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Entraînement périodisé pour le marathon : les quatre phases de base, de renforcement, de compétition et d'affûtage

單車訓練

Introduction

De nombreux coureurs s’entraînent de la même manière année après année : kilométrage hebdomadaire fixe, plan d’entraînement fixe, tout en espérant progresser chaque année. En réalité, les mécanismes d’adaptation du corps ont tendance à s’aplatir face à des stimuli fixes. Pour progresser continuellement, il faut faire alterner de manière planifiée la charge d’entraînement et la récupération en escalier — c’est le concept central de l’« entraînement périodisé ». Que votre objectif soit de terminer, de passer sous les 4 heures ou sous les 3 heures, la périodisation est le squelette d’une préparation efficace.

Qu’est-ce que l’entraînement périodisé ?

L’entraînement périodisé trouve son origine dans les sciences du sport soviétiques, initialement appliqué à la musculation, puis largement adopté par les sports d’endurance. En bref, il s’agit de découper l’année d’entraînement (ou le cycle de préparation) en périodes aux objectifs différents, chacune ayant une intensité, un volume et des priorités distincts, formant une progression en spirale « stress → adaptation → nouveau stress → adaptation supérieure ».

Un cycle complet de préparation pour un marathon complet dure généralement 16 à 20 semaines et se divise en quatre phases :

Phase Durée Objectif principal Caractéristiques d’entraînement
Phase de base (Base) 4–6 semaines Base aérobie, efficacité de la foulée Volume élevé, intensité faible
Phase de construction (Build) 6–8 semaines Amélioration du seuil, adaptation à l’allure marathon Volume en hausse, ajout d’intensité
Phase de compétition (Peak) 2–3 semaines Intégration de toutes les capacités Volume maximal, qualité maximale
Phase d’affûtage (Taper) 2–3 semaines Élimination de la fatigue, préservation des adaptations Volume en chute brutale, qualité maintenue

Détail de chaque phase

Première phase : la phase de base (Base Phase)

L’objectif de la phase de base est de construire le moteur aérobie. L’entraînement est principalement composé de courses aérobies faciles (80 % et plus), le kilométrage augmente progressivement de semaine en semaine, et l’intensité est maintenue dans une zone où l’on peut facilement tenir une conversation.

Séances clés :

  • 5 à 6 jours de course facile par semaine, à une allure 75 à 90 secondes/km plus lente que l’allure marathon visée.
  • Une sortie longue par semaine, commençant à 16–18 km, augmentant de 2 km toutes les deux semaines.
  • Intégrer de la musculation spécifique course à pied (squats, fentes, ponts), pour renforcer les fessiers et le gainage.

L’erreur la plus courante en phase de base est de « courir trop vite », pressé de vérifier les résultats, ce qui conduit à une fatigue excessive avant même la phase de construction.

Deuxième phase : la phase de construction (Build Phase)

La phase de construction introduit les « séances de stress », dont le but est d’améliorer le seuil lactique et l’efficacité à l’allure marathon. La différenciation d’intensité est nette : les sorties faciles sont plus lentes, les séances de qualité sont plus rapides.

Séances clés :

  • Une séance de seuil par semaine (8–12 km, 30 à 40 secondes/km plus rapide que l’allure marathon visée).
  • Une sortie longue à allure marathon par semaine (les 8–12 derniers km maintenus à l’allure cible).
  • Une « semaine de récupération » toutes les deux semaines, avec un kilométrage réduit de 20 à 25 % pour laisser le corps assimiler pleinement l’entraînement.

Troisième phase : la phase de compétition (Peak Phase)

La phase de compétition est le point culminant du volume et de l’intensité de tout le cycle de préparation, durant généralement 2 à 3 semaines. L’objectif de cette phase est d’intégrer l’entraînement en une capacité de course complète.

Séances clés :

  • La sortie longue atteint son pic (28–34 km, ajusté selon le niveau visé), avec la dernière partie exécutée à l’allure de course.
  • Maintenir l’intensité de la séance de seuil, mais en raccourcissant légèrement la distance (pour éviter d’accumuler de la fatigue avant l’affûtage).
  • Ajouter une course simulée ou un semi-marathon à fond.

Quatrième phase : la phase d’affûtage (Taper Phase)

La phase d’affûtage est la plus difficile à exécuter pour de nombreux coureurs : le kilométrage diminue fortement (jusqu’à 40–60 % du pic), tout en conservant la « qualité » de l’entraînement. L’affûtage n’est pas du repos, c’est le moment où la fatigue s’estompe et où les adaptations de l’entraînement émergent.

  • Première semaine : kilométrage réduit à 70 % du pic, en conservant une séance de seuil.
  • Deuxième semaine : kilométrage réduit à 50 % du pic, sortie longue raccourcie à 16–18 km.
  • Troisième semaine (semaine de course) : 6–8 km faciles du lundi au mercredi, repos jeudi et vendredi, course samedi.

Erreurs courantes de périodisation

  • Utiliser l’affûtage pour rattraper le retard : « Profiter de la semaine de réduction pour rattraper les kilomètres manqués » est l’erreur la plus courante, qui donne souvent des jambes lourdes le jour de la course.
  • Introduire trop d’intensité en phase de base : ajouter des séances d’intervalles trop tôt, ce qui fait que la fatigue déjà accumulée en phase de construction dégrade la qualité de l’entraînement.
  • Ignorer les semaines de réduction de volume : toutes les trois semaines, il devrait y avoir une « semaine de réduction de volume » (Volume Reduction Week) pour permettre la surcompensation du corps.

Conseils pratiques

  • Planifier à rebours à partir de la date de course sur 16 semaines : une fois la date de l’objectif confirmée, planifiez chaque phase en remontant depuis le jour de la course, pour éviter d’être encore en pleine intensité juste avant la course.
  • Calendrier de préparation pour le Marathon de Taipei : le Marathon de Taipei a généralement lieu la troisième semaine de décembre, le point de départ idéal de la préparation est donc fin août ou début septembre, ce qui permet d’éviter le pic de chaleur estivale.
  • S’adapter avec souplesse plutôt que de s’accrocher au plan : en cas de maladie ou d’événement particulier, ajustez activement le plan de la semaine, ne vous forcez pas à vous entraîner juste pour « atteindre l’objectif ».

Conclusion

L’essence de l’entraînement périodisé est « d’appliquer la bonne charge au bon moment ». Il donne à votre corps le temps de s’adapter, des stimuli suffisants pour progresser continuellement, et une préparation complète pour donner le meilleur de soi-même le jour de la course. Pensez à votre prochain cycle de préparation comme à une pièce de musique : la phase de base est l’introduction, la phase de construction est le développement, la phase de compétition est le point culminant, l’affûtage est la résolution, et le jour de la course, c’est votre salut final.

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