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- Pourquoi choisir l'IRONMAN
- Phase de préparation : 18 mois de préparation
- Répartition du volume d'entraînement
- Le cœur de l'entraînement cycliste
- Le jour de la course : de la natation dans le noir à la ligne d'arrivée
- 5 heures du matin : le silence avant le départ
- Segment natation : 3,8 kilomètres dans le Pacifique
- Zone de transition (T1) : la première pagaille
Premier défi triathlon avec vélo : 226 kilomètres de temps pour réfléchir
Le triathlon, et surtout l’IRONMAN complet de 226 kilomètres, est l’un des défis ultimes du monde de l’endurance. 3,8 kilomètres de natation, 180 kilomètres de vélo, 42,2 kilomètres de course à pied, le tout à boucler en moins de 17 heures.
L’année dernière, je me suis pour la première fois aligné sur la ligne de départ de l’IRONMAN de Taitung, avec appréhension, excitation et d’innombrables questions. Voici mon compte-rendu complet.
Pourquoi choisir l’IRONMAN
Je ne suis pas un athlète né, je ne fais du vélo que depuis trois ans, et j’ai sérieusement appris à nager encore plus tard. Mais la force de l’IRONMAN réside dans son accessibilité — en théorie, toute personne ayant suffisamment d’entraînement peut le terminer.
Ce qui m’a attiré :
- La forme ultime de sortie de sa zone de confort
- Le sentiment d’accomplissement après la course est incomparable à tout bien matériel
- Le processus d’entraînement lui-même est une amélioration de la qualité de vie
Phase de préparation : 18 mois de préparation
L’IRONMAN ne se prépare pas sur un coup de tête, il nécessite un entraînement systématique et de longue durée.
Répartition du volume d’entraînement
- Natation : 3 fois par semaine, 2 000 à 3 000 m à chaque séance
- Vélo : 4 à 5 fois par semaine, avec des sorties longues de 5 à 7 heures le week-end
- Course à pied : 4 fois par semaine, incluant des séances de fond
- Entraînement enchaîné (Brick Training) : 1 à 2 fois par semaine, combinant vélo + course à pied
Le cœur de l’entraînement cycliste
180 kilomètres, c’est la distance du segment vélo de l’IRONMAN, à parcourir en 8 à 9 heures, à une vitesse moyenne d’environ 20 à 25 km/h.
Contenu clé de l’entraînement :
- Sorties longues à faible intensité (une fois par semaine, 5 à 6 heures)
- Entraînement au capteur de puissance (contrôle de l’intensité en Z2-Z3)
- Course à pied immédiatement après le vélo (simulation des conditions de course)
- Répétition du plan nutritionnel
Le jour de la course : de la natation dans le noir à la ligne d’arrivée
5 heures du matin : le silence avant le départ
La course commence à 6 heures du matin. Le ciel nocturne de Taitung est clair, parsemé d’étoiles. Des milliers de concurrents attendent près de la ligne de départ, l’atmosphère est à la fois tendue et solennelle.
Je me suis dit : aujourd’hui, un seul objectif — terminer. Peu importe la lenteur.
Segment natation : 3,8 kilomètres dans le Pacifique
Plonger dans le Pacifique dans le noir, c’est l’étape la plus difficile mentalement de toute la course. L’eau salée, la foule, les vagues, tout est déstabilisant.
Je n’avais jamais nagé une telle distance en eau libre à l’entraînement. Mais la mémoire du corps était là, et je l’ai fait pas à pas.
Temps de natation : 1 h 45 min
Zone de transition (T1) : la première pagaille
Le chaos de la zone de transition a dépassé mes attentes. Retirer la combinaison néoprène, enfiler le maillot de vélo, mettre le casque… tous ces gestes ont été accomplis en tremblant.
Leçon : L’entraînement aux transitions est essentiel ! Ne pensez pas que changer de tenue soit simple.
Segment vélo : 180 kilomètres de temps pour réfléchir
C’est la partie que j’attendais le plus et que je redoutais le plus. Le littoral et la vallée de Taitung composent le plus beau parcours de Taïwan.
Les 60 premiers kilomètres : très bonne forme, puissance contrôlée dans la zone cible, le paysage fait oublier la fatigue.
De 60 à 120 kilomètres : le ravitaillement commence à faire effet, les défis mentaux commencent. Le cerveau se demande : « Pourquoi fais-tu ça ? »
De 120 à 180 kilomètres : le corps est fatigué, chaque tour de pédale est un combat de volonté. Pourtant, les montagnes de la vallée de Taitung me soutiennent d’une manière magique.
En atteignant la fin du parcours vélo, j’ai pleuré. Pas de douleur, mais une libération émotionnelle difficile à décrire.
Temps vélo : 6 h 20 min
Zone de transition (T2) : des jambes qui ne m’appartiennent plus
En descendant du vélo, mes jambes ne répondaient plus du tout, je marchais vers la zone de transition comme un ivrogne. C’est la véritable expérience de « l’effet mur ».
Conseil : L’entraînement enchaîné (Brick Training) est indispensable, pour que le corps mémorise cette sensation de transition.
Segment course à pied : 42,2 kilomètres de test pour l’âme
Le segment course à pied est le vrai moment où l’âme est mise à l’épreuve. Les 10 premiers kilomètres, les jambes ne répondent pas du tout ; après le 20e kilomètre, chaque pas nécessite une volonté consciente pour être propulsé.
Mais sur ce segment, il y a une autre sensation merveilleuse. Les postes de ravitaillement sur le parcours, les encouragements des bénévoles, les regards d’encouragement des autres concurrents… toute la communauté de la course devient un système de soutien.
À 5 kilomètres de l’arrivée, on pouvait déjà entendre la musique de la ligne d’arrivée, le plus beau son du monde.
Temps de course à pied : 5 h 50 min (marche comprise)
Franchir la ligne d’arrivée
Dans le noir, les lumières de la ligne d’arrivée éclairent le parcours. L’annonceur prononce mon nom : « You are an IRONMAN! »
À ce moment-là, je me suis enfin autorisé à pleurer.
Temps total : 14 h 15 min
Pour les cyclistes taïwanais qui veulent relever le défi de l’IRONMAN
Conseils de préparation
- Au moins 18 mois de préparation : la précipitation est le plus grand piège
- Trouvez un coach : des conseils professionnels permettent d’économiser énormément de temps de tâtonnement
- Un entraînement de natation complet : beaucoup de cyclistes négligent la natation
- L’entraînement enchaîné est indispensable : la combinaison vélo + course à pied
Conseils d’équipement
- Montre GPS (montre avec GPS)
- Capteur de puissance (pas indispensable mais très utile)
- Combinaison de triathlon (une seule tenue, pas besoin de se changer)
- Casque aérodynamique (pour gagner du temps)
Conseils d’état d’esprit
L’IRONMAN n’est pas une course de vitesse, c’est un voyage de dialogue avec soi-même. Sur les 180 kilomètres de vélo, vous avez amplement le temps de réfléchir à ce qui compte le plus dans la vie.
Terminer est la plus belle des médailles, plus significative que le classement.
Conclusion
Terminer l’IRONMAN m’a permis de voir plus clairement où se situent mes limites, et les possibilités qui s’ouvrent une fois ces limites franchies. Ce moi qui pleurait sur la ligne d’arrivée est la version dont je suis le plus fier à ce jour.
Êtes-vous prêt ?