跳至主要內容

Le mur des 30 km en marathon : le double mécanisme de l'épuisement du glycogène et de la fatigue cérébrale

訓練科學

Qu’est-ce que le mur exactement ?

Les marathoniens connaissent souvent, aux alentours du 30ᵉ kilomètre, un état où « les jambes semblent en plomb, le rythme est complètement perturbé, et l’on a envie de s’arrêter net ». C’est ce qu’on appelle communément le mur (hitting the wall). Mais beaucoup pensent à tort qu’il s’agit simplement d’un problème d’endurance. En réalité, le mur est le résultat de l’effondrement simultané de trois systèmes : le glycogène, la glycémie et la fatigue nerveuse.

Mécanisme 1 : Épuisement du glycogène

Un coureur de 65 kg dispose d’une réserve totale de glycogène d’environ 400 à 500 g, soit environ 1600 à 2000 kcal. À une allure marathon de 5:00/km, la dépense énergétique est d’environ 700 kcal par heure, avec une proportion d’utilisation du glycogène d’environ 60 % (plus élevée à haute intensité).

Le calcul donne :

  • De 0 à 2 heures de course : consommation d’environ 840 kcal de glycogène, reste environ 1160 kcal
  • De 2 à 3 heures : consommation supplémentaire de 420 kcal, reste seulement 740 kcal
  • Aux alentours du 30ᵉ km (2,5 heures) : le glycogène chute sous le seuil critique (environ 100 g)

Lorsque le glycogène passe sous la barre des 100 g, le cerveau réduit activement le taux de recrutement musculaire. C’est la première raison pour laquelle « on n’arrive plus à courir ».

Mécanisme 2 : Baisse de la glycémie

Une fois le glycogène épuisé, la capacité du foie à libérer du sucre diminue, et la glycémie chute de 90 mg/dL (valeur normale) à 60~70 mg/dL. L’hypoglycémie entraîne :

  • Un ralentissement des réactions du système nerveux central
  • Une baisse de moral, une envie d’abandonner
  • Une vision floue, des mains et des pieds qui tremblent

Même si les muscles ont encore de la force, le cerveau envoie alors un signal de « danger, ralentis ».

Mécanisme 3 : Fatigue cérébrale (Central Fatigue)

Un exercice prolongé fait augmenter le rapport « tryptophane/acides aminés à chaîne ramifiée » dans le sang. Le tryptophane pénètre dans le cerveau et se transforme en sérotonine, générant une sensation de fatigue. Parallèlement, l’hypothalamus, après avoir évalué de multiples signaux tels que l’élévation de la température centrale, la faible teneur en glycogène et la déshydratation, réduit activement le taux de recrutement musculaire afin de protéger le corps.

En d’autres termes, le cerveau « admet volontairement la défaite », et cela survient plus tôt que la fatigue musculaire elle-même.

Solution d’entraînement 1 : Expansion de la capacité en glycogène

  • Une séance LSD de plus de 25 km par semaine, pendant 6 semaines consécutives, peut augmenter les réserves de glycogène musculaire de 15 à 20 %
  • 3 jours avant la course, pratiquer la « surcompensation en glycogène » (apport de 8 à 10 g de glucides par kg de poids corporel)
  • Éviter un entraînement trop restrictif en glucides, sinon le plafond de glycogène le jour J sera réduit

Solution d’entraînement 2 : Efficacité de la combustion des graisses

  • Ajouter 1 séance par semaine de cardio à jeun de 90 minutes à faible intensité (60~65 % de la FC max le matin)
  • Entraîner la densité mitochondriale des cellules pour améliorer la capacité d’oxydation des lipides
  • Pendant les séances à allure, intercaler des répétitions au rythme 5 km pour habituer le corps à la bascule entre les deux sources d’énergie

Solution d’entraînement 3 : Stratégie de ravitaillement en course

  • Dès le 5ᵉ km, prendre un gel énergétique toutes les 4 à 5 km (30 g de glucides)
  • Pour un coureur à 5:00/km : besoin de 60 à 80 g de glucides par heure
  • Après le 25ᵉ km, opter pour des gels énergétiques avec caféine (contenant 50 à 75 mg de caféine) pour retarder la fatigue centrale
  • Associer l’hydratation à des électrolytes pour éviter une baisse de sodium sanguin provoquant des crampes musculaires

Gestion mentale en course

Quand le mur arrive :

  1. Prendre immédiatement un gel énergétique + 100 ml de boisson pour l’effort
  2. Diviser l’objectif en tronçons courts : le prochain poteau électrique, le prochain panneau kilométrique
  3. Ajuster le rythme respiratoire (cadence 4-4 ou 3-3)
  4. Se rappeler que c’est un signal lié au glycogène, pas un véritable épuisement

Conclusion

Le mur n’est pas une fatalité, mais un phénomène physiologique qui peut être entraîné, prédit et prévenu. En maîtrisant les trois mécanismes, en combinant allure, ravitaillement et volume d’entraînement, il est possible de maintenir son allure après le 30ᵉ km et de terminer le marathon.

Lectures complémentaires

相關影片
訂閱CT的頻道

訂閱 CT Yeh,看武嶺實測與路線攻略

北進武嶺、西進武嶺、經典百K,每條路線都親自騎過,配速、爬升、補給點全部實拍實測。

467 部影片 · 累計 838 萬次觀看