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Conception de l'entraînement fractionné : comment régler les trois boutons travail, récupération et intensité

單車訓練

L’intervallo n’est pas un outil unique

« Je fais des intervalles » ne fournit presque aucune information — en tournant les différents boutons que sont la durée de l’effort, la durée de la récupération, l’intensité et le mode de récupération (active/passive), on cible des objectifs physiologiques complètement différents : certains développent le VO2max, d’autres la capacité tampon anaérobie, d’autres le sprint, d’autres la tolérance au seuil. Un mauvais design = s’entraîner sans toucher le système visé.

Quatre boutons réglables

  • Intensité de l’effort : niveau par rapport au VO2max/seuil/effort maximal.
  • Durée de l’effort : détermine le système énergétique principal et si le VO2 a le temps d’atteindre son maximum (voir l’article sur la cinétique de l’oxygène).
  • Durée et ratio de récupération : déterminent la resynthèse du glycogène/PCr et du W’ (voir l’article sur la puissance critique), et si l’acidose s’accumule.
  • Mode de récupération : active (maintient une partie de la circulation et du VO2, favorise l’élimination) ou passive (resynthèse plus complète du PCr/W’).

Tableau comparatif par objectif

Objectif Intensité typique Durée de l’effort Récupération Point clé du mécanisme
Améliorer le VO2max ~90–100 % du VO2max 3–5 min (ou accumulation d’intervalles courts 30/15) Plus courte que l’effort ou égale, souvent active Maximiser le temps cumulé « VO2 proche du pic »
Capacité tampon anaérobie/tolérance à l’acidose Au-dessus du VO2max, proche du maximal 30 s–2 min Récupération incomplète, repos court Exposition répétée à un H+ élevé/pH bas, augmentation de la capacité tampon et des MCT
Sprint/puissance anaérobie (SIT) À fond 10–30 s Suffisante (repos long, passive) Recrutement des fibres rapides, enzymes glycolytiques, W’
Tolérance au seuil (LT2) Légèrement en dessous–au MLSS 8–20 min Récupération courte (1–3 min) Augmenter la puissance au MLSS, état stable du lactate
Vitesse/économie Proche de l’allure de course 1–5 min Récupération complète Coordination neuromusculaire, efficacité du mouvement

Quelques principes de conception

  • Pour développer le VO2max, il faut d’abord que le VO2 puisse monter : avec des intervalles trop courts (ex. 20/10), le VO2 s’arrête avant d’atteindre son pic ; la solution est d’allonger l’effort (3–5 min) ou de raccourcir la récupération (récupération incomplète pour maintenir un VO2 élevé), ou d’utiliser des intervalles courts type « 30/15 » qui s’appuient sur une récupération incomplète pour accumuler. Les personnes avec un τ lent ont besoin d’intervalles plus longs (voir l’article sur la cinétique de l’oxygène).
  • Pour travailler la tolérance à l’acidose, ne laissez pas une récupération complète : ce sont les repos courts et la récupération incomplète qui imposent le stimulus d’adaptation à l’accumulation de H+ (voir l’article sur la capacité tampon musculaire).
  • Pour travailler le sprint pur/W’, il faut au contraire une récupération complète : une récupération insuffisante réduit la qualité de puissance de chaque répétition, et le stimulus se transforme en tolérance à l’acidose plutôt qu’en puissance maximale (voir l’article sur la puissance critique).
  • Compromis récupération active vs passive : pour maintenir un VO2 élevé → récupération active à faible intensité ; pour resynthétiser le PCr/W’ et faire des sprints de qualité → récupération passive.
  • Équilibre entre volume total et qualité : pour une séance VO2max, le volume efficace cumulé typique est d’environ 15–25 minutes dans la zone d’intensité cible ; pour une séance de sprint, la qualité prime sur la quantité, on s’arrête dès que la puissance chute.

Erreurs courantes

  • Faire tous les intervalles en « intensité moyenne, récupération moyenne » — on retombe dans le trou noir du milieu (voir l’article sur la polarisation), et aucun système n’est vraiment travaillé.
  • Régler la récupération au hasard : pour le sprint, repos trop court (devient de la tolérance à l’acidose, la puissance s’effondre) ; pour le VO2max, repos trop long (le VO2 redescend, stimulus insuffisant).
  • L’intensité est choisie au ressenti plutôt qu’ancrée sur le seuil/l’effort maximal, ce qui fait toucher le mauvais système.

Intégration dans la périodisation

Les différents types d’intervalles ont des pondérations différentes selon les phases de la saison : en phase de base, on privilégie le VO2max et la tolérance au seuil pour poser les fondations ; en phase de spécialisation/pré-compétition, on augmente la spécificité de l’allure de course et du sprint ; pour les sprinteurs/les épreuves sur piste, on conserve plus de SIT et de tolérance à l’acidose toute l’année (en écho à l’approche VLamax, voir l’article associé).

« Faire des intervalles » n’est pas un plan en soi — c’est là où l’on tourne les trois boutons que sont l’effort, la récupération et l’intensité qui détermine si l’on travaille le moteur, la capacité tampon ou le sprint. Demandez-vous d’abord « quel système je vise dans cette séance », puis réglez les boutons ; sinon, vous êtes juste fatigué, pas plus performant.

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