Neuf kilomètres et demi au bord du précipice : Chapman's Peak Drive, une route taillée par des prisonniers, fermée par des chutes de pierres et ravagée par un incendie
Ce n’est pas une « montée », c’est une « route de falaise »
Si vous avez cliqué sur cet article en cherchant une route avec des chiffres de pente à faire peur, Chapman’s Peak Drive risque de vous surprendre — sa notoriété ne vient pas de la raideur de ses pentes, mais de la façon dont elle a été construite et de l’endroit où elle se trouve. Cette route d’environ 9,5 kilomètres est une route en encorbellement taillée de force dans les parois quasi verticales du côté ouest de la péninsule du Cap. D’un côté, la falaise abrupte ; de l’autre, le précipice qui plonge directement dans l’océan Atlantique. Elle est largement saluée comme « l’une des routes côtières les plus spectaculaires du monde ».
Pour les cyclistes taïwanais, cette route se comprend mieux en mettant de côté l’idée d’un « défi de pente niveau Wuling » pour adopter plutôt « le sentiment de crainte que l’on éprouve face aux routes de falaise comme la Suhua à Taroko » — ce qu’elle met à l’épreuve, ce n’est pas vos limites cardiovasculaires ou musculaires, mais votre capacité à garder une stabilité mentale et une discipline de pilotage face aux falaises, aux risques de chutes de pierres et à une météo imprévisible. C’est aussi l’un des segments les plus emblématiques du plus grand événement cycliste d’Afrique du Sud en termes de participation, le Cape Town Cycle Tour (anciennement Cape Argus Cycle Tour), qui attire chaque année des dizaines de milliers de cyclistes amateurs et professionnels.
Informations de base sur le parcours
| Élément | Détails |
|---|---|
| Pays / massif | Afrique du Sud, province du Cap-Occidental, Le Cap, côté ouest de la péninsule du Cap (Cape Peninsula) |
| Départ → arrivée | Relie Hout Bay à Noordhoek, fait partie de la route M6, et se prolonge en direction du cap de Bonne-Espérance (Cape Point) |
| Longueur | Environ 9,5 kilomètres |
| Nature du terrain | Route côtière construite en encorbellement le long de la falaise, de type « ondulations » plutôt que montée continue dans une seule direction. Aucune donnée publique fiable sur le dénivelé total et la pente moyenne n’a été trouvée ; cet article privilégie une description qualitative et n’invente aucun pourcentage précis |
| Conditions d’accès | Route à péage (section de la M6), fermée de manière dynamique selon la météo et les risques géologiques |
| Source de notoriété | Le titre de « l’une des routes côtières les plus spectaculaires du monde », son histoire de construction par des prisonniers sur sept ans, son parcours dramatique de fermetures et réouvertures à cause des chutes de pierres et des incendies, et son statut de segment classique du Cape Town Cycle Tour |
Déclaration d’honnêteté sur les données : contrairement aux autres routes de montée présentées dans cette série, Chapman’s Peak Drive est par nature une « route en encorbellement » taillée dans la montagne le long de la côte. Le parcours présente des ondulations mais le dénivelé global n’est pas extrême ; ce n’est pas une montée traditionnelle qui part du fond de la vallée pour grimper au sommet. Le seul chiffre fiable vérifiable dans les sources publiques est la longueur totale d’environ 9,5 kilomètres. En revanche, aucune donnée cohérente et crédible sur le dénivelé total et la pente moyenne n’a été trouvée dans les différentes sources. Par respect du principe « ne pas inventer de données précises », je précise honnêtement ici : le défi de cette route ne réside pas principalement dans ses chiffres de pente, mais dans les aspects géologiques, météorologiques et de sécurité routière détaillés plus loin. Si vous avez besoin de données précises de dénivelé et de pente, il est recommandé de vous fier à votre propre appareil GPS lors d’une sortie réelle.
Découpage par sections : un parcours de falaise du port de pêche aux dunes
Première section : côté Hout Bay — les adieux d’un port de pêche animé
Si vous partez du côté de Hout Bay, vous êtes dans une petite ville portuaire pleine de vie, avec son marché aux poissons, sa marina et ses échoppes de souvenirs pour touristes. Avant de partir, c’est l’endroit idéal pour refaire le plein d’eau et de calories. En quittant la ville, la route ne tarde pas à s’engager dans la section taillée dans la paroi rocheuse, et le paysage bascule des rues urbaines vers une côte spectaculaire.
Deuxième section : le cœur de la route en encorbellement — le dialogue entre la falaise et l’Atlantique
C’est la partie la plus emblématique de tout le parcours : la route épouse une paroi quasi verticale, avec d’un côté la falaise rocheuse à nu et de l’autre un précipice sans aucune protection qui surplombe directement l’océan Atlantique. En raison de sa structure géologique particulière, cette section est considérée par les géologues comme l’un des sites d’exposition les plus célèbres au monde d’un phénomène de discordance géologique. La discontinuité des couches rocheuses y est clairement visible, ce qui en fait un véritable livre ouvert pour les passionnés de géologie. Plusieurs belvédères et aires de stationnement jalonnent le parcours, des endroits très prisés où touristes et cyclistes s’arrêtent pour prendre des photos. Mais c’est aussi la zone où le risque de chutes de pierres est le plus concentré — des galeries de protection contre les éboulements longent la route pour protéger les usagers, mais il faut néanmoins rester attentif aux avis de circulation en permanence.
Troisième section : les ondulations du milieu — la partie la plus dégagée
Après la section la plus abrupte de la falaise, la route entre dans un relief plus doux et ondulant, avec une vue toujours aussi dégagée qui permet d’apercevoir au loin le contour du port de Hout Bay et, en direction de Noordhoek, les dunes et les zones humides. Le rythme de pédalage y est nettement plus détendu que dans la section centrale, idéal pour souffler un peu et admirer le paysage.
Quatrième section : côté Noordhoek — la transition vers les dunes et les zones humides
À l’approche de Noordhoek, le paysage passe progressivement de la falaise à de vastes plages de sable et des zones humides. Noordhoek elle-même est un lieu réputé pour sa longue plage et ses activités équestres, une atmosphère radicalement différente de celle du port de pêche de Hout Bay, créant un contraste saisissant entre les deux extrémités de ce parcours.
Les défis au-delà de la « montée » : ce qui rend cette route vraiment difficile
Comme ce n’est pas une route qui se distingue par sa pente, je ne vais pas forcer l’application de formules physiques de montée pour estimer un « temps de parcours » — le temps calculé avec un modèle de pente pour un terrain ondulé et roulant ne différerait guère d’une vitesse de croisière sur le plat, sans intérêt concret, et risquerait même d’induire les lecteurs en erreur en leur faisant croire que c’est une « route facile » et en sous-estimant ses risques. Ce qui détermine réellement si vous pouvez parcourir cette route sereinement, ce sont les facteurs suivants, indépendants de la pente :
Météo et visibilité
La météo de la péninsule du Cap est réputée pour sa variabilité, en particulier ses vents violents. La zone est bordée par l’Atlantique Sud, où les vents forts, les rafales et même les tempêtes de sable sont monnaie courante. Comme la route longe la falaise et que certaines sections offrent peu d’abri, le vent latéral est un danger plus préoccupant pour le contrôle d’un vélo de route que la pente elle-même. Les autorités décident dynamiquement d’ouvrir ou de fermer la route en fonction des conditions météorologiques en temps réel (visibilité, vitesse du vent, précipitations) et de l’évaluation des risques géologiques. C’est aussi pourquoi consulter l’état de la route le jour même est plus important que de consulter les chiffres de pente.
Chutes de pierres et risques géologiques
L’histoire de cette route n’est pas seulement celle d’un « beau paysage ». Selon les archives historiques vérifiables, la route a été fermée dans les années 1990 après un accident mortel causé par une chute de pierres, et n’a rouvert qu’en 2005, convertie en route à péage. Même après sa réouverture, elle a de nouveau été fermée pendant plusieurs mois en 2008 après que la montagne a été jugée présenter des zones à risque. Cette caractéristique de « fermeture sur un coup de tête » signifie que la praticabilité de la route comporte en elle-même une incertitude considérable. Avant de partir, il est impératif de vérifier l’état d’ouverture en temps réel du jour même, et de ne pas supposer qu’elle est forcément ouverte.
Risque d’incendies de végétation
La végétation naturelle de la péninsule du Cap appartient à un écosystème typiquement méditerranéen (appelé végétation Fynbos en Afrique du Sud). En saison sèche, les incendies de végétation sont fréquents, et le feu se propage très rapidement, attisé par les vents de montagne. Dans les archives du Cape Town Cycle Tour, l’édition 2015 a dû être considérablement raccourcie et déviée sur un itinéraire alternatif parce qu’un incendie de végétation avait directement frappé le parcours. Cela montre que même un grand événement conçu pour des dizaines de milliers de participants doit considérer le feu comme un facteur de risque pouvant survenir à tout moment et exigeant une adaptation immédiate. Les cyclistes individuels doivent d’autant plus rester vigilants, surtout en saison sèche et venteuse.
Circulation et flux touristique
En tant que route touristique réputée, cette route supporte un trafic non négligeable, surtout les week-ends et en haute saison touristique : voitures, cars de tourisme et touristes en voiture de location s’y succèdent sans interruption. De plus, les nombreux belvédères le long du parcours génèrent des arrêts spontanés et des traversées de piétons. Il est impératif d’adopter une conduite plus prudente que sur une route de montagne isolée, en anticipant à l’avance le comportement des autres usagers.
Le tronçon emblématique de la plus grande course cycliste d’un jour au monde
Le Cape Town Cycle Tour (anciennement Cape Argus Cycle Tour) est l’une des plus grandes courses cyclistes d’un jour au monde et la plus importante d’Afrique du Sud, attirant chaque année des dizaines de milliers de cyclistes amateurs et professionnels. Le parcours, long d’environ cent kilomètres, fait le tour de la péninsule du Cap en passant par les villes côtières de Simon’s Town, Fish Hoek, Scarborough et Kommetjie. Chapman’s Peak Drive est précisément le segment le plus emblématique de tout le parcours, et celui que les photographes préfèrent capturer.
La disponibilité de cette route est étroitement liée à la planification du parcours de la course, et l’histoire compte plusieurs cas où des fermetures de route ont forcé des déviations temporaires : les données publiques montrent qu’entre 2000 et 2003, en raison de la fermeture de Chapman’s Peak Drive, la course a emprunté un itinéraire alternatif via Ou Kaapse Weg et la Blue Route, avant de revenir au tracé classique après la réouverture de la route en 2004. Quant à l’incendie de végétation de 2015 mentionné précédemment, il a directement réduit le parcours à environ 47 kilomètres, obligeant les coureurs à faire demi-tour au bout de la Blue Route, Chapman’s Peak Drive étant totalement exclue du tracé.
Ces archives historiques illustrent clairement une chose : même une course de niveau international, mobilisant d’importantes ressources humaines et matérielles et nécessitant des mois de planification pour la gestion du trafic, ne peut pas contrôler entièrement la disponibilité de cette route, sans parler des sorties organisées par les cyclistes eux-mêmes. C’est aussi pourquoi cet article insiste à plusieurs reprises sur l’importance de « vérifier l’état d’ouverture en temps réel avant le départ » — ce n’est pas un rappel de sécurité standard, mais une véritable leçon tirée de l’histoire de cette route.
Un lieu de pèlerinage pour les passionnés de géologie
Au-delà des amateurs de vélo et de conduite, Chapman’s Peak est également un point d’observation d’affleurement (outcrop) très connu dans le monde de la géologie. La coupe des strates rocheuses de cette falaise montre clairement la limite entre les couches sédimentaires de différentes ères géologiques et le socle granitique. Ce phénomène est appelé « discordance » (unconformity) en géologie, ce qui signifie qu’il existe entre deux couches de roches une longue période d’interruption sédimentaire ou une histoire d’érosion, constituant une preuve importante pour reconstituer l’évolution paléogéographique d’une région. Ce type de discordance clairement identifiable n’est pas courant dans le monde, ce qui fait de Chapman’s Peak l’un des cas classiques fréquemment cités dans les manuels de géologie et l’enseignement sur le terrain.
Cette montagne abrite également deux types de végétation indigène classés en danger critique d’extension, qui ne poussent que dans la région du Cap, en cohérence avec le statut particulier de la région floristique du Cap (Cape Floristic Region) en matière de biodiversité — bien que la péninsule du Cap ne soit pas étendue, elle possède l’une des plus fortes densités d’espèces végétales indigènes au monde. C’est pourquoi, même pour une « simple route », la richesse écologique et géologique le long du parcours mérite que les cyclistes ralentissent pour l’apprécier pleinement, non pas seulement comme une route panoramique pour prendre des photos, mais comme une véritable leçon de géologie et d’écologie de terrain à vélo.
Une histoire taillée par des prisonniers
Le nom de cette route vient de John Chapman, le navigateur d’un navire britannique en 1607. Les travaux qui ont réellement donné naissance à cette route ont été entrepris entre 1915 et 1922. Selon les archives historiques, ce chantier de sept ans a utilisé de la main-d’œuvre carcérale, taillant centimètre par centimètre l’assise de la route dans une paroi presque verticale, avant l’inauguration officielle en mai 1922 par le prince Arthur de Connaught.
Ce contexte historique de « route percée à travers la falaise par des prisonniers » n’est pas rare dans le cadre des travaux coloniaux du début du XXe siècle, mais il confère à cette route une épaisseur historique supplémentaire — chaque section de galerie de protection, chaque entaille dans la falaise est, d’une certaine manière, le fruit du labeur et de la sueur des travailleurs de l’époque. Une fois cette histoire connue, pédaler sur cette route procure un ressenti totalement différent face aux galeries anti-éboulement et aux entailles de la falaise : ce n’est plus seulement « le paysage est magnifique », mais aussi un profond respect pour cette terre et son histoire.
Le point de vue des cyclistes taïwanais : comment cela se compare à Taroko et Suhua ?
Pour trouver un point de comparaison parlant pour les lecteurs taïwanais, Chapman’s Peak Drive évoque davantage la route provinciale Suhua ou le tronçon des gorges de Taroko — ce sont toutes des routes taillées le long de falaises, avec d’un côté la paroi rocheuse et de l’autre le précipice, toutes exposées aux risques d’éboulement et toutes susceptibles de fermetures temporaires en raison de la fragilité géologique. La différence réside dans le fait que Chapman’s Peak Drive fait face à la vaste vue sur l’océan Atlantique, tandis que Suhua et Taroko font face à des gorges verticales et à l’océan Pacifique. L’ambiance du paysage diffère, mais l’état d’esprit — « rouler sous des galeries de protection en falaise, en gardant un respect vigilant face aux risques géologiques » — est très similaire.
Si vous avez déjà roulé sur l’ancienne route de Suhua ou sur certains tronçons de Taroko à Taïwan, et que vous êtes capable de maintenir une discipline de conduite stable, sans vous laisser distraire par le paysage au point de négliger l’état de la route, alors vous possédez déjà les compétences essentielles pour relever le défi de Chapman’s Peak Drive — ce dont cette route a réellement besoin, ce n’est pas d’une puissance de grimpeur exceptionnelle, mais d’une concentration soutenue et d’une conscience aiguë des risques.
Conseils pratiques pour s’y rendre à vélo
Saison, attention à l’inversion des hémisphères : L’hiver au Cap, en Afrique du Sud, correspond à l’été à Taïwan (environ de juin à août). Pendant cette période, c’est la saison des pluies au Cap, avec une probabilité accrue de vents forts et de précipitations, ainsi qu’un risque plus élevé d’éboulements et de fermetures de routes. À l’inverse, l’été au Cap (environ de décembre à février de l’année suivante, qui correspond à l’hiver à Taïwan) bénéficie d’un climat relativement sec et stable, c’est la saison recommandée par la plupart des guides touristiques, mais c’est aussi la saison sèche où le risque d’incendies de végétation est plus élevé. Il faut peser ces deux risques simultanément, ce n’est pas simplement « l’été est forcément plus sûr ».
Péage et accès : C’est une route à péage. Pour le tarif exact et les dernières conditions de passage, veuillez vous référer aux annonces officielles en temps réel ; aucun montant susceptible d’être obsolète ne sera fourni ici. Le site officiel fournit les conditions météorologiques en temps réel (visibilité, vitesse du vent) et l’état d’ouverture de la route. Il est impératif de vérifier l’état du jour avant le départ, car comme mentionné précédemment, cette route a un historique de « fermeture sans préavis ».
Relation avec le Cape Town Cycle Tour : Si vous prévoyez de visiter la région pendant le Cape Town Cycle Tour (généralement à la fin de l’été de l’hémisphère sud, vers mars ; les dates exactes sont à confirmer sur les annonces officielles), cette route sera soumise à des restrictions de circulation pendant la course. Si vous n’êtes pas participant, il est recommandé d’éviter le jour de la course et de privilégier un jour ordinaire pour profiter pleinement du rythme de pédalage.
Rappel de sécurité : la liste des risques de la route de falaise
Éboulements et fermetures de route
Comme mentionné précédemment, cette route a un historique d’accidents mortels réels. Même avec les galeries anti-éboulement, le risque ne peut pas être totalement éliminé. Il est impératif de vérifier l’état d’ouverture en temps réel et les alertes météorologiques du jour avant le départ. Si une alerte de risque géologique est émise localement, annulez immédiatement votre sortie, ne comptez pas sur la chance.
Vents forts et vents latéraux
Sur les tronçons taillés le long de la falaise, la largeur de la route est parfois limitée et les abris sont rares. La menace des vents forts et des vents latéraux sur la maniabilité d’un vélo de route ne doit pas être sous-estimée. Il est recommandé d’éviter les jours où un avertissement de vents forts est émis, et de maintenir un centre de gravité plus bas et des distances de sécurité plus larges pendant le pédalage.
Saison des incendies de végétation
Pendant la saison sèche, si vous sentez une odeur de fumée ou voyez une fumée visible dans les montagnes, faites immédiatement demi-tour et partez. Ne continuez pas avec un esprit d’insouciance : la propagation d’un incendie de végétation, alimentée par les vents de montagne, peut être bien plus rapide que prévu.
Circulation et arrêts aux belvédères
En tant que route touristique très fréquentée, le trafic et les véhicules en stationnement temporaire sont nombreux. Il est recommandé de rester très vigilant pendant le pédalage, en particulier aux abords des belvédères : méfiez-vous des véhicules garés dont les portières peuvent s’ouvrir soudainement ou qui peuvent faire marche arrière, ainsi que des piétons qui traversent la route pour prendre des photos.
Chaleur et protection solaire
Pendant l’été de la péninsule du Cap (de décembre à février), l’ensoleillement est intense et l’ombre est rare sur les tronçons de falaise. Il est recommandé de se protéger du soleil et d’emporter suffisamment d’eau pour éviter les coups de chaleur ou l’épuisement thermique. Si des symptômes apparaissent — vertiges, nausées, arrêt soudain de la transpiration après une transpiration abondante — arrêtez immédiatement de pédaler, cherchez un endroit ombragé pour vous rafraîchir et consultez un médecin selon la situation. Les rappels de cet article sont fournis à titre indicatif uniquement et ne remplacent pas un jugement médical professionnel sur place.
Pourquoi une route « qui ne grimpe pas vraiment » mérite sa place dans une liste de routes mondialement reconnues
En lisant ceci, vous vous demanderez peut-être : pourquoi une série d’articles consacrée aux « montées mondialement reconnues » inclurait-elle une route côtière au relief doux, sans même un chiffre de dénivelé précis à afficher ? La réponse tient à la véritable valeur de cette route — le défi du cyclisme ne se résume pas à la seule dimension de la « raideur de la pente ». Pour de nombreux cyclistes qui passent des années à analyser les données d’ascension et à repousser les limites de leur rapport poids/puissance, Chapman’s Peak Drive offre un tout autre type d’expérience de pilotage : celle qui exige de lâcher prise sur l’obsession de la vitesse et de la puissance, pour se concentrer sur la lecture de l’environnement, la conscience du risque et la stabilité mentale.
Ce type de défi trouve d’ailleurs un écho dans la culture cycliste taïwanaise — lorsque des cyclistes chevronnés relèvent les sections à flanc de falaise de la route Suhua ou de la côte nord, la comparaison ne porte jamais sur la moyenne horaire, mais sur qui parvient à garder le pilotage le plus stable et le jugement le plus clair dans des conditions de vent fort, de circulation dense et de visibilité réduite. Chapman’s Peak Drive est précisément le représentant mondial de ce type de pilotage axé sur la « gestion du risque », et mérite à ce titre d’être présenté aux côtés d’itinéraires comme le Mount Baw Baw ou la Crown Range Road, qui se distinguent par leurs chiffres de pente, afin de faire comprendre aux lecteurs la diversité des « routes mondialement reconnues » : la valeur d’une route ne devrait pas se mesurer uniquement à son pourcentage de pente.
Si vous avez l’habitude de chercher des records personnels sur des itinéraires axés sur la pente comme Wuling ou Fengguizui, considérez ce type de parcours comme Chapman’s Peak Drive comme un autre entraînement — celui qui consiste à rester concentré et à conserver une humilité face à l’environnement, même sans objectif de pente clair. C’est une capacité qu’aucun capteur de puissance ne peut mesurer, mais que tout cycliste de longue date connaît bien.
Conclusion : une route qui remplace la soif de conquête par l’humilité
Chapman’s Peak Drive nous rappelle qu’une « montée célèbre » n’a pas besoin de pentes raides ou de kilométrages interminables pour prouver sa valeur. La valeur de cette route réside dans la relation fragile mais étroite qu’elle entretient avec les forces de la nature — les chutes de pierres la ferment, les feux de brousse la menacent, les rafales de vent mettent à l’épreuve le pilotage des cyclistes, et elle demeure pourtant là, sur cette falaise, continuant de raconter une histoire taillée par des prisonniers, inaugurée par un prince, et sans cesse disputée aux catastrophes naturelles.
Liste d’actions :
- Avant le départ, consultez impérativement l’état d’ouverture officiel en temps réel ; cette route a des antécédents de « fermeture sans préavis », ne partez pas du principe qu’elle est ouverte
- Rappelez-vous que les saisons sont inversées entre les deux hémisphères : l’hiver au Cap (juin–août) est pluvieux et venteux, l’été (décembre–février) est sec mais avec un risque accru de feux de brousse
- Évitez de vous y frotter les jours d’alerte aux vents violents ; les rafales latérales sur les sections à flanc de falaise représentent une menace réelle pour le pilotage
- Si vous sentez une odeur de fumée ou apercevez une fumée visible en montagne, faites demi-tour immédiatement
- Route à péage ; le tarif exact et les conditions de passage font foi selon le dernier avis officiel
- Si vous prévoyez d’y aller pendant le Cape Town Cycle Tour, soyez attentif aux restrictions de circulation liées à l’événement
- En été, pensez à la protection solaire et à l’hydratation ; sur les sections avec points de vue, surveillez les véhicules en arrêt et les piétons
- Le défi de cette route réside dans les risques géologiques et météorologiques, pas dans la pente ; pendant la montée, concentrez votre attention sur la lecture de la route plutôt que sur la vitesse
Les informations sur l’itinéraire ci-dessus s’appuient principalement sur Wikipédia, le site officiel de la route à péage et les archives publiques du Cape Town Cycle Tour. En l’absence de données publiques cohérentes et fiables sur le dénivelé total et la pente moyenne, cet article les présente sous forme de description qualitative. Pour les sensations réelles à vélo, l’état de la route du jour et les conditions météorologiques, veuillez vous fier à vos observations sur place et aux derniers avis officiels, et ne négligez jamais toute fermeture ou alerte de risque.
Lectures complémentaires
- Aventure cycliste au Cap : une expérience de vélo grandiose au pays de l’arc-en-ciel, l’Afrique du Sud
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