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Festival du vélo à Taïwan : la fusion du pèlerinage de la déesse Mazu à Dajia et des activités cyclistes

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Festival du vélo à Taïwan : la fusion du pèlerinage de Dajia Mazu et des activités cyclistes

Introduction

S’il existe une activité à Taïwan capable de faire délaisser à des centaines de milliers de personnes toutes leurs occupations pour marcher ou pédaler à sa suite pendant neuf jours et huit nuits, c’est bien le pèlerinage de Dajia Mazu. Cet événement, surnommé « l’un des trois plus grands événements religieux au monde », part chaque année au troisième mois lunaire du temple Zhenlan de Dajia, à Taichung, traverse des dizaines de villes et villages du centre de Taïwan, pour finalement atteindre le temple Fengtian de Xingang, à Chiayi, sur un aller-retour de plus de 300 kilomètres.

Ces dernières années, un phénomène intéressant se répand discrètement au sein de la communauté cycliste taïwanaise : de plus en plus de cyclistes choisissent de remplacer leurs pieds par deux roues pour suivre le palanquin de Mazu, créant ainsi une culture unique de « pèlerinage à vélo ».

La rencontre entre le pèlerinage et le vélo

La tradition du pèlerinage de Mazu reposait principalement sur des fidèles à pied. Cependant, avec la popularisation du cyclisme à Taïwan et le fait que l’itinéraire du pèlerinage couvre précisément de nombreuses routes provinciales du centre de Taïwan propices à la pratique du vélo, le cyclisme est progressivement devenu l’une des nouvelles façons de participer au pèlerinage.

Cette fusion s’est produite naturellement, sans être un événement planifié :

  • La vitesse de déplacement du cortège du palanquin de Mazu est généralement de 5 à 8 km/h, ce que les cyclistes peuvent suivre facilement
  • L’itinéraire traverse les plaines de Taichung, Changhua, Yunlin et Chiayi, un terrain plat adapté aux cyclistes de tous niveaux
  • Pédaler autour du palanquin permet à la fois de ressentir l’atmosphère religieuse et de démontrer son endurance et sa dévotion
Caractéristiques de l’itinéraire du pèlerinage Adaptabilité au vélo
Section Taichung → Changhua (routes provinciales 1 et 17) Plat, adapté aux débutants
Section Changhua → Yunlin (route de comté 157) Légères collines, paysages magnifiques
Section Yunlin → Chiayi (route provinciale 19) Riches paysages agricoles, peu de montées
Avant le départ à l’aube (place du temple) Rassemblements, affluence maximale

Pourquoi de plus en plus de cyclistes choisissent le pèlerinage à vélo

En interrogeant les cyclistes qui ont déjà suivi le pèlerinage à vélo, leurs raisons sont variées, mais partagent plusieurs points communs essentiels :

Synchronisation de la foi et du sport
Pour les cyclistes croyants, suivre Mazu à vélo est une pratique unissant le corps et l’esprit. Pédaler au milieu des bénédictions et de l’encens qui s’élève procure un sentiment d’accomplissement difficile à décrire.

Le charme varié de l’itinéraire
L’itinéraire du pèlerinage évite délibérément les autoroutes pour emprunter les routes provinciales et rurales du vieux Taïwan, traversant champs, temples anciens et marchés traditionnels. Ces sections sont rarement l’occasion d’être explorées lors de sorties à vélo ordinaires ; le pèlerinage offre une opportunité « avec une raison » de les découvrir.

La résonance de la camaraderie
Pendant le pèlerinage, les temples et les maisons au bord du chemin offrent des ravitaillements gratuits comme du « braisé de porc », du « riz gluant » ou des « soupes sucrées » — cette générosité inconditionnelle est particulièrement précieuse dans la société moderne commercialisée, et offre une échappatoire chaleureuse à la fatigue des longues distances.

L’effet d’entraînement des réseaux sociaux
Ces dernières années, les photos et vidéos de « cyclistes suivant Mazu » circulent largement sur les réseaux sociaux, attirant de nombreux jeunes cyclistes peu familiers avec le pèlerinage. Une photo prise à côté du palanquin transmet souvent mieux cette expérience culturelle que mille mots.

Les règles du pèlerinage au sein de la communauté cycliste

Bien qu’il n’existe aucune règle écrite, une entente tacite s’est progressivement formée au sein de la communauté cycliste pour pédaler pendant le pèlerinage :

  • Ne pas dépasser le palanquin : la zone devant le cortège du palanquin est interdite aux véhicules ; les cyclistes doivent rester derrière ou sur les côtés du palanquin
  • Descendre de vélo aux temples : lorsque le palanquin entre dans un temple pour le passage sous le palanquin, les cyclistes descendent généralement de vélo et attendent, en signe de respect envers la divinité
  • Ne pas sonner de klaxon : en pédalant à côté du cortège, il convient de rester silencieux pour ne pas perturber l’atmosphère religieuse
  • Céder le passage aux fidèles : lorsque les fidèles à pied sont nombreux, les cyclistes s’arrêtent volontairement pour les laisser passer, la sécurité avant tout

Les défis concrets du pèlerinage à vélo

Bien que cette fusion soit fascinante, sa mise en pratique n’est pas sans défis :

  • Gestion complexe de la circulation : de nombreuses sections sont soumises à des restrictions de circulation pendant le pèlerinage, ce qui peut également affecter les cyclistes
  • Forte densité de foule : l’affluence est énorme près des temples, et se faufiler dans la file de véhicules exige une grande concentration
  • Progression continue jour et nuit : le cortège du pèlerinage avance parfois tard dans la nuit ; l’équipement de sécurité pour le vélo de nuit est indispensable
  • Des distances de plusieurs centaines de kilomètres : suivre l’intégralité du parcours exige plusieurs jours d’endurance ; il est déconseillé aux débutants sans expérience de longue distance de tenter le parcours complet

Conseils pratiques

  1. Choisir de suivre un à deux jours : il n’est pas nécessaire de participer à tout le parcours ; rejoindre le cortège sur une section accessible en transport pendant un ou deux jours offre déjà une expérience complète
  2. Rejoindre un groupe de cyclistes : certaines communautés cyclistes organisent des équipes de pèlerinage à vélo, plus sûres et plus conviviales
  3. Prévoir suffisamment de ravitaillement : bien que de la nourriture gratuite soit disponible en chemin, la dépense énergétique à vélo est plus importante ; il est recommandé d’emporter ses propres gels énergétiques et de l’eau
  4. Suivre l’itinéraire officiel : le temple Zhenlan publie chaque année l’itinéraire du pèlerinage ; planifiez à l’avance

Conclusion

La rencontre entre le pèlerinage de Dajia Mazu et la culture cycliste est un fascinant métissage culturel du mode de vie taïwanais contemporain. Lorsque la force de la foi rencontre le rythme du pédalage, se mêlant sur les routes provinciales des plaines du centre de Taïwan, cela ne produit pas seulement une expérience de voyage singulière, mais aussi un lien profond avec la culture religieuse taïwanaise, les paysages locaux et l’esprit du cyclisme. Sur cette route, la divinité et les cyclistes cheminent ensemble ; chaque tour de pédale est à la fois une dévotion et une liberté.

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