du soleil. Le profil de pente a donc été conçu pour être plutôt doux et continu (comparé à l’ascension brutale et directe du mont Washington présentée précédemment). Mais c’est précisément cette caractéristique de « douceur mais sans fin » qui lui vaut une tout autre réputation dans le monde de l’endurance — elle ne te punit pas avec des pentes raides, mais elle use lentement ta volonté et ton endurance musculaire par sa longueur.
Dans le monde des sports d’endurance, le Haleakalā est depuis longtemps comparé aux autres itinéraires célèbres de type « ascension continue unique », car la plupart des montées routières, même très longues, comportent des ondulations ou de courtes descentes en cours de route. Les itinéraires où le « dénivelé net est presque égal au dénivelé total » et dépassant cinquante kilomètres sont extrêmement rares dans le monde. Cette particularité en fait un habitué des « listes de défis à relever dans une vie » pour de nombreux amateurs d’endurance — non pas parce que sa pente est la plus raide, mais parce qu’elle n’a presque aucun rival sur la dimension de la « pure ascension continue de très longue durée ».
La culture du pèlerinage au lever du soleil et le système de gestion moderne
Si cette route attire chaque année une foule de touristes et de sportifs, c’est en grande partie grâce à la splendeur du lever de soleil au sommet — se tenir au bord du cratère, au-dessus de la mer de nuages ondulante, pour accueillir les premiers rayons du jour, est depuis longtemps classé parmi les levers de soleil les plus remarquables au monde. Et c’est justement parce qu’elle est trop prisée que les informations publiques indiquent que le parc national du Haleakalā a mis en place ces dernières années un système de réservation pour la période du lever de soleil, limitant le nombre de véhicules autorisés à entrer dans le parc pendant des créneaux spécifiques tôt le matin (environ de 3 h à 7 h), afin de contrôler la surfréquentation touristique et l’impact sur l’écosystème. Pour les cyclistes qui souhaitent relever ce défi en synchronisation avec l’heure du lever de soleil, cela signifie que la planification en amont doit être plus minutieuse — pour les règles exactes de réservation, les frais et l’organisation des créneaux, il est impératif de se référer aux dernières annonces officielles, car ces mesures de gestion sont continuellement ajustées en fonction de l’affluence et des saisons.
Découpage en sections : un voyage à travers trois zones climatiques
Ce qui rend cette route à la fois fascinante et éprouvante, c’est que tu traverses en une seule sortie presque toutes les zones climatiques de l’archipel hawaïen. C’est l’un des rares endroits au monde où l’on peut expérimenter une variation climatique verticale aussi radicale en une seule journée, en une seule sortie.
Première section (du niveau de la mer à la moyenne altitude, zone tropicale humide) : Au départ, l’air est humide, chaud et collant, typique du climat tropical insulaire. L’itinéraire traverse des champs de canne à sucre, d’ananas et une végétation tropicale, avec des pentes relativement douces. Beaucoup sous-estiment cette section — parce qu’on se dit « c’est facile », mais n’oublie pas que tu viens à peine d’entamer une ascension de trois mille mètres. Dépenser trop d’énergie trop tôt est le piège principal de cette section.
Section intermédiaire (de la forêt de moyenne altitude à la couche nuageuse) : À mesure que l’altitude augmente, l’air humide et chaud laisse place à un climat montagnard plus frais. La route entre dans la zone de nuages, et la visibilité fluctue souvent en fonction de la couverture nuageuse. C’est la section où le changement de végétation est le plus spectaculaire de tout l’itinéraire — tu vois de tes propres yeux la végétation tropicale environnante se faire progressivement remplacer par une végétation alpine clairsemée, une expérience visuelle assez unique. La plupart des gens commencent à ressentir une fatigue musculaire cumulative à ce stade, car on a déjà parcouru une distance et un temps considérables, sans même avoir accompli la moitié de l’ascension.
Dernière section (au-dessus des nuages jusqu’au cratère sommitale, zone désertique alpine) : Une fois la couche nuageuse traversée, le paysage s’ouvre soudainement — tu te retrouves au-dessus de la mer de nuages, avec les nuages qui déferlent sous tes pieds et un ciel alpin limpide au-dessus de ta tête. Ce contraste visuel est une image inoubliable pour de nombreux finishers. Mais en même temps, le climat se transforme brutalement en un climat alpin froid et sec. Près du cratère, la végétation est clairsemée, presque désertique, avec un paysage géologique rappelant la surface lunaire. Les données publiques indiquent que la zone sommitale relève d’un « climat méditerranéen à été frais », rare sur Terre, avec des températures basses toute l’année et des variations marquées. La pente de cette dernière section n’est pas la plus raide, mais la fatigue accumulée par la longue ascension et la limitation de l’apport en oxygène due à l’altitude font des derniers kilomètres une épreuve de volonté plus que de force musculaire.
La philosophie de l’allure sur les très longues ascensions : pourquoi « économiser » est plus important que « attaquer »
Face à une ascension continue unique de plus de trois mille mètres de dénivelé, durant souvent de trois à six heures ou plus, la stratégie d’allure est bien plus cruciale que sur les itinéraires courts et raides présentés précédemment. Il n’y a aucune place pour la chance ici — si tu dilapides trop d’énergie dans la première section (zone tropicale humide), il n’y a presque aucune chance de récupérer dans les sections suivantes, car la fatigue s’accumule de manière irréversible, et des dizaines de kilomètres et des milliers de mètres de dénivelé t’attendent encore avant l’arrivée.
Le principe d’allure le plus prudent consiste à considérer l’ensemble du parcours comme une épreuve d’endurance de longue distance nécessitant une gestion précise de l’énergie, plutôt que comme un sprint sur une seule montée :
- Première section (zone tropicale) : réduire délibérément l’intensité : Les pentes y sont relativement clémentes, et l’illusion de pouvoir rouler vite est tentante, mais c’est la section où il faut le plus se retenir. Il est recommandé de maintenir la puissance ou la fréquence cardiaque nettement en dessous de son seuil personnel, en traitant cette section comme un échauffement aérobie prolongé, et non comme une scène pour montrer sa force.
- Section intermédiaire (zone nuageuse) : maintenir un rythme stable : En entrant en moyenne altitude, le corps commence à ressentir la fatigue accumulée. L’objectif ici est de maintenir la stabilité plutôt que de chercher la vitesse. Un rythme régulier (par exemple une cadence fixe) aide à ralentir la détérioration de la fatigue musculaire.
- Dernière section (zone désertique alpine) : préserver une réserve mentale : Plus on approche du sommet, plus la limitation de l’apport en oxygène due à l’altitude se fait sentir, et l’effort perçu augmente systématiquement. Ce dont on a besoin ici, ce n’est pas seulement d’une réserve physique, mais aussi d’une réserve psychologique — il est recommandé de décomposer cette dernière partie en plusieurs petits objectifs mentaux (par exemple, utiliser les points de vue, les bornes kilométriques comme jalons), afin d’éviter que l’immense inconnu du « combien reste-t-il » n’écrase ta volonté.
Stratégie de ravitaillement : gestion de l’énergie et de l’hydratation pour les longues sorties
Pour un défi de très longue durée traversant plusieurs zones climatiques, la stratégie de ravitaillement doit être planifiée plus finement que sur un itinéraire de montée classique :
- Ravitaillement par étapes : Dans la section tropicale humide, la transpiration est abondante. L’apport en électrolytes et en eau doit être anticipé et fréquent, ne pas attendre d’avoir soif pour boire ; en entrant en moyenne et haute altitude, bien que la sensation de chaleur moite diminue, la perte d’eau due à la respiration rapide persiste, et la fréquence d’hydratation ne doit pas baisser sous prétexte qu’« il fait moins chaud ».
- Alterner aliments solides et liquides : La durée totale peut atteindre plusieurs heures. Se reposer uniquement sur des produits hyper-concentrés comme les gels énergétiques peut surcharger le système digestif. Il est recommandé d’alterner aliments solides (par exemple barres énergétiques, bananes et autres aliments faciles à digérer) et ravitaillement liquide, afin de réduire le risque d’inconfort gastro-intestinal.
- Emporter des vêtements chauds dans le sac, pas sur soi au départ : C’est le détail le plus souvent négligé sur cet itinéraire — tu ne peux pas partir avec des vêtements chauds sur le dos (tu souffrirais d’un coup de chaleur dans la section tropicale), mais tu ne peux pas non plus ne pas en emporter (il ferait trop froid au sommet, risque d’hypothermie). La solution la plus pratique est de compresser une couche chaude légère et une veste coupe-vent dans ton sac ou dans le véhicule de soutien, et de les enfiler progressivement lorsque la température commence à baisser dans la section intermédiaire.
Estimation de la puissance et de l’allure
Nous utilisons un modèle physique standard pour estimer le temps de parcours de cet itinéraire. Ce calcul met particulièrement en évidence l’impact du « double cumul de la distance et du dénivelé » sur les montées d’endurance :
P = (Fg + Fr + Fa) × v ÷ efficacité de transmission
Fg = m × g × sin(arctan(pente)) Composante gravitationnelle
Fr = m × g × cos(arctan(pente)) × Crr Résistance au roulement
Fa = 0,5 × ρ × CdA × v² Résistance aérodynamique
Paramètres : poids du cycliste 70 kg + équipement et vélo 9 kg, poids total 79 kg ; g = 9,81 m/s² ; Crr ≈ 0,005 ; CdA ≈ 0,32 m² ; efficacité de transmission ≈ 0,975. En intégrant un parcours d’environ 61 km, un dénivelé positif total d’environ 3 055 mètres (pente moyenne d’environ 5 %, altitude moyenne d’environ 1 540 mètres, densité de l’air d’environ 85 % de celle au niveau de la mer) :
| Rapport poids/puissance | Catégorie de cycliste | Temps estimé pour la montée | Vitesse moyenne |
|---|---|---|---|
| 2,0 W/kg | Débutant terminant l’ascension | Environ 5 h 29 min | Environ 11,1 km/h |
| 2,5 W/kg | Amateur moyen | Environ 4 h 28 min | Environ 13,7 km/h |
| 3,0 W/kg | Avancé | Environ 3 h 47 min | Environ 16,1 km/h |
| 4,0 W/kg | Niveau compétition | Environ 2 h 58 min | Environ 20,5 km/h |
| 5,0+ W/kg | Niveau professionnel | Environ 2 h 29 min | Environ 24,5 km/h |
Ce qui précède est une estimation basée sur un modèle physique, sans tenir compte du vent, de l’état de la route ou des différences morphologiques ; les résultats réels peuvent varier. Ce modèle présente une limite importante : il suppose que le cycliste peut maintenir un rapport poids/puissance constant tout au long d’une sortie de plusieurs heures, ce qui est presque impossible dans le monde réel — en conditions réelles, à mesure que le temps passe, la fatigue musculaire, les fluctuations de la glycémie et la charge de thermorégulation font progressivement baisser la puissance soutenable. C’est particulièrement vrai sur la partie finale de cet itinéraire, où l’altitude croissante ajoute une limitation de l’apport en oxygène ; le temps réel de parcours est généralement plus long que les chiffres du tableau. C’est précisément pour cela que, sur les montées de très longue distance, « la gestion de l’allure est plus cruciale que la pente ». Il faut également signaler un point important : selon les informations publiques, le parc national de Haleakalā, après plusieurs accidents mortels depuis 2007, a totalement interdit les activités cyclistes commerciales dans l’enceinte du parc. La plupart des groupes de descente commerciaux proposent désormais des descentes raccourcies en dehors des limites du parc, plutôt que la descente intégrale traditionnelle « du sommet jusqu’à la mer ». Il est impératif de vérifier les dernières réglementations officielles lors de la planification de votre voyage.
Recommandations d’équipement
- Stratégie vestimentaire en couches : c’est l’itinéraire type qui exige une « tenue en oignon » sur toute la durée. Au départ, privilégiez un maillot d’été léger et respirant ; au milieu du parcours, ajoutez progressivement une coupe-vent ou une couche fine à manches longues ; vers le sommet, un équipement complet de protection contre le froid et le vent est nécessaire. Toutes les couches doivent être légères et compressibles, faciles à transporter sans prendre de place.
- Gants et accessoires de protection contre le froid : entre la basse température au sommet et l’effet de refroidissement éolien en descente, les extrémités des doigts peuvent rapidement devenir douloureuses, voire engourdies. Il est recommandé d’emporter des gants légers et chauds, même si vous n’en avez pas besoin en montée, à enfiler avant la descente.
- Configuration du braquet : bien que la pente moyenne de cet itinéraire ne soit pas très raide, compte tenu de l’accumulation de fatigue musculaire sur une longue durée, il est conseillé de rester prudent dans le choix des braquets, afin de garantir des rapports légers disponibles même en fin de parcours, et d’éviter de devoir forcer à fort couple, ce qui épuiserait prématurément les muscles.
- Éclairage : si vous prévoyez de partir de nuit ou tôt le matin pour coïncider avec le lever du soleil, les feux avant et arrière sont indispensables. L’éclairage sur les routes de montagne est limité, et c’est particulièrement important lorsque la visibilité est mauvaise.
- Quantité de ravitaillement à emporter : les commerces le long de l’itinéraire sont rares, et une fois dans le parc national, il n’y a pratiquement aucun point de ravitaillement. Il est recommandé d’emporter suffisamment d’eau et de nourriture pour toute la durée. Vous pouvez repérer au préalable les rares villes sur le parcours pour d’éventuels ravitaillements, mais ne comptez pas entièrement dessus.
Le point de vue des cyclistes taïwanais
Il est difficile pour les cyclistes taïwanais de trouver un itinéraire de référence parfaitement équivalent à Haleakalā dans leur pays, car Taïwan ne possède aucune route continue unique qui grimpe de plus de 3 000 mètres depuis presque le niveau de la mer. Pour une comparaison approximative, la référence spirituelle la plus proche est l’ascension de Wuling par l’ouest — un défi qui part d’une altitude relativement basse jusqu’au point culminant de la route taïwanaise (environ 3 275 mètres). Cette sensation d’épuisement liée au « double cumul de la distance et du dénivelé » est l’expérience taïwanaise la plus proche de l’esprit de Haleakalā. Cependant, il faut noter que l’ascension de Wuling par l’ouest comporte des ondulations, des sections plus douces et même de courtes descentes permettant de récupérer, alors que Haleakalā est presque un dénivelé positif continu jusqu’au sommet, sans véritable descente permettant de récupérer en cours de route — c’est aussi pourquoi, même si les chiffres de pente de Haleakalā ne semblent pas particulièrement impressionnants, la difficulté réelle y est souvent décrite comme « une épreuve de volonté plus que de force musculaire ».
Côté préparation pratique pour s’y rendre, le décalage horaire et la gestion du sommeil sont des détails souvent négligés par les cyclistes asiatiques. Le vol de Taïwan vers Hawaï s’accompagne généralement d’un décalage horaire important. Si le défi est programmé dans les premiers jours suivant l’arrivée, le manque de sommeil et la perturbation des rythmes circadiens dus au décalage horaire peuvent amplifier la difficulté de ce défi d’endurance extrême. Il est recommandé de prévoir plusieurs jours d’acclimatation avant de tenter l’ascension. Par ailleurs, si vous prévoyez de partir tôt le matin pour admirer le lever du soleil, portez une attention particulière aux basses températures et aux problèmes de visibilité en montagne pendant la nuit et tôt le matin, et assurez-vous d’avoir un équipement d’éclairage et de protection contre le froid complet.
Côté planification de l’entraînement, il est très difficile pour les cyclistes taïwanais de simuler sur un seul itinéraire la sensation réelle d’un « dénivelé positif continu de 3 000 mètres sur plusieurs heures ». L’approche la plus pragmatique consiste à accumuler une base d’endurance similaire grâce à un entraînement combiné — par exemple, en programmant de longues séances de montée fractionnée (cumulant plusieurs ascensions de moyenne longueur dans la même journée), ou en enchaînant de longues routes comme la traversée nord ou la traversée sud pour des sorties d’endurance de très longue distance. L’essentiel est de développer la capacité à « maintenir une puissance stable sur la durée et à conserver un rythme en fin de parcours », plutôt que de chercher la pente maximale sur une section isolée. La capacité cardio-respiratoire de base et le maintien de la sangle abdominale sur la durée seront les facteurs décisifs de la réussite de ce défi, bien plus que la capacité à grimper une pente raide ponctuelle.
L’adaptation au climat mérite également d’être mentionnée : bien qu’Hawaï soit une île tropicale, le climat chaud et humide et étouffant que connaissent bien les cyclistes taïwanais (en particulier la chaleur et l’humidité élevées de la saison des pluies estivale ou des flux d’air du sud-ouest) diffère du climat tropical plus sec d’Hawaï. Si, avant le départ, vous pouvez effectuer un entraînement d’acclimatation à la chaleur dans un environnement similaire chaud et humide à Taïwan, cela contribuera à réduire la charge supplémentaire imposée au corps sur les sections tropicales du début de parcours, et permettra une gestion de l’énergie plus sereine.
Rappel de sécurité
- UV et protection solaire : Le soleil est intense sur les îles tropicales, et il est encore plus fort en altitude. Une protection solaire est nécessaire tout au long du parcours, et il ne faut pas négliger la crème solaire en ne pensant qu’au froid au sommet.
- Risque d’hypothermie : Le climat au sommet est un climat frais d’été rare. Même en été, la température au sommet peut être bien plus basse que prévu. Après avoir transpiré longtemps, le vent au sommet peut accélérer la perte de chaleur corporelle. Il est impératif d’avoir un équipement de protection thermique complet.
- Déshydratation et déséquilibre électrolytique : Le parcours est long et traverse des zones climatiques très différentes. Une mauvaise gestion de l’eau et des électrolytes peut facilement entraîner des crampes, des vertiges, etc. dans la seconde moitié du parcours. Il faut planifier le ravitaillement à l’avance et être attentif aux signaux d’alerte du corps.
- Limitations à la descente : Dans le parc national, les descentes à vélo à des fins commerciales sont interdites. Les cyclistes individuels doivent strictement respecter la réglementation locale et les limites de vitesse. Les longues descentes continues sollicitent énormément le système de freinage et la condition physique. Il est impératif de contrôler sa vitesse avec prudence.
- Liste des signes d’alerte médicale : En cas de maux de tête sévères, de confusion, de vomissements persistants, d’oppression ou de douleur thoracique, de faiblesse des membres, etc., il faut immédiatement arrêter l’activité et consulter un médecin. Ces symptômes peuvent être des signes de mal aigu des montagnes ou d’autres urgences médicales. Il ne faut pas les ignorer ou les retarder. Les conseils d’entraînement et de défi fournis dans cet article sont fournis à titre de référence uniquement. Les différences individuelles sont importantes, il faut progresser progressivement, et cela ne remplace pas une évaluation médicale professionnelle.
- Posture et gestion de la fatigue lors de longues sorties : Une montée continue de plusieurs heures sollicite non seulement le cœur, les poumons et les muscles, mais aussi le cou, les poignets et l’assise qui subissent une pression constante, ce qui peut facilement accumuler de l’inconfort. Il est recommandé de changer régulièrement la position des mains, de se lever pour pédaler afin de soulager la pression sur l’assise, et d’éviter qu’une position unique prolongée ne provoque un engourdissement localisé ou une aggravation des courbatures.
- Risques d’un défi en solitaire : Sur certaines sections de cet itinéraire, il y a peu de circulation et de personnes. Si vous choisissez de relever le défi en solitaire, il est recommandé d’informer vos proches de l’itinéraire exact et de l’heure d’arrivée estimée, et d’emporter un appareil de communication et une batterie externe en cas de besoin, surtout si vous partez tôt le matin ou tard le soir.
Étant donné la durée totale du parcours et les variations climatiques importantes, il est recommandé à tous les participants de bien connaître leurs limites physiques avant le départ, d’accumuler progressivement une base d’entraînement pour les montées longues, et de ne pas faire de Haleakalā votre première sortie de montée très longue. Pour les cyclistes ayant déjà une expérience des montées longues en altitude comme Wuling par l’ouest, cet itinéraire sera une expérience nouvelle et passionnante. Mais si votre base d’endurance n’est pas encore établie, tenter le défi à la hâte pourrait vous forcer à abandonner en cours de route, voire provoquer des problèmes physiques. Il est recommandé de commencer par des entraînements de montée longue dans votre pays pour accumuler de l’expérience, puis de planifier ce défi outre-mer. Considérez chaque sortie longue dans votre pays comme une répétition générale à échelle réduite pour construire progressivement votre confiance et votre expérience.
Points clés à retenir
- Haleakalā est une montée continue extrêmement longue qui part de presque le niveau de la mer pour atteindre 3 055 mètres d’altitude, sur environ 60 kilomètres. Sa principale caractéristique est la combinaison de la longueur et de l’altitude, plutôt que la pente elle-même.
- Une seule sortie traverse trois zones climatiques très différentes : la chaleur humide tropicale, la forêt de nuages et le désert d’altitude. Il est recommandé de comprimer et d’emporter les vêtements chauds dans un sac plutôt que de les porter au départ.
- La philosophie de l’allure est de « pédaler avec économie » plutôt que de « pédaler à fond » : il faut délibérément réduire l’intensité dans la première partie pour garder de l’énergie physique et mentale pour l’ascension en altitude de la seconde partie.
- Selon un modèle physique, un cycliste débutant à 2,0 W/kg mettrait environ 5 heures 29 minutes, et un niveau professionnel à 5,0 W/kg environ 2 heures 29 minutes. Le temps réel est influencé par l’allure et l’accumulation de fatigue, et est généralement plus long que les chiffres du modèle.
- La référence spirituelle la plus proche à Taïwan est la sensation de distance et d’accumulation d’altitude de Wuling par l’ouest, mais Haleakalā n’offre presque aucune occasion de descente pour récupérer en cours de route. Le parc national a interdit les descentes commerciales, il faut donc vérifier les dernières réglementations avant le départ.
- Pour les vêtements, il est recommandé d’adopter une stratégie en couches, avec des couches chaudes et coupe-vent légères et compressibles emportées dans un sac plutôt que portées au départ, pour faire face aux variations climatiques importantes tout au long du parcours.
- Cet itinéraire n’est pas recommandé comme première expérience de montée très longue. Avant le départ, il faut progressivement accumuler une base d’endurance aérobie longue distance et longue durée, et se préparer au décalage horaire et à l’acclimatation à la chaleur.
Lectures complémentaires
- Monter depuis le point le plus bas de la Terre : de la mer Morte à Jérusalem, un enfer cycliste où l’altitude se compte à l’envers
- Cyclisme sur terrain volcanique : les terrains d’entraînement ultimes en montée à Hawaï et à Tenerife
- Du niveau de la mer à 1 271 mètres : kunanyi/Mount Wellington, une montée urbaine qui vous gèlera les doigts
- Défis extrêmes à Taïwan : le guide complet des défis ultimes, de Wuling aux Deux Tours
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