État actuel de la promotion du sport pour personnes handicapées à Taïwan et ressources : comment commencer à trouver les filières de participation adaptées
Préface : l’écart entre « vouloir commencer » et « trouver la porte d’entrée »
Pour de nombreuses personnes handicapées ou leurs familles, lorsqu’elles souhaitent se mettre au sport, le premier obstacle n’est souvent ni la condition physique ni l’équipement, mais plutôt « ne pas savoir par où commencer à chercher ». La promotion du sport pour les personnes handicapées à Taïwan a connu ces dernières années des progrès continus sur les plans politique, infrastructurel et communautaire, mais les organismes spécifiquement chargés de l’organisation, les canaux d’inscription et les calendriers des cours sont par nature des informations qui évoluent avec le temps. Tout point de contact écrit dans un article risque d’être obsolète ou modifié au moment où le lecteur le consultera.
Par conséquent, le positionnement de cet article diffère légèrement des quatre autres : il ne listera pas de noms d’organismes spécifiques, d’URL d’inscription précises ou de calendriers d’activités (mieux vaut ne pas les écrire que d’inventer ou de citer des informations potentiellement obsolètes), mais fournira plutôt un cadre général de la situation actuelle de la promotion, ainsi qu’une méthode pratique pour savoir « dans quelles directions chercher et quels mots-clés utiliser », afin que le lecteur puisse trouver par lui-même les informations les plus récentes et les plus exactes.
I. Cadre politique de la promotion du sport pour les personnes handicapées à Taïwan (description générale)
1. Fondements juridiques et politiques
La promotion du sport pour les personnes handicapées à Taïwan est liée, sur le plan politique, à la domestication de la Convention relative aux droits des personnes handicapées (CRPD) ainsi qu’aux dispositions de la Loi nationale sur l’éducation physique concernant la garantie du droit au sport pour tous les citoyens. Cela signifie que la promotion du sport pour les personnes handicapées n’est pas simplement une activité spontanée de la société civile, mais relève d’une politique publique bénéficiant d’un fondement juridique et d’un soutien institutionnel. L’autorité sportive centrale (actuellement rattachée au système du ministère des Sports) a établi des directives et des plans d’action pour la promotion du sport adapté, couvrant des aspects allant de la communauté à l’école, de la promotion d’activités à l’amélioration des installations et des équipements.
2. Principaux axes de la promotion
De manière générale, les efforts politiques en faveur de la promotion du sport pour les personnes handicapées peuvent être résumés selon les orientations suivantes :
- Promotion d’activités : à travers divers événements d’initiation, conférences de sensibilisation et cours de démonstration, permettre aux personnes handicapées d’avoir l’occasion de découvrir concrètement différentes disciplines de sport adapté, réduisant ainsi le fossé d’information lié au fait de « ne pas savoir que cette option existe ».
- Plaidoyer pour l’égalité : à travers la sensibilisation et l’éducation, modifier les idées reçues du grand public sur les capacités sportives des personnes handicapées, tout en défendant le droit des personnes handicapées elles-mêmes à participer au sport sur un pied d’égalité, plutôt que de subir passivement les arrangements des autres.
- Création d’un environnement accueillant : cela inclut l’amélioration des installations d’accessibilité dans les infrastructures sportives, le développement de ressources pédagogiques et la formation d’enseignants en éducation physique adaptée, ainsi que l’intégration des ressources en aides techniques et équipements, afin de rendre l’environnement physique et institutionnel plus accueillant pour la pratique sportive des personnes handicapées.
- Amélioration de la qualité des services lors des compétitions : pour les compétitions générales (et pas seulement les compétitions spécifiquement dédiées aux personnes handicapées), renforcer la capacité à servir les participants handicapés à chaque étape — avant, pendant et après l’épreuve — par exemple des procédures d’inscription accessibles, une planification de parcours sans obstacles, etc., afin que les personnes handicapées puissent également participer à des compétitions générales inclusives, et non pas seulement à des événements spécialisés.
3. Le rôle de l’éducation physique adaptée (Adapted Physical Education)
L’« éducation physique adaptée » désigne le domaine professionnel qui consiste à ajuster les méthodes d’enseignement, les règles, l’équipement ou l’environnement sportif en fonction de l’état physique et des caractéristiques fonctionnelles des personnes handicapées, afin qu’elles puissent pratiquer une activité sportive en toute sécurité et de manière efficace. À Taïwan, tant dans le sport scolaire que dans la promotion sportive communautaire, des ressources pédagogiques et des plateformes d’apprentissage numérique liées à l’éducation physique adaptée sont en développement continu, dans le but d’améliorer la situation actuelle de l’enseignement, d’en élever la qualité et d’établir une plateforme d’échange de connaissances et de ressources. Pour les lecteurs qui souhaitent comprendre « quels aménagements sportifs conviennent à leur condition physique », le mot-clé « éducation physique adaptée » constitue un excellent point d’entrée pour rechercher les supports pédagogiques et les ressources pertinents.
II. Types de canaux de participation courants (présentation conceptuelle, ne représentant pas des organismes spécifiques)
Vous trouverez ci-dessous les types de canaux de participation conceptuellement courants dans le domaine de la promotion du sport pour les personnes handicapées. En réalité, les organismes spécifiquement chargés de l’organisation et le contenu des activités varient selon les villes et les disciplines sportives ; le lecteur devra vérifier par lui-même les informations actuelles et exactes :
- Activités de promotion des autorités sportives centrales et locales : les autorités sportives centrales et les services sportifs des gouvernements municipaux et de comté organisent généralement, de manière régulière ou ponctuelle, des activités de promotion du sport pour les personnes handicapées, des camps d’initiation ou des conférences. Ces informations sont généralement publiées sur les sites web officiels ou les plateformes de médias sociaux des autorités compétentes.
- Associations ou clubs civils spécialisés par type de handicap : par exemple, les associations à but non lucratif axées sur le sport pour les personnes malvoyantes, malentendantes ou à mobilité réduite, qui œuvrent depuis longtemps dans la promotion sportive pour un handicap spécifique et ont accumulé une solide expérience pratique et un vivier d’entraîneurs. Elles constituent également des nœuds communautaires essentiels où les passionnés de sport de ce domaine échangent et trouvent des partenaires d’entraînement.
- Écoles d’éducation spécialisée et centres de ressources associés : certaines écoles d’éducation spécialisée ou centres de services sociaux pour personnes handicapées proposent des services d’orientation vers des ressources en matière d’accompagnement sportif et d’entraînement physique. C’est un canal utile pour les familles ayant des enfants ou adolescents handicapés qui cherchent des options sportives adaptées.
- Services de réadaptation et d’ergothérapie des établissements médicaux : pour les patients qui doivent reconstruire des habitudes sportives après une maladie, une blessure ou une opération, les médecins de réadaptation et les ergothérapeutes constituent souvent la première ligne d’orientation vers des ressources sportives et de recommandations initiales de prescriptions d’exercice.
- Catégories adaptées aux personnes handicapées dans les compétitions sportives générales : de plus en plus de compétitions générales, comme les courses à pied ou le cyclisme, prévoient des catégories de participation ou des mécanismes d’assistance adaptés aux personnes handicapées (par exemple, le système de guides-accompagnateurs, des règles autorisant les aides techniques, etc.), permettant aux personnes handicapées de participer à la même épreuve que le grand public, et non pas uniquement à des compétitions spécialisées.
III. Comment trouver des informations récentes et exactes : une méthode pratique
Plutôt que de fournir une liste qui pourrait rapidement devenir obsolète, mieux vaut fournir une méthode de recherche permettant au lecteur de trouver lui-même les informations les plus précises du moment :
1. Commencer par le site web officiel de l’autorité centrale compétente
Le site web officiel de l’autorité sportive centrale dispose généralement d’une section dédiée au sport pour les personnes handicapées ou à l’éducation physique adaptée, publiant les dernières orientations politiques, les directives de promotion et les informations sur les activités. C’est le point de départ le plus fiable pour vérifier les informations, avec une fréquence de mise à jour relativement stable. Les mots-clés de recherche à essayer peuvent inclure des combinaisons comme « ministère des Sports sport personnes handicapées » ou « éducation physique adaptée promotion ».
2. Cibler les services sportifs de sa propre ville ou de son propre comté
De nombreuses activités de promotion et ressources sont organisées à l’échelle de la ville ou du comté. Il est recommandé de rechercher directement « [votre ville ou comté] gouvernement service des sports sport personnes handicapées », ou de téléphoner directement aux autorités sportives locales pour poser des questions. Cela permettra plus facilement d’obtenir des réponses concrètes adaptées à votre région que de rechercher en ligne des informations générales à l’échelle nationale.
3. Rechercher des associations civiles spécialisées par type de handicap ou par discipline sportive
Si vous avez déjà identifié une discipline sportive qui vous intéresse (par exemple, le tandem, le handbike, la course avec guide-accompagnateur, etc.), vous pouvez rechercher cette discipline accompagnée de mots-clés comme « association », « club » ou « groupe ». Ces associations civiles accumulent souvent les informations de première main les plus pratiques et les plus actuelles sur leur discipline, et constituent également le canal le plus direct pour rencontrer des passionnés et trouver des partenaires d’entraînement.
4. Passer par le système médical et de réadaptation pour une orientation
Si, en raison d’une maladie, d’une blessure, d’une opération ou d’une condition congénitale, une évaluation professionnelle est nécessaire pour déterminer le mode d’exercice approprié, les médecins de réadaptation, les kinésithérapeutes et les ergothérapeutes constituent le meilleur point de départ pour une consultation. Outre leur expertise médicale, ils connaissent généralement bien le réseau local de ressources sportives et peuvent orienter vers les organismes ou associations appropriés.
5. Tirer parti des médias sociaux et des communautés sportives
De nombreuses associations de promotion du sport pour personnes handicapées publient leurs dernières informations d’activités via les médias sociaux. Rejoindre ces groupes ou pages fan est l’un des moyens les plus efficaces de connaître en temps réel les calendriers d’activités et les modalités d’inscription, tout en évitant le problème des informations obsolètes, car la fréquence de mise à jour sur les médias sociaux est généralement plus élevée.
6. Téléphoner directement ou se renseigner sur place, ne pas se fier uniquement aux résultats de recherche en ligne
Dans le domaine de la promotion du sport pour les personnes handicapées, certaines petites associations ou activités locales ne bénéficient pas nécessairement d’une forte visibilité en ligne. Si les recherches sur Internet ne donnent pas de résultats satisfaisants, téléphoner directement aux autorités sportives locales, aux centres de ressources en éducation spécialisée ou aux associations connues permet souvent d’obtenir des informations plus rapides et plus précises que la recherche en ligne. C’est une méthode traditionnelle mais efficace qui ne doit pas être négligée.
4. Voies d’accès aux ressources en aides techniques et équipements (présentation générale)
Les différentes disciplines de sport adapté nécessitent souvent des aides techniques ou équipements spécifiques correspondants, et les canaux d’obtention de ces aides sont également une question fréquemment posée dans la promotion du sport pour les personnes handicapées. Voici plusieurs directions courantes pour l’obtention de ressources, en rappelant également que les conditions d’éligibilité réelles et le contenu des subventions sont susceptibles d’évoluer avec les politiques, et qu’il convient de vérifier soi-même les réglementations les plus récentes :
- Évaluation et orientation par les centres de ressources en aides techniques : De nombreuses villes et comtés disposent de centres de ressources en aides techniques ou de points de service associés. En plus de fournir des évaluations d’aides techniques pour la vie quotidienne et des conseils sur les demandes de subvention, certains couvrent également des recommandations d’évaluation pour les aides sportives. Ce sont des guichets à consulter en priorité lors de la recherche de ressources de subvention liées aux aides techniques.
- Système de subvention des frais d’aides techniques pour les personnes handicapées : Taïwan a établi des mesures de subvention pour les frais d’aides techniques destinées aux personnes handicapées. Les postes subventionnés, les montants et les conditions d’éligibilité varient selon la catégorie d’aide technique et le degré de handicap de la personne. Avant de faire une demande réelle, il est recommandé de contacter directement le bureau des affaires sociales de son lieu de résidence ou le centre de ressources en aides techniques pour confirmer les réglementations de subvention les plus récentes, car le contenu de ces systèmes évolue avec les politiques.
- Mécanismes de location et de transfert d’occasion par les associations civiles : Certaines associations civiles spécialisées dans des disciplines sportives spécifiques mettent en place des services de location d’équipements ou facilitent les transferts d’équipements d’occasion entre membres, permettant ainsi aux utilisateurs qui découvrent ce sport et évaluent encore un engagement à long terme de ne pas avoir à supporter dès le départ des coûts d’acquisition d’équipements élevés.
- Services de personnalisation des marques et revendeurs sportifs : Certains revendeurs de vélos ou d’articles de sport ont accumulé une expérience pratique au service des athlètes handicapés et peuvent aider à personnaliser et adapter des équipements standards (par exemple, l’ajustement des tailles des tandems, la conception d’adaptateurs entre prothèses et pédales). Les informations sur ces revendeurs peuvent être obtenues en se renseignant auprès des membres de la communauté déjà engagés dans ce sport.
5. Le rôle des accompagnateurs et des bénévoles
La promotion du sport pour les personnes handicapées repose en grande partie sur des bénévoles et des entraîneurs prêts à investir du temps pour apprendre et accompagner, comme les pilotes dans le cyclisme en tandem, les accompagnateurs de course pour les déficients visuels, ou les coéquipiers prêts à apprendre la langue des signes de base pour faciliter la communication avec les athlètes sourds. Bien que ces rôles ne soient pas occupés par des personnes handicapées elles-mêmes, ils constituent un maillon indispensable de tout l’écosystème :
- La formation et les conditions d’accès aux rôles d’accompagnement varient selon la discipline sportive : Certains rôles (comme le pilotage de tandem) disposent de programmes de formation clairs et de processus de certification, tandis que d’autres (comme les bénévoles accompagnateurs en course à pied générale) ont des seuils d’accès relativement plus bas, mais il est tout de même recommandé de suivre une formation de base en sécurité et en communication avant de se lancer, afin d’éviter que le manque d’expérience ne crée des problèmes de sécurité.
- Accompagner ne signifie pas faire à la place : Qu’il s’agisse d’un pilote de tandem, d’un accompagnateur de course ou d’un bénévole interprète en langue des signes, l’esprit fondamental est d’« aider l’athlète handicapé à participer de manière autonome », et non de « réaliser l’activité à la place de l’athlète handicapé ». Cette juste mesure dans la définition du rôle est un point sur lequel chaque bénévole investi dans un rôle d’accompagnement doit constamment se recentrer.
- Pour les amateurs de sport ordinaires, s’engager dans un rôle d’accompagnement est aussi le moyen le plus direct de découvrir ce domaine : Si vous n’avez pas vous-même de handicap mais que ce domaine vous intéresse, devenir pilote de tandem, accompagnateur de course ou occuper un autre rôle d’accompagnement est l’une des voies les plus directes pour participer concrètement et comprendre en profondeur le fonctionnement de cet écosystème, bien plus utile que de simplement lire des documents de loin.
- Les accompagnateurs doivent également prendre soin de leur propre charge physique et mentale : Assumer durablement le rôle de pilote de tandem, d’accompagnateur de course ou d’interprète bénévole exige un investissement considérable en temps et en énergie. Une rotation appropriée et une organisation des temps de repos contribuent à la pérennité de cet accompagnement, plutôt que de risquer l’épuisement d’un bénévole unique qui rendrait la mission intenable.
5-1. La possibilité d’une intégration naturelle avec la communauté cycliste générale
Outre les disciplines sportives et associations spécifiquement conçues pour les personnes handicapées, il convient de noter qu’un nombre croissant d’amateurs de sport handicapés choisissent une voie différente : tenter de s’intégrer dans les communautés générales de cyclisme sur route ou de course à pied, principalement composées de personnes valides, plutôt que de se limiter aux cercles sportifs spécialisés pour personnes handicapées. Cette forme de participation inclusive est porteuse de sens pour les deux parties :
- Pour les athlètes handicapés : Les communautés générales disposent généralement de ressources d’entraînement, d’informations sur les parcours et d’informations sur les compétitions plus abondantes. S’y intégrer permet d’accéder à des partenaires d’entraînement et des opportunités de défi plus diversifiés, sans être limité par la fréquence d’activités potentiellement plus restreinte des associations spécialisées.
- Pour les communautés générales : Accueillir des partenaires handicapés est l’un des moyens les plus directs de mettre en pratique l’égalité dans le sport, et cela amène souvent toute la communauté à repenser ses habitudes de communication et à vérifier si ses activités sont suffisamment inclusives. À long terme, cela renforce la capacité d’inclusion et la cohésion de l’ensemble de la communauté.
- Recommandations pratiques : Si vous gérez ou participez à une équipe cycliste ou un groupe de course qui souhaite accueillir des partenaires handicapés, n’hésitez pas à vous renseigner proactivement sur les aménagements nécessaires (comme le pilotage de tandem mentionné précédemment, les ajustements de communication pour les personnes sourdes, les interfaces de pédalage avec prothèses, etc.) et à communiquer clairement avec les membres existants, afin que toute l’équipe soit psychologiquement prête à apprendre et à s’adapter ensemble, plutôt que de rejeter toute la responsabilité des aménagements sur quelques bénévoles.
Ce modèle de participation inclusive fait écho, dans une certaine mesure, à l’esprit fondamental évoqué au début de cette série d’articles : le sport pour personnes handicapées ne doit pas être considéré comme un domaine isolé et séparé du monde sportif mainstream, mais comme une partie intégrante de ce monde sportif mainstream, qui mérite d’être prise au sérieux.
6. Liste de préparation personnelle avant la participation
Quel que soit le canal de participation finalement trouvé, voici quelques directions de préparation personnelle à considérer avant de commencer :
| Élément de préparation | Description |
|---|---|
| Évaluation professionnelle de l’état de santé | En cas d’antécédents médicaux ou de catégorie de handicap clairement identifiés, consulter d’abord les professionnels concernés pour comprendre les types de sport et les intensités adaptés à votre situation |
| Clarifier ses intérêts et objectifs | Souhaitez-vous pratiquer pour le loisir et la forme, pour trouver des pairs et socialiser, ou pour vous orienter vers la compétition ? Les canaux de participation adaptés diffèrent selon les objectifs |
| Comprendre les aménagements ou aides techniques dont vous avez besoin | Par exemple, des ajustements de communication ou des besoins spécifiques en aides sportives ; y réfléchir à l’avance aide à trouver plus rapidement les ressources adaptées lors du contact avec des associations ou institutions |
| Faire preuve de patience, les informations ne viennent pas d’un seul coup | Le réseau de ressources du sport pour personnes handicapées est relativement dispersé ; il peut être nécessaire de croiser plusieurs canaux pour reconstituer un parcours de participation complet. C’est la norme, pas l’exception |
7. Rappels pour les promoteurs et le grand public
La promotion du sport pour personnes handicapées n’est pas seulement l’affaire des personnes handicapées elles-mêmes ; elle nécessite également la compréhension et la coopération du grand public et des communautés sportives :
- Dans le langage, la personne avant le handicap : Utiliser des formulations centrées sur la personne comme « personne déficiente visuelle », « personne sourde » ou « personne handicapée », plutôt que des termes péjoratifs ou mettant excessivement l’accent sur le déficit, est un respect fondamental envers les personnes concernées.
- Ne pas considérer les réalisations des athlètes handicapés avec une compassion excessive ou une exagération : L’entraînement et les performances des athlètes handicapés méritent d’être reconnus et appréciés avec le regard professionnel que l’on porte sur n’importe quel athlète, plutôt que d’être enfermés dans le cadre narratif unique de « l’histoire inspirante », ce qui pourrait simplifier, voire objectiver, l’expérience réelle des personnes concernées.
- Les installations sportives générales et les organisateurs d’événements peuvent réfléchir activement à l’accessibilité : Même pour des événements non spécifiquement destinés aux personnes handicapées, réfléchir à la clarté du processus d’inscription ou à l’accessibilité des parcours pour les fauteuils roulants ou les personnes malvoyantes sont des actions concrètes pour améliorer progressivement l’environnement sportif global.
- En cas d’incertitude sur une information, mieux vaut vérifier que spéculer : Comme le souligne cet article à plusieurs reprises, les ressources concrètes dans le domaine de la promotion du sport pour personnes handicapées évoluent avec le temps. Qu’il s’agisse de rédiger des articles, de planifier des activités ou de fournir des conseils, face à des informations spécifiques incertaines, la vérification prime toujours sur la transmission de mémoire.
8. Écarts de perception courants et clarifications
Dans le processus de promotion, on rencontre fréquemment plusieurs écarts de perception courants :
- Écart n°1 : « Le sport pour personnes handicapées n’est qu’une extension de la réadaptation ». Comme l’ont présenté les articles précédents sur les tandems, les vélos à main, la technologie des prothèses pour la course, etc., le sport pour personnes handicapées a depuis longtemps développé un domaine professionnel indépendant de la réadaptation, avec une science de l’entraînement complète et un système compétitif propre, qui mérite d’être appréhendé sous l’angle du sport plutôt que du médical.
- Écart n°2 : « Les canaux de participation sont très rares, on ne trouve presque pas de ressources ». En pratique, grâce à l’engagement continu des politiques et des associations civiles, les ressources sont en réalité plus abondantes que ce que la plupart des gens imaginent ; elles sont simplement dispersées entre différents organismes et associations, et il faut un certain effort pour trouver l’entrée correspondant à ses besoins, plutôt que d’être totalement inexistantes.
- Écart n°3 : « Les athlètes handicapés ont tous besoin d’une prise en charge spéciale et ne peuvent pas participer de manière autonome à des activités ordinaires ». La plupart des athlètes handicapés recherchent des opportunités de participation égales et des aménagements raisonnables, et non une surprotection ou des décisions prises à leur place. Respecter l’autonomie des personnes concernées est l’attitude la plus fondamentale et la plus importante dans la promotion du sport pour personnes handicapées.
Conclusion et liste d’actions
La promotion du sport pour les personnes handicapées à Taïwan est un domaine en constante évolution, couvrant de multiples canaux tels que les initiatives politiques, les associations civiles, les orientations médicales et les médias sociaux. Cependant, précisément parce que les ressources sont dispersées et que les informations évoluent avec le temps, la stratégie la plus pratique pour les lecteurs souhaitant s’engager n’est pas de chercher une « liste de réponses standard », mais de maîtriser une méthode de recherche. Il est recommandé de suivre les étapes suivantes :
- En cas d’antécédents médicaux ou de catégorie de handicap clairs, consulter d’abord un médecin en médecine physique et de réadaptation ou un professionnel concerné afin de clarifier l’orientation sportive adaptée.
- Consulter les sites officiels des autorités centrales compétentes et des services sportifs de votre ville ou comté pour obtenir les informations et directives les plus récentes sur les activités sportives pour personnes handicapées.
- Rechercher la discipline sportive spécifique qui vous intéresse en y associant des mots-clés tels que « association » ou « club » afin de trouver les informations communautaires les plus proches de la pratique et les plus récentes.
- Utiliser les médias sociaux pour suivre les associations et pages concernées et obtenir les informations sur les événements en avant-première.
- Si une recherche en ligne ne donne pas de réponse, ne pas abandonner : appeler directement les autorités locales compétentes ou les associations concernées permet souvent d’obtenir une aide plus rapide.
La porte du sport est en réalité plus grande qu’on ne l’imagine. Il suffit d’un peu d’effort, en passant par les bons canaux et avec une vérification patiente, pour trouver celle qui vous correspond — et d’avoir le courage de la pousser.
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