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Entraînement de souplesse et de mobilité : quand faire des étirements dynamiques ou statiques pour les athlètes d'endurance

單車訓練

La souplesse n’est pas l’amplitude de mouvement, cette distinction est importante

Avant de parler d’étirements, clarifions deux termes souvent confondus : la souplesse (flexibility) et l’amplitude de mouvement (mobility). La souplesse désigne la capacité des tissus mous comme les muscles et les tendons à être étirés passivement — par exemple, jusqu’où l’on peut atteindre en flexion du tronc en position assise, cela mesure la souplesse. L’amplitude de mouvement désigne quant à elle l’étendue de mouvement qu’une articulation peut parcourir sous contrôle actif, en soulignant non pas « peut-on être étiré », mais « peut-on activement et volontairement atteindre cet angle, et y maintenir stabilité et contrôle ».

Cette différence est cruciale pour les athlètes d’endurance. Le cyclisme et la course à pied ne nécessitent presque pas de souplesse passive extrême (personne ne vous demandera de faire le grand écart), mais nécessitent une amplitude de mouvement active suffisante — l’articulation de la hanche doit pouvoir se fléchir et s’étendre activement comme il faut, la colonne thoracique doit pouvoir pivoter de manière adéquate, la cheville doit pouvoir effectuer une dorsiflexion et une flexion plantaire efficaces lors de la poussée. Une personne peut très bien réussir les tests de souplesse (elle peut être étirée très loin par quelqu’un d’autre), mais avoir une amplitude de mouvement insuffisante (elle ne peut pas atteindre cet angle par sa propre force active). Cet écart a une signification totalement différente en termes d’entraînement : une souplesse insuffisante nécessite généralement une intervention par étirements, mais une amplitude de mouvement insuffisante est souvent due à un problème de contrôle musculaire et de coordination neuromusculaire ; de simples étirements forcés ne suffisent pas nécessairement, et il faut plutôt y associer un entraînement actif du contrôle articulaire.

Une fois cette distinction comprise, on peut saisir pourquoi les « étirements » ne sont pas une panacée — si votre problème est un déficit d’amplitude de mouvement (contrôle actif), insister sur les étirements passifs peut avoir un effet limité.

Étirements dynamiques et étirements statiques : définitions et différences

Les étirements dynamiques consistent à amener progressivement les articulations et les muscles vers l’amplitude de mouvement proche de celle requise par l’activité, par des mouvements actifs et rythmés, comme la marche genoux hauts, la marche talons-fesses, les rotations de hanche, les fentes avec rotation du tronc, etc. La caractéristique de ces mouvements est un déplacement continu, sans temps d’arrêt, accompagné d’une élévation de la fréquence cardiaque et de la température corporelle.

Les étirements statiques consistent à allonger le groupe musculaire ciblé jusqu’à une position de tension, puis à maintenir cette position immobile pendant un certain temps, comme s’asseoir et ramener le genou vers la poitrine, ou debout attraper la cheville pour étirer le quadriceps. La caractéristique est de maintenir, se détendre, sans à-coups.

Leurs effets physiologiques et leurs moments appropriés diffèrent ; les utiliser au mauvais moment est l’erreur la plus courante.

Avant l’effort : l’échauffement dynamique prime sur les étirements statiques

Avant une séance d’entraînement ou une compétition de cyclisme ou de course à pied, l’ordre recommandé est de commencer par un échauffement dynamique, plutôt que par des étirements statiques prolongés. Raisons :

Premièrement, l’échauffement dynamique élève simultanément la température musculaire, la fréquence cardiaque et la lubrification du liquide synovial, amenant progressivement le corps à l’état physiologique requis pour l’effort, ce que des étirements statiques immobiles peinent à accomplir. Deuxièmement, certaines observations suggèrent que des étirements statiques longs et intenses, alors que les muscles ne sont pas encore échauffés et sont encore froids, peuvent légèrement diminuer les performances dans les efforts explosifs ou de haute intensité qui suivent immédiatement (comme un départ en sprint, des intervalles en sprint). Bien que l’ampleur de cet effet varie selon les individus et les mouvements, et qu’il ne faille pas généraliser en « les étirements statiques sont nocifs », par prudence, avant une compétition ou des intervalles à haute intensité, l’échauffement dynamique est généralement le choix le plus sûr.

Un échauffement dynamique typique pour le cyclisme peut inclure : un pédalage lent avec augmentation progressive de la cadence, des rotations de hanche, des fentes avec rotation du tronc, des squats légers, pour activer progressivement les fléchisseurs de hanche, les quadriceps et les fessiers. Pour la course à pied, on voit couramment la marche genoux hauts, la marche talons-fesses, la marche en fente, les pas chassés latéraux, les rotations de cheville, etc., pour mobiliser successivement les trois articulations principales : cheville, genou et hanche.

L’objectif de l’échauffement dynamique n’est pas d’atteindre l’amplitude maximale, mais de permettre aux articulations et aux muscles de s’adapter progressivement à l’amplitude de mouvement et à la vitesse qui seront utilisées ensuite. L’amplitude des mouvements peut augmenter progressivement au fil de l’échauffement, mais il n’est pas nécessaire de chercher l’amplitude maximale dès le début.

Après l’effort : le rôle des étirements statiques

Après l’effort, la température musculaire reste élevée et l’extensibilité des tissus est meilleure ; c’est un moment relativement approprié pour les étirements statiques. On considère généralement que les étirements statiques post-effort peuvent aider à : soulager la sensation de tension musculaire accumulée pendant l’effort, guider progressivement le corps de l’état d’effort vers un état de relaxation, favoriser l’augmentation de l’activité du système nerveux parasympathique (c’est-à-dire aider le corps à passer du « mode combat » au « mode repos »), et, pratiqués régulièrement sur le long terme, aider à maintenir ou améliorer lentement la souplesse.

Il convient de clarifier que concernant la question « les étirements post-effort peuvent-ils réduire les courbatures du lendemain (DOMS) ? », l’opinion générale actuelle est que l’effet est limité ou incertain ; il n’est pas recommandé de considérer les étirements statiques comme le principal moyen de prévenir les courbatures du lendemain. Ils sont mieux adaptés comme routine de détente physique et mentale et de maintien de la souplesse à long terme, plutôt que comme méthode miracle pour éliminer les courbatures.

Principes des étirements statiques post-effort : les mouvements doivent être lents, et l’on doit ressentir une tension musculaire modérée en maintenant la position. Il ne faut pas étirer jusqu’à la douleur, et il ne faut pas non plus utiliser de mouvements balistiques pour augmenter l’amplitude de l’étirement (les étirements balistiques peuvent facilement provoquer des micro-lésions lorsque les tissus ne sont pas prêts ; ils ne sont généralement pas recommandés pour les amateurs qui s’entraînent seuls).

Comparaison récapitulative des deux types d’étirements

Élément Étirements dynamiques Étirements statiques
Type de mouvement Déplacement continu, rythmé Maintien d’une position fixe et immobile
Moment approprié Échauffement avant l’effort Après l’effort, ou lors de séances dédiées à la souplesse
Objectif principal Élever la température musculaire, activer le système neuromusculaire, simuler les angles de mouvement de l’activité Soulager les tensions, détendre le corps et l’esprit, maintenir la souplesse à long terme
Effet sur les performances de haute intensité à venir Généralement considéré comme neutre ou bénéfique Des étirements statiques abondants avant une compétition peuvent légèrement affecter les performances explosives à venir, selon les individus
Exemples courants Marche genoux hauts, marche talons-fesses, rotations de hanche, fentes avec rotation du tronc Étirement des quadriceps, étirement des ischio-jambiers, étirement des fléchisseurs de hanche, étirement des mollets
Durée de maintien Pas de maintien, accent sur la continuité du mouvement Généralement recommandé de maintenir un certain temps, lentement, à ajuster selon les individus

Les trois amplitudes de mouvement articulaires les plus importantes pour les athlètes d’endurance

Au-delà de l’action d’« étirer » elle-même, les athlètes d’endurance devraient surtout s’intéresser à savoir si l’amplitude de mouvement de quelques articulations clés est suffisante pour soutenir la posture de l’effort et l’efficacité du mouvement.

L’articulation de la hanche

Une amplitude de mouvement insuffisante de la hanche est un problème très courant chez les cyclistes et les coureurs, en particulier chez les personnes modernes qui passent beaucoup de temps assises : les fléchisseurs de hanche (comme le psoas-iliaque) restent longtemps dans une position raccourcie, ce qui peut limiter l’angle d’extension de la hanche. Chez un cycliste dont l’amplitude de mouvement de la hanche est insuffisante, la coordination entre le bassin et le tronc pendant le pédalage est affectée, avec un risque de compensation par le bas du dos. Chez un coureur dont l’angle d’extension de la hanche est insuffisant, la longueur de foulée est limitée, et il peut compenser en augmentant la cadence ou en utilisant d’autres parties du corps pour maintenir l’allure, ce qui peut à long terme augmenter la charge sur d’autres articulations.

La colonne thoracique

L’amplitude de rotation et d’extension de la colonne thoracique (haut du dos) influence à la fois la position de pédalage à vélo et l’efficacité du balancement des bras en course à pied. Un travail prolongé à un bureau, une posture voûtée rendent progressivement la colonne thoracique rigide ; lorsque son amplitude de mouvement diminue, on compense souvent en pédalant par la colonne lombaire (bas du dos) ce que la colonne thoracique devrait faire. C’est aussi l’une des raisons pour lesquelles certains cyclistes ressentent des tensions et des douleurs dans le bas du dos.

L’articulation de la cheville

L’amplitude de dorsiflexion de la cheville (ramener la pointe du pied vers le tibia) influence l’efficacité de la propulsion en course à pied et la transmission de la force pendant le pédalage. Un coureur dont la dorsiflexion de cheville est limitée peut voir sa mécanique de contact au sol et de poussée affectée ; un cycliste dont l’amplitude de mouvement de la cheville est insuffisante peut également voir la fluidité de la transmission de force pendant le pédalage perturbée.

Les défis de souplesse et d’amplitude de mouvement dans le contexte taïwanais

L’environnement de cyclisme et de course à pied à Taïwan présente plusieurs caractéristiques locales qui amplifient l’impact d’une souplesse et d’une amplitude de mouvement insuffisantes, et qui méritent une attention particulière.

La charge continue sur la hanche et la cheville lors des longues montées

Les itinéraires de longue montée comme la direction de Wuling, Fengzuiwei, Beiyi, ou la route en P de Yangjin, soumettent les articulations de la hanche et de la cheville à des charges répétées pendant des heures dans un seul schéma de mouvement. Si l’amplitude de mouvement de la hanche d’un cycliste est déjà tendue, les fléchisseurs de hanche restent dans un état de contraction et d’effort continu pendant la longue montée ; après la descente ou à la fin de la sortie, on ressent souvent une tension particulière à l’avant de la hanche. Dans ce cas, les étirements statiques post-effort et des exercices modérés d’amplitude de mouvement de la hanche sont encore plus importants qu’après une sortie sur le plat.

Le compromis de l’échauffement dans la chaleur et l’humidité estivales

En été, la chaleur et l’humidité élevées à Taïwan poussent beaucoup de gens à sauter l’échauffement et à partir directement, en se disant que le corps va de toute façon s’échauffer après quelques kilomètres. Mais l’échauffement dynamique ne sert pas seulement à élever la température corporelle ; il inclut aussi l’activation neuromusculaire et la lubrification du liquide synovial, tout aussi nécessaires par temps chaud. La durée de l’échauffement peut simplement être raccourcie selon les conditions, tout en veillant à l’hydratation et à l’ombre, et en évitant de faire des échauffements trop longs en plein midi aux heures les plus chaudes.

L’impact du type de surface des pistes cyclables riveraines et des trottoirs sur la cheville

Les pistes cyclables riveraines et la course à pied sur les trottoirs urbains sont relativement plates. Les personnes qui s’entraînent exclusivement sur du plat peuvent avoir une capacité de contrôle actif de la cheville relativement plus faible face aux terrains irréguliers (comme les sections en montée, certains sentiers de trail en périphérie). Si vous prévoyez de participer à des courses comme le marathon de Tianzhong ou le marathon de Wanjinshi, qui comportent des sections avec des changements de dénivelé, intégrer un entraînement en côte et des exercices d’amplitude de mouvement de la cheville avant la course aide le corps à s’adapter à l’avance.

Les contraintes d’espace d’entraînement pendant la saison des pluies et la mousson du nord-est

Pendant la saison des pluies (pluies de prunier) et la saison où la mousson du nord-est est dominante, les opportunités d’entraînement en extérieur diminuent, et beaucoup se tournent vers l’entraînement en intérieur sur home-trainer ou tapis de course. L’entraînement en intérieur est pratique, mais il incite aussi facilement à sauter l’échauffement et à commencer directement, ou à réduire l’amplitude des mouvements de l’échauffement dynamique par manque d’espace. Il est recommandé de maintenir l’échauffement dynamique et les étirements post-entraînement même en intérieur, afin de ne pas sacrifier le travail de souplesse et d’amplitude de mouvement en raison du changement de type d’entraînement.

Méthodes courantes d’entraînement de l’amplitude de mouvement

L’esprit central de l’entraînement de l’amplitude de mouvement est de réaliser des mouvements sous contrôle actif dans l’amplitude articulaire disponible, et non pas simplement d’étirer passivement. Les méthodes courantes incluent :

  • Rotations articulaires et mouvements de balancier : comme les rotations de hanche, les rotations d’épaule, pour faire travailler activement l’articulation dans plusieurs plans.
  • Exercices d’amplitude de mouvement de type squat : comme le squat tenu (maintenir une position de squat à une profondeur adaptée à ses capacités en gardant le tronc stable), qui entraîne simultanément l’amplitude de mouvement coordonnée de la hanche, du genou et de la cheville.
  • Le chat-vache et les rotations de la colonne thoracique : ciblent l’amplitude de mouvement segmentaire de la colonne vertébrale, pour améliorer la raideur due à la position assise prolongée.
  • Fentes avec rotation du tronc : intègrent simultanément l’amplitude de mouvement de la hanche et la rotation de la colonne thoracique, se rapprochant des besoins de coordination multi-articulaire des mouvements sportifs réels.

Ce type d’entraînement peut être intégré à l’échauffement dynamique, ou constituer une séance dédiée à l’amplitude de mouvement (par exemple lors de journées d’entraînement plus léger, ou une activité de faible intensité lors des jours de repos).

Clarification des idées reçues courantes

Idée reçue n°1 : Plus on est souple, meilleures sont les performances sportives. Trop, c’est comme pas assez. Une souplesse extrême apporte un bénéfice direct limité pour l’endurance ; si certaines articulations sont trop souples mais manquent de contrôle et de stabilité (hypermobilité articulaire), cela peut au contraire augmenter le risque de blessure. Les athlètes d’endurance ont besoin d’une souplesse « suffisante, juste assez », associée à une bonne amplitude de mouvement active et à un bon contrôle de la stabilité, et non pas de rechercher une souplesse de niveau gymnaste.

Idée reçue n°2 : Il faut absolument s’étirer avant le sport, sinon on risque de se blesser. Cette affirmation est trop simpliste. L’échauffement dynamique avant l’effort aide effectivement à réduire le risque de blessure et à améliorer l’état de préparation à la performance, mais des étirements statiques longs et intenses ne sont pas nécessairement le meilleur choix avant une compétition. Le choix de l’ordre et du type est plus important que le simple fait de « s’étirer ou non ».

Idée reçue n°3 : Si ça ne fait pas mal, ce n’est pas efficace ; il faut étirer jusqu’à la limite. Les étirements statiques doivent se maintenir dans une zone de tension sans douleur. Étirer jusqu’à la douleur peut au contraire provoquer des micro-lésions tissulaires, et à long terme, c’est contre-productif.

Idée reçue n°4 : L’entraînement de la souplesse n’est qu’un bonus, ce n’est pas grave de ne pas le faire. Pour les athlètes d’endurance qui travaillent assis et maintiennent longtemps des postures sportives fixes, négliger l’entraînement de la souplesse et de l’amplitude de mouvement peut progressivement figer le corps dans des schémas de mouvement spécifiques, affectant à long terme l’efficacité et le confort du mouvement, et pouvant faire subir à d’autres articulations des charges de compensation inutiles.

Idée reçue n°5 : Les étirements balistiques sont plus efficaces, ils étirent plus loin. Les étirements balistiques (utiliser des mouvements de rebond répétés pour augmenter l’amplitude de l’étirement) présentent un risque relativement élevé pour les amateurs : ils peuvent facilement provoquer des micro-déchirures lorsque les tissus ne sont pas suffisamment préparés. Il n’est pas recommandé de les pratiquer seul ; si un besoin particulier existe, cela doit se faire sous la supervision d’un professionnel.

Un cadre de référence pour la souplesse et l’amplitude de mouvement dans une semaine d’entraînement

Voici une proposition conceptuelle d’organisation hebdomadaire. La fréquence et le contenu réels doivent être ajustés en fonction de la condition individuelle, du volume d’entraînement de la semaine et des conseils de l’entraîneur ; il n’est pas recommandé de l’appliquer tel quel.

Moment Contenu suggéré Points clés d’exécution
Avant chaque séance 5-10 minutes d’échauffement dynamique Activer séquentiellement les articulations principales de l’activité du jour (hanche, cheville ou épaule, colonne thoracique)
Après chaque séance 5-10 minutes d’étirements statiques Cibler les groupes musculaires les plus sollicités, maintien lent, sans chercher la limite de la douleur
1-2 séances dédiées par semaine 15-20 minutes d’entraînement de l’amplitude de mouvement Exercices d’amplitude de mouvement active pour la hanche, la colonne thoracique et la cheville
Jour de repos Léger, non obligatoire Selon les habitudes personnelles, prévoir des étirements statiques ou des exercices simples d’amplitude de mouvement, dans le cadre de la récupération active

La place de l’entraînement de la souplesse et de l’amplitude de mouvement dans le cycle annuel

Comme pour le gainage et la musculation, l’entraînement de la souplesse et de l’amplitude de mouvement peut être ajusté en fonction du cycle d’entraînement, plutôt que de faire chaque jour la même routine de manière figée.

Pendant la période de préparation ou la phase de base, l’intensité de l’entraînement est relativement faible ; c’est le bon moment pour consacrer plus de temps à l’amélioration de la souplesse et de l’amplitude de mouvement, en particulier pour renforcer spécifiquement les limitations d’amplitude de mouvement identifiées lors de la saison précédente (par exemple, une tension particulière à l’avant de la hanche après les montées, ou des mollets particulièrement raides après les longues sorties). À ce stade, les séances dédiées à l’amplitude de mouvement peuvent être allongées, voire programmées deux à trois fois par semaine.

En phase de construction et d’intensification, le temps et l’énergie sont davantage alloués au programme principal ; le rôle de l’entraînement de la souplesse et de l’amplitude de mouvement devient celui de « maintenir les acquis, prévenir la raideur due à l’augmentation du volume d’entraînement ». Les routines d’échauffement dynamique et d’étirements statiques avant et après les séances doivent être réellement exécutées, mais les séances dédiées de renforcement peuvent être simplifiées selon les besoins.

Autour des compétitions, l’importance de l’échauffement dynamique augmente, en particulier un à deux jours avant une compétition importante : il faut éviter de programmer des étirements statiques abondants et intenses ou des séances de renforcement de l’amplitude de mouvement, et privilégier des routines légères et de maintien, pour garder le corps prêt à en découdre, plutôt que d’avoir des tissus trop fatigués ou endoloris avant la course. Pendant la période de récupération post-compétition, selon l’état de récupération du corps, on peut réintroduire davantage d’étirements statiques et d’exercices d’amplitude de mouvement orientés vers la détente, pour aider le corps à récupérer des charges de haute intensité.

Suggestions d’association d’étirements selon les disciplines et les objectifs

Le tableau ci-dessous propose des associations conceptuelles ; l’exécution réelle doit être ajustée par un entraîneur qualifié ou un kinésithérapeute selon la condition individuelle, et ne doit pas être appliquée telle quelle.

Discipline / Situation Zones principales à surveiller Points clés de l’échauffement dynamique suggéré Points clés des étirements statiques suggérés
Longue montée à vélo de route (comme l’itinéraire vers Wuling) Fléchisseurs de hanche, cheville Rotations de hanche, squats légers, pédalage lent progressif Étirement des fléchisseurs de hanche, étirement des quadriceps
Entraînement longue distance en course à pied Extension de hanche, mollets, dorsiflexion de cheville Marche genoux hauts, marche talons-fesses, marche en fente Étirement des ischio-jambiers, étirement des mollets, étirement des fléchisseurs de hanche
Séance de vitesse / intervalles en course à pied Activation neuromusculaire, préparation à l’explosivité Course progressive accélérée, mouvements dynamiques balistiques (après un échauffement complet) Étirements statiques généraux et doux après la séance
Entraînement de transition en triathlon Coordination multi-articulaire, roulis du corps Échauffement dynamique général, couvrant épaules, hanches, chevilles Ajuster selon les zones les plus sollicitées lors de la séance
Home-trainer / tapis de course en intérieur (alternative saison des pluies) Éviter de sauter l’échauffement Raccourcir mais conserver la séquence complète d’échauffement dynamique Terminer les étirements statiques de base après la séance

L’importance des différences individuelles et de la progressivité

Chaque personne a une structure articulaire, une souplesse existante, des antécédents de blessures et un mode de vie (durée de position assise, autres antécédents sportifs) différents. Le même étirement n’a pas la même difficulté, la même nécessité ni le même risque pour différentes personnes. Certaines personnes ont naturellement une amplitude de mouvement articulaire plus grande ; celles-ci doivent surtout travailler le « contrôle actif » et la stabilité dans l’amplitude de mouvement, plutôt que de renforcer encore l’étirement passif. D’autres sont naturellement plus raides et ont besoin d’une accumulation de souplesse plus longue et plus progressive.

La vitesse de progression varie également selon les individus. Il n’est pas nécessaire de comparer son amplitude d’étirement ou ses chiffres d’amplitude de mouvement avec ceux des autres. L’essentiel est de savoir si, par rapport à soi-même dans le passé, on progresse lentement et régulièrement, sans douleur associée.

Rappels de sécurité et signes d’alerte nécessitant un avis médical

Les étirements et l’entraînement de l’amplitude de mouvement présentent un risque global faible, mais il reste des points d’attention :

  • Les débutants devraient demander conseil à un entraîneur qualifié, un kinésithérapeute ou un préparateur physique, en particulier pour évaluer s’ils ont des problèmes articulaires existants, des compensations posturales, ou des contre-indications à certains étirements spécifiques.
  • Progressivité : l’amplitude des étirements et la durée de maintien doivent augmenter lentement ; ne cherchez pas l’amplitude maximale dès le début.
  • Arrêtez si ça fait mal : les étirements et l’entraînement de l’amplitude de mouvement doivent s’arrêter à la sensation de « tension » ; en cas de douleur aiguë, de douleur ou d’engourdissement irradiant, ou de sensation de blocage dans l’articulation, arrêtez immédiatement.
  • Grandes variations individuelles : n’utilisez pas la souplesse ou l’amplitude de mouvement des autres comme objectif ; le programme d’entraînement doit être adapté à votre condition physique.
  • Évitez d’étirer activement une zone en phase de blessure aiguë (comme une entorse ou une déchirure musculaire récente) ; demandez d’abord une évaluation professionnelle avant de décider quand reprendre l’entraînement.
  • Liste des signes d’alerte nécessitant un avis médical : si l’un des cas suivants se présente, il est recommandé de suspendre les auto-étirements et de consulter un professionnel de santé — craquements persistants accompagnés de douleur lors du mouvement articulaire, engourdissements ou picotements irradiant vers l’extrémité des membres pendant un étirement ou un mouvement, gonflement articulaire accompagné de rougeur et de chaleur, limitation nette de l’amplitude de mouvement après un traumatisme accompagnée d’une douleur intense, ou détérioration progressive et inexpliquée de l’amplitude de mouvement d’une articulation sur le long terme. Ces symptômes peuvent indiquer un problème structurel de l’articulation ou des tissus mous ; le contenu de cet article ne remplace pas un diagnostic et une évaluation médicale professionnelle.
  • En cas de maladie articulaire chronique, de grossesse, d’antécédents chirurgicaux récents ou d’autres conditions physiques particulières, consultez un médecin ou un kinésithérapeute avant de commencer tout programme d’étirements ou d’entraînement de l’amplitude de mouvement.

Conclusion et liste d’actions

L’entraînement de la souplesse et de l’amplitude de mouvement n’est pas un supplément facultatif pour les athlètes d’endurance ; c’est un travail de fond qui soutient l’efficacité de la posture sportive et la durabilité du corps à long terme. Maîtriser le principe de base « échauffement dynamique d’abord, étirements statiques ensuite », et déplacer l’attention du simple « est-ce que je m’étire loin » vers « est-ce que je contrôle activement », apportera des bénéfices bien plus concrets que de rechercher aveuglément des chiffres de souplesse.

Liste d’actions :

  1. Avant l’entraînement, remplacez les étirements statiques prolongés par 5 à 10 minutes d’échauffement dynamique, en activant progressivement les articulations et les groupes musculaires utilisés lors de la séance.
  2. Après l’entraînement, prévoyez des étirements statiques comme routine de détente physique et mentale, en restant dans une zone de tension et non de douleur.
  3. Programmez 1 à 2 séances dédiées à l’amplitude de mouvement par semaine, en portant une attention particulière à la hanche, à la colonne thoracique et à la cheville.
  4. Ne recherchez pas une souplesse extrême ; concentrez-vous sur le lien entre « l’amplitude de mouvement sous contrôle actif » et l’efficacité posturale.
  5. Si vous n’êtes pas sûr que votre amplitude de mouvement articulaire est normale, ou si vous avez des antécédents de blessures, consultez d’abord un entraîneur qualifié ou un kinésithérapeute.
  6. Si une douleur, un engourdissement ou un bruit articulaire anormal apparaît pendant les étirements ou l’entraînement de l’amplitude de mouvement, arrêtez immédiatement et envisagez une évaluation médicale.

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