跳至主要內容

L'entraînement en altitude à vélo : les stimulations cardiopulmonaires des hautes montagnes taïwanaises

單車訓練

Entraînement à l'effet d'altitude à vélo : la stimulation cardio-respiratoire des hautes montagnes de Taïwan

Introduction

Taïwan est une île densément montagneuse, avec des sommets de la chaîne centrale dépassant les 3000 mètres. Parmi eux, la route provinciale 14甲 (Cingjing—Wuling—Dayuling) est l’une des rares routes au monde où l’on peut atteindre 3275 mètres d’altitude à vélo. Cet avantage géographique offre aux cyclistes taïwanais des ressources d’entraînement en altitude que les athlètes des pays de plaine peinent à égaler.

La stimulation du système cardio-respiratoire en haute altitude est multidimensionnelle : elle améliore non seulement la concentration d’hémoglobine et la capacité de transport de l’oxygène, mais force également le système cardio-respiratoire à trouver des modes de fonctionnement plus efficaces en environnement hypoxique. Comprendre ces mécanismes aide les cyclistes taïwanais à utiliser les routes de montagne de manière plus planifiée et à obtenir un « effet d’entraînement en altitude ».

Effets de la haute altitude sur le corps humain

À mesure que l’altitude augmente, la pression atmosphérique diminue et la pression partielle d’oxygène (PO2) dans l’air baisse :

Altitude Pression atmosphérique (hPa) Pression partielle d’O2 (mmHg) Teneur relative en oxygène
Niveau de la mer 1013 159 100%
1000 m 899 141 89%
2000 m 795 125 79%
3000 m 701 110 69%
3275 m (Wuling) 678 106 67%

À Wuling, la pression partielle d’oxygène n’est que de 67 % de celle du niveau de la mer. Même en pédalant de la même manière, la quantité d’oxygène atteignant les muscles est considérablement réduite, et le système cardio-respiratoire doit travailler davantage pour maintenir la même puissance.

Principales réactions physiologiques :

  • Augmentation de la ventilation : la fréquence et la profondeur respiratoires augmentent, expulsant plus de CO2, ce qui élève le pH sanguin (alcalose respiratoire)
  • Élévation de la fréquence cardiaque : à intensité égale, la fréquence cardiaque en altitude est supérieure de 10 à 20 bpm par rapport au niveau de la mer
  • Sécrétion accrue d’érythropoïétine (EPO) : les reins détectent l’hypoxie et augmentent la sécrétion d’EPO, stimulant la moelle osseuse à produire davantage de globules rouges
  • Augmentation du 2,3-DPG : le 2,3-diphosphoglycérate dans les globules rouges augmente, favorisant la libération de l’oxygène de l’hémoglobine vers les muscles

Bénéfice central de l’entraînement en altitude : vivre en haut, s’entraîner en bas (Live High, Train Low)

La forme la plus scientifiquement fondée de l’entraînement en altitude est le « Live High, Train Low (LHTL) » : résider en haute altitude (pour accumuler le stimulus hypoxique et augmenter les globules rouges) et s’entraîner en basse altitude (pour une meilleure qualité d’entraînement, permettant des intervalles à haute intensité).

Application pratique à Taïwan :

  • Résidence : Cingjing Farm (1750 m), Lushan à Nantou (1200 m)
  • Entraînement : descendre à Puli (430 m) ou au lac Sun Moon (748 m) pour les séances d’intensité

Cependant, les bénéfices complets du LHTL ne se manifestent qu’après 3 à 4 semaines consécutives. Pour la plupart des cyclistes amateurs taïwanais, l’approche plus réaliste est la « sortie en montagne le week-end ».

Bénéfices cardio-respiratoires des routes de haute montagne à Taïwan

Mont Hehuan – Wuling (3275 m)
Au départ de Wushe (1148 m), environ 55 kilomètres et 2100 mètres de dénivelé positif cumulé. Le stimulus hypoxique dans la seconde moitié de l’ascension (au-dessus de 2500 m) est particulièrement significatif : la fréquence cardiaque, à puissance égale, est supérieure de 15 à 20 bpm par rapport au plat. C’est un excellent entraînement hypoxique à haute intensité.

Taipingshan (1950 m)
Depuis Yilan, la pente est régulière, idéale pour un entraînement de montée prolongé en Zone 3–4, avec un stimulus hypoxique modéré fourni par l’altitude.

Mont Ali (2216 m)
De Chiayi vers le mont Ali, 52 kilomètres pour environ 2100 mètres de dénivelé, adapté aux longues ascensions d’endurance, avec un stimulus hypoxique dans les sections de haute altitude.

Précautions de sécurité pour les sorties en haute montagne

  • Reconnaître le mal aigu des montagnes : maux de tête, nausées et vertiges sont les symptômes initiaux du mal aigu des montagnes (AMS) ; en cas d’apparition, il faut redescendre immédiatement
  • Période d’acclimatation : pour une première sortie sur des routes de haute altitude comme Wuling, il est recommandé de passer la nuit précédente à Cingjing (1750 m) pour laisser au corps le temps de s’adapter
  • Gestion du froid : au sommet de Wuling, la température peut descendre à 5–10°C ; en été, le contraste est énorme avec la chaleur en contrebas, prévoir une veste coupe-vent et un pantalon pour la descente
  • Contrôle de l’allure : en montée à haute altitude, ne pas suivre son rythme habituel de plat ; contrôler l’allure par « l’intensité perçue », la fréquence cardiaque étant souvent plus élevée que d’habitude

Conseils pratiques

  • 1 à 2 sorties en montagne par mois : planifier régulièrement des sorties mensuelles en haute altitude pour accumuler le stimulus hypoxique, plus efficace qu’une sortie occasionnelle
  • Enregistrer sa fréquence cardiaque en altitude : établir des valeurs de référence de fréquence cardiaque à différentes altitudes pour suivre les progrès d’acclimatation
  • Combiner avec un triathlon ou des sorties multi-jours : si le planning le permet, rester 2 à 3 jours en haute altitude, bien plus bénéfique qu’un aller-retour dans la journée
  • Éviter l’entraînement en altitude 3 à 4 semaines avant une compétition : les bénéfices de l’entraînement en altitude mettent 2 à 3 semaines à se manifester, mais la récupération après l’effort demande aussi du temps ; la planification pré-compétition doit être prudente

Conclusion

Les routes de haute montagne de Taïwan constituent une ressource unique d’entraînement cardio-respiratoire pour les cyclistes taïwanais. Chaque défi à Wuling ne consiste pas seulement à poursuivre un chiffre de kilométrage, mais aussi à une stimulation profonde du système cardio-respiratoire en environnement hypoxique. Sans recourir à des tentes hypoxiques artificielles, les cyclistes taïwanais peuvent bénéficier des conditions d’entraînement en altitude que les professionnels européens doivent chercher à l’étranger. Tirer pleinement parti de cet avantage géographique est un raccourci intelligent pour améliorer l’endurance cardio-respiratoire.

Lectures associées

相關影片
訂閱CT的頻道

訂閱 CT Yeh,看武嶺實測與路線攻略

北進武嶺、西進武嶺、經典百K,每條路線都親自騎過,配速、爬升、補給點全部實拍實測。

467 部影片 · 累計 838 萬次觀看