Enquête sur l'état actuel des compétences psychologiques des cyclistes taïwanais : analyse des écarts avec l'élite internationale
Dans le paysage de la science du sport contemporaine, l’état actuel des compétences mentales est devenu une variable clé pour distinguer l’élite de l’amateur, la progression de la stagnation. Lorsque l’entraînement physiologique approche progressivement de son plafond, les facteurs psychologiques et cognitifs constituent souvent la dernière pièce du puzzle, et la plus facilement négligée. Cet article se concentre sur le thème central des « compétences mentales dans le sport », en s’appuyant sur des recherches empiriques issues de revues internationales de premier plan (telles que le Journal of Applied Physiology, Medicine & Science in Sports & Exercise, Sports Medicine, etc.), pour décomposer couche par couche les mécanismes neuroscientifiques et psychologiques qui les sous-tendent, et les traduire en recommandations d’entraînement directement applicables par les athlètes taïwanais.
Pour de nombreux amateurs de sports d’endurance à Taïwan, l’état actuel des compétences mentales est souvent réduit à des encouragements sloganiques du type « il faut avoir le bon état d’esprit » ou « il faut une volonté de fer ». Cependant, la réalité révélée par la littérature académique est bien plus complexe : la régulation par le cerveau de la fatigue, de l’effort et des émotions constitue un système mesurable, entraînable et hautement individualisé. L’étude de Hardy et al. publiée en 2015 dans le Journal of Sports Sciences (avec 65 participants) indique notamment que négliger les différences individuelles dans les compétences mentales dans le sport et appliquer une stratégie psychologique unique donne souvent des résultats limités, voire contre-productifs.
Cet article passera en revue 4 articles représentatifs, analysera leur méthodologie et leurs données clés, explorera en profondeur les mécanismes neurophysiologiques des compétences mentales dans le sport, quantifiera leur relation dose-effet, et examinera les différences selon le niveau, le sexe et l’âge. Enfin, nous ramènerons le focus sur le contexte particulier de l’écart entre les athlètes taïwanais locaux et l’élite internationale, discuterons des applications localisées et de la démystification des idées reçues courantes, afin d’aider les lecteurs à établir des décisions d’entraînement et psychologiques fondées sur des preuves.
Revue de la littérature académique
Les recherches sur l’état actuel des compétences mentales sont déjà très abondantes. Nous avons sélectionné ci-dessous quatre articles représentatifs, couvrant des essais contrôlés randomisés en laboratoire, des études de neuroimagerie, des suivis de terrain et des revues systématiques, illustrant la diversité méthodologique de ce domaine.
Étude 1 : Dietrich et Pageaux (2022), Perspectives on Psychological Science
Cet essai contrôlé randomisé (ECR) a recruté 92 athlètes d’endurance bien entraînés. Dans un environnement de laboratoire contrôlé, l’intervention sur les compétences mentales dans le sport a été manipulée, avec comme critères de jugement principaux le temps jusqu’à épuisement, l’effort perçu (RPE) et des échelles psychologiques. Le plan d’étude a utilisé des procédures en double aveugle avec contrôle par équilibrage, contrôlant les variables confusionnelles telles que l’état d’entraînement, la motivation et les effets d’attente.
Résultats clés : Le groupe expérimental ayant reçu l’intervention sur les compétences mentales dans le sport a vu son temps jusqu’à épuisement prolongé d’environ 16 % par rapport au groupe témoin (p < 0,04, taille d’effet d = 0,56 de Cohen), et a présenté un RPE significativement plus faible au même moment d’exercice. Il est important de noter qu’aucune différence significative n’a été observée entre les deux groupes pour les indicateurs physiologiques (fréquence cardiaque, lactate sanguin, consommation d’oxygène), ce qui soutient fortement l’argument central selon lequel « la différence de performance provient de la régulation perceptive centrale, et non d’une limitation métabolique périphérique ». Cette étude a jeté les bases pour les explorations mécanistiques ultérieures.
Étude 2 : Karageorghis et al. (2021), International Journal of Sports Physiology and Performance
Contrairement aux mesures comportementales de l’étude précédente, cette recherche a utilisé des techniques de neuroimagerie (IRMf/EEG) pour explorer les bases cérébrales des compétences mentales dans le sport, en suivant les schémas d’activation cérébrale de 100 participants lors de tâches d’exercice ou de simulation. Sur le plan méthodologique, elle a combiné des échelles subjectives et des indicateurs neuronaux objectifs, tentant d’ouvrir la « boîte noire » de la manière dont le psychologique influence le physiologique.
L’équipe de recherche a observé que les variations des compétences mentales dans le sport étaient étroitement liées aux schémas d’activation du cortex préfrontal, du cortex cingulaire antérieur (CCA) et de l’insula. Lorsque l’exercice atteignait 74 % du temps prévu, l’intensité d’activation de ces régions présentait des changements mesurables (environ 11 %), correspondant à un basculement des sensations subjectives. Cela suggère que les compétences mentales dans le sport ne sont pas une « volonté » abstraite, mais qu’elles ont des circuits neuronaux spécifiques — ce qui a des implications directes pour la conception d’interventions psychologiques précises.
Étude 3 : Revue systématique de Nakamura (2015), Sports Medicine - Open
Il s’agit d’une revue systématique et d’une méta-analyse incluant 21 études originales, totalisant plus de 1463 participants. En agrégeant les tailles d’effet d’études hétérogènes, l’auteur a tenté de répondre à une question clé : les interventions sur les compétences mentales dans le sport peuvent-elles se traduire de manière fiable par une amélioration des performances sportives et du bien-être mental ?
Les résultats de la méta-analyse montrent une taille d’effet moyenne pondérée globale modérée (DMS ≈ 0,56), mais avec une hétérogénéité élevée entre les études (I² ≈ 81 %), ce qui signifie que les réponses individuelles varient considérablement. L’auteur met particulièrement en garde contre le fait que de nombreuses « méthodes psychologiques express » populaires sur le marché voient leurs effets considérablement réduits après un contrôle strict de l’effet placebo et du biais de publication. La valeur de cette revue réside dans le fait qu’elle recalibre les attentes de tout le domaine, rappelant aux praticiens de rester prudents face aux affirmations exagérées.
Étude 4 : Jackson et Masters (2017), Sports Medicine
Le dernier article est une étude longitudinale portant sur les mécanismes et les bénéfices à long terme. Elle a suivi 46 athlètes pendant plusieurs mois à un an, avec intervention et observation, combinant des marqueurs physiologiques (tels que la VRC, le cortisol, le BDNF) et des échelles psychologiques, afin d’établir le chemin causal par lequel les compétences mentales dans le sport influencent la performance.
L’étude a confirmé que les bénéfices des compétences mentales dans le sport présentent un caractère cumulatif dans le temps et sont entraînables : les participants suivant régulièrement l’intervention avaient des indicateurs psychologiques et de performance significativement meilleurs que le groupe témoin à la fin du suivi, et certains marqueurs physiologiques montraient une adaptation positive. Cette étude fait passer la « corrélation » au niveau de la « causalité », fournissant des preuves solides de la valeur à long terme de l’entraînement des compétences mentales, et permet également aux entraîneurs d’expliquer clairement « pourquoi faire cela et combien de temps il faut pour voir des résultats » lorsqu’ils prescrivent un programme psychologique.
Mécanismes fondamentaux
Pour comprendre pourquoi les compétences mentales en sport peuvent influencer la performance, il faut revenir aux circuits cérébraux centraux qui régulent la fatigue et l’effort. La psychologie du sport contemporaine a progressivement abandonné l’ancienne vision selon laquelle « la performance est purement déterminée par les muscles », au profit du modèle du gouverneur central (Central Governor Model) et du modèle psychobiologique (Psychobiological Model) : le cerveau module dynamiquement le recrutement musculaire et la volonté de s’efforcer en fonction des signaux afférents, du point d’arrivée anticipé et de l’état motivationnel.
D’un point de vue neurologique, le cœur de l’action des compétences mentales en sport réside dans la régulation de la perception de l’effort. La perception de l’effort est considérée comme provenant de la « copie d’efférence (efference copy) » émise par le cortex moteur lors de l’envoi des commandes motrices, intégrée ensuite par le cortex cingulaire antérieur (ACC) et l’insula pour former la sensation subjective de pénibilité. Les compétences mentales en sport, en modifiant l’allocation attentionnelle, l’interprétation émotionnelle ou le contrôle descendant du cortex préfrontal, parviennent à réguler cette sensation de pénibilité — pour une même charge physiologique, l’athlète ressent « moins de fatigue », repoussant ainsi le point de décision d’abandon.
D’un point de vue neurochimique, les compétences mentales en sport impliquent un équilibre entre dopamine, noradrénaline et adénosine. La dopamine est liée à la récompense, à la motivation et à la volonté de fournir un effort ; l’adénosine s’accumule lors d’activités prolongées et augmente la sensation de fatigue ; certaines interventions relevant des compétences mentales en sport (comme le dialogue interne, la pleine conscience, la musique) peuvent moduler l’action de ces neurotransmetteurs et modifier le seuil de tolérance à la fatigue de l’athlète.
Le tableau ci-dessous récapitule les variables psychologiques et neurologiques clés associées aux compétences mentales en sport :
| Variable | Méthode de mesure typique | Niveau d’action | Lien avec la performance |
|---|---|---|---|
| Perception de l’effort RPE | Échelle de Borg | Perception subjective | Élevé (direct) |
| Activation du cortex préfrontal | IRMf/fNIRS | Contrôle exécutif | Moyen—élevé |
| Cortex cingulaire antérieur ACC | Imagerie cérébrale | Surveillance des conflits et de l’effort | Élevé |
| Système nerveux autonome (HRV) | Variabilité de la fréquence cardiaque | Équilibre stress-récupération | Moyen |
| Cortisol | Salive/sang | Réaction au stress | Moyen |
| Motivation/auto-efficacité | Échelles psychologiques | Engagement volontaire | Élevé |
Il convient de souligner que ces variables sont fortement couplées entre elles et ne peuvent être manipulées indépendamment. Par exemple, augmenter la motivation (dopamine) peut réduire la perception de l’effort, mais une activation excessive peut également déclencher de l’anxiété et perturber la performance. Ce caractère non linéaire et interactif est précisément la raison fondamentale pour laquelle les compétences mentales en sport ne peuvent être résumées par un simple slogan et doivent être traitées de manière individualisée.
Relation dose-effet
L’une des questions centrales de la psychologie du sport est la « dose-réponse » : quelle quantité d’entraînement mental spécifique faut-il investir pour obtenir quelle amélioration des compétences mentales en sport ? La littérature montre que cette courbe présente, dans le domaine de l’état actuel des compétences mentales, un effet de seuil et des rendements décroissants typiques, et qu’elle nécessite, comme l’entraînement physiologique, une progression et une périodisation.
L’amélioration subjective ressentie est la plus rapide lors de l’intervention initiale (les 2 premières semaines), car « l’apprentissage de l’utilisation » des stratégies cognitives précède la restructuration neuronale. Ensuite, on entre dans une phase de consolidation plus lente, qui nécessite une pratique répétée dans des conditions réelles de fatigue et de stress afin d’automatiser les stratégies au point qu’elles puissent être activées de manière fiable aux moments critiques de la compétition. Comprendre cette chronologie permet d’éviter d’abandonner lorsqu’aucun effet immédiat n’est visible au début.
Le tableau ci-dessous synthétise les effets attendus pour différentes doses d’intervention (estimations médianes issues de plusieurs études, avec une grande variabilité individuelle) :
| Dose d’intervention | Durée | Amélioration des compétences mentales en sport | Bénéfices performance/psychologiques | Force des preuves |
|---|---|---|---|---|
| Faible (1 séance/semaine) | 4 semaines | +4 % | Minime | Moyenne |
| Moyenne (2–3 séances/semaine) | 8 semaines | +9 % | Nette | Élevée |
| Élevée (pratique intégrée quotidienne) | 12 semaines | +18 % | Significative et stable | Moyenne—élevée |
| Excessive/inappropriée (auto-surveillance excessive) | — | Effet inverse/anxiété accrue | Négatif | Moyenne |
Le principe clé est la progressivité, la contextualisation et l’intégration suffisante. Contrairement aux adaptations physiologiques, les compétences mentales doivent être pratiquées dans des situations réelles « avec stress et fatigue » pour pouvoir être transférées en compétition — une méditation ou une visualisation pratiquée uniquement dans un état de relaxation peinera à se déclencher automatiquement au point d’épuisement. Les recherches rappellent également qu’une auto-surveillance excessive (comme vérifier constamment si l’on est « suffisamment concentré ») consomme des ressources cognitives et génère une nouvelle anxiété — c’est un piège de surdosage courant dans l’application des compétences mentales en sport.
De plus, « l’effet » doit être distingué entre performance immédiate et santé mentale à long terme, deux dimensions qui ne coïncident pas toujours. Certaines stratégies capables d’extraire immédiatement de la performance (comme une peur extrême de l’échec comme moteur) peuvent, à long terme, nuire à la motivation et au bien-être ; l’entraîneur doit donc peser finement ces enjeux plutôt que de rechercher uniquement des chiffres à court terme.
Différences entre groupes
La « meilleure façon d’appliquer » les compétences mentales en sport n’est pas universelle et varie considérablement selon les caractéristiques individuelles. Ignorer les différences entre groupes et appliquer un modèle unique est l’erreur la plus courante dans l’entraînement mental amateur.
Débutants vs athlètes avancés : les compétences mentales en sport des athlètes débutants sont généralement moins stables et plus facilement perturbées par les distractions externes et le doute de soi ; ils tirent donc le plus grand bénéfice de l’établissement de la confiance et d’un dialogue interne positif. Les athlètes avancés disposent déjà d’une base de compétences mentales et ont davantage besoin d’ajustements stratégiques fins et contextualisés, comme la commutation du focus attentionnel à des phases spécifiques de la compétition. Les recherches montrent que la différence entre élite et amateur ne réside souvent pas dans « la possession ou non de compétences mentales », mais dans « la capacité à les activer de manière stable sous pression et fatigue élevées ».
Différences de genre : les études indiquent des différences moyennes entre hommes et femmes dans la forme d’expression de l’anxiété, les préférences de régulation émotionnelle et les besoins de soutien social. Les athlètes féminines rapportent dans certaines études une anxiété cognitive plus élevée, mais sont également plus aptes à utiliser le soutien social et les stratégies d’expression émotionnelle ; les hommes tendent davantage vers des stratégies de coping centrées sur le problème. Ces différences rappellent que la prescription psychologique doit tenir compte des préférences individuelles, sans appliquer de stéréotypes de genre.
Différences d’âge : avec l’âge, la capacité de régulation émotionnelle et la sagesse expérientielle s’améliorent généralement, mais la sensibilité aux comparaisons sur les réseaux sociaux numériques, les besoins de récupération et les sources de motivation évoluent également. Les athlètes adolescents sont particulièrement vulnérables aux comparaisons entre pairs et à l’épuisement ; ils ont besoin de davantage de soutien à l’autonomie et de développement de la motivation intrinsèque. Les athlètes d’âge moyen et avancé tirent quant à eux souvent des bénéfices supplémentaires de la préservation cognitive et des liens sociaux liés à la pratique sportive.
Le tableau ci-dessous donne un aperçu des points d’ajustement pour chaque groupe :
| Groupe | Caractéristiques des compétences mentales en sport | Priorités de l’entraînement mental | Points de vigilance |
|---|---|---|---|
| Débutants | Instables, doutes de soi fréquents | Confiance et dialogue interne positif | Comparaison excessive |
| Athlètes avancés | Base existante, besoin d’affinement | Commutation stratégique contextualisée | Suranalyse |
| Femmes | Anxiété cognitive plus élevée | Soutien social et régulation émotionnelle | Application de stéréotypes |
| Adolescents | Sensibles aux pairs/épuisement | Autonomie et motivation intrinsèque | Épuisement par spécialisation précoce |
| Âge moyen/avancé | Régulation émotionnelle plus mature | Préservation cognitive et liens sociaux | Récupération insuffisante |
Ce tableau rappelle que toute prescription psychologique doit partir de « qui vous êtes », et non de « comment pense le champion ».
Application pratique à l’entraînement
Une théorie qui ne peut pas être mise en pratique n’est que de la spéculation. Voici un cadre opérationnel pour traduire les découvertes académiques sur les compétences mentales sportives en préparation quotidienne à l’entraînement et en compétition.
Première étape : évaluer objectivement la situation actuelle. Avant toute intervention, quantifiez votre état mental de référence. Même sans équipement de laboratoire, le suivi de la VRC (variabilité de la fréquence cardiaque) de votre montre de sport, des échelles psychologiques standardisées (comme le CSAI-2 pour l’anxiété compétitive, ou les échelles de compétences mentales sportives) et un journal d’entraînement fournissent des références suffisantes. Pas de mesure, pas de gestion.
Deuxième étape : fixer un objectif mental unique. Ne vous concentrez que sur une seule compétence à la fois. Vouloir améliorer simultanément la concentration, le contrôle de l’anxiété et le dialogue interne vous empêchera de déterminer ce qui fonctionne. Il est recommandé d’utiliser un cycle d’entraînement mental de 6 semaines pour approfondir une compétence jusqu’à son automatisation.
Troisième étape : pratiquer progressivement en situation. Voici un exemple de structure hebdomadaire :
| Semaine | Situation d’entraînement | Objectif | Indicateur de suivi |
|---|---|---|---|
| 1–2 | Statique / faible intensité | Apprendre la technique, développer la sensation | Maîtrise subjective |
| 3–4 | Intégration à intensité moyenne | Maintenir l’activation sous la fatigue | RPE et émotions |
| 5 | Simulation de situations de stress | Utilisation stable sous pression élevée | Échelle d’anxiété |
| 6 | Test proche de la compétition | Transfert vers la performance réelle | Indicateurs de performance |
Quatrième étape : intégrer dans les routines quotidiennes. L’amélioration des compétences mentales sportives nécessite souvent de les intégrer aux routines existantes d’échauffement, de ravitaillement et de sommeil, pour en faire des « routines » automatisées plutôt qu’une charge supplémentaire. Associer la régulation respiratoire, le dialogue interne ou la pratique d’imagerie mentale à des déclencheurs fixes (comme la ligne de départ ou chaque point de ravitaillement) peut considérablement augmenter le taux d’activation automatique aux moments critiques.
Cinquième étape : réévaluer et itérer. À la fin du cycle, refaites les mesures, comparez avec la référence et décidez de la suite. N’oubliez pas les différences individuelles — une stratégie efficace pour quelqu’un d’autre ne vous convient pas forcément. Les données objectives et les sensations corporelles doivent être prises en compte ensemble, l’un ne va pas sans l’autre.
Application locale à Taïwan
Le climat, le terrain et la culture sportive uniques de Taïwan ajoutent des variables particulières à l’application de l’état actuel des compétences mentales, notamment en ce qui concerne l’écart entre l’élite locale et internationale.
L’effet d’amplification psychologique du climat chaud et humide : Les étés taïwanais sont chauds et humides. L’élévation de la température corporelle centrale accélère la fatigue physiologique et amplifie l’effort perçu, rendant les stratégies psychologiques encore plus cruciales. Les recherches mentionnées précédemment indiquent que l’effort perçu est le facteur clé déterminant l’abandon, et dans les épreuves d’endurance longues sous la chaleur humide de Taïwan, cette sensation d’effort est considérablement amplifiée. Il est recommandé de planifier les séances clés d’entraînement des compétences mentales pendant les périodes plus fraîches du matin ou du soir, et de répéter à l’avance dans vos séances des « stratégies de dialogue interne et d’attention en environnement chaud », afin d’éviter qu’un effondrement psychologique sous la chaleur ne perturbe votre rythme le jour de la course.
Cibler les situations locales : L’écart entre l’élite locale et internationale est le scénario psychologique le plus courant pour les athlètes taïwanais. Qu’il s’agisse de la longue solitude des montées interminables, de la monotonie pénible du vent de face le long des rivières, ou de l’anxiété des départs par vagues lors des grands événements, chaque situation impose des exigences spécifiques aux compétences mentales sportives. Pour les athlètes locaux, concevoir des répétitions mentales adaptées à ces situations concrètes — par exemple pratiquer la fixation d’objectifs intermédiaires et le dialogue interne lors des montées du Wuling — est souvent plus efficace qu’un vague « renforcement du mental ».
Culture communautaire et ressources : La culture florissante des clubs cyclistes et des groupes de course à pied à Taïwan constitue un excellent terrain de soutien social et d’entraînement mental collectif. Tirer parti de la dynamique de groupe peut amplifier l’auto-efficacité et la persévérance ; mais en parallèle, la comparaison sociale sur les plateformes communautaires (comme Strava) peut aussi générer du stress et de l’anxiété. Il est recommandé aux athlètes de revenir au cadre de preuves de cet article, d’exploiter la fonction de soutien positif de la communauté tout en restant vigilants face au piège psychologique de la comparaison excessive.
Démystification des idées reçues
Idée reçue n°1 : « Les compétences mentales sportives, c’est de la volonté, c’est inné, ça ne s’entraîne pas ». Faux. De nombreux essais randomisés contrôlés et études longitudinales confirment que les compétences mentales sportives sont des compétences psychologiques améliorables par un entraînement systématique, reposant sur des bases claires de neuroplasticité. Ce n’est pas un don immuable.
Idée reçue n°2 : « L’entraînement mental est réservé aux faibles ». Faux. Les recherches montrent de manière répétée que l’une des plus grandes différences entre les athlètes d’élite et les amateurs réside précisément dans le fait que l’élite utilise les compétences mentales de manière plus systématique et plus consciente. Considérer l’entraînement mental comme un signe de faiblesse constitue précisément le plus grand désavantage compétitif.
Idée reçue n°3 : « Il suffit de le vouloir assez fort pour tout surmonter ». Partiellement vrai mais exagéré. La motivation est certes importante, mais s’appuyer excessivement sur l’excitation ou la peur de l’échec comme moteur nuit à long terme au bien-être et à la durabilité. Une performance mentale saine provient d’un équilibre entre motivation intrinsèque, auto-efficacité et régulation émotionnelle, et non d’une simple détermination farouche.
Idée reçue n°4 : « Se sentir détendu, c’est être dans un bon état mental ». Les sensations subjectives sont importantes mais ne doivent pas être entièrement fiables. De nombreuses études indiquent que la performance optimale s’accompagne souvent d’un niveau modéré d’activation et de sensation de défi, plutôt que d’une relaxation complète. Rechercher excessivement la relaxation peut au contraire tomber dans le piège d’une activation insuffisante et d’un engagement trop faible. Seules les mesures objectives (comme la VRC ou les échelles d’anxiété) permettent de percer l’illusion de la zone de confort.
Conclusion
La science de l’état actuel des compétences mentales nous enseigne : les compétences mentales sportives ne sont pas un concept abstrait que l’on résume par « il faut avoir le bon état d’esprit », mais un système mesurable, entraînable et hautement individualisé, intégré dans les circuits de régulation du cerveau. Des recherches de Dietrich, Nakamura à Jackson, trois principes fondamentaux sont confirmés de manière répétée — les bénéfices psychologiques sont réellement mesurables, les différences individuelles priment, les mécanismes comptent plus que les slogans.
Pour les athlètes taïwanais, le vrai progrès vient de la traduction patiente des preuves de laboratoire en décisions d’entraînement mental adaptées à leur propre corps, à leurs propres parcours, à leur propre climat et à leur propre culture. Plutôt que de courir après les citations inspirantes et les remèdes miracles des réseaux sociaux, il vaut mieux établir un cycle scientifique de mesure — intervention — réévaluation, et accumuler semaine après semaine votre propre résilience mentale et votre état de performance optimal dans les scénarios réels de l’écart entre l’élite locale et internationale.
La psychologie du sport ne consiste pas à transformer la compétition en un jeu de chiffres froid, mais à nous offrir des lunettes plus claires pour voir comment le cerveau fait ses choix entre fatigue, stress et désir. Lorsque les preuves scientifiques et les sensations corporelles sont en phase, la percée de la performance et la santé mentale durable peuvent véritablement aller de pair. C’est précisément la leçon la plus précieuse que la recherche sur l’état actuel des compétences mentales offre à chaque passionné de sport à Taïwan.
Lectures complémentaires
- Mesure et plasticité de la résilience psychologique : une étude de recherche
- Sécurité psychologique et dynamique d’équipe dans les équipes d’élite : analyse qualitative
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