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Sans porter son équipement jusqu'au sommet : faire le tour du Kilimandjaro à vélo, une route qui trace un cercle au pied de la plus haute montagne d'Afrique

騎行路線

La plupart des gens, en entendant le nom du mont Kilimandjaro (Mount Kilimanjaro), pensent immédiatement à « l’ascension du sommet » — ce géant de 5 895 mètres d’altitude, plus haut sommet d’Afrique, est l’un des rares sommets des sept continents à pouvoir être gravi sans technique d’escalade professionnelle, simplement en randonnée. Chaque année, des dizaines de milliers d’alpinistes viennent le défier. Mais les amateurs de vélo ont, eux, une tout autre façon, radicalement différente, d’approcher ce volcan légendaire : au lieu de monter, on en fait le tour à sa base, traçant un cercle le long du réseau de routes ceinturant la montagne, à travers les plantations de café, les bananeraies et les villages ruraux du nord-est de la Tanzanie, tout en levant les yeux vers ce géant équatorial enneigé toute l’année.

Cette expérience de « contourner la montagne plutôt que la gravir » est bien moins connue dans le monde du cyclisme que les itinéraires d’ascension du Kilimandjaro. Mais pour les voyageurs qui veulent découvrir cette terre sur deux roues sans avoir à porter un équipement d’alpinisme complet pendant plusieurs jours, les routes du pied de la montagne offrent une alternative plus accessible, mais tout aussi grandiose.

Fiche technique de l’itinéraire

Élément Détail
Pays / Massif Tanzanie, région du Kilimandjaro (Kilimanjaro Region), contreforts sud et ouest du mont Kilimandjaro
Départ → Arrivée Ville de Moshi → boucle le long du réseau routier du pied de la montagne vers les portes d’entrée des itinéraires de Marangu, Machame, etc.
Longueur Flexible selon l’étendue de la boucle ; sections journalières d’environ 20 à 40 km
Dénivelé positif total Variable selon la section choisie ; sections de pente douce au pied de la montagne d’environ 500 à 1 000 m
Pente moyenne Environ 3 à 5 % (zones de pente douce au pied de la montagne, pas les sections raides menant directement au sommet)
Pente maximale Peut atteindre environ 8 % sur certaines routes d’accès aux villages (absence de données précises au kilomètre près)
Altitude départ / arrivée Ville de Moshi environ 800 à 900 m → villages autour des portes d’entrée environ 1 800 à 2 000 m
Source de notoriété Réseau routier ceinturant le pied du plus haut sommet d’Afrique, le mont Kilimandjaro ; à proximité de plusieurs portes d’entrée célèbres (Marangu Gate, Machame Gate)

Note sur la rigueur des données : le réseau routier du pied du Kilimandjaro n’est pas un itinéraire unique et largement répertorié dans les bases de données internationales de cols, mais un ensemble de routes rurales reliant différentes portes d’entrée et villages. Les chiffres précis de longueur et de dénivelé varient considérablement selon la combinaison de sections choisie. Les données ci-dessus sont fournies à titre indicatif uniquement ; pour une planification réelle, veuillez vous référer aux outils de tracé GPS et aux conditions routières locales les plus récentes.

Le ourlet d’un volcan actif

Le Kilimandjaro est en réalité un volcan composite formé de trois cônes volcaniques. Le pic Uhuru (Uhuru Peak), au sommet du cône le plus élevé, le Kibo, culmine à 5 895 mètres ; c’est le point le plus haut de toute la montagne et l’origine du surnom de « Toit de l’Afrique ». Cette montagne se dresse de manière totalement isolée au-dessus de la plaine environnante, sans chaîne de montagnes pour l’accompagner, ce qui la rend particulièrement spectaculaire vue de loin — l’altitude de la plaine au pied de la montagne est généralement inférieure à 1 000 mètres, tandis que le sommet est enneigé toute l’année (bien que la superficie des glaciers n’ait cessé de diminuer ces dernières décennies en raison du changement climatique, un sujet environnemental largement médiatisé). Ce paysage de pic isolé avec un dénivelé vertical de près de 5 000 mètres est extrêmement rare à l’échelle mondiale.

Pour les cyclistes qui choisissent de « contourner la montagne plutôt que de la gravir », l’attrait du réseau routier du pied du Kilimandjaro réside précisément dans la possibilité de contempler sans cesse ce géant sous différents angles — aux premières heures du matin, les nuages enveloppent souvent les flancs de la montagne, le sommet apparaissant et disparaissant au-dessus de la couche nuageuse ; au fur et à mesure que la température augmente dans la journée, les nuages s’accumulent et masquent la vue ; mais à certaines conditions météorologiques, au lever ou au coucher du soleil, la montagne entière se révèle dans toute sa splendeur, sans aucune obstruction. Ce sentiment d’échelle est un choc que aucune photo ne peut pleinement transmettre.

Moshi : la ville-porte au pied de la montagne

Le point de départ de la plupart des parcours sur le réseau routier ceinturant la montagne est généralement la ville de Moshi — située sur le versant sud du Kilimandjaro, cette ville est un important carrefour touristique et de transport local. La grande majorité des visiteurs prévoyant une ascension ou un tour de la montagne s’y établissent comme base. Ces dernières années, le gouvernement local a continuellement investi dans l’amélioration des infrastructures de transport, y compris l’aéroport international du Kilimandjaro, rendant l’exploration des contreforts de la montagne au départ de Moshi plus pratique qu’auparavant.

En quittant le centre-ville de Moshi, la route s’élève progressivement dans les collines du pied de la montagne. Le paysage passe graduellement de la zone urbaine à des étendues continues de plantations de café et de bananeraies — le versant sud du Kilimandjaro, grâce à ses sols volcaniques fertiles et à des précipitations et températures adaptées, est une importante région productrice de café en Tanzanie depuis l’époque coloniale. Le peuple Chagga, population locale, y cultive depuis des générations un système agricole associant café et bananes, façonnant un paysage humain et culturel unique dans cette zone du pied de la montagne.

La sagesse symbiotique des Chagga et du sol volcanique

Les Chagga sont le principal groupe ethnique autochtone du versant sud du Kilimandjaro, dans le nord-est de la Tanzanie. Depuis des siècles, ils ont développé un système agricole de montagne remarquablement sophistiqué — utilisant la topographie des pentes pour concevoir des réseaux de canaux d’irrigation qui acheminent l’eau de fonte des neiges et les eaux de pluie vers des terres agricoles en terrasses successives, tout en cultivant le café à l’ombre des bananiers, créant ainsi une agriculture durable alliant conservation des sols et rentabilité économique. Cette sagesse agricole fait écho, dans une certaine mesure, à la logique de l’agriculture en pente que l’on trouve couramment dans les zones de thé de haute montagne et les plantations de bétel à Taïwan, à la différence que le système des Chagga est plus ancien et plus étroitement lié à la géologie volcanique.

Pour les cyclistes, traverser ce paysage agricole de montagne méticuleusement cultivé depuis des centaines d’années est une expérience radicalement différente de la montée dans un paysage purement naturel — ce que l’on voit n’est pas seulement le relief lui-même, mais aussi le fruit de la sagesse de vie développée par les humains au cours d’une longue cohabitation avec ce volcan actif. En chemin, on peut parfois apercevoir des habitants portant des paniers de bambou pour récolter les cerises de café, ou traversant les sentiers avec leur bétail, composant un tableau vivant et authentique de la vie rurale en montagne.

Décomposition par sections

Le réseau routier ceinturant le pied de la montagne étant composé de plusieurs tronçons et non d’un itinéraire unique et fixe, voici une description qualitative en trois sections, basée sur l’itinéraire relativement courant de Moshi vers la porte d’entrée de Machame.

Section initiale : pentes douces entre caféiers et bananiers

En quittant le centre-ville de Moshi, la route commence à s’élever doucement, avec des pentes généralement comprises entre 3 et 4 %. De part et d’autre s’étendent des plantations de café et des bananeraies en terrasses superposées. Ce paysage agricole associé est la continuité de la méthode agricole traditionnelle des Chagga : les caféiers sont généralement plantés à l’ombre des bananiers, formant un modèle agricole durable qui combine cultures commerciales et vivrières. En pédalant à travers cette zone, on peut souvent sentir dans l’air le parfum des fleurs de café ou l’odeur des cerises de café mûres — une expérience sensorielle tout à fait unique.

La densité des villages le long du parcours est relativement élevée. Les villages traditionnels des Chagga sont répartis le long des pentes, leurs habitants vivant principalement de l’agriculture. Ils sont généralement accueillants et curieux envers les voyageurs étrangers. De nombreux cyclistes mentionnent dans leurs récits de voyage que les enfants locaux saluent chaleureusement les cyclistes en agitant la main, ce qui constitue une toile de fond chaleureuse et humaine pour ce parcours.

Section intermédiaire : routes d’accès vers les portes d’entrée

En continuant vers l’intérieur des terres, la route se rapproche progressivement des villages autour des différentes portes d’entrée, et la pente augmente pour atteindre environ 8 % sur certains tronçons locaux. Ces routes d’accès ont été progressivement aménagées et améliorées pour servir l’industrie du tourisme d’alpinisme ; leur état est relativement meilleur que celui des autres petites routes rurales du pied de la montagne, mais elles restent nettement en deçà des standards des routes goudronnées de Taïwan ou d’Europe. Certaines sections peuvent présenter des zones de gravier non entièrement revêtues.

La végétation change nettement sur ce tronçon. Avec l’altitude croissante, le paysage agricole dense laisse progressivement place à une zone de forêt de montagne plus proche de la végétation naturelle. L’air se rafraîchit sensiblement ; même sous le fort ensoleillement équatorial, l’effet de refroidissement lié à l’altitude est clairement perceptible. En atteignant les villages autour des portes d’entrée (par exemple Marangu ou Machame), on voit se rassembler de nombreux alpinistes prêts à partir pour l’ascension, ainsi que leurs équipes de porteurs et de guides, créant une atmosphère animée et quelque peu cérémonielle — bien que la destination des cyclistes ne soit pas le sommet, partager cette atmosphère d’attente avant le départ est tout aussi significatif.

L’itinéraire de Marangu mérite une mention particulière — c’est le plus ancien de tous les itinéraires d’ascension du Kilimandjaro et l’un des rares à offrir un hébergement en refuge (plutôt qu’en tente). Il est donc souvent surnommé la « route Coca-Cola » (Coca-Cola Route), en référence à sa difficulté relativement abordable et à ses infrastructures d’approvisionnement complètes, par opposition à la « route Whisky » (Whiskey Route, généralement l’itinéraire de Machame), qui se fait en tente et dans des conditions plus rustiques. Cette dénomination pleine d’humour reflète également les différences de difficulté et de confort entre les différents itinéraires d’ascension — en choisissant d’explorer les routes d’accès aux différentes portes d’entrée, le cycliste expérimente dans une certaine mesure l’atmosphère unique et l’écosystème de services de chacun de ces itinéraires.

Section finale : interconnexion du réseau entre les différentes portes d’entrée

Si l’itinéraire prévoit une liaison entre plusieurs portes d’entrée (par exemple, contourner de la direction de Machame vers celle de Marangu), on vivra alors un déplacement latéral plus long sur les flancs de la montagne, avec des montées et descentes continues entre environ 1 000 et 2 000 mètres d’altitude. Cela permet d’observer sous différents angles les variations de l’apparence du massif du Kilimandjaro — chaque versant de la montagne, selon la végétation, les nuages et l’angle de la lumière, offre un rendu visuel différent. C’est là tout le plaisir de choisir de « contourner la montagne » plutôt que de faire un aller-retour sur un seul tronçon.

Les précipitations et la densité de la végétation varient considérablement selon les versants du Kilimandjaro. Les versants sud et sud-est, exposés à la mousson de l’océan Indien, reçoivent des précipitations relativement abondantes, ce qui a créé la zone de culture dense de café et de bananes mentionnée précédemment ; les versants nord et nord-ouest sont quant à eux relativement secs, et le paysage végétal se transforme en une savane plus clairsemée. Ce phénomène d’un même massif présentant des écosystèmes radicalement différents selon l’exposition des versants est difficile à expérimenter pleinement en un temps limité à pied ; mais grâce à la plus grande mobilité du vélo, on a au contraire l’opportunité, au cours d’un voyage de plusieurs jours, de ressentir par soi-même ces gradients environnementaux subtils — c’est précisément l’avantage de perspective unique qu’offre l’itinéraire de « contournement » par rapport à une randonnée en montagne dans une seule direction.

Si le temps et l’énergie le permettent, certains voyageurs au long cours choisissent de planifier un itinéraire de contournement plus complet, en essayant de faire le tour complet du pied de la montagne de manière aussi continue que possible. Bien que le kilométrage total exact et le dénivelé varient considérablement selon le tracé réellement choisi (et que certaines sections puissent impliquer des routes non revêtues ou nécessiter l’aide d’un guide local pour identifier le chemin), cette expérience de pédalage quasi « pèlerinage autour de la montagne » constitue, pour les cyclistes qui souhaitent vraiment connaître en profondeur les différentes facettes du Kilimandjaro, un projet de planification à long terme tout à fait digne d’intérêt.

Estimation de puissance et d’allure (modèle de calcul physique)

Estimation basée sur un modèle standard de puissance en montée. Il s’agit d’une estimation physique, ne représentant pas les données de performance d’un quelconque athlète ou événement réel :

P = (Fg + Fr + Fa) × v / efficacité de transmission
Fg = m × g × sin(arctan(pente))       Composante gravitationnelle
Fr = m × g × cos(arctan(pente)) × Crr   Résistance au roulement
Fa = 0.5 × ρ × CdA × v²              Résistance de l'air

Hypothèses de calcul :

  • Poids total m = 70 kg (cycliste) + 9 kg (vélo et équipement) = 79 kg
  • g = 9,81 m/s²
  • Crr ≈ 0,005 (estimation approximative pour un mélange d’asphalte et de gravier correct ; la résistance réelle peut être plus élevée sur certaines sections)
  • CdA ≈ 0,32 m² (position de montée)
  • Densité de l’air ρ : réduite en fonction de l’altitude moyenne d’environ 1 300 mètres (estimation d’environ 87 % de celle du niveau de la mer selon le modèle d’atmosphère standard international)
  • Efficacité de transmission ≈ 0,975

Pour un tronçon représentatif d’environ 25 km de Moshi vers la porte d’entrée, avec un dénivelé positif total d’environ 1 000 mètres, la pente moyenne est d’environ 4 %. En appliquant le modèle, on obtient :

Rapport puissance/poids Groupe correspondant Temps de montée estimé Vitesse moyenne
2,0 W/kg Débutant terminant le parcours Environ 1 h 41 min Environ 14,7 km/h
2,5 W/kg Amateur moyen Environ 1 h 24 min Environ 17,8 km/h
3,0 W/kg Avancé Environ 1 h 12 min Environ 20,6 km/h
4,0 W/kg Niveau compétition Environ 58 min Environ 25,6 km/h
5,0+ W/kg Niveau professionnel Environ 50 min Environ 29,9 km/h

Ce qui précède est une estimation issue du modèle physique, qui ne tient pas compte de la résistance supplémentaire due à la qualité inégale de la chaussée sur certaines routes d’accès, de la dépense énergétique liée au fort ensoleillement équatorial, ni des temps de décélération fréquents nécessaires pour croiser piétons, bétail et engins agricoles. Étant donné que ce réseau de routes s’apparente davantage à des « routes de vie rurale » qu’à des parcours de montée spécialement conçus pour le sport, le rythme de pédalage réel sera plus haché et exigera plus d’adaptation que la pure estimation physique. Il est recommandé d’aborder ce voyage comme une « sortie d’exploration » plutôt qu’un « contre-la-montre », afin d’affronter les imprévus du parcours avec plus de sérénité.

Le point de vue des cyclistes taïwanais

Pour les amateurs de cyclisme de Taïwan, l’analogie la plus pertinente avec le réseau routier du pied du Kilimandjaro est peut-être l’expérience de pédalage sur les routes agricoles des collines des régions de thé et de café du centre et du sud de Taïwan — par exemple, les routes agricoles qui serpentent entre les plantations de thé et de café dans les régions de Nantou et de Chiayi. Ce sont également des itinéraires de pente modérée, aux paysages charmants, mais sans recherche d’intensité extrême, plutôt de type exploration loisir. La différence réside dans l’échelle : celle du pied du Kilimandjaro dépasse de loin celle de n’importe quelle montagne de Taïwan — en levant les yeux, on ne voit pas la crête d’une colline à 1 000 ou 2 000 mètres d’altitude, mais un géant équatorial culminant à près de 6 000 mètres, enneigé toute l’année.

Cette combinaison de « pédalage facile avec un arrière-plan visuel saisissant » comble, dans une certaine mesure, le décalage entre les stéréotypes que de nombreux cyclistes taïwanais peuvent avoir du cyclisme en Afrique — toutes les expériences cyclistes en Afrique ne doivent pas être des montées difficiles ou des défis désertiques. Le réseau routier du pied du Kilimandjaro prouve que même un itinéraire d’intensité relativement modérée peut, grâce à son contexte géographique unique, devenir une destination qui mérite un voyage spécial.

Pour les cyclistes habitués au rythme des voyages à vélo à Taïwan, qu’il s’agisse d’« allers-retours sur une journée » ou de « tours de l’île sur plusieurs jours », le réseau routier du pied du Kilimandjaro se prête également à une planification similaire de voyage d’exploration sur plusieurs jours — en utilisant Moshi comme base, en choisissant chaque jour une route d’accès dans une direction différente pour une sortie aller-retour dans la journée, et en revenant dormir en ville le soir, sans avoir à accomplir une montée de haute intensité en une seule fois comme pour un col unique de longue distance. Cette logique de planification « en étoile » est un choix très pragmatique pour les voyageurs qui souhaitent à la fois profiter de l’expérience touristique et maintenir une activité sportive modérée.

Un double plaisir pour les amateurs de café

Pour les voyageurs passionnés à la fois de cyclisme et de culture du café, cet itinéraire offre un attrait supplémentaire — le café du Kilimandjaro est une région de production jouissant d’une certaine notoriété sur le marché mondial du café de spécialité. En plus de pédaler à travers les plantations de café, de nombreux agriculteurs locaux ou petites coopératives proposent également des visites de fermes de café et des dégustations. Après une journée de pédalage, s’asseoir et déguster une tasse de café fraîchement produit dans les plantations que l’on vient de traverser est une valeur ajoutée tout à fait unique à cet itinéraire, une combinaison d’expériences locales difficilement reproductible sur la plupart des autres parcours de montée célèbres.

Préparation pratique

  • Saison : Le climat local en Tanzanie est fortement influencé par les saisons des pluies. Lors de la planification, il convient de prêter attention aux périodes de la grande saison des pluies (généralement de mars à mai) et de la petite saison des pluies, afin d’éviter les périodes de routes boueuses et de mauvaise visibilité.
  • Combinaison avec l’industrie du tourisme d’alpinisme : Cette région étant une zone touristique d’alpinisme réputée, elle dispose d’une offre de services d’accueil touristique relativement mature. Les cyclistes peuvent envisager de collaborer avec des guides ou des agences de voyage connaissant bien les conditions routières locales pour planifier leur itinéraire, surtout s’ils prévoient de s’aventurer sur des routes d’accès plus reculées.
  • Ravitaillement et hébergement : Les options de ravitaillement et d’hébergement dans le centre-ville de Moshi et dans les villages autour des portes d’entrée sont relativement complètes. Comparé aux itinéraires de cols en gravier de la mer Morte ou d’Afrique du Sud mentionnés précédemment, le seuil d’accès à la logistique de soutien sur cet itinéraire est relativement abordable.
  • Faune et protection de la nature : Certaines zones autour du massif du Kilimandjaro font partie de parcs nationaux ou de réserves naturelles. Lors de la planification du parcours, il convient de vérifier si certaines zones nécessitent un permis ou l’accompagnement d’un guide, et de ne pas s’aventurer de soi-même sur des tronçons non ouverts.

Consignes de sécurité

Le fort ensoleillement équatorial est un risque à ne pas négliger sur cet itinéraire. Même si l’altitude plus élevée apporte un certain refroidissement, l’intensité des UV reste élevée. Une exposition prolongée présente un risque évident de coups de soleil et d’épuisement par la chaleur ; la protection solaire et une hydratation régulière sont tout aussi importantes. La circulation routière locale est mixte : outre les voitures et les motos, piétons, vélos, bétail et engins agricoles partagent fréquemment la chaussée. Les cyclistes doivent rester vigilants et réduire leur vitesse dans les sections de villages à forte densité de personnes et de véhicules.

Autour de certaines portes d’entrée à plus haute altitude dans le massif du Kilimandjaro, de légers symptômes de mal aigu des montagnes peuvent également apparaître. Bien que le réseau de routes ceinturant la montagne se situe généralement sous les 2 000 mètres, ce qui limite l’impact pour la plupart des cyclistes, si l’itinéraire prévoit des routes d’accès à plus haute altitude, il convient de rester attentif à son état physique. Les conseils de sécurité fournis dans cet article ne sont que des principes généraux et ne sauraient remplacer une évaluation médicale professionnelle. Les personnes ayant des antécédents de maladies cardiopulmonaires devraient consulter un médecin avant le départ.

Par ailleurs, les conditions d’hygiène publique et d’eau potable dans certaines régions de Tanzanie diffèrent de celles de Taïwan. Il est recommandé de boire de l’eau en bouteille ou une eau correctement traitée, et d’éviter de consommer des aliments crus achetés en bord de route. Des troubles gastro-intestinaux survenant en plein air lors d’un long parcours à vélo peuvent entraîner des complications plus graves comme la déshydratation ; il ne faut pas prendre cela à la légère.

Avant le départ, il est également conseillé de consulter une consultation de médecine des voyages pour confirmer les recommandations vaccinales nécessaires pour la Tanzanie et l’Afrique de l’Est (par exemple, les mesures de prévention de maladies spécifiques à certaines régions comme la fièvre jaune). Certaines réglementations d’entrée sur le territoire peuvent exiger une preuve de vaccination ; il est impératif de se référer aux dernières réglementations officielles et de planifier à l’avance plutôt que de s’y prendre à la dernière minute. Le paludisme est un risque à prendre en compte dans certaines zones de basse altitude d’Afrique de l’Est. Les mesures anti-moustiques (vêtements à manches longues, répulsif) sont particulièrement importantes lors des activités en fin de journée et la nuit. Si l’itinéraire comprend des sections de basse altitude ou si un passage dans une réserve animalière est prévu avant ou après, ce point est d’autant plus crucial.

Conclusion : points clés et liste d’actions

Le réseau routier ceinturant le pied du mont Kilimandjaro offre une manière d’approcher la montagne radicalement différente des itinéraires d’ascension traditionnels — pas besoin d’équipement d’alpinisme professionnel ni de plusieurs jours de marche ; il suffit d’un vélo adapté aux routes rurales pour se faufiler entre les plantations de café et les bananeraies, tout en levant les yeux vers la silhouette majestueuse de ce toit de l’Afrique.

Liste de contrôle avant le départ :

  1. Tenir compte de la saison des pluies locale, éviter les périodes de routes boueuses et de mauvaise visibilité
  2. Envisager de collaborer avec un guide ou une agence de voyage connaissant bien les conditions routières locales pour planifier l’itinéraire
  3. Vérifier si un permis est requis pour les zones relevant des parcs nationaux ou des réserves naturelles
  4. Se préparer à la forte exposition solaire équatoriale (protection solaire et hydratation)
  5. Être attentif à la sécurité sur les sections de villages à forte densité de personnes et de véhicules, réduire activement sa vitesse
  6. Boire une eau sûre, éviter les aliments crus achetés en bord de route pour prévenir les troubles gastro-intestinaux
  7. Aborder le parcours avec un état d’esprit d’exploration sereine, plutôt que de chercher l’intensité d’un contre-la-montre

Toutes les expériences cyclistes en Afrique ne doivent pas être des défis extrêmes de niveau « arène de combat ». Le pied du Kilimandjaro, avec ses plantations de café en terrasses et l’arrière-plan de son géant enneigé toute l’année, offre une manière plus douce, mais tout aussi inoubliable, de découvrir ce magnifique haut plateau équatorial.

Pour les cyclistes qui ont déjà accompli les montées classiques de Taïwan comme Wuling, Beiyi ou Fengguizui et qui commencent à tourner leur regard vers des expériences cyclistes à l’étranger, le réseau routier du pied du Kilimandjaro ne sera peut-être pas l’étape la plus exigeante physiquement, mais l’épaisseur culturelle et le choc visuel qu’il procure suffisent amplement à lui garantir une place unique sur la liste des expériences cyclistes de votre vie. Lorsque vous lèverez les yeux vers cet immense cône volcanique enneigé toute l’année, semblant flotter au-dessus de la mer de nuages tropicaux équatoriale, tout en pédalant à travers ces plantations de café cultivées depuis des générations par le peuple Chagga, cette sensation étrange d’entrelacement des temps et des espaces sera une expérience vécue qu’aucune vidéo ni aucune photo ne pourra jamais entièrement reproduire.

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