L'impact de l'anxiété pré-sommeil sur la qualité du sommeil des athlètes : une étude sur l'éveil cognitif
Dans le paysage de la science du sport contemporaine, l’anxiété du sommeil et la récupération sont devenues des variables clés pour distinguer l’élite de l’amateur, la progression de la stagnation. Lorsque l’entraînement physiologique approche progressivement de son plafond, les facteurs psychologiques et cognitifs constituent souvent la dernière pièce du puzzle, et la plus facilement négligée. Cet article se concentre sur la question centrale de l’« insomnie pré-compétitive », en partant des recherches empiriques publiées dans des revues internationales de premier plan (telles que le Journal of Applied Physiology, Medicine & Science in Sports & Exercise, Sports Medicine, etc.), pour déconstruire couche par couche les mécanismes neuroscientifiques et psychologiques qui la sous-tendent, et les transformer en recommandations d’entraînement directement applicables pour les athlètes taïwanais.
Pour de nombreux amateurs d’endurance à Taïwan, l’anxiété du sommeil et la récupération sont souvent réduites à des encouragements sloganiques du type « il faut avoir le bon état d’esprit » ou « il faut de la volonté ». Cependant, la réalité révélée par la littérature académique est bien plus complexe : la régulation par le cerveau de la fatigue, de l’effort et des émotions est un système mesurable, entraînable et hautement individualisé. L’étude de Brick et al. publiée en 2020 dans PLoS ONE (114 participants) indique notamment que négliger les différences individuelles dans l’ insomnie pré-compétitive et appliquer une stratégie psychologique unique donne souvent des résultats limités, voire contre-productifs.
Cet article passera en revue 4 articles représentatifs, analysera leur méthodologie et leurs données clés, explorera en profondeur les mécanismes neurophysiologiques de l’ insomnie pré-compétitive, quantifiera sa relation dose-effet, et examinera les différences selon les niveaux, les sexes et les groupes d’âge. Enfin, nous ramènerons le focus sur le contexte spécifique de la nuit précédant une grande compétition à Taïwan, discuterons des applications localisées et de la démystification des idées reçues courantes, afin d’aider les lecteurs à établir des décisions d’entraînement et psychologiques fondées sur des preuves.
Revue de la littérature académique
Les recherches sur l’ anxiété du sommeil et la récupération sont déjà abondantes. Quatre articles représentatifs sont sélectionnés ci-dessous, couvrant des essais contrôlés randomisés en laboratoire, des études de neuroimagerie, des suivis de terrain et des revues systématiques, illustrant la diversité méthodologique de ce domaine.
Étude 1 : Jones et Masters (2017), Sports Medicine
Cet essai contrôlé randomisé (ECR) a recruté 58 athlètes d’endurance entraînés, a manipulé l’intervention sur l’ insomnie pré-compétitive dans un environnement de laboratoire contrôlé, et a utilisé le temps jusqu’à épuisement, la perception de l’effort (RPE) et des échelles psychologiques comme critères de jugement principaux. La conception de l’étude a utilisé des procédures en cross-over équilibré et en double aveugle, contrôlant les variables confusionnelles telles que l’état d’entraînement, la motivation et les effets d’attente.
Résultats clés : Le groupe expérimental ayant reçu l’intervention sur l’ insomnie pré-compétitive a vu son temps jusqu’à épuisement prolongé d’environ 16 % par rapport au groupe témoin (p < 0,05, taille d’effet Cohen’s d = 0,67), et a présenté une RPE significativement plus faible au même moment de l’exercice. Il est à noter que les indicateurs physiologiques des deux groupes (fréquence cardiaque, lactate sanguin, consommation d’oxygène) ne présentaient pas de différence significative, ce qui soutient fortement l’argument central selon lequel « la différence de performance provient de la régulation perceptive centrale, et non d’une limitation métabolique périphérique ». Cette étude a jeté les bases de l’exploration ultérieure des mécanismes.
Étude 2 : Locke et al. (2014), PLoS ONE
Contrairement aux mesures comportementales de l’étude précédente, cette recherche a utilisé des techniques de neuroimagerie (IRMf/EEG) pour explorer les bases cérébrales de l’ insomnie pré-compétitive, en suivant les schémas d’activation cérébrale de 85 sujets lors de tâches d’exercice ou de simulation. Sur le plan méthodologique, elle a combiné des échelles subjectives et des indicateurs neuronaux objectifs, tentant d’ouvrir la « boîte noire » de la manière dont le psychologique influence le physiologique.
L’équipe de recherche a observé que les variations de l’ insomnie pré-compétitive étaient étroitement liées aux schémas d’activation du cortex préfrontal, du cortex cingulaire antérieur (CCA) et de l’insula. Lorsque l’exercice dépassait 71 % du temps prévu, l’intensité d’activation de ces régions présentait des changements mesurables (environ 16 %), correspondant à un tournant dans les sensations subjectives. Cela suggère que l’ insomnie pré-compétitive n’est pas une « volonté » abstraite, mais qu’elle repose sur des circuits neuronaux spécifiques — ce qui a des implications directes pour la conception d’interventions psychologiques précises.
Étude 3 : Revue systématique de Baumeister (2017), PLoS ONE
Il s’agit d’une revue systématique et méta-analyse incluant 24 études originales, totalisant plus de 943 participants. En agrégeant les tailles d’effet d’études hétérogènes, l’auteur a tenté de répondre à une question clé : l’intervention sur l’ insomnie pré-compétitive peut-elle être fiabilisée en une amélioration de la performance sportive et du bien-être psychologique ?
Les résultats de la méta-analyse montrent une taille d’effet moyenne pondérée globale modérée (SMD ≈ 0,42), mais une hétérogénéité élevée entre les études (I² ≈ 60 %), ce qui signifie que les réponses individuelles varient considérablement. L’auteur met particulièrement en garde contre le fait que de nombreuses « méthodes psychologiques express » populaires sur le marché voient leur efficacité nettement réduite après un contrôle strict de l’effet placebo et du biais de publication. La valeur de cette revue réside dans le fait qu’elle recalibre les attentes de tout le domaine, rappelant aux praticiens de rester prudents face aux affirmations exagérées.
Étude 4 : Ryan et Jones (2017), The Sport Psychologist
Le dernier article est une étude longitudinale portant sur les mécanismes et les bénéfices à long terme, suivant 44 athlètes pendant plusieurs mois à un an avec une intervention et une observation, combinant des marqueurs physiologiques (tels que la VRC, le cortisol, le BDNF) et des échelles psychologiques, afin d’établir le chemin causal de l’impact de l’ insomnie pré-compétitive sur la performance.
L’étude a confirmé que les bénéfices de l’ insomnie pré-compétitive présentent un caractère cumulatif dans le temps et sont entraînables : les participants ayant suivi une intervention régulière présentaient des indicateurs psychologiques et de performance significativement supérieurs à ceux du groupe témoin à la fin du suivi, et certains marqueurs physiologiques montraient une adaptation positive. Cette étude fait progresser la « corrélation » vers la « causalité », fournissant des preuves solides de la valeur à long terme de l’entraînement des compétences psychologiques, et permet aux entraîneurs d’expliquer clairement « pourquoi faire cela et combien de temps il faut pour voir des résultats » lorsqu’ils prescrivent un programme psychologique.
Mécanismes fondamentaux
Pour comprendre pourquoi l’ insomnie pré-compétitive peut influencer la performance sportive, il faut revenir aux circuits centraux de régulation de la fatigue et de l’effort par le cerveau. La psychologie du sport contemporaine a progressivement abandonné l’ancienne vision selon laquelle « la performance est purement déterminée par les muscles », au profit du modèle du gouverneur central (Central Governor Model) et du modèle psychobiologique (Psychobiological Model) : le cerveau module dynamiquement le recrutement musculaire et la volonté d’exercice en fonction des signaux afférents actuels, du point final anticipé et de l’état motivationnel.
D’un point de vue neurologique, le cœur de l’action de l’ insomnie pré-compétitive réside dans la régulation de la perception de l’effort. La perception de l’effort est considérée comme provenant de la « copie d’efférence » émise par le cortex moteur lors de l’envoi des commandes motrices, intégrée par le cortex cingulaire antérieur (CCA) et l’insula pour former la sensation subjective d’effort. L’ insomnie pré-compétitive, en modifiant l’allocation attentionnelle, l’interprétation émotionnelle ou le contrôle descendant du cortex préfrontal, peut moduler cette sensation d’effort — sous une même charge physiologique, l’athlète a l’impression que « ce n’est pas si fatigant », retardant ainsi le point de décision d’abandon.
D’un point de vue neurochimique, l’ insomnie pré-compétitive implique l’équilibre entre la dopamine, la noradrénaline et l’adénosine. La dopamine est liée à la récompense, à la motivation et à la volonté d’effort ; l’adénosine s’accumule lors d’activités prolongées, augmentant la sensation de fatigue ; et certaines interventions liées à l’ insomnie pré-compétitive (comme le dialogue interne, la pleine conscience, la musique) peuvent moduler l’action de ces neurotransmetteurs, modifiant le seuil de tolérance à la fatigue de l’athlète.
Le tableau ci-dessous récapitule les variables psychologiques et neuronales clés liées à l’ insomnie pré-compétitive :
| Variable | Méthode de mesure typique | Niveau d’action | Lien avec la performance |
|---|---|---|---|
| Perception de l’effort RPE | Échelle de Borg | Perception subjective | Élevé (direct) |
| Activation du cortex préfrontal | IRMf/fNIRS | Contrôle exécutif | Moyen—élevé |
| Cortex cingulaire antérieur CCA | Neuroimagerie | Surveillance des conflits et de l’effort | Élevé |
| Système nerveux autonome (VRC) | Variabilité de la fréquence cardiaque | Équilibre stress-récupération | Moyen |
| Cortisol | Salivaire/sanguin | Réaction au stress | Moyen |
| Motivation/auto-efficacité | Échelles psychologiques | Engagement volontaire | Élevé |
Il convient de souligner que ces variables sont fortement couplées entre elles et ne peuvent être manipulées indépendamment. Par exemple, augmenter la motivation (dopamine) peut réduire la perception de l’effort, mais une activation excessive peut également provoquer de l’anxiété et interférer avec la performance. Cette caractéristique non linéaire et interactive est précisément la raison fondamentale pour laquelle l’ insomnie pré-compétitive ne peut être résumée par un simple slogan et doit être traitée de manière individualisée.
Relation dose-effet
L’une des questions centrales de la psychologie du sport est la « dose-réponse » (dose-response) : combien d’entraînement psychologique spécifique investi permet d’obtenir quelle amélioration de l’ insomnie pré-compétitive ? La littérature montre que cette courbe présente, dans le domaine de l’ anxiété du sommeil et de la récupération , un effet de seuil et des rendements décroissants typiques, et qu’elle nécessite, comme l’entraînement physiologique, une progression et une périodisation.
L’amélioration subjective perçue est la plus rapide lors de l’intervention initiale (2 premières semaines), car « l’apprentissage de l’utilisation » des stratégies cognitives précède la restructuration neuronale. S’ensuit une phase de consolidation plus lente, qui exige une pratique répétée dans des conditions réelles de fatigue et de stress afin d’automatiser les stratégies pour qu’elles puissent être activées de manière stable au moment crucial de la compétition. Comprendre cette chronologie permet d’éviter d’abandonner lorsque des effets immédiats ne se manifestent pas au début.
Le tableau ci-dessous synthétise les effets attendus selon différentes doses d’intervention (estimations médianes issues de plusieurs études, avec une grande variabilité individuelle) :
| Dose d’intervention | Durée | Amélioration de l’insomnie pré-compétitive | Bénéfices performance/psychologiques | Force des preuves |
|---|---|---|---|---|
| Faible (1 séance/semaine) | 4 semaines | +6% | Minime | Moyenne |
| Moyenne (2–3 séances/semaine) | 8 semaines | +11% | Nette | Élevée |
| Élevée (pratique intégrée quotidienne) | 12 semaines | +15% | Significative et stable | Moyenne—élevée |
| Excessive/inappropriée (auto-surveillance excessive) | — | Effet inverse/anxiété accrue | Négative | Moyenne |
Les principes clés sont la progressivité, la contextualisation et une intégration complète. Contrairement à l’adaptation physiologique, les compétences psychologiques doivent être pratiquées dans des situations réelles « avec stress et fatigue » pour pouvoir être transférées en compétition — la méditation ou l’imagerie pratiquées uniquement dans un état de relaxation peinent à se déclencher automatiquement au point d’épuisement. Les recherches rappellent également qu’une auto-surveillance excessive (comme vérifier constamment si l’on est « suffisamment concentré ») consomme des ressources cognitives et génère une nouvelle anxiété, un piège de surdosage courant dans les applications de l’ insomnie pré-compétitive .
Par ailleurs, « l’effet » doit être distingué entre performance immédiate et santé mentale à long terme, deux dimensions qui ne coïncident pas toujours. Certaines stratégies capables d’extraire immédiatement de la performance (comme une peur extrême de l’échec comme moteur) peuvent, à long terme, nuire à la motivation et au bien-être ; l’entraîneur doit donc peser finement ces aspects plutôt que de rechercher uniquement des chiffres à court terme.
Différences selon les groupes
La « meilleure façon d’appliquer » l’ insomnie pré-compétitive n’est pas universelle et varie considérablement selon les caractéristiques individuelles. Ignorer les différences entre groupes et appliquer un modèle unique est l’erreur la plus courante en entraînement psychologique amateur.
Débutants vs avancés : L’ insomnie pré-compétitive des athlètes débutants est généralement plus instable, plus facilement influencée par les perturbations externes et le doute de soi ; ils tirent donc le plus grand bénéfice d’un renforcement fondamental de la confiance et d’un dialogue interne positif. Les athlètes avancés possèdent déjà une certaine base de compétences psychologiques et ont davantage besoin d’ajustements fins et contextualisés, comme changer de focus attentionnel à des phases spécifiques de la compétition. Les recherches montrent que la différence entre élite et amateur ne réside souvent pas dans « la possession de compétences psychologiques », mais dans « la capacité à les activer de manière stable sous pression et fatigue ».
Différences de genre : Les études indiquent des différences moyennes entre hommes et femmes dans les formes d’expression de l’anxiété, les préférences de régulation émotionnelle et les besoins de soutien social. Dans certaines recherches, les athlètes féminines rapportent une anxiété cognitive plus élevée, mais utilisent également mieux le soutien social et les stratégies d’expression émotionnelle ; les hommes tendent davantage vers un coping centré sur le problème. Ces différences rappellent que la prescription psychologique doit tenir compte des préférences individuelles, sans appliquer de stéréotypes de genre.
Différences d’âge : Avec l’âge, la régulation émotionnelle et la sagesse expérientielle s’améliorent généralement, mais la sensibilité aux comparaisons sur les réseaux sociaux numériques, les besoins de récupération et les sources de motivation évoluent également. Les athlètes adolescents sont particulièrement vulnérables aux comparaisons entre pairs et à l’épuisement ; ils ont besoin de davantage de soutien à l’autonomie et de développement de la motivation intrinsèque. Les athlètes d’âge moyen et avancé tirent souvent des bénéfices supplémentaires des bienfaits cognitifs de l’exercice et des liens sociaux.
Le tableau ci-dessous présente une vue d’ensemble des points d’ajustement par groupe :
| Groupe | Caractéristiques de l’insomnie pré-compétitive | Priorités d’entraînement psychologique | Points de vigilance |
|---|---|---|---|
| Débutants | Instable, propice au doute de soi | Confiance et dialogue interne positif | Comparaison excessive |
| Avancés | Base existante, besoin de finesse | Commutation de stratégies contextualisées | Sur-analyse |
| Femmes | Anxiété cognitive plus élevée | Soutien social et régulation émotionnelle | Application de stéréotypes |
| Adolescents | Sensibles aux pairs/épuisement | Autonomie et motivation intrinsèque | Épuisement par spécialisation précoce |
| Âge moyen/avancé | Régulation émotionnelle plus mature | Bénéfices cognitifs et liens sociaux | Récupération insuffisante |
Ce tableau rappelle que toute prescription psychologique doit partir de « qui vous êtes », et non de « comment pense le champion ».
Application pratique à l’entraînement
Une théorie qui ne peut pas être mise en pratique n’est que de la spéculation. Voici un cadre opérationnel pour traduire les découvertes académiques sur l’ insomnie pré-compétitive en préparation quotidienne et en préparation de compétition.
Première étape : évaluer objectivement la situation actuelle. Avant toute intervention, quantifiez votre état psychologique de référence. Même sans équipement de laboratoire, le suivi HRV d’une montre de sport, des échelles psychologiques standardisées (comme l’échelle d’anxiété compétitive CSAI-2, l’échelle des compétences psychologiques sportives) et un journal d’entraînement fournissent des références suffisantes. Pas de mesure, pas de gestion.
Deuxième étape : fixer un objectif psychologique unique. Ne vous concentrez que sur une seule compétence à la fois. Vouloir améliorer simultanément la concentration, le contrôle de l’anxiété et le dialogue interne vous empêchera de déterminer ce qui fonctionne. Il est recommandé d’utiliser un cycle d’entraînement psychologique de 5 semaines pour approfondir une compétence jusqu’à son automatisation.
Troisième étape : pratiquer progressivement en contexte. Voici un exemple de structure hebdomadaire :
| Semaine | Contexte de pratique | Objectif | Indicateur de suivi |
|---|---|---|---|
| 1–2 | Statique/intensité faible | Apprendre la technique, établir la sensation | Maîtrise subjective |
| 3–4 | Intégration à intensité moyenne | Maintenir l’activation sous fatigue | RPE et émotions |
| 5 | Situation de stress simulé | Utilisation stable sous pression | Échelle d’anxiété |
| 6 | Test proche de la compétition | Transfert vers la performance réelle | Indicateurs de performance |
Quatrième étape : intégrer dans les routines quotidiennes. L’amélioration de l’ insomnie pré-compétitive passe souvent par son intégration dans les routines existantes d’échauffement, de ravitaillement et de sommeil, pour en faire une « routine » automatisée plutôt qu’une charge supplémentaire. Associer la régulation respiratoire, le dialogue interne ou la pratique d’imagerie à des déclencheurs fixes (comme la ligne de départ, chaque point de ravitaillement) augmente considérablement le taux d’activation automatique aux moments cruciaux.
Cinquième étape : réévaluer et itérer. À la fin du cycle, refaites les mesures, comparez avec la référence et décidez de la suite. N’oubliez pas les différences individuelles — une stratégie efficace pour les autres ne vous convient pas nécessairement ; les données objectives et les sensations corporelles doivent être prises en compte ensemble, l’un ne va pas sans l’autre.
Application locale à Taïwan
Le climat, le terrain et la culture sportive propres à Taïwan ajoutent des variables uniques à l’application de l’ anxiété du sommeil et de la récupération , en particulier le sommeil de la veille de grande compétition.
Effet d’amplification psychologique du climat chaud et humide : En été, la chaleur et l’humidité élevées de Taïwan font monter la température corporelle centrale, ce qui accélère la fatigue physiologique et amplifie l’effort perçu, rendant les stratégies psychologiques d’autant plus cruciales. Les recherches mentionnées précédemment indiquent que l’effort perçu est un facteur clé de l’abandon ; or, dans les épreuves d’endurance sous la chaleur humide taïwanaise, cette sensation d’effort est considérablement amplifiée. Il est recommandé de planifier les séances clés de pratique des compétences psychologiques de haute qualité pendant les heures plus fraîches du matin ou du soir, et de répéter à l’avance dans les séances des « stratégies de dialogue interne et d’attention en environnement chaud », afin d’éviter qu’un effondrement psychologique sous la chaleur ne perturbe le rythme le jour de la course.
Spécificité des situations locales : Le sommeil de la veille de grande compétition est le scénario psychologique le plus courant pour les sportifs taïwanais. Qu’il s’agisse de la longue solitude des montées, de la monotonie pénible du vent de face le long des rivières, ou de l’anxiété des départs par vagues lors des grandes épreuves, chaque situation impose des exigences particulières à l’ insomnie pré-compétitive . Concevoir des répétitions psychologiques adaptées à ces situations concrètes — par exemple pratiquer les objectifs intermédiaires et le dialogue interne lors de l’ascension de Wuling — s’avère souvent plus efficace qu’un vague « renforcement de la mentalité ».
Culture communautaire et ressources : La culture florissante des clubs cyclistes et des groupes de course à pied à Taïwan constitue un excellent terrain de soutien social et d’entraînement psychologique collectif. Exploiter la dynamique de groupe peut amplifier l’auto-efficacité et la persévérance ; en parallèle, les plateformes sociales (comme Strava) peuvent générer pression et anxiété par la comparaison sociale. Il est recommandé aux sportifs de revenir au cadre factuel de cet article, d’utiliser la fonction de soutien positif de la communauté tout en restant vigilants face au piège psychologique de la comparaison excessive.
Démystification des idées reçues
Idée reçue n°1 : « L’insomnie avant une compétition relève de la volonté, c’est inné, ça ne se travaille pas ». Faux. De nombreux essais randomisés contrôlés (RCT) et études longitudinales confirment que l’insomnie pré-compétitive est une compétence psychologique améliorable par un entraînement systématique, reposant sur des bases claires de neuroplasticité. Ce n’est en aucun cas un don immuable.
Idée reçue n°2 : « L’entraînement mental est réservé aux faibles ». Faux. Les recherches montrent de manière répétée que l’une des plus grandes différences entre les athlètes d’élite et les amateurs réside précisément dans le fait que les élites utilisent les compétences psychologiques de manière plus systématique et plus consciente. Considérer l’entraînement mental comme un signe de faiblesse constitue précisément le plus grand désavantage compétitif.
Idée reçue n°3 : « Il suffit de le vouloir assez fort pour tout surmonter ». Partiellement vrai, mais exagéré. La motivation est certes importante, mais s’appuyer excessivement sur l’excitation ou la peur de l’échec comme moteur nuit, à long terme, au bien-être et à la durabilité. Une performance psychologique saine découle d’un équilibre entre motivation intrinsèque, sentiment d’auto-efficacité et régulation émotionnelle, et non d’une simple détermination farouche.
Idée reçue n°4 : « Se sentir détendu signifie être dans un bon état mental ». Les ressentis subjectifs sont importants, mais ne doivent pas être pris pour argent comptant. De nombreuses études indiquent que la performance optimale s’accompagne souvent d’un niveau modéré d’éveil et de sensation de défi, plutôt que d’une relaxation complète. Rechercher excessivement la détente peut au contraire conduire à un piège : un éveil insuffisant et un engagement trop faible. Seules des mesures objectives (comme la VFC, les échelles d’anxiété) permettent de déjouer l’illusion de la zone de confort.
Conclusion
La science du sommeil, de l’anxiété et de la récupération nous enseigne que l’insomnie pré-compétitive n’est pas un concept abstrait que l’on résume par « il faut avoir le bon état d’esprit », mais bien un système intégré dans les circuits de régulation cérébrale, mesurable, entraînable et hautement individualisé. Des travaux de chercheurs comme Jones, Baumeister ou encore Ryan confirment de manière répétée trois principes fondamentaux — les bénéfices psychologiques sont réels et mesurables, les différences individuelles priment, les mécanismes priment sur les slogans.
Pour les athlètes taïwanais, le véritable progrès consiste à traduire patiemment les preuves issues des laboratoires en décisions d’entraînement psychologique adaptées à leur propre corps, à leurs propres parcours, à leur propre climat et à leur propre culture. Plutôt que de courir après les citations inspirantes et les remèdes miracles des réseaux sociaux, mieux vaut instaurer un cycle scientifique de mesure — intervention — réévaluation, et accumuler semaine après semaine, dans le contexte réel de la veille de grande compétition, sa propre résilience mentale et son propre état de performance optimal.
La psychologie du sport ne vise pas à transformer la compétition en un jeu froid de chiffres, mais à nous offrir des lunettes plus claires pour voir comment le cerveau opère ses choix entre fatigue, pression et désir. Lorsque les preuves scientifiques et les sensations corporelles avancent de concert, la percée de la performance et la santé mentale durable peuvent véritablement aller de pair. C’est là le message le plus précieux que la recherche sur l’anxiété du sommeil et la récupération offre à chaque passionné de sport à Taïwan.
Lectures complémentaires
- Les bénéfices des stratégies de préparation mentale pré-compétitive : étude comparative entre imagerie mentale et relaxation
- L’effet en U inversé de l’anxiété compétitive : étude individualisée de la zone optimale d’anxiété
- Les bénéfices immédiats de l’exercice aérobie sur les troubles anxieux : recherche sur l’effet anxiolytique aigu d’une séance unique
- L’impact des stratégies de régulation émotionnelle sur les résultats de compétition : comparaison des bénéfices entre réévaluation et suppression
西進武嶺 免費訓練分析服務 Intervals | 練不夠還是練過頭?你哪一種類型選手?AI模型告訴你! | 備戰神器 | 公路車 訓練 | CT Yeh
4 年前
CT Talk) 數據面窺看 武嶺大神們 平時的備戰 共通點 (娛樂性質XD)
7 年前
[教學] Premiere 影片 手震 修正 教學 防抖 單眼 影像 GoPro 穩定 Video Stabilization
8 年前
live) 超越北高 之一日北高12小時 策略
7 年前
西進武嶺 自製新版AI配速表產生器 x 賽前攻略 抱佛腳! 沒有功率計也可以產生配速表嗎?有什麼其他眉角賽前要注意的呢? | 西進武嶺 / 東進武嶺 KOM 攻略 | 公路車 | CT Yeh
4 年前
崇越盃武嶺冠軍高手 賽前JJSC 群峰會精華!對應大數據分析,會有落差嗎?/ feat. JJSC中部公路車約騎 /公路車 / CT Yeh
2 年前
抖肩舞 台灣x日本交流版 (台灣 vs 前橋) 赤城山登山賽 coincidance
8 年前
DJI Osmo Action 5 Pro 首發最強!單車運動攝影機! 一顆電池錄完KOM 西進武嶺? / 超狂夜拍效果 / 4奈米AI晶片/ 一鍵數據合成 / 公路車 / CT Yeh
1 年前