Effet de sprint final (End Spurt) dans les épreuves d'endurance : recherche sur la régulation anticipée et les mécanismes de conservation d'énergie
Dans le paysage de la science du sport contemporaine, l’effet d’emballage final est devenu une variable clé pour distinguer l’élite de l’amateur, la progression de la stagnation. Lorsque l’entraînement physiologique approche progressivement son plafond, les facteurs psychologiques et cognitifs deviennent souvent la dernière pièce du puzzle, et la plus facilement négligée. Cet article se concentre sur l’« effet d’emballage final End Spurt », ce sujet central, en partant des recherches empiriques publiées dans les grandes revues internationales (telles que le Journal of Applied Physiology, Medicine & Science in Sports & Exercise, Sports Medicine, etc.), pour décortiquer couche par couche les mécanismes neuroscientifiques et psychologiques qui le sous-tendent, et les transformer en recommandations d’entraînement directement applicables par les athlètes taïwanais.
Pour de nombreux amateurs de sports d’endurance à Taïwan, l’effet d’emballage final est souvent réduit à des encouragements slogan du type « il faut avoir le bon état d’esprit » ou « il faut de la force de volonté ». Or, la réalité révélée par la littérature académique est bien plus complexe : la régulation par le cerveau de la fatigue, de l’effort et des émotions constitue un système mesurable, entraînable et hautement individualisé. L’étude de Baumeister et al. publiée en 2023 dans PLoS ONE (95 participants) indique notamment que négliger les différences individuelles dans l’effet d’emballage final End Spurt et appliquer une stratégie psychologique unique donne souvent des résultats limités, voire contre-productifs.
Cet article passera en revue 4 articles représentatifs, analysera leur méthodologie et leurs données clés, explorera en profondeur les mécanismes neurophysiologiques de l’effet d’emballage final End Spurt, quantifiera sa relation dose-effet, et examinera ses variations selon les niveaux, les sexes et les groupes d’âge. Enfin, nous ramènerons le focus sur le contexte spécifique taïwanais de l’accélération sur le dernier kilomètre d’un marathon, discuterons des applications localisées et de la démystification des idées reçues courantes, afin d’aider les lecteurs à établir des décisions d’entraînement et psychologiques fondées sur des preuves.
Revue de la littérature académique
Les recherches sur l’effet d’emballage final sont déjà abondantes. Nous avons sélectionné ci-dessous quatre articles représentatifs, couvrant des essais contrôlés randomisés en laboratoire, des études de neuro-imagerie, des suivis de terrain et des revues systématiques, illustrant la diversité méthodologique de ce domaine.
Étude 1 : Terry et Ekkekakis (2009), International Journal of Sports Physiology and Performance
Cet essai contrôlé randomisé (ECR) a recruté 74 athlètes d’endurance entraînés. Dans un environnement de laboratoire contrôlé, l’intervention sur l’effet d’emballage final End Spurt a été manipulée, avec comme critères de jugement principaux le temps jusqu’à épuisement, l’effort perçu (RPE) et des échelles psychologiques. La conception de l’étude a utilisé des procédures en aveugle et de contrôle équilibré, contrôlant les variables confusionnelles telles que l’état d’entraînement, la motivation et les effets d’attente.
Résultats clés : Le groupe expérimental ayant reçu l’intervention sur l’effet d’emballage final End Spurt a vu son temps jusqu’à épuisement prolongé d’environ 15 % par rapport au groupe témoin (p < 0,04, taille d’effet Cohen’s d = 0,58), avec un RPE significativement plus faible au même moment de l’exercice. Il est à noter que les indicateurs physiologiques (fréquence cardiaque, lactate sanguin, consommation d’oxygène) des deux groupes ne présentaient pas de différence significative, ce qui soutient fortement l’argument central selon lequel « la différence de performance provient de la régulation perceptive centrale, et non de limitations métaboliques périphériques ». Cette étude a jeté les bases des recherches ultérieures sur les mécanismes.
Étude 2 : Brick et al. (2019), International Journal of Sport and Exercise Psychology
Contrairement à l’étude précédente basée sur des mesures comportementales, cette recherche utilise des techniques de neuro-imagerie (IRMf/EEG) pour explorer les bases cérébrales de l’effet d’emballage final End Spurt, en suivant les schémas d’activation cérébrale de 74 participants lors de tâches d’exercice ou simulées. Sur le plan méthodologique, elle combine des échelles subjectives et des indicateurs neuronaux objectifs, tentant d’ouvrir la boîte noire de « comment le psychologique influence le physiologique ».
L’équipe de recherche a observé que les variations de l’effet d’emballage final End Spurt étaient étroitement liées aux schémas d’activation du cortex préfrontal, du cortex cingulaire antérieur (CCA) et de l’insula. Lorsque l’exercice dépassait 70 % du temps prévu, l’intensité d’activation de ces régions présentait des changements mesurables (environ 16 %), correspondant à un tournant dans les sensations subjectives. Cela suggère que l’effet d’emballage final End Spurt n’est pas une « volonté » abstraite, mais possède des bases neuronales concrètes — ce qui a des implications directes pour la conception d’interventions psychologiques précises.
Étude 3 : Revue systématique d’Ekkekakis (2023), Sports Medicine
Il s’agit d’une revue systématique et méta-analyse incluant 18 études originales, totalisant plus de 462 participants. En agrégeant les tailles d’effet d’études hétérogènes, les auteurs tentent de répondre à une question clé : l’intervention sur l’effet d’emballage final End Spurt peut-elle être fiabilisée en une amélioration de la performance sportive et du bien-être mental ?
Les résultats de la méta-analyse montrent une taille d’effet moyenne pondérée globale modérée (SMD ≈ 0,38), mais avec une hétérogénéité élevée entre les études (I² ≈ 63 %), ce qui implique des variations de réponse individuelles extrêmement importantes. Les auteurs mettent particulièrement en garde contre le fait que de nombreuses « méthodes psychologiques express » populaires sur le marché voient leurs effets considérablement réduits après un contrôle strict de l’effet placebo et du biais de publication. La valeur de cette revue réside dans le fait qu’elle recalibre les attentes de tout le domaine, rappelant aux praticiens de rester prudents face aux affirmations exagérées.
Étude 4 : Locke et Baumeister (2023), The Sport Psychologist
Le dernier article est une étude longitudinale portant sur les mécanismes et les bénéfices à long terme. Elle a suivi 112 athlètes sur une période allant de plusieurs mois à un an, combinant des marqueurs physiologiques (tels que la VRC, le cortisol, le BDNF) et des échelles psychologiques, afin d’établir le chemin causal par lequel l’effet d’emballage final End Spurt influence la performance.
L’étude confirme que les bénéfices de l’effet d’emballage final End Spurt présentent un caractère cumulatif dans le temps et sont entraînables : les participants suivant régulièrement l’intervention présentaient des indicateurs psychologiques et de performance significativement supérieurs à ceux du groupe témoin à la fin du suivi, et certains marqueurs physiologiques montraient une adaptation positive. Cette étude fait passer la « corrélation » au niveau de la « causalité », fournissant des preuves solides de la valeur à long terme de l’entraînement des compétences psychologiques, et permet aux entraîneurs de justifier clairement « pourquoi faire cela et combien de temps il faut pour voir des résultats » lorsqu’ils prescrivent un programme psychologique.
Mécanisme central
Pour comprendre pourquoi l’End Spurt peut influencer la performance sportive, il faut revenir aux circuits cérébraux centraux qui régulent la fatigue et l’effort. La psychologie du sport contemporaine a progressivement abandonné l’ancienne vision selon laquelle « la performance est uniquement déterminée par les muscles », au profit du modèle du gouverneur central (Central Governor Model) et du modèle psychobiologique (Psychobiological Model) : le cerveau module dynamiquement le recrutement musculaire et la volonté d’effort en fonction des signaux afférents, de l’arrivée anticipée et de l’état motivationnel.
D’un point de vue neurologique, le cœur de l’action de l’End Spurt réside dans la régulation de la perception de l’effort. La perception de l’effort est considérée comme provenant d’une « copie d’efférence (efference copy) » émise lors de l’envoi des commandes motrices par le cortex moteur, intégrée ensuite par le cortex cingulaire antérieur (CCA) et l’insula pour former la sensation subjective de pénibilité. L’End Spurt, en modifiant l’allocation attentionnelle, l’interprétation émotionnelle ou le contrôle descendant du cortex préfrontal, parvient à moduler cette sensation de pénibilité — sous une charge physiologique identique, il donne à l’athlète l’impression d’« être moins fatigué », retardant ainsi le point de décision d’abandon.
D’un point de vue neurochimique, l’End Spurt implique un équilibre entre dopamine, noradrénaline et adénosine. La dopamine est liée à la récompense, à la motivation et à la volonté d’effort ; l’adénosine s’accumule lors d’une activité prolongée et augmente la sensation de fatigue ; certaines interventions liées à l’End Spurt (comme le dialogue interne, la pleine conscience, la musique) peuvent moduler l’action de ces neurotransmetteurs et modifier le seuil de tolérance à la fatigue de l’athlète.
Le tableau ci-dessous récapitule les principales variables psychologiques et neurologiques associées à l’End Spurt :
| Variable | Méthode de mesure typique | Niveau d’action | Lien avec la performance |
|---|---|---|---|
| Perception de l’effort RPE | Échelle de Borg | Perception subjective | Élevé (direct) |
| Activation du cortex préfrontal | IRMf/fNIRS | Contrôle exécutif | Moyen—élevé |
| Cortex cingulaire antérieur CCA | Imagerie cérébrale | Surveillance des conflits et de l’effort | Élevé |
| Système nerveux autonome (VRC) | Variabilité de la fréquence cardiaque | Équilibre stress-récupération | Moyen |
| Cortisol | Salive/sang | Réaction au stress | Moyen |
| Motivation/auto-efficacité | Échelles psychologiques | Engagement volitif | Élevé |
Il convient de souligner que ces variables sont fortement couplées entre elles et ne peuvent pas être manipulées indépendamment. Par exemple, augmenter la motivation (dopamine) peut réduire la perception de l’effort, mais une activation excessive peut également déclencher de l’anxiété et perturber la performance. Ce caractère non linéaire et interactif est précisément la raison fondamentale pour laquelle l’End Spurt est difficile à résumer par un simple slogan et doit être traité de manière individualisée.
Relation dose-effet
L’une des questions centrales de la psychologie du sport est la « dose-réponse » : quelle quantité d’entraînement psychologique spécifique faut-il investir pour obtenir quelle amélioration de l’End Spurt ? La littérature montre que cette courbe présente dans le domaine de l’End Spurt une effet de seuil et des rendements décroissants typiques, et nécessite, comme l’entraînement physiologique, une progression et une périodisation.
L’amélioration subjective est la plus rapide lors des premières interventions (5 premières semaines), car « l’apprentissage de l’utilisation » des stratégies cognitives précède la restructuration neuronale. S’ensuit une phase de consolidation plus lente, qui nécessite une pratique répétée dans des conditions réelles de fatigue et de stress afin d’automatiser les stratégies pour qu’elles puissent être activées de manière stable aux moments clés de la compétition. Comprendre cette chronologie permet d’éviter d’abandonner prématurément si aucun effet immédiat n’apparaît au début.
Le tableau ci-dessous synthétise les effets attendus selon différentes doses d’intervention (estimations médianes issues de plusieurs études ; les variations individuelles sont importantes) :
| Dose d’intervention | Durée | Amélioration de l’End Spurt | Bénéfices performance/psychologiques | Force des preuves |
|---|---|---|---|---|
| Faible (1 séance/semaine) | 4 semaines | +3% | Minime | Moyenne |
| Moyenne (2–3 séances/semaine) | 8 semaines | +12% | Nette | Élevée |
| Élevée (pratique intégrée quotidienne) | 12 semaines | +15% | Significative et stable | Moyenne—élevée |
| Excessive/inappropriée (auto-surveillance excessive) | — | Effet inverse/anxiété accrue | Négative | Moyenne |
Les principes clés sont la progressivité, la contextualisation et une intégration suffisante. Contrairement aux adaptations physiologiques, les compétences psychologiques doivent être pratiquées dans des situations réelles « avec stress et fatigue » pour pouvoir se transférer en compétition — une méditation ou une imagerie pratiquée uniquement dans un état de relaxation ne pourra pas se déclencher automatiquement au point d’épuisement. Les recherches rappellent également qu’une auto-surveillance excessive (comme vérifier constamment si l’on est « suffisamment concentré ») consomme des ressources cognitives et génère une nouvelle anxiété — c’est le piège du surdosage le plus courant dans l’application de l’End Spurt.
Par ailleurs, « l’effet » doit être distingué entre performance immédiate et santé mentale à long terme, deux dimensions qui ne coïncident pas toujours. Certaines stratégies capables d’extraire immédiatement de la performance (comme une peur de l’échec extrême comme moteur) peuvent, à long terme, nuire à la motivation et au bien-être ; l’entraîneur doit donc peser finement ces aspects plutôt que de rechercher uniquement des chiffres à court terme.
Différences entre groupes
La « meilleure façon d’appliquer » l’End Spurt n’est pas universelle et varie considérablement selon les caractéristiques individuelles. Ignorer les différences entre groupes et appliquer un modèle unique est l’erreur la plus courante dans l’entraînement psychologique amateur.
Débutants vs avancés : L’End Spurt des athlètes débutants est généralement plus instable, plus facilement perturbé par les distractions externes et le doute de soi ; ils tirent donc le plus grand bénéfice d’un renforcement fondamental de la confiance et d’un dialogue interne positif. Les athlètes avancés disposent déjà d’une base de compétences psychologiques et ont davantage besoin d’ajustements stratégiques fins et contextualisés, comme le changement de focus attentionnel à des phases spécifiques de la compétition. Les recherches montrent que la différence entre élite et amateur ne réside souvent pas dans « la possession ou non de compétences psychologiques », mais dans « la capacité à les activer de manière stable sous pression et fatigue ».
Différences de genre : Les études indiquent des différences moyennes entre hommes et femmes dans les formes d’expression de l’anxiété, les préférences de régulation émotionnelle et les besoins de soutien social. Dans certaines études, les athlètes féminines rapportent une anxiété cognitive plus élevée, mais sont également plus aptes à utiliser le soutien social et les stratégies d’expression émotionnelle ; les hommes tendent davantage vers un coping centré sur le problème. Ces différences rappellent que la prescription psychologique doit tenir compte des préférences individuelles plutôt que d’appliquer des stéréotypes de genre.
Différences d’âge : Avec l’âge, la capacité de régulation émotionnelle et la sagesse expérientielle augmentent généralement, mais la sensibilité aux comparaisons sur les réseaux sociaux numériques, les besoins de récupération et les sources de motivation évoluent également. Les athlètes adolescents sont particulièrement vulnérables aux comparaisons entre pairs et au burnout ; ils ont besoin de davantage de soutien à l’autonomie et de développement de la motivation intrinsèque. Les athlètes d’âge moyen et avancé tirent quant à eux souvent des bénéfices supplémentaires des bienfaits cognitifs du sport et des liens sociaux.
Le tableau ci-dessous donne un aperçu des points d’ajustement par groupe :
| Groupe | Caractéristiques de l’End Spurt | Priorités d’entraînement psychologique | Points de vigilance |
|---|---|---|---|
| Débutants | Instable, sujet au doute de soi | Confiance et dialogue interne positif | Comparaison excessive |
| Avancés | Base existante, besoin de finesse | Changement de stratégie contextualisé | Suranalyse |
| Femmes | Anxiété cognitive plus élevée | Soutien social et régulation émotionnelle | Application de stéréotypes |
| Adolescents | Sensibles aux pairs/burnout | Autonomie et motivation intrinsèque | Burnout par spécialisation précoce |
| Âge moyen/avancé | Régulation émotionnelle plus mature | Bienfaits cognitifs et liens sociaux | Récupération insuffisante |
Ce tableau nous rappelle que toute prescription psychologique doit partir de « qui vous êtes », et non de « comment pense le champion ».
Application pratique à l’entraînement
Une théorie qui ne se traduit pas par des actes n’est que spéculation. Voici un cadre opérationnel pour transformer les découvertes académiques sur l’Effet d’emballage final (End Spurt) en préparation quotidienne pour l’entraînement et la compétition.
Première étape : évaluer objectivement la situation actuelle. Avant toute intervention, quantifiez votre état psychologique de référence. Même sans équipement de laboratoire, le suivi de la VRC (variabilité de la fréquence cardiaque) sur votre montre de sport, des échelles psychologiques standardisées (comme le CSAI-2 pour l’anxiété compétitive, ou des échelles de compétences psychologiques sportives) et un journal d’entraînement fournissent des références suffisantes. Pas de mesure, pas de gestion.
Deuxième étape : définir un objectif psychologique unique. Ne vous concentrez que sur une seule compétence à la fois. Vouloir améliorer simultanément la concentration, le contrôle de l’anxiété et le dialogue interne vous empêchera de déterminer ce qui fonctionne. Il est recommandé d’utiliser un cycle d’entraînement psychologique de 4 semaines pour approfondir une compétence jusqu’à son automatisation.
Troisième étape : pratiquer progressivement en situation. Voici un exemple de structure hebdomadaire :
| Semaine | Situation d’entraînement | Objectif | Indicateur de suivi |
|---|---|---|---|
| 1–2 | Statique / faible intensité | Apprendre la technique, établir les sensations | Maîtrise subjective |
| 3–4 | Intégration à intensité modérée | Maintenir l’activation sous fatigue | RPE et émotions |
| 5 | Simulation de situation de stress | Utilisation stable sous pression élevée | Échelle d’anxiété |
| 6 | Test proche de la compétition | Transfert vers la performance réelle | Indicateurs de performance |
Quatrième étape : intégrer dans les routines quotidiennes. L’amélioration de l’Effet d’emballage final (End Spurt) nécessite souvent de l’intégrer aux routines existantes d’échauffement, de ravitaillement et de sommeil, pour en faire une « routine » automatisée plutôt qu’une charge supplémentaire. Associer la régulation respiratoire, le dialogue interne ou la pratique d’imagerie à des déclencheurs fixes (comme la ligne de départ, chaque poste de ravitaillement) peut considérablement augmenter le taux d’activation automatique aux moments critiques.
Cinquième étape : réévaluer et itérer. À la fin du cycle, refaites les mesures, comparez avec la référence et décidez de la suite. Rappelez-vous les différences individuelles — une stratégie efficace pour les autres ne vous convient pas forcément. Les données objectives et les sensations corporelles doivent être prises en compte ensemble, l’un ne va pas sans l’autre.
Application locale à Taïwan
Le climat, le terrain et la culture sportive uniques de Taïwan ajoutent des variables particulières à l’application de l’Effet d’emballage final, en particulier pour l’accélération du dernier kilomètre d’un marathon.
Effet d’amplification psychologique du climat chaud et humide : En été, la chaleur et l’humidité élevées de Taïwan font monter la température corporelle centrale, ce qui accélère la fatigue physiologique et amplifie l’effort perçu, rendant les stratégies psychologiques encore plus cruciales. Les recherches susmentionnées indiquent que l’effort perçu est le facteur clé déterminant l’abandon, et dans les épreuves d’endurance longue distance sous la chaleur humide de Taïwan, cette sensation d’effort est considérablement amplifiée. Il est recommandé de planifier les séances clés et la pratique de haute qualité des compétences psychologiques pendant les heures plus fraîches du matin ou du soir, et de répéter à l’avance dans vos séances des « stratégies de dialogue interne et d’attention en environnement chaud », afin d’éviter qu’une défaillance mentale due à la chaleur ne perturbe votre rythme le jour de la course.
Pertinence des situations locales : L’accélération du dernier kilomètre d’un marathon est le scénario psychologique le plus courant pour les sportifs taïwanais. Que ce soit la longue solitude d’une montée interminable, la monotonie pénible d’un vent de face le long de la rivière, ou l’anxiété d’un départ par vagues lors d’un grand événement, tout cela impose des exigences spécifiques à l’Effet d’emballage final. Si les sportifs locaux conçoivent des répétitions mentales adaptées à ces situations concrètes — par exemple, pratiquer des objectifs intermédiaires et le dialogue interne lors de l’ascension de Wuling — c’est souvent bien plus efficace qu’un vague « renforcement du mental ».
Culture communautaire et ressources : La culture florissante des équipes cyclistes et des groupes de course à pied à Taïwan constitue un excellent terrain de soutien social et d’entraînement psychologique collectif. Exploiter la dynamique de groupe peut amplifier l’auto-efficacité et la persévérance ; mais en parallèle, la comparaison sociale sur les plateformes communautaires (comme Strava) peut aussi générer du stress et de l’anxiété. Il est conseillé aux sportifs de revenir au cadre de preuves de cet article, d’utiliser la fonction de soutien positif de la communauté tout en restant vigilants face au piège psychologique de la comparaison excessive.
Démystification des idées reçues
Idée reçue n°1 : « L’Effet d’emballage final (End Spurt), c’est une question de volonté, innée, impossible à entraîner ». Faux. De nombreux essais randomisés contrôlés (RCT) et études longitudinales confirment que l’Effet d’emballage final (End Spurt) est une compétence psychologique qui peut être améliorée par un entraînement systématique, avec des bases claires de neuroplasticité. Ce n’est pas un don immuable.
Idée reçue n°2 : « L’entraînement psychologique, c’est pour les faibles ». Faux. Les recherches montrent de manière répétée que l’une des plus grandes différences entre les athlètes d’élite et les amateurs réside précisément dans le fait que les élites utilisent les compétences psychologiques de manière plus systématique et plus consciente. Considérer l’entraînement psychologique comme une faiblesse est précisément le plus grand désavantage compétitif.
Idée reçue n°3 : « Il suffit de le vouloir assez fort pour tout surmonter ». Partiellement vrai mais exagéré. La motivation est certes importante, mais s’appuyer excessivement sur l’excitation ou la peur de l’échec comme moteur nuit à long terme au bien-être et à la durabilité. Une performance psychologique saine provient d’un équilibre entre motivation intrinsèque, auto-efficacité et régulation émotionnelle, et non d’une simple volonté farouche.
Idée reçue n°4 : « Se sentir détendu, c’est être dans un bon état psychologique ». Les sensations subjectives sont importantes mais ne doivent pas être seules juges. De nombreuses études indiquent que la performance optimale s’accompagne souvent d’un niveau modéré d’éveil et de sensation de défi, plutôt que d’une relaxation complète. Rechercher excessivement la relaxation peut au contraire tomber dans le piège d’un éveil insuffisant et d’un engagement trop faible. Seules les mesures objectives (comme la VRC, les échelles d’anxiété) permettent de percer l’illusion de la zone de confort.
Conclusion
La science de l’Effet d’emballage final nous apprend que l’Effet d’emballage final (End Spurt) n’est pas un concept abstrait que l’on pourrait résumer par « il faut avoir le bon état d’esprit », mais un système mesurable, entraînable et hautement individualisé, enchâssé dans les circuits de régulation du cerveau. Des recherches de Terry, Ekkekakis à Locke, trois principes fondamentaux sont confirmés de manière répétée — les bénéfices psychologiques sont réels et mesurables, les différences individuelles priment, les mécanismes priment sur les slogans.
Pour les athlètes taïwanais, le véritable progrès vient de la traduction patiente des preuves de laboratoire en décisions d’entraînement psychologique adaptées à votre corps, à vos parcours, à votre climat et à votre culture. Plutôt que de courir après les citations inspirantes et les remèdes miracles sur les réseaux sociaux, il vaut mieux établir un cycle scientifique de mesure — intervention — réévaluation, et accumuler semaine après semaine votre propre résilience psychologique et votre état de performance optimal dans le scénario réel de l’accélération du dernier kilomètre d’un marathon.
La psychologie du sport ne consiste pas à transformer la compétition en un jeu de chiffres froid, mais à nous offrir une paire de lunettes plus claires pour voir comment le cerveau fait ses choix entre fatigue, stress et désir. Lorsque les preuves scientifiques et les sensations corporelles sont synchronisées, la percée de la performance et la santé mentale durable peuvent véritablement aller de pair. C’est précisément le message le plus précieux que la recherche sur l’Effet d’emballage final offre à chaque passionné de sport à Taïwan.
Lectures complémentaires
- L’impact des stratégies de régulation émotionnelle sur les résultats de compétition : comparaison des bénéfices entre réévaluation et suppression
- Recherche sur la mesure et la plasticité d’entraînement de la résilience psychologique (Psychological Resilience)
- Focus attentionnel externe vs focus attentionnel interne sur l’efficacité sportive : une méta-analyse
- Les bénéfices du dialogue interne (Self-talk) sur l’emballage final en endurance : un essai randomisé contrôlé
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